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 Que la peur soit ! [pv Octans]

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MessageSujet: Que la peur soit ! [pv Octans]   Ven 12 Aoû - 21:41

Iason & Octans
Depuis qu'une étoile, la sienne, est apparue dans sa vie, Iason est quelque peu perturbé. Il ne saisit toujours pas ce que représente ces bestioles venues d'un autre monde et il est encore méfiant quand à ce type qui a dégringolé dans sa vie. Il a du mal à lui faire confiance, pourtant, son coeur lui dit de le faire. Mais il n'aime pas écouter cette partie de lui, qu'il étouffe quand il n'est pas auprès de trois mômes qu'il chérie.

Il soupire longuement. Il en a marre. Marre de se poser des questions et décide de se changer les idées par une balade après le boulot. Il marche d'un pas tranquille, au milieu d'après-midi, sa capuche jaune rabattue sur sa tête, la démarche vive, mais lente. Il observe les boutiques, fait du lèche vitrine sans savoir ce qu'il recherche réellement. Il n'aime pas faire du shopping, après tout, mais il lui manque des chaussettes et des sous-vêtements, les premiers se trouant et les seconds... Finissent parfois par être perdue. Comme si quelqu'un s'amusait à lui piquer ses caleçons quand il avait le dos tourné !

Il s'arrête devant un magasin d'un souffleur de verre. Les objets ne sont que des décorations et il n'aurait pas l'argent pour s'en payer la plus petite. Mais il ne peut pas s'empêcher d'être admiratif face à la qualité et aux détails de certains articles. Il hésite à rentrer, à franchir la porte, pour explorer cette antre de glace, mais il finit par s'y refuser. Parce qu'il n'a pas de sous et qu'il se voit mal s'extasier plus longtemps que nécessaire dans une telle boutique. Déjà qu'il met du temps à mettre les voiles...

Un miaulement derrière lui le crispe totalement, de la tête au pied. Il tourne légèrement la tête vers le son, le teint soudain pâle, les yeux affolés. Et là, le monstre. Un bête immonde au pelage roux crasseux et aux crocs acérés, qui le regarde comme s'il voulait le bouffer. La créature avance d'un pas, la queue haute, poussant un nouveau son qui donne des sueurs froides à Iason, et quand il est trop proche... Le verdâtre n'y tient plus. Il ouvre la porte de la boutique et s'y engouffre sans même prendre garde à fermer derrière lui. Et la bestiole le suit ! Il marche à reculons avant de noter qu'il y a quelqu'un, un type au cheveux noir, et il vient l'agripper pour le mettre sur la trajectoire du chat de gouttière. Pourquoi, dès qu'un matou apparaît, celui-ci doit s'amuser à le pourchasser ? Ils doivent sentir sa peur, probablement. De quoi le faire davantage détester ces trucs ignobles qui méritent la mort !

- Aide-moi à faire disparaître ce machine !

Il a pratiquement hurlé. Il tremble comme une feuille, derrière l'autre, près à se barrer au fond de la pièce avec son bouclier improvisé si la machine à tuer se permet d'avancer encore !
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Pouvoir — Octans communique principalement par images. Peu doué pour le maniement des mots, il pose ses paumes sur les joues des personnes et leur envoie mentalement des scènes de sa vie. Ainsi il peut transmettre de véritables petits films. Mais en plus de voir et d'entendre, la personne ressentira ce qui a été ressenti à ce moment là. Octans se nourrit également de récits d'autres personnes, de choses qu'on lui raconte et son imagination crée le reste. Il peut ainsi demander de nombreuses précisions sur une histoire pour pouvoir imaginer et la donner à quelqu'un par la suite.


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MessageSujet: Re: Que la peur soit ! [pv Octans]   Sam 13 Aoû - 17:58

Douce nuit...

Des draps chauds sur mon corps froid et grelottant, une musique qui sonne au creux de mes oreilles, provenant d'un gramophone qui fait doucement tourner un disque. L'angoisse sourde tordant mes entrailles. Mon souffle est court et la peur trop grande, le sang battant à mes tempes dans une symphonie douloureuse. Je tremble sous les ténèbres épaisses qui m'entourent. Ma tête encore envahie par le cauchemar que j'ai fait. Depuis combien de temps est-ce que je suis couché sans pouvoir fermer l'œil ? Une heure peut-être. Morphée s'est emparé de moi durant un court laps de temps avant de me rejeter si soudainement qu'un cri en a franchit mes lèvres. De la sueur baignait sur mon front et les dernières images de ce rêve qui n'en est pas un s'évaporaient doucement au contact du gardien qui protège ma tête. Pour ne pas que je me fasse souffrir. Mais le mal est fait et les heures s'enfuient bien trop doucement. Je me tourne, me retourne, ne peux retenir les tremblements qui agitent mon corps et me roule de plus en plus en boule afin d'échapper à ces monstres cachés dans le noir qui m'entourent pour me faire peur. Le volet claque un coup contre la fenêtre, je me hérisse et m'enfonce profondément sous les draps, incapable de garder une respiration contrôlée et normale, mon souffle battant ma main posée sur ma bouche afin d'étouffer mes bruits. S'ils ne me voient pas ils ne me trouveront pas. S'ils ne m'entendent pas, alors ils ne me verront pas.

Finalement, malgré tous mes efforts, Morphée ne s’apitoie pas sur mon sort. Je finis par me lever, tourne en rond une demie heure, puis m'avale une tisane censée me shooter avant de retourner au lit. Quelques minutes après je plonge dans un sommeil de plomb, l'oreille écrasée dans l'oreiller et la couette cachant l'autre. Mes rêves décident de ne plus me tracasser, je dors 7h sans me réveiller et émerge vers 8h. Je prends mon temps, me prépare bien trop tranquillement. Peut-être que je serais en retard ? Je n'en sais rien, et à vrai dire je m'en fiche. S'il le faut l'assistant viendra frapper à la porte. Sauf qu'à 8h45 on frappe déjà et ça ne peut être lui. C'est la tronche encore enfarinée que je vais ouvrir, peu amène et le regard chargé de colère, et je ne me calme pas en me rendant compte que si, c'est bien lui. Et Abel en profite pour se sauver. Je vois le pelage de feu de cette sale bête disparaître au coin de la porte bien trop tard, et le bruit de ses pattes s'éloigner alors que je pousse brutalement le jeune homme afin de me précipiter à sa suite. Trop tard. Le voilà qui descend à vive allure les escaliers et se précipite vers la porte non fermée. Mon cœur marque un temps d'arrêt. Abel n'est pas un animal comme un autre, c'est un chat. Le chat de Lucian qui est venu passer quelques semaines à Hoshikami et a eu la bonne idée de l'emmener. Quel idiot. Et maintenant me voilà avec ce monstre qui vient de s'échapper.

Ma colère monte encore d'un cran, je claque ma porte au nez de l'assistant et court finir de me préparer, espérant que le petit monsieur se pointe sous peu avant de finir gisant au fond d'un caniveau ou emporté par une autre famille. Je soupire et lorsque je sors, il n'est pas là. Le petit gars m'attend en bas, sage et triste, et je ne lui adresse pas un regard, ouvrant la grille pour pénétrer dans la boutique, allant directement me mettre au travail. Les émotions trop vives finissent par retomber, doucement, je termine mes commandes, en profite pour souffler quelques objets que je mets dans le four à refroidir avant de laisser la chaleur pour rejoindre le jeune homme avec qui je vais déjeuner. Nous mangeons comme à notre habitude, lui me raconte ses soucis avec son petit frère et moi je ne fais que l'écouter et sourire paisiblement pour lui donner le courage dont il a besoin, ne servant que comme déversoir à peines, un rôle bien trop dégradants pour certains mais pas pour moi. Peut-être que c'est aussi pour ça que j'ai décidé de l'accepter dans ma boutique ? Parce qu'il sait quand parler et se taire, et faire la conversation en passant outre mon "handicap". Il est content de me parler et m'apporte mon aide avec les clients en échange. Un bon deal nous diront donc.

Nous retournons au travail et l'après midi passe doucement. Nous ne sommes pas surchargés et je souffle plus paisiblement, ne ralentissant pas pour autant, de toute façon je n'en ai pas le droit. Le verre n'attend pas. Une fois ma pièce terminée je m'essuie les mains sur un torchon avant de sortir de ma zone pour me diriger vers un client qui vient d'entrer, l'air plus perturbé que jamais. Craignant qu'il n'ai des ennuis, je m'apprête à poser ma main sur son épaule mais il est plus rapide, m'attrape et me fait passer devant lui, m'arrachant un sursaut violent sans que je ne comprenne. Avant de le voir. Ce pelage roux et crasseux à force d'avoir traîné, les moustaches blanches et le miaulement rauque. Abel. Mes poings se posent sur mes hanches et je fronce le nez, plante mes yeux dans ceux dorés du matou qui s'avance en trottant, sa silhouette svelte lui permettant une légèreté sans nom. Ses miaulements sont déchirants, il tente de se frotter à mes jambes mais déjà l'inconnu me force à reculer avec lui, m'arrachant un grondement. Mon index se tend vers la petite bête, je tourne la tête vers l'homme. Un inconnu aux cheveux verts qui me prend en otage.

