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 I can't stop the feeling [ Pv Octans. ]

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MessageSujet: I can't stop the feeling [ Pv Octans. ]   Lun 25 Juil - 20:46

  • Eikō Inoue
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I can't stop the feeling
Journée de chaleur intense. J'ai prévu de l'eau, de quoi manger et surtout des pansements et du désinfectant. Petit ride en skateboard dans la ville, évitant toute ses personnes qui veulent profiter eux aussi du soleil. Je descend du trottoir pour y remonter juste après, un petit saut de skate et je repars sans aucun moment de peur. Les voitures qui me passent à côté, j'y fais très peu attention, je ne vois que des gens qui crient à l’intérieur car je ne suis pas à ma place.  Je roule, la route est aussi à moi, donc je t'emmxrde mec. Je dégage vite ma chemise que j'attache à ma taille, elle est juste là pour me protéger le cul si je tombe, c'est déjà arrivé que je le déchire le pantalon en chutant, comme ça pas de risque. Je m'arrête en apercevant le parc au loin. Il ne m'a pas l'air tout frais, mais ça ne peut que m'arranger, je vais pouvoir augmenter mes réflexes et je suppose ma résistance aux chutes.  Je traverse et je remonte sur mon skate pour m'enfoncer dans ce parc plutôt sympathique malgré le bordel. Quelques petits saut, une barrière, petit slide et on repart vers le centre du parc, trouver un endroit plus sympathique bien que je passerais bien ma journée sur cette barre.

Je pose mon sac non loin à l'ombre pour éviter de me retrouver avec de l'eau chauffé et un quatre heure fondu et collant. Je me pose un peu dans l'herbe pour profiter de l'ombre. Je vérifie que mon skateboard est bien serré, je vérifie chaque visse l'un après l'autre pour pouvoir lui faire subir les pires choses. Tout est en ordre, plus qu'à mettre mon casque ma musique à fond et à disparaître du monde pour rentrer dans ma bulle. Je me met en plein milieu, faisant des sauts et un petit slide sur la barre à proximité. Je ne fais pas trop attention au gens autour, si y'a encore des gens intéressé pour venir ici vu l'état. Après, c'est vrai que les adolescent aiment les endroits de ce genre. Je  repasse sur la barre et je tombe, une petite chute, petit griffure sur la main, rien de grave, je sais me rattraper.


Le vent est plaisant, il me donnerait presque envie de retirer mon t'shirt et de foncer dans une piscine, dommage que je sois seul, puis le skate c'est bien aussi. J'essaie quelques figures un peu difficiles puis reprend mon sac et ma ronde dans le parc pour trouver un endroit avec un arbre pour le reposer un peu. J'y pose mes fesses tranquillement et m'installe, je fixe le ciel bleu toute mes affaires proches de moi, j'ai très peu de confiance envers les autres.

L'après midi sera longue et ennuyante, un peu comme toute les autres. Le point positif s'est que je me sens bien tout seul. Bien que les autres ne me dérange pas du moment qu'ils respectent mon espace personnel et qu'ils ne me harcèlent pas.
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Pouvoir — Octans communique principalement par images. Peu doué pour le maniement des mots, il pose ses paumes sur les joues des personnes et leur envoie mentalement des scènes de sa vie. Ainsi il peut transmettre de véritables petits films. Mais en plus de voir et d'entendre, la personne ressentira ce qui a été ressenti à ce moment là. Octans se nourrit également de récits d'autres personnes, de choses qu'on lui raconte et son imagination crée le reste. Il peut ainsi demander de nombreuses précisions sur une histoire pour pouvoir imaginer et la donner à quelqu'un par la suite.


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MessageSujet: Re: I can't stop the feeling [ Pv Octans. ]   Lun 25 Juil - 22:00

Impossible. Impossible d'occuper ma tête, mes mains aujourd'hui. Congé forcé, trop fatigué il paraît. C'est ce que le médecin a dit lorsque je suis allé le voir après m'être sévèrement brûlé l'avant bras. Je suis fatigué, j'ai besoin de me reposer, de prendre l'air. Ne surtout pas rester enfermé. Je manque de soleil. De temps. D'envie. Pas envie d'aller faire un tour, pas le temps non plus. Je passe des heures à travailler, à façonner milles objets, petits, grands, colorés, tout ce que je veux. Des animaux, des fleurs, des verres. Des commandes de riches et moins riches. Je n'arrête pas et j'aime ça. Mon métier est une partie de ma vie, l'art dans lequel je parviens à m'exprimer. Il suffit de regarder cette fleur en verre que je porte autour du cou. Une pétale rouge, une seule, pour imprimer un bout de mon caractère. Chacune de mes créations porte un bout de mon âme, comme un enfant que j'accepte de laisser partir, peut-être un peu contre mon gré. Mais récemment ce n'est plus parfait. Je peine, bute, et je me suis brûlé. La marque contre mon poignet est encore trop présente, douloureuse. J'applique de la crème dessus tous les jours, applique des baumes aussi souvent que je le peux, en espérant que la plaie disparaisse entièrement, ne laisse aucune trace de cet échec. Il a voulu m'arrêter une semaine, j'ai demandé deux jours. Trois jours pour me remettre de cela.

Deux jours pour dormir, me reposer, reprendre des forces.

Que faire pendant trois jours ? Le premier j'ai tourné en rond durant des heures, puis j'ai traîné dans la boutique, arrangeant un peu l'espace, remettant les objets à une nouvelle place qui conviendra mieux. Au matin du second, je commence par croquer quelques modèles, sourcils froncés, nez plissé, mais rien ne vient et la frustration monte et monte encore. Alors je fourre mon carnet dans un sac ainsi que le crayon, le jette sur mon épaule, me dirige doucement vers le parc. Je n'avais pas songé à son état lorsque j'arrive. Il semble désolé. Gémissant de plaintes sourdes que trop peu de personnes peuvent entendre. Désolé, triste. Comme moi alors que je ne peux pas souffler. Je franchis les difficultés, finit par arriver près d'un skatepark et m'installe au pied d'un arbre. Un oiseau, ailes déployées, enveloppé autour d'une lune. Une feuille où une coccinelle s'est déposée. Un soupçon de douceur sur un dessin encore trop brut, à peine esquissé. Puis quelqu'un envahit le périmètre. Je l'observe mais j'ai l'impression qu'il crâne, se vante de ses qualités alors que je ne suis pas capable de faire la même chose. La première chose qui me passe par la tête, c'est de le croquer lui aussi. Très rapidement, des traits beaucoup plus rapides et imprécis. Mais l'idée est là.

