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 Broken. [Ethan]

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MessageSujet: Broken. [Ethan]   Jeu 11 Aoû - 21:12

Tu ne devrais pas rester accroupie ainsi. Tu ne devrais pas autant verser de larmes que cela. Tu ne devrais pas réagir de la sorte, point final. Pourtant, te voilà dans une position peu élégante bien malgré toi: en forme de fœtus assis, tes bras entourant tes frêles jambes, tu caches ton visage inondé de larmes immondes grâce à tes cheveux détachés, ce qui se produit rarement. Tu les détaches lorsque tu n'as pas envie qu'on te remarque. Lorsque tu désires rester seule. Lorsque tu espères que personne ne regarde en ta direction. Lorsque tu pleures, la plupart du temps. C'est surtout pour cette raison. Donc, si quelqu'un te connaît bien et qu'il te verra faire un mouvement de main se dirigeant vers tes élastiques soutenant ta chevelure en couette tressée, il saura exactement ce que tu comptes réaliser. Sauf que, le problème, c'est qu'il n'y a personne qui ne te connaît assez bien. Sauf Aoi. Mais elle, elle n'est plus là pour le remarquer. Elle est partie bien loin. M'en fait, bien assez loin pour ne pas qu'elle soit à tes côtés la plupart du temps. Bref, là n'est pas le problème. Tes sanglots refoulant difficilement dans ta gorge, tu relèves la tête une énième fois devant ton erreur ultime. Les larmes recommencent leur chute aussitôt.

Ce si beau piano. Ce si beau piano libre-service. Il est là depuis belle lurette dans la librairie. Jamais il n'y avait de quoi dessus. Jamais, jusqu'à maintenant, personne n'a osé abimer cet instrument. Toujours, il était là, fier, grand, beau et prêt à être utilisé pour les adeptes et les novices, les jeunes et les moins jeunes. Toujours, il y avait des partitions qui n'attendaient qu'à être jouées. Toujours, une atmosphère de joie et de calme émanait de ses alentours. Petite Ruri, tu étais rentrée, tout timide, dans cette librairie surtout parce que ce piano libre-service t'appelait. Tu l'avais vu, derrière la baie vitrée; tu l'as trouvé immense et magnifique, tu as voulu en jouer. Après que le libraire t'ait laissé la chance de prendre des partitions la première fois, tu y es retournée. Tu apprécies tellement l'énergie qui se dégage de cette boutique. Tu n'avais jamais cru qu'un endroit où il y a un rassemblement de bouquins pouvait autant t'attirer. Et pourtant, tu as vécu le contraire. De plus, le libraire, peu parleur, mais bien agréable, t'a donné une clé pour que tu puisses jouer du piano comme bon te semble. Une clé! À toi! À toi, petite Ruri! Le sourire que tu lui as donné, ta bonne humeur, ton excitation, ton sentiment de reconnaissance, tout cela est encore ancré dans ta tête. Depuis, tu en profites du mieux que tu le peux pour l'utiliser; une chance comme ça, ça n'arrive pas fréquemment! Tu lui as juré, au libraire et à toi aussi, que tu ferais tout pour que l'endroit reste parfait et accueillant pour les prochains visiteurs.

Et pourtant.

Tu viens d'arriver dans la boutique. Cela fait quelques temps que le libraire est parti et qu'il t'a légué une clé. La journée est encore jeune. Tout à l'heure, tu avais envie de siffler tellement que tu avais hâte de rentrer dans la librairie. Désormais, tu as juste le désir de t'arracher les cheveux, de t'enfuir et de ne plus jamais fréquenter les lieux.

Ce si beau piano. Il est complètement…laid. Il a été vandalisé. Carrément. Complètement.