"Abel !"

Il n'est pas méchant. Je pourrais le préciser mais mes sourcils sont froncés et je me débats déjà pour parvenir à quitter son étreinte forcée, parvenant à me retourner entre ses bras, nos visages à un souffle de distance et la lueur d'agacement dans mes yeux lovée non loin des siens. Pour qui se prend-il cet homme surgit de nulle part ? J'aimerai bien le savoir. Alors je pose mes mains à plat sur son torse et je pousse dessus pour lui faire comprendre, lui demandant silencieusement qu'il me lâche. En espérant qu'il veuille bien comprendre.
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MessageSujet: Re: Que la peur soit ! [pv Octans]   Sam 13 Aoû - 19:20

Iason & Octans
Iason stresse. Il a peur, il crève de trouille comme une femme arachnophobe face à une araignée, mais il ne hurle pas. Il se fait silencieux, dans le style parasite sur le pauvre type qu'il a osé prendre en grippe en mode bouclier. Son coeur semble le lâcher et il est plus blanc qu'auparavant, l’adrénaline coulant dans ses veines ne lui offrant aucun réconfort. Son regard est fixé sur la bestiole, il ne peut pas regarder ailleurs, préférant voir où va partir la mocheté pour fuir dans la direction opposée, s'il en a la possibilité. Il veut également mourir en faisant face à la menace... Sauf si la personne qu'il a osé attraper entre ses pattes se retrouve à ramasser l'envahisseur et le mettre sous son nez - chose qui est déjà arriver plusieurs fois, les débiles cherchant à savoir comment il pouvait avoir peur d'une chose si mignonne -, là il mettra les voiles purement et simplement.

L'homme ne semble pas accepter l'affront qu'il reçoit, montrant la boule de poil en utilisant un nom. Iason fronce les sourcils, mécontent à son tour, incertain, peu sûr de comprendre. Veut-il lui dire que cette mocheté s'appelle Abel ? Il s'en fout, force le pauvre homme à se reculer, usant de ses muscles à peine développé pour aller jusqu'au mur, quand le matou se met à s'approcher, l'air content. Son coeur rate des battements, s'offrant quelque folies sur l'instant, mais voilà que le bonhomme se met à se tortiller dans son étreinte indésirable. Que veut-il ? Ils se retrouvent nez à nez, souffle qui se mêle à l'autre, si proche qu'ils auraient presque pu s'embrasser, mais le regard que le noir lui lance lui affirme qu'il n'est pas là pour un baiser. Des mains se déposent sur son torse pour le repousser et il se laisse faire, ne cherche pas à résister, se collant davantage au mur, le longue même pour être le plus près du coin possible. Là, il se ratatine, son regard toujours fixé sur le chat. Il en oublierait presque son bouclier.

L'animal ne lui prête pas attention, son regard planté sur le plus courageux des deux, s'enroulant autour de ses jambes, en quête de câlin, de papouilles, son pelage s'écrasant délicatement contre le pantalon. Mais Iason sait la vraie raison. Ce truc veut prendre possession de l'humain, le faire sien et quoi de mieux que de marquer son territoire ? Le vert reste donc dans son petit coin, chose terrorisée qui n'ose pas s'aventurer vers la menace, qui ne la combattra jamais, au risque d'y perdre le peu de dignité qu'il a encore. C'est pourquoi il reste sur place, le bras ballant, le visage de quelqu'un qui se retrouve face au cauchemar dont il rêve chaque soir, qui le glace et le terrifie malgré l'habitude, même s'il le voit à chaque sommeil.

- Fous-moi ce truc loin de ma vue !

Le son qui sort de sa bouche est proche du murmure, à la limite du souffle, et on peut remarquer combien il est crispé, prêt à se carapater au moindre faux pas de la bestiole rousse. Il donne l'impression de vouloir fusionner avec le mur, passer en travers pour trouver sécurité et réconfort auprès de la fondation. Il n'a même pas cherché à détailler son bouclier, chose que normalement il fait quand il a tous ses moyens. Il aime admirer les belles choses, mais là, il n'y a que lui et le chat. Le chat et lui. Deux âmes si différentes et qui ne sont pas compatibles. Deux êtres fait de chaires et de sang mais dont l'amitié est sans espoir.
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MessageSujet: Re: Que la peur soit ! [pv Octans]   Mar 16 Aoû - 23:03

Il me relâche et un rire amusé franchit mes lèvres. Un rire clair et pur, comme le verre que je travaille, un rire qui n'a jamais été touché par qui que ce soit, à peine abîmé par le fait que je n'utilise jamais mes cordes vocales. Mais a t-on vraiment besoin d'elles pour rire ? Je l'ignore sincèrement. Je le brise alors que mon torse se penche vers l'avant pour m'emparer du chat, étreignant son corps souple et fin entre mes bras. Mon nez vient se lover au creux de sa joue, un sourire éclot sur mes lèvres. J'exécute quelques pas gracieux et légers, une des pattes du matou entre mes doigts, fredonnant une mélodie. Une danse de salon. Un petit bout d'une valse. Peut-être qu'il la connait, ce gars aux cheveux verts. Peut-être que je devrais la faire avec lui et non pas avec Abel. Mais c'est presque naturel pour moi, de me lover dans la chaleur et l'amour animal plutôt que celui des humains, toujours prêts à me briser et à me faire du mal. Puis je le tends à mon assistant, de même que les clés, lui fait signe de monter à l'appart pour l'y déposer. Avant de me tourner vers cet énergumène aux cheveux verts. Que faire pour le rassurer ? Je m'avance et prends maladroitement l'une de ses mains. Lui sourit maladroitement avant de venir appuyer sur son nez du bout de l'index gauche, penchant la tête sur le côté comme pourrait le faire l'un de ces petits animaux mignons que l'on voit en zoo.

Ne sachant pas quoi faire, je finis par lui faire signe de me suivre et l'emmène dans l'arrière boutique. Un petit frigo y est installé, je l'ouvre et j'en sors une bouteille d'Ice tea que j'ouvre, lui en versant un verre avant de le lui tendre. Pour qu'il se remette de ses émotions surtout. Je lui fais signe de s'asseoir, sourit un peu et me pose en face de lui. Le scrutant de mes yeux noirs de façon soutenue, étudiant son visage, ses traits, cherchant une indication. Qu'est-ce qui aurait pu le pousser à entrer dans ma boutique s'il n'y avait pas eu Abel ? Vu sa dégaine, absolument rien. L'une de mes créations coûte cher. Même la plus petite. Je soupire, et d'un côté j'ai envie de le dédommager pour la peur qu'il a eu. Parce qu'Abel est sous ma responsabilité et que je l'ai laissé s'en aller ce matin. Alors je lui fait signe d'attendre et je me sauve dans la boutique, attrape l'une de mes créations, revient dans la pièce et tends la main. Paume ouverte, avec un cobra de verre coloré déposé au creux de ma paume. La tête transparente, le corps allant du rose au jaune, tout en passant par le vert, le orange, le bleu et le rouge. Un magnifique dégradé de couleurs, tout allié à la perfection. Pourquoi lui ? Parce que ses cheveux me font penser aux couleurs de certains serpents.

"Pour toi. A cause d'Abel."

Je souris et le lui dépose délicatement sur la table. Juste devant lui. J'espère sincèrement qu'il va comprendre. Mes pieds me conduisent ensuite jusqu'à un placard, j'en sors un paquet de gâteaux que je jette presque sur la table, ainsi qu'une tablette de chocolat déjà partiellement entamée par mes soins et ceux de l'assistant. Ma main vient se mêler aux cheveux verts, rapidement, familièrement. Comme si je connaissais cet homme depuis des années alors que je viens juste de le rencontrer. Mais je suis comme ça. Je me sers de mes yeux, de mes doigts pour découvrir. Comprendre. Savoir. On peut découvrir des choses en touchant certaines personnes. Pas toutes. Seulement pour le coup, c'est aussi et surtout un geste d'affection pour lui indiquer qu'il peut manger sans crainte.

"Ton nom ? Moi c'est Octans."

Parler, toujours parler. Ça fait partie des rites et des coutumes de tous les pays malheureusement. Mais je trouve quand même que les vrais muets sont bien mieux lotis que moi qui oscille toujours entre mon monde de phrases simples et le monde de silence.
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MessageSujet: Re: Que la peur soit ! [pv Octans]   Mer 17 Aoû - 21:04

Iason & Octans
Un rire vient brisé son duel de regard avec le chat, le faisant sursauter, comme si on l'avait piqué, et il regarde le fautif d'un oeil noir. Celui-ci continue de faire entendre sa voix, qui sonne anormalement mesquine aux oreilles du vert, ne comprenant pas pourquoi il se met à se moquer de lui, ni le but de la manœuvre. Il n'y a rien de drôle à avoir peur d'un matou et il se vexe, fronçant les sourcils face à cet idiot qui se marre comme une baleine et se paie sa tête. Certes, il a une très belle voix, mais il aurait préféré l'entendre dans d'autres circonstances et quand il n'est pas le dindon de la farce, de préférence. Il hésite à partir, à planter là ce pauvre idiot et à rentrer chez lui, mais l'ennemi est toujours là, à réclamer de l'attention du rieur. Et quand celui-ci finit par se taire, c'est pour prendre le sac à puce dans ses bras, le serrant comme on le ferait avec un bébé. Le pire reste à venir car le bonhomme se met à danser avec le monstre, entamant une sorte de valse très bien exécutée, soufflant un air qu'il ne connait pas. L'idée de vomir par terre effleure son esprit tourmenté, mais il retient ses tripes, peu enclin à devoir payer pour les frais de nettoyage.