Un petit bonhomme sur un papier, quelqu'un que je ne connais pas. Mais je laisse parler mon cœur, mon crayon glisse sur le papier avec rapidité, s'empressent de glisser chaque détail dessus, même s'il n'est pas tout à fait net. Pour ne rien oublier. Il m'impressionne, là, sur son skate, et je finis par me lever, me rapprocher avec discrétion pour ne pas le déranger. Je croque encore et encore. Chaque posture, chaque mouvement. Comme j'aimerai essayer. Mais je suis plus doué sur un papier ou avec une canne dans les mains que sur un skate. En fait, je crois bien que je n'en ai encore jamais fait. Alors je lui offre un sourire lorsqu'il passe à mes côtés, mais j'ignore s'il le voit. Qu'importe ? Il finira par réagir. Peut-être.
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MessageSujet: Re: I can't stop the feeling [ Pv Octans. ]   Lun 25 Juil - 22:23

  • Eikō Inoue
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I can't stop the feeling
Je bouge mon corps souplement, ma petite bulle me fait ignorer les gens autour tout comme il m'ignore généralement. Malheureusement je sens quelqu'un qui frappe doucement à ma petite bulle. Pas par un mots ni par un réel mouvement implicite, juste un sourire qui me fait me bloquer. Il m'observe depuis un moment ce jeune homme. Je descend de mon skate et retenir doucement mon casque, cheveux un peu mouillé à cause de la transpiration. Ouais je transpire du crane un soucis ? Je suis libre ! Je prend mon skate en main d'un mouvement simple qui le fait sauter pour que le l'attrape. Je me dirige vers l'homme, je ne souris pas, qu'est ce qui peut être rassurant de petite dents acéré ou un air nonchalant ? Les deux sont un peu flippant. Alors je souris sans montrer mes dents.  Pas mieux.  Je le regarde de haut en bas et je lui tend mon skate en souriant toujours discrètement.

«  tu veux essayer je suppose ? Pour me regarder comme ça depuis tout à l'heure. »


C'est pas donné à tout le monde de pouvoir faire du skate sans en avoir peur, mais ça s'apprend, comme tout, c'est juste plus long pour certain, faut dire que moi j'en fais depuis un long moment. J'aime le danger et comme c'est le seul danger qui me ne me fait pas avoir de problème je profite. Je te regarde de haut en bas et tend les mains pour prendre ton cahier, non pas pour regarder les croquis, mais plutôt pour le poser avec mes affaires et t'aider à monter sur la bête. Je pose le skate à tes pieds et le bloque avec les miens.  Je te tendrais la main comme à une princesse seulement si tu te débarrasse de ton cahier.

«  Faut pas avoir peur de se faire mal par contre mais j'ai de quoi te soigner si tu te blesses. Oh. Et prend ma chemise si tu veux pas finir le cul à l'air pour rentrer. »
Je la décroche de ma taille et te la tend. J'espère que tu sais au moins faire un nœud, parce que te mettre au milieu d'un skateparc en avançant sans regarder autour faut être sacrément idiot. C'est comme si tu traversais sans regarder, sauf que là les blessures sont moins graves. Bien que pour celui en skate ça peut mener à un poignet cassé ou une cheville. J'ai déjà vu de jolie blessure à cause d'un gars qui se baladait en plein milieu sans voir les autres.

On dit souvent qu'on se la joue un peu trop nous les skateurs, c'est faux on peut être très gentils et apprendre aux autres. Je ne suis pas adeptes du fait qu'on me touche mais je peux d'apprendre en ne faisant que toucher ta main. Je serais ton mur sur lequel tu te tiens quand tu commences. Bien que moi je peux te rattraper et te soigner, je suis un mur ++. Le top du top. Je ris moi même à ma connerie, dévoilant mes petites dents pointues.

«  Je m'appelle Eiko et je serais ton professeur de skate pour la journée, je m'ennuyais un peu tu tombe bien. »
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MessageSujet: Re: I can't stop the feeling [ Pv Octans. ]   Lun 25 Juil - 22:57

Il y a un silence, un moment de flottement. Puis mon cœur qui s'affole alors que l'homme s'approche. Vu de près, il est nettement plus beau, pas assez bien esquissé sur mes dessins. Je pourrais modifier l'histoire après, lorsqu'elle sera profondément ancrée au creux de mon esprit, que les souvenirs feront comme un livre dans ma tête. Son visage restera enfoui en moi durant un long moment, et ni l'un ni l'autre ne pourront rien y faire. Je love mon regard sur son visage et pince les lèvres, baisse la tête d'un air farouche. J'ai voulu un instant qu'il vienne, que nous parlions. Mais je me rends maintenant compte que c'était une mauvaise idée. Jamais je n'aurais dû. Parce que moi, contrairement à lui ou à tous les autres hommes, je ne suis pas quelqu'un qui peut s'exprimer et parler, parce qu'il fuira en se rendant comte que je ne suis pas capable de répondre à ses mots. Que je ne suis pas la personne à qui parler, à qui apprendre. Pourtant l'espoir naît dans mes yeux et je laisse ma bouche s'arrondir sur une lettre, quelque chose qui veut sortir mais ne le fait pas. Un mot. Un simple mot. Qui ne sort pas. Alors j'acquiesce vivement de la tête, lui offre soudain un sourire qui révolutionnerait le monde s'il le pouvait. Sincère et brutal, pur comme on n'en fait plus de nos jours. Un soupir passe sur mes lèvres, je serre les doigts avec force sur le carnet lorsqu'il tente de me l'arracher.