Tu as attendu que la porte se ferme derrière toi avant de crier. De réagir violemment. De mettre une main devant ta bouche tout en émettant ce cri. De regarder partout, histoire de voir si le coupable était encore dans les parages. De ressentir les hoquets qui mènent généralement à des pleurs silencieux. De te demander si tu avais oublié de verrouiller la porte. De te demander sérieusement si tu avais réellement oublié de tout verrouiller. De te dire que tout cela est de ta faute. De te cacher dans un coin et de te placer comme tu es présentement. D'attendre que tout se calme et que…que…le libraire arrive.

Tu espères qu'il arrive. Qu'il fasse quelque chose. Qu'il te croit lorsque tu lui diras que tu n'as rien fait, promis, juré. Que…Qu'il ne te donne pas un regard noir, que tu ne te sentes pas mal lorsque tu tenteras de lui expliquer que tu ne sais rien. Tu espères qu'il arrive.

Et pendant que tu espères, tu attends. Tu tentes de contrôler les pleurs. Tu te parles en te disant qu'une jeune fille de ton âge ne devrait pas agir de cette façon. Mais tu n'y peux rien.
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MessageSujet: Re: Broken. [Ethan]   Sam 13 Aoû - 20:07

Broken

Marchant dans la rue sous le terrible soleil japonnais, Ethan souffrait de la chaleur et de la moiteur si commune à l'île. Il était de retour de sa bien aimée Angleterre où il avait passé quelques jours de vacance au frais de l'Aînée dans l'ancienne propriété de ses parents et son corps s'était très vite réhabitué à la fraîcheur anglaise. Il aimait beaucoup Hoshikami, il y avait sa librairie et ses habitués et quelques amis aussi, mais il ne se ferait décidément jamais à sa chaleur et son humidité. Père n'aurait d'ailleurs pas hésité à commenter que « Ce n'était pas un temps pour des gens civilisés ! » mais comme tout bon anglais de la vieille école.

D'un pas pressé il allait donc dans les rues hoshikamiennes, naviguant par les petites rues, plus rapides selon lui, vers le Saule Lecteur, vers le frais, et un bon fauteuil moelleux, un bon livre, et surtout un grand verre de menthe, bien frais. Il en salivait presque à l'idée. Derrière lui il traînait deux grosses valises, bien trop remplie pour ses pauvres et bras et épaules. L'une contenait ses affaires de voyages, deux trois souvenirs du pays et de nombreux nouveaux livres, l'autre...et bien l'autre ne contenait que de la nouvelle lecture. Il avait même acheté la valise spécialement à cet usage quand il s'était rendu compte que non, tout ses nouveaux livres ne rentrerait pas dans la valise qu'il avait prise, si grande soit elle. Enfin, il avait l'habitude ça ne faisait jamais que la seizième qu'il avait dû acheter pour des cas similaires.

Enfin il l'avait devant lui, le Saule, son second amour après les livres. Le bel établissement que c'était. S'il n'avait pas fait si chaud, il aurait même pu marquer une pause pour admirer sa propriété, comme le faisait Père de temps à autre, à l'époque à la maison, en admirant le jardin. Il aurait fait une imitation presque parfaite, il connaissait bien la recette, un regard dur, un port droit, un brin d’orgueil, beaucoup de satisfaction personnelle, le tout saupoudré d'un peu de British Touch. Pour une réalisation parfaite, un public et God Save The Queen en fond sont un plus indéniable évidemment. Mais il faisait toujours aussi chaud et l'appel de la fraîcheur était plus fort.

Arrivé à la porte, fit glisser sa clef à l'intérieur de la serrure et nota que celle-ci n'était pas verrouillé, de même que les rideaux de la baie vitrée, n'était pas totalement fermés. Sa jeune pianiste favorite, devait certainement être installé au piano, comme il l'avait invité à faire en lui donnant, avant son départ, un double de la clef du Saule.