A la fin de la danse improvisée, le fou offre son fardeau à un autre type, qui disparaît avec l'aberration rousse, avant de se tourner dans sa direction. Sous son regard, il se crispe et cherche à disparaître, mais c'est peine perdue ; il l'a déjà repéré et il ne semble pas décidé à le laisser filer tout de suite. La preuve, il se rapproche d'un pas vif et dansant - du moins à ses yeux - et lui prend la main. Maladroitement, mais il établit le contact et Iason hésite entre lui en coller une ou se barrer. Un doigt sur son nez calme ses pulsions violentes et le fait loucher, étrangement, et observe l'énergumène des plus étranges. Est-ce qu'il... Vient de la même planète ? Sauf qu'il frémit, se rappelant que ce truc a touché la bestiole et il ne veut même pas qu'il l'effleure ! De dégoût, en premier temps et de peur qu'il ne lui refile des puces.

C'est pourquoi il hésite à le suivre quand il lui fait signe, mais il s'y plie de mauvaise grâce, et il le rejoint dans l'arrière boutique. Le noiraud lui sert un verre de thé froid, le faisant grommeler parce qu'il a passé l'âge de boire ce genre de truc, mais il n'insiste pas, ne faisant que râler tout bas pendant que l'autre lui indique de s'asseoir. Trop aimable ! Pff, il l'aurait fait de toute façon et il pose donc son cul sur le siège, vidant son verre d'une traite et le pose là où il peut. Il observe le vendeur, ça ne peut être que lui, un peu avant que celui-ci ne file ailleurs. Il n'est pas trop mal, mais il a un côté tête en l'air et tête à claque qu'il l'énerve sans trop savoir pourquoi.

Quand le type revient, il apporte quelque chose dans la paume de sa main et la lui montre. Un serpent - peut-être un cobra - au couleur de l'arc-en-ciel en cristal lui est ainsi présentée et il le lui offre. D'abords enclin à refuser, il ne peut dire un mot que le bonhomme pose déjà le présent sur la table... Il fera en sorte de l'oublier. Il n'est pas question qu'il accepte ce truc ! Il est très beau, là n'est pas la question, mais il ne veut pas de cadeau. Surtout d'un inconnu. Et encore plus quand il ne pourrait pas s'acheter ledit cadeau sans se le faire offrir, de quoi le faire enrager et grincer des dents.

Heureusement, le grand noiraud est déjà détourné quand il grimace, mais il semble chercher quelque chose dans les placards... Et le voilà qui jette de la bouffe sur la table, le faisant écarquiller les yeux. Mais... Mais pourquoi ? Il n'y comprend rien, et, alors qu'il tente de saisir, une main se glisse dans ses cheveux, le faisant écarquiller les yeux de surprise. Il râle aussi sec, remettant un minimum sa crinière verte en place, sans y parvenir car deux à trois mèches se rebellent et sortent de leur place, fidèles au comportement de leur propriétaire qui bouillonne intérieurement. Pourquoi reste-il encore ici, à se faire traiter comme... Comme un môme ?! Il a pitié de lui parce qu'il a eu peur ? A présent que le monstre est parti, pourquoi devrait-il rester paralysé ?

- Iason. Et la prochaine fois que tu me touches, je te fais bouffer ta main.

Voilà, au moins ça, c'est clair. Il attrape la tablette de chocolat et la casse pour en prendre une part, croquant dedans avec énergie et frustration. Cet Octans, il est illuminé ! Mais il reste visé sur sa chaise, réfléchissant un peu, ne comprenant pas. Il grogne et foudroie le type du regard, l'accusant silencieusement de l'avoir mis dans cette galère alors qu'il est le seul fautif. Ou presque. Le chat avait bien entendu sa part de responsabilité.

- Bon, j'imagine que je dois te remercier pour... Le truc moche. Merci. Et pour le reste aussi.

Il a l'impression qu'on lui arrache la langue, mais il se sent déjà plus léger. Comme ça, on ne lui reprochera pas d'être poli ! Il se lève soudain de sa chaise et s'approche d'Octans, venant à se mettre sous son nez, aussi proche que possible sans le toucher. Il veut voir sa réaction si on franchit son espace vital... Et pourquoi pas, l'énerver un peu. Parce qu'il l'a vu dans un état de faiblesse, il se doit de le punir, qu'importe le prix ! Bon, il lui a offert les gâteaux, mais quand même... Sauf que quelqu'un retient son attention au dernier moment.

- Putain, mais t'as de beaux yeux en fait. De loin, on dirait pas.
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MessageSujet: Re: Que la peur soit ! [pv Octans]   Jeu 18 Aoû - 17:39

C'est un nouveau rire qui sort de mes lèvres. Le gars remet ses cheveux en place, comme si ce n'était pas ma main qui les avait ébouriffé mais un ouragan. Pourtant les paroles qui suivent se geste me figent et je plante un regard empli d'incompréhension sur lui. Incapable d'émettre une hypothèse plausible sur sa soudaine méchanceté. Pourquoi repousse t-il toute tentative de ma part pour sympathiser ? Je fronce le nez et pose mon derrière sur ma propre chaise. Observe la tablette de chocolat dont il arrache un morceau afin de croquer dedans. Quel goinfre alors ! Mais je n'ai même pas envie de tenter une réflexion, parce que c'est le genre de type -du moins je le ressens comme ça- qui se sert de chaque faiblesse pour vous briser. Et la parole est la mienne. Je ne peux pas tenter une blague ou une plaisanterie sur ses actes car je ne saurais pas trouver les mots. Et je ne veux pas qu'il se moque et me fasse me sentir encore plus minable. Mon regard reste baissé sur la table, sur mes mains, et l'une d'elle hésite, vient finalement se saisir d'un petit gâteau que je grignote silencieusement, sans savoir quoi faire, quoi dire s'il le faut. Comment me comporter. Mon cœur bat fort dans ma poitrine et j'espère durant une seconde que mon assistant va se ramener, me sortir de là en m'annonçant qu'il y a une commande. Après tout c'est moi l'artiste ici. Moi qui dessine, travaille le verre et réalise des chefs d'œuvres. Moi et personne d'autre. Mais aujourd'hui, personne ne semble vouloir passer la porte du magasin.

Il me remercie, ou du moins un semblant d'excuses sort de sa bouche. Je relève la tête et le fixe. Intensément. Je peine à le croire. A le penser sincère. Alors je le fixe et j'attends une faille, qu'il me montre quelque chose. Mais rien. Rien ne vient. Son visage ne le trahit pas et je me sens perturbé. Encore plus lorsqu'il se lève pour s'approcher de moi. Mon palpitant s'affole mais mes traits ne montrent rien, mes prunelles se durcissant même. Il entre dans ma zone, mon espace vital. Mais j'ai l'habitude de ça. L'habitude qu'on s'approche de trop près. Alors je ne cille pas, joue le parfait habitué. Jusqu'à ce que sa remarque me fige et me laisse con sur ma chaise. Mes lèvres s'entrouvrent sans parvenir à laisser s'échapper un mot, mes yeux s'écarquillent. Les compliments sont rares. Sûrement trop. Je ne sais pas quoi dire et reste sans arriver à bouger le petit doigt, ma tête levée vers la sienne. Me mordant anxieusement une lèvre lorsqu'enfin j'arrive à sortir de cette torpeur dans laquelle sa remarque m'a plongé. Mon souffle se débloque, je tente un sourire qui se révèle être plus une grimace qu'autre chose, baisse la tête et repousse la chaise vers l'arrière, me lève sans même me reculer. Nos visages s'effleurent presque, nos souffles se mêlent une seconde, puis je me détourne, me dirige vers l'évier pour y allumer l'eau. C'est presque compulsif, j'y nettoie ma tasse avec nervosité, frotte et fait mousser autant que je le peux.

Mais au fond de moi quelque chose hurle. De joie ou de colère ? Je en sais pas. Et j'ignore même la raison de cette fanfare intérieure. De ce combat qui démarre et commence à me ravager. Dans un gémissement à peine audible, je frémis et rince la tasse, la pose sur l'égouttoir, ne me retourne pas vers lui. C'est impoli et peut-être qu'il en a profité pour prendre la fuite ? Je ne sais pas. Mais je m'appuie des deux bras sur le bord en faïence de l'évier, souffle longuement et silencieusement pour reprendre un minimum de contenance. Pourquoi ? Pourquoi peut-il me dire ces choses si facilement alors que j'en suis incapable ? Pourquoi me fait-il me sentir si anormal ? Minable ?

"Pourquoi..?"