Mais je comprends que je n'ai pas le choix. Alors je le lui abandonne, ce carnet auquel je tiens, le couve du regard, puis cesse de m'inquiéter. Il en prendra soin. Ma main vient délicatement recouvrir la sienne, je pose un pied sur le skate, le retire. Comment monter sans le faire vaciller ? Je penche la tête sur le côté et plisse les yeux, préfère rapidement enrouler le tissu autour de mes hanches pour protéger mon jean, repose ensuite ma main contre la sienne, la serrant entre mes doigts, pressant ma paume contre sa jumelle. J'ai peur, mais comment le dire ? Et est-ce que j'ai envie de le dire ? Je ne veux pas qu'il me prenne pour un lâche. Aussi je ferme les yeux une seconde, souffle, et me prépare à monter. Sauf qu'il me parle encore et je ne peux pas ne pas répondre, non ? Mes lèvres s'ouvrent et je grimace, sors un souffle chaotique, un mot minuscule entre elles, qu'il ne saisira sûrement pas totalement, quoique. Je ne sais pas. Mes yeux ne l'ont pas lâché une seule seconde, parce que je veux savoir comment il réagit, s'il comprend ou non. Sinon je lui montrerai.

"Enchanté."

Ouais ce n'est qu'un mot et alors ? Je ne me sens pas d'en dire plus. Et je connais son prénom, lui nom. Cette fois je n'hésite pas, pose mes mains presque brutalement sur mes joues, du moins maladroitement, ferme les yeux et lui envoie mon père, fâché, qui prononce mon prénom après une bêtise que j'avais dû faire. Ainsi il saura. Ainsi ce sera mieux. Mais je ne lui laisse pas le temps de me repousser comme cette femme lorsque j'étais petit, je pose un pied sur la planche, le second, sentant mes jambes trembler sous mon corps incertain qui se plie, accroché néanmoins à sa main. S'il n'était pas là, quel équilibre aurai-je ? Certainement aucun.
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MessageSujet: Re: I can't stop the feeling [ Pv Octans. ]   Lun 25 Juil - 23:25

  • Eikō Inoue
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I can't stop the feeling
Je le regarde dans les yeux, mais il ne me répond pas. C'est perturbant, mais aussi attachant. Je suppose que je lui fait peur. J'attrape sa main et lui fait signe d'attendre deux secondes. Je pose le carnet sur mon sac pour qu'il soit à l'apprit et revient lui tenir la main. Je la guide sur mon épaule et tapote du pied sur le skate. Je bloque un peu le skateboard avec mes pieds et accroche ta taille. « Enchanté » Je crois que c'est ce qu'il a dit. Puis il me touche et des images défile dans ma tête, je panique un peu et le relâche. Je me reprend vite et l'attrape pour pas qu'il ne tombe. C'était quoi ça ? ! Mon cœur bat extrêmement vite et j'avoue ça m'a fait un peu peur. Je me suis un peu reprit et j'aurais bien énormément de question, mais je ne les poserais pas. Je viens le faire rouler un peu avec le skateboard en le tenant.

« Tiens moi au épaules... Octans ? Si j'ai bien comprit. »


Je le fais bouger de droite à gauche en souriant un peu. J'avance difficilement n'étant pas habitué à trimbaler quelqu'un comme ça. Je prend ses mains et je recule un peu le tenant toujours un peu. Je veux voir s'il a un peu d'équilibre. Je suis prêt à me jeter pour l'attraper au cas ou. Je serais un bon coussin.

«  Essaie de tenir, ou alors on va sur l'herbe pour que tu montes dessus sans risque. Tu veux essayer sur l'herbe? »


J'ai l'air un peu perturbé et perdu, mais j'ai peur. Du moins, je n'ai pas peur de ce que j'ai vu, mais qu'il me touche encore. J'aime pas ça, c'est inhabituel et flippant. Je pose mon casque sur ses oreilles et lui met une doucement musique pour le détendre, je la met assez basse pour qu'il puisse continuer à m'entendre.

«  Alors. Tu vas poser un pied, comme cela. »
Je mets mon pied doucement sur le skate et le regarde dans les yeux «  et avec l'autre tu va donner une petite impulsion puis tu le pose sur la planche d'accord ?  Tu risques de tomber, mais ne t'inquiète pas, ça fait pas vraiment mal. »

Le souvenir de mes débuts en skateboard, c'est sûrement très amusant. Je me suis prit un poteau en plein dans l'entre jambe, j'avais voulu faire le malin, on veut toujours apprendre plus vite qu'on le devrait. Quand je slide, j'ai toujours en vision se moment, mais je sais que ça ne m'arrivera plus, ça me fait juste rire. J'étais un peu plus jeune et très idiot. Voyons voir si ce petit bonhomme est lui aussi un impatient ou quelqu'un de beaucoup trop raisonnable pour se jeter dans le feu.  
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MessageSujet: Re: I can't stop the feeling [ Pv Octans. ]   Mar 26 Juil - 12:05

Mon corps est secoué d'angoisse et de tristesse à l'instant même où il s'échappe de mes mains. C'était bref, du fait que j'ai reculé rapidement, mais le mouvement était bien là. Une amorce de fuite. Pourtant l'espoir reste gravé en moi. Il n'a pas crié, ne m'a pas traité de monstre. Il aurait pu aisément me faire tomber également, en me poussant en arrière pour me faire rencontrer le sol à moitié dévasté de ce parc. Mais il ne le fait pas, et si je ne me détends pas, je me sens par contre légèrement soulagé. Mes mains se posent sur ses épaules et je suis content de savoir qu'il ne risque rien. Pas d'autre vision pouvant l'atteindre, non. Il n'y a qu'en épousant les joues avec mes paumes que je peux transmettre ce dont j'ai envie. Et ça, ce n'est définitivement pas plus mal. Il me fait bouger, je sursaute et m'accroche plus fort, manque de sauter de la planche pour m'accrocher à lui. Peu à peu il se sépare, et la confiance en moi se renforce avant de s'écrouler. Je me sens puissant, incapable, fort, brisé. Mes jambes tremblent si fort, je ne trouve pas mon équilibre, mais peut-être après tout que si je me lançais, je parviendrai à tenir, qui sait ? Mon nez est plissé, comme à chaque fois que je me concentre, mes yeux posés sur mes pieds et mon cœur bat si fort dans ma poitrine qu'elle pourrait bien exploser dans les minutes qui suivent.