Il l'aimait bien cette petite. Elle n'avait pas, comme lui, cet amour des livres, mais elle avait un amour similaire pour le piano. Ce qui était tout aussi bien, pour quelqu'un ayant reçu l'éducation d'Ethan. Il avait d'ailleurs, dans une de ses valises, quelques cadeaux pour la jeune fille, sous la forme d'un certain nombre de nouvelles partitions acheté spécialement pour elle.

Ethan poussa la porte, du pied et entra dans la librairie. Première impression, le frais. Ah qu'il faisait bon ici. Deuxième impression, pas de musique rien. Pas un bruit. A part...des pleurs étouffées. Ethan lâcha ses valises là, ferma doucement la porte et avança dans la pièce, la balayant du regard. Malgré la relative obscurité il finit par trouver Ruri, accroupi dans un coin, sanglotante. Il a remarqué le piano aussi, évidemment, l'objet est trop gros pour qu'on ne le remarque pas, il a vu les dégâts et les dégradations. Il les a vus, il les a noté, mentalement dans un coin de son esprit, mais ce n'est pas la priorité pour l'instant. Pour l'instant, une jeune fille sanglote dans son établissement et c'est plus important.

Ethan vient s'accroupir devant elle avec petit sourire bienveillant, tends la main et lui écarte doucement les cheveux de devant le visage.

« Ruri ? C'est moi, M. Penhowl, Ethan, le libraire. Tu m'entends Ruri ? Allons ne reste pas là, viens. »

Gentiment, il lui prend la main et l'aide à se relever, il la fait s'installer dans l'un des fauteuils.

« Je vais me faire un verre de menthe à l'eau glacé, tu en veux un ? »

Sans attendre de réponse, il se dirigea vers le comptoir et fit deux grands verres de menthe à l'eau glacée sans un autre mot puis revint vers elle, déposa un verre sur la table basse devant la jeune fille et s'installa lui-même dans le fauteuil voisin.

« Maintenant, dis moi, qu'y a-t-il ma chère Ruri ? »

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MessageSujet: Re: Broken. [Ethan]   Mer 24 Aoû - 5:50

Tu entends la porte s'ouvrir lentement. Tes sanglots se coincent dans ta gorge et te font faire un bruit comme si tu régurgitais une boisson qui a un mauvais goût. Tu tressailles doucement par ta propre réaction. Si cela avait été dans une autre situation, tu aurais probablement souri et rit dans ta barbe inexistante (dieu que tu ne comprends pas pourquoi cette expression existe…pourtant, tu l'utilises sans trop te poser de questions). Or, aujourd'hui, ce matin, c'est différent. Tu ne peux pas rire de quelque chose d'aussi futile. Pas après l'immensité de la faute que tu as commise. Est-ce vraiment de ta faute? Tu te poses encore ces mêmes questions depuis le début que tu te caches dans ton coin. Il faudrait que tu t'arrêtes, que tu y penses, que tu te relèves et que tu réalises quelque chose. Sinon, plus tu agis de la sorte, plus on pourrait te considérer comme le coupable de la scène qui s'offre devant toi. Ce piano, si beau, si puissant dans les notes, si beau, si calmant, si accueillant, si…

Tu entrevois une silhouette se rapprocher. Cette silhouette n'a toujours rien dit. Est-ce le libraire? Est-ce un employé? Est-ce un policier? Est-ce un avocat? Est-ce un juge qui va te condamner? Petit à petit, tu te dis que, finalement, tu as peut-être un peu plus d'anxiété que tu voulais le croire. Que l'orthophoniste n'avait peut-être pas si tort en disant à tes parents d'aller consulter un médecin spécialiste pour déterminer si tu pouvais être diagnostiquée comme étant une enfant anxieuse. Tu remercies intérieurement tes parents d'avoir répliqué que tu te sentais probablement assez «brisée» par l'étendue des choses qu'elle t'a annoncé lors d'une de vos plus récentes rencontres. Tu te souviens du moment où elle t'a balancé, tel un effet diachylon, tous les petits maux qui causaient ce que tu avais, ce que tu as, ce que tu auras. Toutes les petites choses dont tu auras de la difficulté à surmonter parce que tu es différente. Parce que tu es «brisée». Elle ne t'a pas dit ce mot-là en particulier (tu crois même qu'elle l'évitait comme la peste), mais tu te sentais ainsi lorsqu'elle te dictait, un par un, les symptômes de la dysphasie. Tu n'as pas le temps d'éloigner une moue de ton visage au travers les larmes et les cheveux te camouflant.