Je murmure. C'est sorti alors que je ne le voulais pas. C'est sorti et ça n'aurait pas dû. Mais c'est là maintenant. Alors je me retourne et j'essaye de lui faire ça le plus dignement possible. Le corps droit et les yeux blottis contre les siens. Espérant qu'il m'apporte les réponses. Qu'il me dise également en quoi ces yeux sont beaux alors qu'ils sont simplement noirs. Comme un ciel sans étoiles. Je secoue finalement la tête et m'avance vers le paquet de gâteaux que je tends vers lui. Est-ce qu'il en voudra un ? Mes longs doigts sont serrés fort sur le paquet et tremblent légèrement. Signe du trouble qui m'habite alors que je devrais savoir aujourd'hui, que je suis loin d'être comme les autres. Que pour moi, le pouvoir des mots est aussi mystérieux que celui des mathématiques pour certains.
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MessageSujet: Re: Que la peur soit ! [pv Octans]   Dim 21 Aoû - 12:56

Iason & Octans
La réaction d'Octans sur son compliment le laisse perplexe. Il a l'air choqué, ne s'y attendant pas, mais pas dans le bon sens, malheureusement. Pense-t-il qu'il se fout de sa poire ? A le voir écarquiller les yeux, les lèvres entrouvertes dans un petit cri muet, on ne peut que se poser la question. Oui, il lui arrive parfois de s'amuser à se moquer d'une personne en lui trouver une ressemblance avec une célébrité qu'il n'aime pas, mais pas en cet instant précis. Déjà car le noiraud ne ressemblerait à aucun acteur qu'il connait, mais qu'il n'a fait que lui trouver de beaux yeux. Rien de bien folichon. Mais on pourrait croire qu'un simple compliment est le plus merveilleux cadeau qu'on pourrait lui offrir, probablement habitué à être traîné dans la boue, à être enterré plus bas que terre. Iason a beau se penser un as en la matière, il sait qu'il a toujours des raclures encore plus subtiles et malveillantes que lui, qui analysent mieux et qui touchent davantage. A leurs côtés, il sait qu'il figurerait comme étant un petit insecte qui tenterait de les imiter. Cela dit, il n'est pas toujours avare en matière de compliments, contrairement à certains, et il assume son choix d'en donner un à Octans, même s'il lui a échappé par mégarde.

Voir ses yeux noirs s'écarquiller, ses lèvres légèrement plus pulpeuses que les siennes s'ouvrirent dans une expression de surprise et de choque n'a pas de prix. Impossible de ne pas le trouver chou, vulnérable. Il lui montre sa faiblesse d'esprit, combien de simples mots peuvent lui faire du mal, ou qui peuvent le rendre muet d'incompréhension, trop l'habitué des critiques, à s'en ramasser pleins la tronche.

C'est l'aspect qu'il offre à Iason, qui ne peut pas s'empêcher de sourire légèrement, discrètement. Mais le voilà qui se mord la lèvre inférieure, probablement anxieux ? Et le voir mâchouiller sa bouche lui donne envie de le faire arrêter, qu'importe le moyen, plaisant ou non. Mais il n'a pas à bouger, à grommeler verbalement que se bouffer le bec - le mot, pas le proverbe - n'a rien de sexy parce qu'il arrête. Mais sa façon de le faire l'est. Evidemment, si cela avait été lui, il aurait trouvé ça moche. Bref. Octans offre une grimace, un pseudo sourire forcé qui n'atteint jamais ses yeux noir empli de perplexité, et il se lève lentement de sa chaise, gardant la même place, mais gagnant en hauteur. Leur tête est si proche que le verdâtre sent le souffle du noiraud sur ses lèvres, le frôlement de ses cheveux un peu trop long sur sa peau à peine plus bronzée que la sienne. Le temps semble s'arrêter, il est si proche qu'il se noie dans son regard, la gorge serrée, une image d'un autre type dans la tête qu'il chasse violemment, peu désireux d'avoir son étoile dans ses rêveries. Mais il n'y a qu'une seconde qui s'écoule et l'autre se détourne, se barre pour aller nettoyer sa tasse, laissant le vert comme un con, à l'observer en se demandant quel goût peut avoir ses lèvres. Là encore, il est obligé de se faire violence pour effacer cette vilaine idée, ce désire malvenu.

Il ne comprend pas. La réaction d'Octans lui semble disproportionné par apport à sa "faute". Boude-t-il ? Pourquoi s'en inquiéter ? Il reste pourtant là, les bras ballants, le regard fixé sur la tête du fuyard, attendant patiemment que celui-ci se décide à bouger son popotin, à prendre son courage à deux mains et poser ses boules sur la table. Proverbe très imagé qu'il adore. Il perd presque patience que, enfin, le noiraud ouvre la bouche, le dos toujours tourné, dans une attitude de supplice. Il ne pose qu'une question, une seule, un mot qui résonne dans la tête du verdâtre, qui le choque à son tour, qui le perturbe. Pourquoi. Pourquoi quoi ? Doit-il chercher l'information, quitte à l'arracher à son propriétaire ? Doit-il balancer ce qui lui vient en tête, à être à côté de la plaque parce que MONSIEUR n'a pas été capable de lui expliquer convenablement sa question ?

Il fronce les sourcils, grommelant tout bas, de manière inaudible, alors qu'Octans se retourne vers lui, laisse un instant leur regard se croiser, l'un doux pendant que l'autre se permet d'être noir. Le propriétaire de l'agneau s'avance, comble la distance qu'il a lui-même instauré et lui tend un paquet de gâteau, le forçant à baisser le nez et à fixer la bouffe. Iason peut ainsi noté que les mains qui tiennent le cadeau tremblent, signe qu'il y a un conflit intérieur. Mais il ne comprend pas. Un compliment ne fait jamais ça, normalement. Il ne pige pas et déteste ça. Il lâche un râle agacé et finit par arracher le paquet des mains du noir, pique un des gâteaux et le mange sans autre forme de procès. Il jette d'un petit bon le reste sur la table, dans une attitude nonchalante, décontracté... Mais où on peut lire une irritation, un certain énervement grandissant. Quand il rapport son regard sur l'idiot qui lui fait face, il n'y a clairement plus de peur dans son regard. L'histoire du chat est partie. Mais la colère est là, se mêlant à une incompréhension qu'il juge détestable.

- C'est comme ça que tu prends mes mots ? Pourquoi quoi, au juste ? Que je te complimente ? Pauvre c*n. Tu pourrais au moins avoir la décence de pas donner l'impression que je t'ai frappé quand je dis un truc sympa, C*nnard !

Il serre les poings, hésite à offrir une correction à cet idiot si sensible, à ce sentimentale idiot qui ne sait pas comment réagir face à un simple mot sympathique. A la place, il frappe la table à côté d'un coup de pied, violent, usant de toute sa force pour se calmer. Raté. Il se fait mal aux orteils et jure comme un camionneur, secouant la jambe maltraitée en s'appuyant au meuble criminel. Il soupire sous la douleur qui remonte, mais il sait qu'elle n'est que passagère et il a pu se calmer un peu.

- Il vaudrait mieux que je parte... Laisse-moi juste quelque minutes, et je fous le camp. Elle est faite en quoi, cette table ?!

Il s'est rassit sur la chaise, se massant lentement le mollet, dans l'idée de soulager la douleur, en vain. Elle finira par passer. Il a déjà eu bien plus mal dans certains cas, et il s'en est sorti vivant, pourquoi pas là ?
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MessageSujet: Re: Que la peur soit ! [pv Octans]   Lun 22 Aoû - 11:34

Il y a tout un tas de chose à observer actuellement chez cet homme, tout un tas de sentiments que j'ai moi même crée durant un moment de faiblesse et de panique comme il m'arrive d'en faire. Parfois je ne parviens plus à gérer ma différence. Moi aussi je voudrais pouvoir dire ces mots, parvenir à m'exprimer comme tout le monde, n'avoir aucune difficulté. Mais déjà tout gosse, alors que je suis tombé sur terre, je ne savais pas comment parler, persuadé que je n'y parviendrai jamais. Parce que lorsqu'on est dans le ciel, lorsqu'on est une étoile, il n'y a aucune bouche nous permettant d’interagir avec les autres. Je n'étais qu'un corps presque céleste, perdu au milieu d'une constellation, celle de l'Octant. Je n'avais pas de bouche pour hurler lorsque j'ai commencé à tomber. Pas de voix pour m'exprimer. Il n'y avait que le néant, et mes yeux assistant à la chute, impuissants. Incapable d'appeler à l'aide alors que j'aurais voulu avoir, quelqu'un, une main pour me rattraper. Mais il n'y avait personne à part la solitude, et je suis resté dans l'incompréhension. Sur cette chose dangereuse appelée route, où j'ai failli mourir dès le soir de mon arrivée. Peut-être que tout aurait été plus simple alors, si j'étais mort. Peut-être que je n'aurais pas eu à subir les moqueries de certaines personnes, les rejets à cause de mon "handicap". Et si j'avais réussi à parler, peut-être que j'aurais des amis aujourd'hui, et non ce caractère qui me pousse à fuir les autres dès que je le peux, à souffrir et à paniquer au moindre flux de paroles trop intenses en face de moi.