Mais lorsqu'il demande si je veux aller dans l'herbe, je refuse en secouant la tête. Au moment où le casque est posé sur mes oreilles, je cesse de me poser des questions. Il n'y a pas 36 manières de réussir. Il faut essayer. L'écouter et faire confiance. A lui comme a moi. J'obéis sagement, dépose mon pied comme il indique, lâche ses mains. Et je pousse. Ma chaussure se pose avec précipitation sur le skate, je n'ai pas le temps de profiter de cette semi liberté que l'objet m'abandonné. Ma rencontre avec le sol est brutale, violente, je me retrouve allongé par terre, les fesses douloureuses et les coudes brûlants. Je me demande un moment ce qu'il s'est passé, puis je me redresse, clignant des yeux, incrédule. Je suis tombé mais je voudrais hurler ma victoire. Laisser passer un cri qui pourrait déchirer mes entrailles. Alors pourquoi rien ne vient ? Pourquoi mes lèvres sont entrouvertes sur un sourire éclatant, mes joues rouges et mes yeux brillants, mais que ma voix ne rejoint pas le tout ? Je pourrais rire, je ne le fais pas non plus. Pourtant rire, ce n'est pas parler. Mais ça se rejoint, et je n'ai pas envie de rire. Juste qu'on soit fier de moi une minuscule seconde parce que j'ai accompli autre chose que de manier le feu et le verre.

Je me relève, masse l'une de mes hanches un peu endolorie. Puis je cours chercher la planche, je m'en saisis et je reviens à ses côtés, le regarde avec attention. Je veux réussir. J'en ai terriblement envie. Pour lui montrer qu'il a bien fait de me faire confiance et d'arrêter son activité pour m'apprendre. C'est bien la première fois depuis longtemps qu'on s'occupe tant de moi, ça me rappelle un peu l'école, quand on accompli une prouesse et que tout le monde est fier. Ou comme le jour où j'ai retrouvé mon prénom, au milieu de ce grenier. Que j'ai senti comment je m'appelais. J'ouvre à nouveau la bouche et j'ai besoin de lui parler. De lui demander pourquoi il fait ça. Mais je n'y parviens toujours pas alors je la referme et je monte à nouveau sur la planche, repars comme il a montré. Je ne suis pas stable, ça tremble un peu, mais je parcours quelques mètres, avant de m'étaler de tout mon long, cette fois sur le ventre, le nez dans la poussière et une écorchure dessus. Jolie journée, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: I can't stop the feeling [ Pv Octans. ]   Mar 26 Juil - 13:53

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Je sens dans son regard que je ne l'ai pas blessé plus que ça. Il me surprend de plus en plus ce petit homme. J'ai un refus pour l'herbe, c'est encore plus étonnant, mais après tout ce sont ses fesses pas les miennes. Il a l'air un peu plus sur de que, un peu trop peut être, il fait un mouvement bien trop rapide pour quelqu'un qui débute et comme je m'en doutais la chute, heureusement que j'ai des pansements, je vais devoir en utiliser pas mal. Je regarde si tout va bien avant de lui sourire doucement. On reprend et il repart de plus belle pour tomber de nouveau un peu plus loin face au sol. S'il se jette sur le sol aussi j'y peux rien. Je sais bien que le mieux c'est de ne pas avoir peur de la chute, mais faut rester prudent s'il ne veut pas finir avec le nez cassé. Je viens lui redresser le visage, mes yeux parcourt la blessure et je lui tend la main pour l'aider à se lever, puis récupère le skate. Je le traîne jusqu'à mon sac. Je lui fais signe de s'asseoir et sort du désinfectant. Je commence par ses coudes puis installe un joli pansement avec des super-héros dessus. Je trouve ça amusant et puis ça protégera pour la prochaine chute. Je mets ma main devant ses yeux et lui met du désinfectant sur le nez. Je tamponne un peu avec un coton puis lui souris.

«  Alors je ne te mets pas un pansement sur le nez bien que moi je trouverais ça extrêmement amusant. Je vais rester gentil, pour cette fois, ça sera si tu retombes que tu en auras un. Ne te précipite pas, va s'y doucement sur tes mouvements. »


Je prend la planche et te montre comment je fais. J'y vais doucement et si je ne vais pas assez vite je redonne une impulsion un deuxième fois pour partir plus vite et plus loin. Je reviens vers lui saute de mon skate et l'attrape en vole. Je lui le tend de nouveau en souriant et le laisse faire. Moi je prend un peu d'eau pour le regarder  en spectateur. Voyons voir s'il écoute à défaut de pouvoir parler. Il a l'air d'un enfant avec ses petits pansements sur les coudes et son égratignures au nez. J'ai la patience et surtout le temps heureusement pour lui sinon je serais déjà partit, ou j'aurais trouvé une excuse pour partir loin. Je croise les bras en le regarde faire, il a du courage et je ressens une envie d'y arriver, c'est touchant. Je tend ma bouteille à l'homme et lui tend aussi une pom'pote ainsi qu'un petit muffin qui était enroulé dans de l’aluminium  

« Tu en veux ? On le partage si tu veux. »
 Je découpe le muffin en deux et lui tend une moitié, mon délicieux goûté sera divisé de moitié, j'en suis presque triste. Non enfaite je m'en fiche, ça vaut bien plus de le voir tomber et se relever d'un air si déterminé. C'est motivant.

« Tu y arrivera avec de l’entraînement, mais c'est déjà pas mal, c'est bien que tu n'abandonnes pas à la première chute. »
.
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MessageSujet: Re: I can't stop the feeling [ Pv Octans. ]   Mar 26 Juil - 14:28

Ma main se blottit dans la sienne. Naturellement, comme si sa place y avait toujours été. C'est chaud et réconfortant après cette chute. Je ne suis pas sonné, mais un peu engourdi. Mes bras brûlent, mon nez me fait mal, mes genoux saignent sûrement un peu sous le jean qui, heureusement, a tenu le coup. Dire que j'aurais pu passer cette journée à dessiner dans le but de reprendre le travail en forme et plein d'idées dans deux jours, voilà que me défigure et abîme mon corps. Oh je sais bien que je ne le devrais pas, je ne suis pas prudent. Mais aujourd'hui je n'ai pas envie de l'être. Je me relève grâce à sa main et passe mes paumes abîmées sur les vêtements pour les nettoyer un peu, retirer le surplus de poussière qui s'y accroche malgré moi. Nous retournons à son sac et je me laisse soigner, frissonnant à peine sous la morsure du désinfectant, fermant les yeux pour le laisser faire, en confiance. Un air me viens, une chanson que je n'ai pas écouté depuis longtemps. J'ai envie de la lui partager, de la lui faire écouter, mais il ne voudra pas que je pose encore mes mains sur ses joues, que je lui montre comme je sais montrer. A ma façon quoi. Alors je me force. Je pousse ma voix. Et finalement un son ténu passe mes lèvres, une mélodie qui remonte de loin, qu'écoutait mon père lorsque j'étais gosse. We are the champions..