Au même instant, tu es interrompue dans tes souvenirs pas si lointains par la silhouette qui a eu le temps de s'approcher et de s'accroupir tout juste devant toi. Tes yeux s'écarquillent lorsque des mains calmes te retirent les cheveux de ton regard. Tu vois aussitôt celui du libraire. Tes yeux s'imbibent d'eau automatiquement. Tes sanglots se refoulent et veulent sortir. Tous deux cessent leur activité quand il prend la parole et qu'il tente de te ramener à la réalité. C'est comme si tout ton corps avait subi un bug informatique. Tu bats des cils sans faire quoi que ce soit lorsqu'il te dit de le suivre. Il semble comprendre ton état, puisqu'il te prend la main pour t'aider à te relever et t'asseoir dans un fauteuil pas trop loin de ta cachette. Ton esprit est encore plus abasourdi quand tu l'entend te demander si tu veux un verre de…quelque chose à la menthe. Pour ton cerveau, c'en est trop: Mais que fait-il? Ne veut-il pas te punir? Ne veut-il pas savoir? Ne veut-il pas t'interroger? Mais qu'est-ce qu'il fait?! Pour toute réponse à tout cela, tu attends sagement, patiemment, sans broncher. Tu es trop choquée par les dernières minutes (les dernières heures? Combien de temps es-tu restée ainsi, cachée, dans ton monde paniqué et empli de stress? Tu ne le sais pas, tu n'as pas vérifié l'heure avant de rentrer dans la boutique) que tu ne sais plus où en mettre la tête.

Enfin, le libraire, Ethan, s'assoit au fauteuil devant toi. Il a déposé sur la table, en ta direction, un verre rempli d'un liquide transparent embuant le matériau constituant le verre. Il te demande – finalement! Tu as envie de crier Alléluia – ce qui se passe. Il te le demande, à toi. Tes pieds, tes cuisses, ton dos, ta tête, ton corps en entier deviennent un ressort. Tu te penches subitement vers l'avant, comme si tu voulais prévenir rapidement Ethan d'un grave danger. Au lieu de cela, au lieu d'un danger imminent, tu tentes de t'expliquer:

- Je…le piano…Quelque chose…Le piano est dé…dé…pas désorganisé…pas dé…déééé…MAL! LE PIANO, IL EST MAL, IL A MAL!! J'AI pas vu…

Tu prononces tes dernières paroles dans un cri qui t'effraie toi-même. Tu étais dans l'impossibilité de dire «détruit», «démantibulé», «vandalisé», donc tu as trouvé le mot qui semblait le plus familier à ces autres mots qui ne voulaient pas sortir de ta bouche. Tu maudis ton diagnostic et tu maudis ta tendance à pleurer pour un rien. Car te revoilà en train de retenir des larmes de couler.
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MessageSujet: Re: Broken. [Ethan]   Mer 24 Aoû - 20:57

Broken

Avec un air soucieux Ethan porta son verre à ses lèvres et ingurgita une petite gorgée de son contenu si frais. Ses yeux, toujours posés sur la jeune fille, affichaient un air sérieux mais surtout soucieux alors qu'il l'entendait répondre. La jeune Ruri n'était visiblement pas au mieux, c'était même un doux euphémisme considérant l'état dans lequel il l'avait trouvé.