Il ne peut pas comprendre, cet homme, ce que c'est. Il a l'usage de la parole et apparemment aucun autre soucis pour compenser. Je ne le lui souhaite pas, loin de là. Mais parfois j'aimerai offrir à ceux qui ne me comprennent pas une journée de mon quotidien. La souffrance ressentie lorsque je veux dire quelque chose mais que ça ne vient pas. Ou pire, que je commence à paniquer alors que les mots se bloquent dans ma gorge et ne parviennent plus à mon cerveau. Oui, j'aimerai le lui donner à lui pour une journée quand je l'entends m'insulter. Je recule comme s'il m'avait frappé, le visage marqué d'une expression choquée avant de sentir la brûlure des larmes monter. Mais je suis sûr que me voir pleurer lui ferait trop plaisir, alors je chasse ces larmes en inspirant profondément, pose sur lui un regard plus dur, plus froid. Hésite un instant. Comment clore ce qui passe à travers ses lèvres alors que je ne suis même pas capable de lui renvoyer correctement la balle ? Est-ce que j'ai le droit de me servir de mon pouvoir pour lui faire du mal ? Je sens à nouveau mes mains trembler, fronce les sourcils, finis par m'approcher de lui. Je sens à peine mon poing attraper le col de sa veste, ni mon visage se rapprocher du sien alors que je le tiens fermement. Comme l'aurait lâchement fait Lucian ou une petite brute. Moi je n'ai jamais été ainsi. Mais aujourd'hui tout dérape. Non, tout dérape depuis trop longtemps. Je l'oblige à se lever et le plaque au mur, un bras venant appuyer sur sa gorge alors que mes yeux parlent pour moi. Nos souffles sont trop proches, cette fois ça me dérange. Je ne suis pas farouche pourtant. Mais il m'a insulté. Comme tant d'autres. Il a voulu se foutre de moi parce que j'ai eu peur. Je n'ai pas le droit ? D'avoir peur..?

"Tu es comme un enfant. Tu t'agites et tu ne regardes pas."

Pour la première fois devant lui je parviens à formuler des propos clairs, des phrases simples, toutes faites. Mais l'intention est là et ma voix est dure. Claire. Ne laisse aucun doute sur la colère mêlée de tristesse qui broie ma poitrine. Pourtant je fais un effort, immense. Relâche sa gorge et cale ma main contre sa nuque, mon front venant se coller au sien alors qu'un soupir tremblant passe mes lèvres. Mon corps se remet à trembler, plus brutalement que les autres fois, et cette fois entièrement, pas juste mes mains. Contrecoup de tout ça. De cette violence dont je n'aurais jamais du faire preuve. C'est comme si.. Comme si tout avait besoin de sortir d'un coup. Tout ce que j'ai accumulé, supporté. Fusant hors de moi.

"Pardon... Pardon..."
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MessageSujet: Re: Que la peur soit ! [pv Octans]   Dim 28 Aoû - 17:25

Iason & Octans
Il y a un déclic chez Octans, une réaction qui fait jubiler intérieurement Iason, le fait trépigner d'impatience de voir la suite. Il voit bien que des larmes sont sur le point de couler, que ses yeux brillent face au sel qui se glissent lentement dessus. Il laisse un sourire flotter sur ses lèvres, attendant le liquide pâle qui doit descendre sur les joues du noiraud, mais il n'y a rien. Pas la moindre perle en vue. Il fronce les sourcils, perplexe, observant attentivement les deux billes noirs sans trouver son bonheur. Ainsi donc s'est-il fait violence pour ne pas pleurer. Dommage. Il l'aura une prochaine fois, ce pauvre sentimental, ce type si sensible et si fragile. Il donne l'impression de ne pas savoir gérer ses sentiments, de n'être qu'un pauvre petit agneau. Il devrait l'appeler comme tel, tien. Agneau. Ça lui va parfaitement.

Sauf qu'un agneau, quand il grandit, ça devient un puissant bélier. Il sent un poing agripper sa veste, la froissant entre ses doigts et il pâlit légèrement quand la tête d'Octans s'abaisse un peu, la rapprochant de la sienne. Son expression a changé remarque-t-il et il grimace sous cette constatation, le trouvant soudain un peu plus menaçant qu'auparavant. Ses yeux, si intimidée, sont à présent bien furieux, le propriétaire semblant bien plus confiant et décidé à lui faire ravaler ses paroles. Lui, il avale lentement sa salive, palissant lentement, n'en menant pas large.

Il est obligé de se lever et repousser contre un mur, ses pieds reculant automatiquement pour ne pas laisser le vendeur être trop près, et il grimace quand son dos heurte la parois sans douceur ; sa marche arrière en plus d'être poussé l'ont fait aller un peu vite. Il relève la tête, ouvre la bouche dans un but de l'envoyer se faire foutre, mais un bras se plaque contre sa gorge et les morts meurt avant d'avoir pu atteindre ses lèvres. Instinctivement, il attrape l'épaule de l'agresseur, serrant légèrement alors que la situation semble, une fois de plus, lui échapper. Il écarquille les yeux en remarquant combien il est de nouveau proche, son souffle contre sa peau lui offre cette information qu'il juge gênante. Il sait qu'il doit ressembler à un poisson hors de l'eau avec sa bouche entrouverte, mais il n'arrive pas à la refermer, hypnotisé par les yeux de l'autre idiot qui le maintient contre le mur. Il n'a pas menti quand il a dit trouver son regard beau, de près. On peut remarquer combien il brille et combien il montre les sentiments de son propriétaire.

Comme un enfant. Le type vient le traiter de môme, de ceux qui s'agite sans regarder. Probablement est-ce une pic visant son incompétence à cogner une table sans se faire mal. Ou peut-être est-ce le fait qu'il est été suivi par le chat sans forcément le remarquer avant qu'il ne soit trop tard ? La voix est dure, en colère. Il arrive pourtant à noter une pointe de tristesse, mais cela ne peut être que son imagination. Octans semble fou furieux. Va-t-il le frapper ? Pour une fois, Iason n'est pas sûr de le mériter.

Le bras qui appuie sur sa gorge, qui semble vouloir l'étouffer, s'enlève lentement, laissant au vert la possibilité de se détendre légèrement. Avant de le faire se retendre quand une main se glisse dans sa nuque dans un contact qu'il juge trop intime, des doigts chauds et doux touchant sa peau moite. La sensation le laisse perplexe, ne sachant pas qu'il apprécie ou s'il déteste, mais il n'a pas le temps de se questionner, Octans se permettant une nouvelle folie ; il dépose son front contre le sien. Il tremble, Iason peut le sentir, frémissant légèrement à son tour, comme prit d'un désir de l'imité. Il entend les excuse sortir lentement des lèvres du noir. Il a l'air dévasté. Probablement qu'il trouve sa réaction disproportionné. Et il y a de quoi !

Le vert l'observe lentement. Il glisse un coup d'oeil à ces lèvres qui semblent le narguer, à toujours être si proche, leur souffle qui les traverse venant chatouiller sa bouche. Scandaleux ! Il grimace et finit par bouger. Il fait glisser un bras vers la nuque du vendeur, se permettant de poser ses doigts dans sa chevelure noire, si fine et si douce. Il les remonte lentement, les plaçant sur le crâne du propriétaire et appuie lentement dessus pour forcer la tête à se rapprocher de lui. Petit à petit, l'écart se comble, les respirations se mélangent et il y a bientôt un frôlement entre eux. La bouche du vert s'ouvre lentement, comme pour offrir un baiser un peu plus profond dès le début, mais sa tête dévie un peu trop vers le haut et ses dents sont prêtes à attaquer. Croc. Il attend la lèvre supérieure du noiraud, y mordant à pleine canines. Mais la morsure ne dure que le temps de faire mal, que le temps de se planter dans la peau fraîche et tendre, accueillante. Sa main attrape soudainement la crinière d'Octans et tire dessus pour l'éloigner un peu, de telle sorte que leur front ne se touche plus. Mais il ne lui laisse aucun répit et balance sa tête contre la sienne, touchant le front avec le sien, dans un bon vieux coup de boule. Il le pousse ensuite assez fort pour pouvoir se frotter la zone douloureuse, lançant des regards noirs au pauvre vendeur.

- Ne me touche plus jamais, sale homo !

Ses lèvres ont réagi trop vite, les mots ont dépassés sa pensée et il s'insulte intérieurement. Comment peut-il user d'une pseudo insulte alors qu'il est lui-même de ce bord ? Surtout que le contact du noiraud ne lui a pas déplu. C'est sans doute pour ça qu'il préfère le traiter de gay. Parce qu'il est perturbé. Il ne montre pourtant aucune hésitation extérieurement, de nouveau prêt à en découdre, les poings serrés à s'en blanchir les doigts. Pire, il sent qu'il s'est entailler la peau, ses ongles légèrement trop longs lui ouvrant la paume. Il met le problème de côté pour le moment.

- La prochaine fois, je ferais en sorte que tu pisses le sang.