Ma tête dodeline une seconde, après quoi il se relève et me montre comment mieux réussir. Un stress évident monte, j'ai peur de ne pas être à la hauteur et d'échouer encore. Pourtant je remonte sur cette planche. Je remonte et ça fonctionne un peu mieux. A un moment je vacille mais j ai le réflexe de sauter en route, me rattrapant sur mes pieds, sans chuter à nouveau. Alors la fierté revient et je tourne la tête vers Eiko, souriant, avant que mes yeux ne rencontrent ce qu'il tient à la main. De l'eau. Je cours presque pour le rejoindre, le remercie d'un nouveau sourire, bois quelques gorgées puis lui rends la bouteille. Mon souffle est un peu court, ma main hésitante lorsqu'il me tend la nourriture. Je n'ai rien à lui donner moi... Pourquoi fait-il tout ça ? Ma tête se penche sur le côté, je prends avec hésitation la moitié et viens me caler tranquillement contre son épaule, grignotant doucement en observant le parc, écoutant sa voix qui me berce. Pour un peu je pourrais m'endormir. Il fait bon et le soleil perce à travers les feuilles des arbres. Je lève le visage vers le ciel pour les laisser frapper ma peau trop pâle, apprécie cette pause et la nourriture qui glisse doucement jusqu'à mon estomac. Il y a des choses que je voudrais dire mais que je ne peux pas, je trouve ça triste. Tant pis. Je suis sûr qu'il comprendra. Pourtant je ne peux m'empêcher de finir par attraper mon carnet, l'ouvrant rapidement.

Sur la page gauche, l'oiseau enroulé autour de la lune et la coccinelle sur sa feuille. Sur la page droite, un inconnu faisant du skate. Un inconnu qui désormais porte un nom et un véritable visage. Je ne sais pas comment il le prendra, si il se sentira effrayé ou non, admiratif. Je préfère attendre sa réaction cette fois ci. Peut-être qu'il se posera des questions, ou qu'il regrettera de m'avoir accordé son temps. Ouais, je ne peux en rien prévoir sa façon de penser et son comportement lié à ça. La peur fait parfois faire des choses bizarres aux hommes qui succombent à son joug.
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MessageSujet: Re: I can't stop the feeling [ Pv Octans. ]   Mar 26 Juil - 14:52

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I can't stop the feeling
Il a l'air de s'y habituer, de s'y faire de comprendre comment faire pour éviter la chute et pour ne pas    perdre l'équilibre directement. C'est vraiment bien qu'il écoute, je n'ai pas l'impression d'avoir un enfant en face de moi. Je reste assis et le revois vite revenir quand je lui tend la bouteille d'eau. Il devrait avoir soif le petit. Je mange tranquillement et mon corps se crispe. J'ai vraiment pas l'habitude de me faire toucher autant, mais je le laisse contre mon épaule et il chante. Il arrive à parler de temps en temps, mais je sens qu'il se force, ça fait mal de le voir se forcer comme ça. Je me met face à lui et prend ses mains pour les guider vers mon visage. Je tremble un peu, mais j'hoche la tête pour te montrer que tu peux le faire.

«  Te force pas à parler, tu .. veux refaire ? Je sais pas trop ce que c'est mais tu fais des efforts pour le skate alors je peux en faire aussi. »


Je ferme les yeux en continuant de manger tranquillement, j’attends qu'il me touche de lui même et de revoir ses images étranges. Je sais pas quel heure il est mais j'ai pas envie de regarder. Pourtant je ne dois pas traîner trop tard en ville, mauvaise rencontre oblige, je préfère ne pas me faire embêter.

«  Si tu veux on peut bouger vers un endroit plus.. vivant, j'aime pas rester dans les coins avec peu de gens, j'ai pas envie de rencontrer de mauvaise personne. »

Mes mains se posent sur ses joues à lui et je plonge mon regard dans le sien, j'ai un grand sourire amusé. J'aimerais bien avoir la même chose que lui, au final c'est fascinant, mais sans utilité. J'ai eut une vie tellement plate que rien d'intéressant en sortirait. Ça serait un bon moyen de l'endormir je suppose, ou de le faire rire pour mes nombreuses chutes idiotes. Je caresse ses joues doucement et je me redresse pour aller chercher mon skate qu'il a laissé au loin. Je reviens en faisant plein de petit saut, j'ai un sourire tout heureux en remontant dessus. Je slide sur la barre et je glisse un peu trop vite, mon skate se plante dans l'herbe et je tombe à côté d'Octans en riant un peu. Je me pose sur le dos et je regarde le ciel, le soleil chauffe mon corps et ça fait énormément de bien. Je le regarde du coin de l'oeil en souriant pour le rassurer et essayer de lui donner le sourire.  

«  Tu vois, ça arrive même à ceux qui en font depuis des années. »


Je viens tapoter doucement sa tête puis j'ébouriffe ses cheveux. Un petit homme surprenant qui arrive à ne pas me déranger de sa présence, c'est rare. Puis ce croquis de moi qu'il a fait, je sais pas si c'est flippant, dérangeant ou admirable. Pourquoi il a fait ça d'ailleurs? Je ne suis pas quelqu'un qu'on remarque normalement, j'ai envie de lui demander mais s'est lui qui choisi ce qu'il dessine je suppose que ça avait une importance particulière pour lui. C'est peut être pour exprimer son envie de faire du skate. Ou son envie de moi. Je ris un peu, j'suis idiot et je rigole avec moi même, solitude qui nous fait faire des choses étranges. «  Pourquoi me dessiner ? Je suppose que ça tu ne peux pas me l'exprimer?  » 
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MessageSujet: Re: I can't stop the feeling [ Pv Octans. ]   Mar 26 Juil - 15:29

Il ne réagit pas face au carnet et je me sens une seconde seulement déboussolé. En fait c'est tout nouveau pour moi, tout ça. Il est surprenant. Il m'a proposé de faire du skate, il ne s'attarde pas sur mes échecs et m'encourage à continuer. Il me propose le goûter alors qu'il ne me connait pas. Et là il surpasse cette peur que je sens en lui, me demande de m'exprimer avec mes mains. Je sens mon palpitant s'emballer et déglutis difficilement, ferme les yeux, réfléchis un instant à ce que je veux lui envoyer. D'un coup je sais. Je souris et je relâche tout. Mon corps, mon esprit. J'ouvre la brèche, laisse fuser un souvenir bien précis jusqu'à son cerveau, lui donne une scène dont je n'aurais jamais pensé me servir. Un client dans la boutique, sourire aux lèvres et larmes aux yeux, tenant dans une petite boite serrée contre son cœur la création qu'il m'a demandé. Eiko ne sait pas ce qui se trouve dans la petite boite, il peut imaginer. Mais ce qu'il doit retenir, c'est le "Merci" qui passe les lèvres rosées du jeune homme avant qu'il ne s'en aille. Je retire mes mains en tremblant un peu. Parfois j'oublie de respirer lorsque j'envoie mon film, trop concentré, et je suis toujours en manque d'air quand je reviens à la réalité. Mon visage est sûrement rouge, mon souffle est court. J'espère qu'il ne relèvera pas. En tout cas il n'en a pas l'air.

Sa proposition me fait hocher la tête, j'accepte avec plaisir de m'en aller d'ici. Je ne suis pas un trouillard, mais moi j'aurais beaucoup plus de mal à crier que les autres si on venait m'agresser. Et me défendre, je sais faire, me débarrasser d'un troupeau de mecs en chaleur ou violents, ça non, je n'en serais pas capable. Je frissonne lorsque ses mains se posent sur mes joues, que ses prunelles s'ancrent dans les miennes, l'attends alors qu'il récupère son skate, debout, une main tenant le carnet, l'autre se balançant doucement à un rythme que je suis seul à connaître tout contre mes hanches. Mes yeux le transpercent, je l'observe faire du skate, bien mieux que moi. Puis d'un coup se vautrer. Alors je ris. C'est bref et surprenant. Un éclat, comme une envolée. Une nuée d'oiseau qui bat des ailes et s'envole. C'est clair, ça résonne. Comme celui d'un enfant. Et je le coupe en plaquant une main sur ma bouche, la surprise se lisant dans chacun de mes traits. Il y a bien trop longtemps que je n'avais pas ris. Trop de temps passé sans parler. Ma gorge cherche à me faire mal, je me force à souffler longuement pour la calmer grâce à quelques gorgées d'air frais. Elle n'aime pas cette agression et je peux la comprendre. Un rire, d'un coup, c'est bizarre, non ? Elle n'y était pas préparée.

Puis il y a la dernière question et celle là je sais comment y répondre avec mes mains. J'avance jusqu'à lui et elles reprennent possession de ses joues, mes iris se plongeant dans les siennes tandis que l'hésitation fuit mon visage. Il y a d'abord lui, lui qui apparaît sur son skate, semblant voler, bondissant sur la rampe, roulant comme je n'en serais jamais capable. Puis il laisse place aux pompier qui réaniment un homme. Le torse qui se remet à se soulever et à s'abaisser, un autre homme qui se précipite vers eux pour prendre de ses nouvelles. La peur dans son cœur qui disparaît. Laissant place à un sentiment nouveau. Si fort qu'il serre ma propre poitrine, fait naître des larmes dans mes yeux. Si fort qu'il broierait tout un monde. Le bonheur, le soulagement sans limites, mêlés à l'admiration pour ces hommes qui ont fait renaître devant ces yeux la personne qu'il aime profondément. Je lui envoie tout. Le rugissement des flammes en arrière plan, le bruit des sanglots de cet homme. Les battements de cœur effrénés dans sa poitrine secouée de terreur. Et tout ce qu'il ressent si fortement. Est-ce qu'il aura mal ? Peur ? Est-ce que ça lui fera le même effet que ça me fait ? Je laisse doucement retomber cette vision et ma lèvre tremble un peu. On me l'a raconté comme ça, j'ai simplement recrée. Mais aujourd'hui plus qu'un autre jour, je me rends compte à quel point ce que j'envoie me touche bien plus que ça ne le devrait. Je ressens tout comme si j'étais en train de le vivre. La scène défile dans ma tête et se rue sur lui. Je deviens la personne qui est dedans. Moi j'ai peur et mal. Et mes mains restent accrochées à lui, tandis qu'une larme coule sur ma joue trop pâle.
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MessageSujet: Re: I can't stop the feeling [ Pv Octans. ]   Mar 26 Juil - 16:00

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Ce qu'il m'envoie ne m’effrayait plus. Je ressens des choses grâce à ça, puis cet homme qui avait l'air si heureux, c'est touchant. Ça me touche, un minimum, le bonheur des gens me plaît, mais s'est bien la seule chose. Il me remercie comme ça, c'est amusant quand le fond mais je me demande s'il ne peut pas blesser les autres en faisant ça. Bien que moi je me fiche de la souffrance, ou de la tristesse elle ne m'a jamais affecté. Ses mains sont chaude, avec la chaleur je dois coller un peu ce qui rend se touché moins agréable qu'il le devrait.

Le temps s'est arrêté quand il s'est mit à rigoler, je sens qu'il a mal alors je lui tend la bouteille d'eau doucement pour apaiser sa gorge, il ne parle pas, ne rit pas, ça doit être triste. Je garde mon sourire amical puis je le perd sur ce dernier partage. Je reste stoïque, je ne bouge pas et je ne dis rien au début. J'aurais presque pu ressentir cette tristesse, mais comme à mon habitude je n'en suis que spectateur, je ne la ressens que partiellement comme si elle était là mais qu'elle n'arrivait pas à me toucher. Je viens doucement essuyer cette larme qui coule sur ta joue en penchant la tête, lui ça le touche, ça le rend triste. Je ne comprend pas pourquoi, ni réellement ce qu'il peut ressentir, bien que mon cœur est lourd ça n'a guère d’impacts sur moi. Il est si mignon avec cette moue triste, alors je me lève et je lui tend la main d'un air assuré.