Il se décolle du mur. Son objectif ? La sortie.
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MessageSujet: Re: Que la peur soit ! [pv Octans]   Dim 28 Aoû - 22:59

Les tremblements qui m'agitent à nouveau commencent déjà à se calmer, comme un mauvais souvenir au creux de cette seconde de battement, de répit. Je sens sa main courir sur moi, se placer sur ma nuque où elle arrache quelques frissons, remontant ensuite sur mes cheveux. Je voudrais fermer les yeux mais je me borne à ne pas le faire, gardant le contact visuel, cherchant dans ses yeux la lueur indiquant quand il va agir. Car au fond de moi, quelque chose me crie qu'il va le faire. Qu'il me fera mal. Que je ne suis pas assez fort. Quelque chose me rappelle que j'ai un jour choisi la voie pacifique, mais que ça n'a fait que me porter préjudice. Car aux yeux de beaucoup, un homme qui ne se bat pas ne mérite pas de respect. Un homme qui ne souhaite pas user des poings n'a pas de couille, est bon à enculer. Toutes les époques ont connu ça. Mais c'est encore plus vrai aujourd'hui. Je ne me fie pas à cette caresse le long de ma nuque blanche, tâche de ne pas me concentrer sur ces longs doigts qui se glissent dans mes cheveux, gardant mon masque froid au maximum. Ne pas flancher. Je pourrais attaquer le premier bien sûr, mais si je le fais je serais en tort. Si je le fais, j'attaque un homme sans savoir s'il allait réellement le faire. Il le fera. Alors je dois attendre. Réfléchir et attendre le moment opportun pour lui rendre la pareille. Car si j'ai choisi de combattre au minimum, ça ne veut pas dire que je ne sais pas le faire.

Pourtant son geste me surprends, bien que je tâche de ne rien en montrer. Je le laisse me rapprocher, nos visages commençant à être bien trop proches à mon goût, avant que mes sourcils ne se froncent sur une interrogation muette. Puis il y a le contact. Fragile et à peine réel, mais bien là. Avant que ses dents ne s'enfoncent profondément au creux de ma lèvre supérieure. Un couinement franchit mes lèvres, je ferme les yeux, pose mes paumes sur la poitrine de ce cinglé, m’apprêtant à le pousser. Seulement je n'ai le temps de rien qu'il m'arrache à lui et me balance un coup de boule. Nos fronts s'entrechoquent et ma tête se vide d'un coup, mon corps chancelant, manquant de tomber si je n'avais pas attrapé une chaise. Je rouvre les yeux, parce que si je reste plongé dans le noir, je perdrais tout. La notion du temps, de l'espace, chaque action faite, et je lui offrirai sa fuite sur un plateau d'argent. Il aurait pu se contenter de ça, oui, mais pire encore peut-être que ce coup, il se sert de son propre jeu pour me blesser un peu plus. Je me fige. Sale homo. La menace prononcée par la suite ne me fait rien, je me redresse, me remémore chacun des coups de mon frère. Chaque film de combat visionné. Toutes les bagarres de rues auxquelles j'ai pu assister. Je les laisse prendre possession de moi, et c'est sans hésiter que je balance ma jambe à l'arrière de son genou une fois qu'il se dirige vers la sortie.

J'aurai aisément pu m'en tenir là ou utiliser mon pouvoir, mais j'aurais fait honte à tous ces hommes qui en aiment d'autres. Non, je ne le laisserai pas s'en sortir si facilement. Ma main se saisit de ses cheveux verts, je le fais pivoter sans attendre, lui balance mon poing dans la mâchoire, le fait tomber à genoux d'un coup dans l'estomac, lui en envoie un second juste sous le menton. Sûr qu'il y a d'autres techniques pour frapper à cet endroit mais je n'en ai cure. En cet instant je ne fais appel qu'à de vieilles pulsions enfouies tout au fond de moi, attrape sa tête entre mes deux mains, veillant à ce qu'elles ne touchent pas encore à ses joues puis la lui abat dans le mur. Mes forces ressortent avec toute ma colère. Je plante à nouveau mes deux orbes de jais au creux des siennes, un sourire froid plaqué sur le visage. Je ne ressemble plus à Octans en cet instant, non, je suis bien plus animal, bien plus semblable à mon frère. Un homme qui peut se défendre, qui en le fait juste pas en temps normal, principalement par manque d'envie et de désir de faire du mal. Mais cette insulte... Pourquoi chercher à faire du mal à quelqu'un juste parce qu'il est un peu différent ? S'il avait cherché une pique sur mes difficultés à manier les mots encore, mais là, il vise carrément mon orientation et celles de nombreuses autres personnes. Il cherche un facteur dont certains souffrent quotidiennement. Qui m'a souvent été reproché. Et je ne peux laisser passer ça.

"Tu m'insultes sous mon toit. Tu me frappes sous mon toit. Je devrais te tuer pour ça. Mais j'ai d'autres plans."

Mes mains descendent et épousent violemment ses joues. Dans sa tête Abel en train de le poursuivre s'insinue brutalement, mais dans cette vision, je m'écarte pour lui laisser la place. Lui envoie l'image puissante du chat en train de lui bondir dessus, les griffes perçant ses joues et son visage, les pattes arrières déchirant son ventre pour grimper sur lui. Je me sers de sa peur et je me hais de faire ça, mais il a besoin d'être puni. Il a besoin que je lui fasse du mal. Qu'il retienne la leçon.
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MessageSujet: Re: Que la peur soit ! [pv Octans]   Lun 19 Sep - 11:26

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Il s'en va. Il bouge par petits pas prudent, se tenant un peu la tête, une migraine menaçant de poindre, et il se traite d'idiot pour ce mal qu'il sait être de son méfait. Il touche sa peau du bout des doigts et est rassuré quand aucun liquide poisseux ne les tâche, peu désireux de devoir expliquer son état aux passants, une fois sorti d'ici. Sauf qu'il ne l'atteint jamais. Oh, l'envie y est, il est même déterminé, mais une certaine force l'en empêche. Et c'est plus que douloureux.

Un coups à l'arrière d'une de ses jambe le fait momentanément perdre l'équilibre alors qu'il n'a fait que trois pas, ne réussissant à ne pas s'écraser comme une flaque que grâce à un meuble à sa portée. Il est tout de même légèrement courbé et il est trop exposé, mais il ne le découvre qu'une fois qu'il sent des mains s'agripper à sa crinière verte. Les doigts tirent et il suit le mouvement pour ne pas perdre la moitié de ses cheveux, lâchant un léger couinement de douleur avant de recevoir un magnifique coup de poing dans la mâchoire, le sonnant à demi. Un autre coup dans l'estomac le fait se plier en deux, les mains protégeant cette partie si vulnérable, se demandant s'il ne risque pas de rendre son déjeuné. Encore une erreur de sa part car il laisse son visage exposé pour une nouvelle attaque sous le menton, de quoi le mettre dans les vapes. En cet instant, il aimerait bien s'évanouir pour ne plus ressentir cette cuisante humiliation, mais son corps ne lui offre pas cette paix. Il le maudirait pour ça et il tente de se protéger, mais il n'y arrive jamais à temps. Sa tête est attrapée comme un vulgaire ballon et elle est projetée contre le mur, l'assommant à demi sur le coup. Il sent clairement le sang dans sa bouche, s'étant mordant la langue, et il sait qu'il aura de super bleus et autres hématomes quand se sera fini. S'il ne meure pas avant.

Deux yeux fous se plantent dans les yeux, le vendeur semblant prêt à le torturer, un sourire qui lui semble cruel collé au visage. Lui ne mène pas large, il lâche même un gémissement pitoyable sortir d'entre ses lèvres en tentant de dire quelque chose. Il ne saura jamais si c'était pour l'insulter ou le supplier d'arrêter, lui demander grâce. Il est devenu une bête acculée, blessée, malmenée, et il a envie de se rouler en boule et de panser ses plaies à l'abri des regards. Il n'aurait jamais pu penser que l'attaque serait si violente. Il l'a cherché, sans aucun doute, mais il ne l'a pas vu venir. Comment aurait-il pu prévoir qu'un maigrichon comme Octans arrive à avoir autant de force et le rétame ainsi ? Il l'a pris pour un agneau et s'est retrouvé face à un loup.

Il ne l'écoute pas, il n'entend pas ses paroles, ses oreilles restant sourdes sous ses menaces, mais ses yeux comprennent, eux. Ils comprennent qu'Iason n'a pas finit d'en baver et la peur s'agrippe à ses tripes avant même que l'autre ne le touche. Des mains se posent sans douceur sur ses joues, lui font mal et soudain, le cauchemar. Le chat est de retour, dans la situation d'avant, mais quelque chose change. Octans, plutôt que de le prendre dans ses bras, s'écarte pour lui laisser le champs libre et l'animal en profite pour lui bondir dessus. Le vert est déjà à terre, étrangement, et il tente de reculer. Mais la boule de poil est déjà sur lui, à s'acharner sur ses joues, sur tout le visage, laissant ses griffes agresser sa peau, arracher des lambeaux et faire couler le sang. Les pattes arrières, elles, s'attaquent à son torse, probablement sans le vouloir ou le remarquer, pour porter le chat jusqu'à la tête tant détestée. La victime, elle, elle hurle de douleur et de terreur. Elle crie à s'en détruire la voix, elle supplie et se débat comme elle le peut. Mais que peut-elle faire face à cette chose qu'elle n'arrive même pas à toucher ? Ses mains n'arrivent pas à atteindre le pelage de l'animal, ses doigts semblant les traverses. Ils tentent quand même de le repousser, mais des griffes se mettent à attaquer ses yeux, les perçant comme des melons trop mûr. Il ne voit plus rien et la voix semble augmenter, déchirant ses pauvres tympans. Quelque chose se brisent en Iason et il finit par se rouler en boule, n'offrant que son dos à l’acérer, ne semblant plus rien voir. Il tremble, de tout son corps. Il a même les bras sur sa tête, pour la protéger, ne remarquant pas que c'est une illusion. Son esprit, dès que ses yeux ont vu le sang perlé, à envoyer des décharges de douleurs dans ses membres, dans les zones attaquées. Son subconscient a fait trop bien son travail.