« Viens. On va aller faire des trucs idiots et amusant. Ou alors on peut aller boire un verre quelques part. Ou bien manger dans un restaurant ? La nourriture ça rend tout bien meilleur, c'est pour ça que j'ai toujours de quoi manger sur moi. »

Comment redonner le sourire à quelqu'un ? Du gras et encore du gras. La solution pour se sentir bien, puis coupable, mais on s'en fiche de ce qui vient après du moment que le bonheur était la avant, il reviendra. Quoi qu'il arrive tout n'est qu'une boucle, j'ai échoué sur pas mal de chose, j'échouerais encore et encore, mais je ne vais pas m'arrêter pour autant. J'ai un petit air de winner sur le visage là, je lui ébouriffe les cheveux en récupérant mes affaires. Je monte sur mon skate et j'avance doucement en lui tenant la main pour le faire avancer un peu plus vite. Je sais pas combien de temps on a passé ici, mais c'était intéressant et distrayant. Je me demande si c'était aussi bien pour lui, vu les dernières images qu'il m'a envoyé.

«  Je sais pas comment interpréter ton dernier message. La tristesse m'affecte très peu. Je vois le côté rose de tous ce gris que tu m'as montré. J'suis incapable de souffrir avec ça. Tu as envie d'un truc en particulier? Je te suis sinon.  »
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MessageSujet: Re: I can't stop the feeling [ Pv Octans. ]   Mar 26 Juil - 16:30

Son doigt balaye la larme qui courait sur ma joue. Ce geste marque définitivement la fin de ma vision, je laisse retomber mes mains contre mes flancs, reprends le carnet que j'avais laissé retomber sur son sac, attrape la sienne de l'autre. Je suis encore perturbé par la force de ce que j'ai ressenti. Par ces sentiments douloureux et à la fois magnifique. Mais je n'arrive pas à savoir s'il a ressenti aussi et ça me trouble. J'aimerai tant savoir... Qu'il me parle, me dise maintenant s'il a comprit. J'ai fait ça parce que je l'ai admiré de jouer face au danger. Parce qu'il semblait naturellement lié à son skate, comme moi je suis lié à ma canne à souffler le verre et aux flammes qui crépitent. Parce que c'était une symbiose qu'on ne croise que rarement et que ça m'a touché. Mon regard que je porte sur lui est inquiet et je comprends cette nécessité qu'ont certains hommes à parler tout le temps de ce qu'ils ressentent. Mais j'ai trop rapidement compris que mon pouvoir me limitait de ce côté là. Que la parole m'était moins facile que pour les autres. Et qu'à chaque fois que je désirais parler de mes ressentis, je me retrouvais à court de langage, avec des blancs immense, et l'impossibilité à décrire mes sentiments et mes émotions. Alors peu à peu j'ai arrêté de parler pour ne plus être ridicule. J'ai développé d'autres types de langage. J'en ai même appris la langue des signes.

Je sais par ses mots qu'il pense que je suis triste. Que cette vision d'un homme qui a frôlé la mort devrait m'assaillir de douleur. Mais n'a t-il pas senti ce qui a agressé mon âme à ce moment là ? N'a t-il pas absorbé les différents sentiments ? C'est à ça que me servent mes mains, pourquoi est-ce que ça ne semble pas l'atteindre ? Je baisse un peu la tête et marche dans un silence de mort à ses côtés. Sa proposition est tentante, mais l'échec brutal que je ressens en ce moment me fait hésiter. Il n'a pas compris. Il n'a pas ressenti. Et je ne sais pas comment lui faire comprendre, lui montrer mes émotions si ce n'est par ce biais. Mon cœur se borne à me faire souffrir, je ralentis presque brutalement, ne lâchant pas sa main. Je sais qu'il pourrait tomber. Mais là je veux qu'il comprenne que je suis stupéfait, déçu par moi même, presque... Fâché. Mes yeux noirs sont brillants de larmes nouvelles, de larmes de frustration, et je pince les lèvres d'un air contrit, cherchant les mots appropriés à lui offrir, les mots qui ne me feront pas passer par 36 chemins avant d'arriver à mon but. Lesquels ? J'ai peur, mais je dois me lancer. Paraître ridicule au pire.

"Tu n'as pas senti ? Moi.. Je..."

Ma main se pose sur ma poitrine, je serre un peu mon haut, au niveau de mon cœur. Je veux lui dire. Je veux lui dire... Mais ça ne sort pas. Ça ne sort pas. Mon nez se plisse et je ferme à demi les yeux, me dandine d'un pied à l'autre. Je sais parler, dire des phrases simples, des mots. Mais je panique. Je panique parce que dès qu'il faut mettre un nom sur les choses, je ne sais plus comment faire. Parce que le langage est pour moi un mystère très complexe, et encore plus en japonais. Pourtant j'ai vite appris la langue, mais les images, elles au moins, sont plus universelles. Le langage je ne maîtrise pas. Je me retrouve bloqué par des cases et ce que je voudrais dire est dedans. Moi dehors. Je ne trouve pas les façons de m'exprimer.

"Ce n'est pas gris... C'est..." Je trouve un mot. Ce n'est pas bien employé ? Tant pis. "Joie ?"

Mon regard se tinte d'espoir alors que je le relève vers lui. J'espère qu'il va comprendre, réellement.
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MessageSujet: Re: I can't stop the feeling [ Pv Octans. ]   Mar 26 Juil - 17:05

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Il a l'air déprimé encore plus après mes mots. Je suis un peu idiot par moment, mais je ne vois pas ce qu'il voulait me montrer. C'était triste comme scène bien que la fin est joyeuse, je ne sais  pas comment l'interpréter. Il essaie de me parler je souris doucement et me pose devant lui pour lui appuyer doucement sur la joue. Il a l'air si triste, je ne sais pas si je devrais le regarder ou le laisser. Qu'est ce qu'on fait quand quelqu'un est triste ? Je lui fais un léger bisous sur la joue en soupirant un peu. Je le tire un peu plus loin pour sortir de là et regarde autour de nous pour voir ou manger. Je garde sa main dans la mienne la serrant fort.

«  Tu m'admirais c'est ça ? »


Je le regarde et pose le skate devant lui, je lui fais signe de monter. Une fois dessus, je prend une de ses mains et la pose sur mon épaule. J'avance devant lui et le skateboard roule suivant mon rythme, là il ne tombera pas et ne pourra pas se faire mal. Il pourra même rouler en continue, ce qui est très plaisant et moins fatiguant. Je trottine un peu pour le faire aller plus vite et commence un slalome entre les gens, je fais attention à ce qu'il suive le mouvement. Je glisse ma main à sa taille et avance dans des petites rues moins fréquenté pour qu'il puisse être plus libre. Je tourne un peu en rond, car je l'avoue je ne sais pas ou aller, ni ou toute ses petites rues nous mène.

«  Alors. Faut que tu me guides, je suis totalement perdu au final. Je voulais que tu t'amuses, on va reprendre la grande rue et tu me dis ou aller manger. »


Je le traîne jusqu'à la grande rue et regarde à gauche et à droite. On aurait presque trop de choix, mais je le laisse se débrouiller, il me pointera du doigts ce qu'il veut comme un enfant capricieux alors que c'est juste qu'il ne peut pas parler, du moins il peut mais ça n'a pas l'air sans douleur.  

«  Oh et excuse moi de ne pas comprendre. Je passe mon temps seul, les sentiments humains m'échappent un peu. Sauf la colère. Aller viens au pire on quitte se quartier et on va ailleurs, doit bien y avoir un restaurant sympas quelques part ailleurs. »


Je le traîne pour qu'on aille plus loin, beaucoup plus loin pour le coup, mais c'est pas grave. Plus on passe de temps ensemble plus je peux essayer de le comprendre sans qu'il n'ai à me foutre des trucs dans la tête. C'est mignon, mais dérangeant, j'ai l'impression d'avoir un rébus dans la tête. Trop de réflexion pour moi et trop de souffrance pour lui.
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MessageSujet: Re: I can't stop the feeling [ Pv Octans. ]   Mar 26 Juil - 18:33

Il me regarde et il finit par comprendre. Lorsque c'est le cas, je ne peux m'empêcher d'acquiescer rapidement, le palpitant battant à un rythme un peu trop rapide. Je m'efforce de calmer mon souffle, lui lance un sourire maladroit, désolé, parce que je me suis laissé emporter par la peur, parce que je n'ai pas su garder le contrôle de mes émotions. Je l'admirais, oui. Je l'admirais comme ce gars a admiré les hommes qui ont sauvé l'amour de sa vie. Mais il n'a pas ressenti et je ne comprends pas. D'habitude, il me semble que ça marche. Plusieurs fois j'ai fait pleurer mon frère, mon père et ma mère à cause de ce que je leur envoyait. Je gérais encore trop mal mon pouvoir, ça dérapait. Je ne parvenais pas à leur donner ce que je voulais et plusieurs fois ils ont reçu des choses qu'ils n'auraient jamais dû voir. Mais je cesse d'y penser lorsqu'il me fait passer sur le skate. Je m'y installe, m'accroche à lui, et nous sommes partis. Un instant je me revois apprendre le vélo avec Papa et je ne peux m'empêcher de sourire. Cette petite balade me détend, j'observe autour de nous, note quelques adresses qui ont l'air plutôt pas mal, juste comme ça, sans jamais y croire vraiment. Nous passons devant mon magasin. Je le lui montre, puis lui jette un regard pétillant en indiquant que c'est "A moi." Je suis si content de ce magasin, mon petit bijou. Dans lequel je n'ai pas le droit de travailler durant 3 jours.

Je continue de me laisser guider, mais à un moment il finit par m'annoncer qu'il est perdu. Nous reprenons la rue principal, je lui montre un restaurant qui a l'air sympa, sans grande conviction toutefois. Je ne mange jamais au restaurant. Pas le temps, pas l'envie, et pas seul surtout. Quelle connerie d'y aller seul et de voir toutes ces personnes en couple alors que moi, je ne sais même pas comment me faire un ami... Sa remarque suivante me fait sourire, j'acquiesce. Je sais mieux que quiconque ce que c'est d'être ami de la solitude. Ce que ça fait de se promener en solitaire dans les rues, d'admirer le ciel sans un ami à ses côtés. Mais personne ne veut de moi, parce que je suis bizarre, parce que je ne parle pas, parce qu'avec moi on s'ennuie. Comment font les véritables muets pour se faire apprécier ? Je ne sais pas, je n'en ai en fait jamais rencontré. Mais c'est peut-être pour ça que les gens ne m'aiment pas. Parce que je ne suis pas muet. Je ne leur procure qu'une pitié immense qui les agace et les fait m'envoyer sur les roses. C'est toujours plus simple pour eux. Ils me recalent, m'envoient péter. Et je n'ai plus que mes yeux pour pleurer. Alors je lui montre du doigt quelques endroits que j'aime bien lorsque nous passons dans les rues. Une librairie, un salon de thé. Des endroits apaisants où l'inspiration peut me venir.

Nous finissons par arriver dans un autre quartier et je repère rapidement un restaurant que je ne connais pas, qui me semble bon. Alors je me mets à trépigner sur le skate, le pointe du doigt et souris de plus belle, sautant de la planche pour la prendre sous le bras, ma main attrapant la sienne alors que je lui jette un regard presque suppliant. Je n'ai jamais envie de manger quelque part, mais celui là a l'air sympa. Mon cœur bat encore plus fort, je sautille un peu, content de ma trouvaille. Un restaurant italien. C'est si rare d'en voir, et il y a souvent beaucoup de choix. Lorsqu'enfin il accepte je me précipite presque à l'intérieur, sourit au serveur et montre poliment que nous sommes deux. Il nous installe à une table dans un coin un peu intime, ça me fait rire et je suis gêné aussi. Mais je suis persuadé que tout se passera bien.
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