Et alors qu'il ne ressent plus l'attaque du félin, que son corps meurtri se calme petit à petit, il finit par laisser la tension accumulée descendre ; en pleurant. Les larmes coulent le long de ses joues, sans interruption, d'abords lentement, puis davantage. Il ne fait rien pour les essuyer, restant dans sa position d'ultime défense, les muscles douloureux et la gorge enflammée à force d'avoir crier. Quelqu'un a forcément dû l'entendre et va vouloir savoir ce qui s'est passé. Mais il n'en a cure. Se montrer dans cet état est probablement le dernier de ses soucis. Il garde les yeux fermés, collé au mur, le dos tourné vers le vendeur, mais il n'ose ni se retourner ni ouvrir les paupières. Le chat doit être là, dans les parages, à attendre qu'il baisse sa garde pour l'attaquer de nouveau. Il préfère faire le mort. L'animal finira peut-être par se lasser...
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MessageSujet: Re: Que la peur soit ! [pv Octans]   Mer 21 Sep - 11:09

Je n'ai jamais été sadique ou cruel. Méchant ou violent. Mais j'ai indéniablement cette chose en moi qui, parfois, explose. Quand il y a un trop plein, quand quelque chose me choque. Quand j'ai mal ou j'ai peur. En temps normal je préfère me terrer comme un animal dans son trou, oublier que l'on a encore essayé de trancher mon âme en de nombreux lambeaux sanglants juste pour un plaisir non feint de me voir souffrir. J'oublie que je suis quelqu'un, que les autres sont censés être aussi respectueux à mon égard qu'auprès d'un autre. Je fais taire les sentiments qui m'habitent et je me transforme en une coquille vide, au fond de laquelle se terre une minuscule étoile terrifiée par la violence du monde dans lequel elle est tombée. Et je m'envole. Je plane. Blotti dans ma tête, déconnecté de la réalité trop brutale que je ne veux pas affronter. Je m'échappe et je laisse les autres s'acharner sur moi, bien conscient que ce sera une nouvelle fêlure en moi, quelque chose qui me laissera une marque indélébile. Une de plus. Je leurre les autres mais je ne parviens pas à tromper mon esprit. Je souffre à chaque fois un peu plus de ces situations que je ne comprends pas toujours. De cette haine et de cette violence que les autres peuvent avoir à mon égard, juste parce que ça les amuse. Alors certains jours je me révolte, ma douleur devenue trop grande broyant ma poitrine, contrôlant mes mouvements. Je m'y abandonne parce que ça me fait du bien. Dans ces moments, je me sens puissant. Important. Pas juste une tâche posée sans raisons dans ce monde.

Je n'ai pas l'impression d'aller trop loin avec Iason. Je lui donne la punition dont il a besoin, le traumatise un peu comme on le fait chaque jour qui passe avec moi. Chaque sourire balancé à un inconnu dans la rue me vaut un regard glacial. Chaque hésitation lorsqu'on s'intéresse à moi mène à un rejet. Chaque gaffe à des moqueries. Comme si l'erreur ne m'était pas permise, comme si la seconde chance ne me concernait pas. Et sûrement que lui non plus ne m'en donnera pas, à moins qu'il ne comprenne par mon geste le trou béant qui orne ma poitrine, l'étendue des dégâts provoqués par tous ces salauds qui pensent tenir le monde entre leurs mains. Son cri n'atteint même pas mes oreilles, je me contente de trembler en même temps que lui, secoué par la violence de mes visions. Lui les voit, les ressent, mais à un degré nettement moins important. Pour moi c'est encore plus violent, un plongeon tout droit en enfer, démontré parfaitement par le souffle chaotique qui franchit mes lèvres contre lesquelles tremble également un cri qui refuse de sortir, mes prunelles écarquillés, mon regard presque furibond. On m'attrape alors soudainement à la taille, on me tire en arrière. Et lorsque tout s'arrête pour lui, ça continue pour moi. Le hurlement de terreur et de fureur que je lâche retentit sûrement dans la totalité du magasin. Je me débats, m'arrache la voix sur ces rugissements, crache ma haine sur cette figure que je ne peux voir, ces mains enroulées autour de moi. Il me parle, je ne réagis pas. Mes ongles griffent, ma tête se balance, cherche à atteindre quelque chose. Le nez, le front, voulant blesser, cogner, pour que je puisse retrouver la liberté dont j'ai tant besoin.

A travers ma douleur je parviens à percevoir le visage choqué d'une femme, la peur d'un enfant, ma boutique entièrement figée. Et trop lentement je parviens à prendre conscience du monde qui m'entoure. Je sors de mes visions comme d'un mauvais rêve, braque le jais de mes prunelles emplies de larmes sur le visage de mon assistant, mes lèvres s'ouvrant sur une excuse qui ne les passera jamais. Mon attention est attirée par un son, quelque chose qui ressemble à un cri silencieux dans un monde de ténèbres. Je me fige. Conscient de sa dévastation que j'ai moi-même provoquée, tirant sur les bras qui me tiennent afin de m'en approcher. Me voyant plus calme, il accepte de me lâcher, et je fais quelques pas incertains vers ce corps recroquevillé, les larmes cherchant à se répandre sur mes joues comme une traînée de poudre. Je ne pensais pas provoquer cela. Ça me fout face à ma propre douleur et je la sens devenir encore plus aiguë, plus violente, se déchaînant sur moi comme pour me punir à mon tour. Je suis devenu mon frère, j'ai laissé la haine et la colère prendre le dessus. Je n'aurais jamais dû. Pas avec lui qui l'avait sûrement moins mérité que d'autres. Je m'accroupis au plus proche de lui, viens poser ma joue contre son omoplate. Passant un bras autour de sa taille pour l'emprisonner délicatement. Dans une étreinte si fragile qu'elle est presque irréelle. Je sais qu'il m'enverra sûrement au sol. Qu'il me fera peut-être du mal. Mais je n'en ai cure. Je tente d'ignorer la peur qui me broie maintenant que j'ai accompli cette action, car tout geste a forcément des conséquences.

"Le chat est parti... Il ne reviendra pas.."

Pourquoi je murmure cela au plus près de son oreille. Pourquoi ce qu'il ressent peut m'importer à ce point ? Je n'ai tiré aucune satisfaction de cette vengeance, de cette punition. Pas de sentiment de bonheur, non. Il n'y a que la fade saveur du désespoir posée sur ma langue.
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MessageSujet: Re: Que la peur soit ! [pv Octans]   Lun 5 Déc - 17:54

Iason & Octans
Le chat. Le chat est là, à guetter l’heure propice. Il n’est pas loin, tout proche, se pourléchant sans doute les babines, se léchant les griffes sales du sang qu’il a osé lui prélever, à attendre. Attendre quoi ? Qu’il daigne se retourner, lui faire face. Parce que l’animal pense avoir de l’honneur, il n’attaque pas dans le dos, mais il n’est que crevure, qu’un malade mental qui préfère voir la terreur sur le visage de sa victime, observer la douleur, la peur, le choc se lire sur ses expressions. Il n’a aucune pitié, pire il aime entendre l’autre supplier, couiner et pleurnicher. C’est pourquoi lui, il ne pipe mot, restant prostré contre le mur, sa tête enfouit dans ses bras, bien protégée des griffures, des morsures. Il pleure en silence, souffre sans rien dire, encaissant comme il le peut. Extérieurement, il n’est qu’un corps légèrement tremblant pendant qu’intérieurement, son âme hurle, s’égosille. Ses yeux, bien cachés, roulent dans leur orbite, s’attendant à trouver le monstre une nouvelle fois dans son champ de vision. Mais il n’y a rien, rien parce que le matou attend dans son dos. Son cerveau s’échauffe, surchauffe, tentant de trouver une solution, une échappatoire. Mais il n’y en a pas. Ou du moins n’en trouve-t-il pas. Il y a bien le type, là, le vendeur. Il peut sans doute rappeler sans animal, mais il sait qu’il n’en fera rien. C’est lui, ce crevard qui a lâché la bête sur lui, il s’en souvient. N’a-t-il pas souri quand le chat lui a sauté dessus, quand il a commencé à hurler ? Il est sûr que c’est le cas. Il a souri. Il est comme sa bestiole, il aime voir les autres souffrir, crever de trouilles, adore contempler la douleur défigurer leurs traits. Il doit être également là, dans son dos, alors, à attendre un truc. Quoi, il n’en sait rien. Peut-être qu’il veut faire croire à Iason qu’il est parti ? Qu’il n’y a plus de danger ? Sauf qu’Iason n’est pas assez bête pour y croire, pas assez con pour lui faire confiance. Pas après lui avoir balancé sa putain de bestiole !

C’est pour ça qu’il ne dit rien, ne fait rien, restant là, comme un pauvre con. Après plusieurs seconde, peut-être même des minutes, ses sensations reviennent à la normale. Il sait que sa gorge est en feu, elle lui brûle. Il entend des bruits, là-bas, mais il n’y prêt pas grande attention pour le moment. Les tremblements qui secouaient son corps s’estompent lentement, il force son souffle à se calmer. La peur est toujours là, mais elle est moins forte qu’auparavant, elle n’emprisonne plus son esprit dans un brouillard épais. Il peut enfin réfléchir, peut comprendre combien sa réaction a été violente. Il aurait pu faire mal au chat plutôt que de le laisser le bouffer comme il l’a fait, il aurait pu faire tant de choses ! La colère se place lentement dans ses tripes, remonte pour emplir l’espace libéré par la peur. Les larmes sèchent seules, mais plus aucune ne réapparaissent, ne coulent le long de ses yeux. A la place, ce sont des éclairs qui fixent le mur. Il bouillonne de l’intérieur, alimentant sa colère en y jetant tous les souvenirs, faux ou non, de ce crevard d'Octans. Il hésite à se relever, à se redresser. La crainte de retrouver le chat derrière lui est toujours présente, dans un coin de sa tête.

Il n'a pas entendu les cris, les hurlements de l'homme, prisonnier dans sa bulle. Il n'entend que le silence, puis des bruits de pas. Il se tend en comprenant qu'on s'approche de lui et sursaute une fois qu'il sent une sensations sur son dos. C'est léger, assez pour l'empêcher de mettre les voiles, et un bras profite de son calme pour se glisser autour de lui. Son souffle se coupe, ressentant cette étreinte comme une prison et il a du mal à ne pas rejeter ce signe d'affection. Une voix se glisse à ses oreilles, un souffle taquine l'une d'elle et la phrase a du mal à franchir les brumes de son esprit. Mais une fois qu'elle l'a fait, il repousse violemment son bienfaiteur, le foudroyant d'un regard rougie à force d'avoir pleurer, les cheveux encore plus ébouriffés qu'auparavant, l'air d'un fou fureux, observant l'homme qui tentait de le calmer. C'est Octans. Le type qui a osé lui jeté son chat à la figure !

Il se redresse, titube un peu, soudain mal habile sur ses jambes, un peu hébété, mais sa rage est toujours là, dans ses iris. Il lève le poing, prêt à frapper avant de remarquer qu'il n'y a aucune trâce du passage du chat. Il se contemple, fixe ses vêtements intacts, sa peau lisse et sans marque. Il écarquille les yeux sous ce phénomène avant de foudroyer Octans du regard. Que lui a-t-il foutu ?! Il s'approche, ignore les autres, clients ou non, et aggrippe le col du noiraud à deux mains, le surplombant pour le dominer.

- Tu m'as fais quoi, Connard ?!

Il le relâche violemment, le repousse au sol avant de se redresser et passer ses mains sur son visage, effaçant les trâces de larmes et celles de la sueur froide. Il lâche une sorte de grognement, offre un coup de pieds à contrecoeur dans les côtes d'Octans. Un truc mou, sans violence, pratiquement sans douleur, mais la zone touchée est sensible, n'est-ce pas ?

- Putain... Réponds et je me tire.
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Pouvoir — Octans communique principalement par images. Peu doué pour le maniement des mots, il pose ses paumes sur les joues des personnes et leur envoie mentalement des scènes de sa vie. Ainsi il peut transmettre de véritables petits films. Mais en plus de voir et d'entendre, la personne ressentira ce qui a été ressenti à ce moment là. Octans se nourrit également de récits d'autres personnes, de choses qu'on lui raconte et son imagination crée le reste. Il peut ainsi demander de nombreuses précisions sur une histoire pour pouvoir imaginer et la donner à quelqu'un par la suite.


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MessageSujet: Re: Que la peur soit ! [pv Octans]   Mer 7 Déc - 22:13

Quelques secondes défilent durant lesquelles je reste blotti contre lui pour le rassurer, le faire revenir à lui. Sa douleur palpable m'est insupportable, et je m'en veux, je me hais de lui avoir fait subir cela. Il ne comprendra pas, n'est-ce pas, quand il se rendra compte qu'il n'a rien ? Il verra que je l'ai manipulé. Que je suis entré dans sa tête. Il me traitera sans doute de monstre ou d'immondice, me crachera à la tronche avant de se barrer. Beaucoup d'autres l'ont fait et le feront encore. Avant ou après lui, qu'est-ce que ça change ? Il y aura toujours des gens pour me traiter comme un chien. Pour se foutre de moi et augmenter le nombre de fissures qui broient toujours un peu plus mon amour propre. Il a si souvent été arraché, piétiné, jeté en un million de morceaux dans le flot de mes larmes. Et oui j'ai pleuré, pleuré pour chaque personne qui m'a arraché un morceau de moi, pleuré parce que je n'avais jamais eu le courage de faire autre chose. Jusqu'à aujourd'hui, jusqu'à lui faire mal à lui, qui n'avait rien mérité. Lorsqu'on souffre, il y a toujours un moment où ça finit par sortir, non ? Un moment où la peine déchire tout, appuie sur le cœur, les poumons, les intestins. Ma gorge se noue. Je ferme les yeux, à peine un instant, les rouvre en sentant ses mains qui me poussent vers l'arrière. Tombe, sans un bruit. Mes fesses heurtent le sol et mes paumes se plaquent par terre pour me retenir face à la grandeur de la gravité, je le fixe avec inquiétude. En me relevant, je ne le quitte pas une seule fois du regard.

Une hésitation. Un pas en arrière qui ne se fera pas.

Même lorsqu'il se redresse et que son poing fuse à une vitesse folle vers ma mâchoire. Mon premier réflexe est de tirer mon bras devant mon visage, tout aussi rapidement. Mais le choc ne se produit pas. La douleur non plus. Je reste là, légèrement recroquevillé, à attendre, le souffle coupé. J'ai peur. J'ai honte, tellement honte de ce que j'ai osé faire. Je voudrais simplement me glisser dans mon lit et dormir, dormir pour toutes les autres années de ma vie. Seul dans ma peine. Seul ? Un instant un prénom se pose sur ma bouche, celui d'un garçon tout aussi blond que je suis brun, dont les yeux sont bleus clairs, et dont le visage ne connaît pas le sourire de joie. Mais je peux sûrement rêver, je ne reverrais pas cet homme, parce que je ne suis qu'un spectre dans sa vie, quelqu'un dont il a trouvé les lèvres appétissantes. Pas une personne intéressante. Alors oui, je finirai solitaire et flétri au creux des draps, parce que je fais souffrir trop de personnes. Parce que moi aussi j'ai mal. Et je suis malade du monde et de moi même, malade des gens qui ne me comprennent pas, malade de mes maladresses. Un sanglot caresse ma gorge, la noue. Le coup ne vient toujours pas, pourtant je l'attends. Nous l'attendons tous. Mon assistant. Les clients, curieux et horrifiés, qui nous observent. Qui finissent par être virés de la pièce par le jeune homme qui, bien heureusement, prend les choses en main. Bientôt je retournerai au travail pour les subjuguer, car un public captivé oublie toutes les fautes commises avant.

Mais il faut d'abord que Iason se rende compte que c'est moi qui lui ai fait ça. Viendront les coups et les bleus, les insultes et les blessures. Je le regarde, le laisse m'attraper par le col. Mon palpitant me fait mal, ma poitrine se serre et ma gorge se noue. Je le regarde. Connard. Énième déchirure dans mon âme déjà blessée. Punition bien méritée. Pourtant c'est douloureux de l'entendre m'insulter, mais je ne flanche pas. Mon corps bascule cependant violemment au moment où il me pousse et ma tête claque contre le sol. Un instant un million de points lumineux passent à travers de ma vision et je peine à garder les yeux ouverts. Je mets quelques secondes, peut-être des minutes entières en fait, je n'en sais rien, à me remettre. Mon buste se redresse maladroitement, j'encaisse le coup sans broncher, le fixe sans rien dire avant de soupirer.

"Je t'ai montré ce que je voulais que tu vois. Avec mes mains. Je peux, parce que je suis une étoile. Tu m'as énervé, tu as été irrespectueux."

Ça ne suffira très certainement pas. Ou pas, je n'en sais rien. Mais que puis-je dire de plus ? Et comme si ça suffisait, cette excuse. Je soupire un peu. Ma tête me lance, la douleur se diffusant en millions de piques jusque dans ma colonne vertébrale. Je reste au sol. Incapable de me relever, la tête me tournant à demi.

"Casse-toi maintenant. Débarrasse le plancher !"

Je veux être seul. Me rouler en boule et me mettre à chialer, tout aussi simplement.
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