Très bien. Mais qu'allait il donc pouvoir y faire ? Cette situation était un peu trop soudaine et inhabituelle pour lui. Cela faisait bien trop longtemps qu'Ethan ne s'était pas retrouvé devant une jeune fille en pleurs. S'était il déjà retrouvé devant une jeune fille en pleure d'ailleurs ? Il ne savait plus trop, il lui semblait qu'il y avait bien eu cette fois il y a longtemps au pays, quand il était au collège mais est ce...Non ! Ce n'était pas le moment de se perdre dans ses souvenirs, à se demander si ça ou ça, une jeune fille était en pleurs présentement devant lui, il lui fallait gérer cette crise maintenant, c'était le plus important. Qu'avait elle dit d'ailleurs ? Ah oui le piano. Évidemment le piano. Le piano avait mal avait elle dit. Oui, mais pas seulement le piano.

Toujours avec cet air soucieux. Non. Plus seulement soucieux, une autre émotion venait transparaître au milieu de son regard, en plus du soucis, un début de colère. Ethan tourna donc son regard vers le piano non loin de lui. Vers cette place que le piano occupait depuis qu'il l'avait installé là. Il n'avait même quasiment jamais bougé, à part pour quelques nettoyages rapides et une ou de fois où une partition s'était glissé.

Une colère sourde commençait à se former au fond d'Ethan a mesure qu'il regardait le piano. Il était abîmé, très abîmé même. C'était assez visible, des morceaux manquaient par endroit, d'autres avaient été enfoncé. Les gens qui avait fait ça au piano n'y était pas allé de main morte et surtout de tout leur poids. Ethan doutait fortement que le piano sonne à nouveau un jour.

Après une deuxième gorgée, Ethan se leva de son siège et se dirigea vers lentement vers le piano.

« Essaye de te calmer Ruri, ça va aller ne t'en fais pas. » Ajouta t'il en allant vers le piano.

L'instrument devant lui, Ethan contempla les dégâts. Des morceaux de bois avaient été arraché oui mais principalement du superficiel, rien de vital à l'instrument. Le son en serait changé naturellement oui, mais pas de beaucoup, en tout cas pour une oreille non expérimenté. Enfin cela n'était évidemment vrai que si le piano pouvait toujours sonner. Un impact plus important que les autres avait avait bien déformé le piano et donc la caisse de résonnance. Ethan toucha la zone de la main et poussa un petit peu le bois du bout des doigts et ses craintes se confirmèrent, des morceaux de bois cédèrent sous le peu de force qu'il avait employé et tombèrent au fond du piano révélant un trou dans la structure du piano. De l'autre côté du trou les cordes étaient abîmées, et il ne serait pas surpris que quelques unes aient lâché d'ailleurs. Le piano n'était vraisemblablement pas réparable du tout. Il s'en doutait, mais au moins maintenant il en était certain. La colère qui grondait au fond de lui se fit plus forte.

D'une main délicate il souleva ensuite le protège clavier, du moins ce qu'il en restait, un gros morceaux manquait sur la partie gauche. Quelques touches manquaient aussi comme il le constatait, brisé ou simplement déchaussé. Par acquis de conscience il essaya une gamme. Quelques notes sonnèrent, étranges et très déformées, mais alors qu'il jouait le Fa, un bruit sec de bois brisé retenti dans le piano immédiatement suivit de celui de la corde qui lâche. Sa colère fit un bon. 

Il referma le protège note, fermement mais délicatement, ne voulant pas abîmer plus avant les vestiges de son piano et se retourna vers le reste de la pièce. La colère commençait à prendre le dessus sur sa raison. La chose était rare. Son poing droit se referma, son regard se durcit, ses dents se serrèrent et...Ruri ! Non ! Il ne devait pas s'énervait, il devait se calmer ! Pour Ruri. Pour l'instant il devait être calme, il s'emporterait plus tard. Peut être.

La pauvre Ruri n'était visiblement pas celle qui avait abîmé le piano, elle n'avait pas assez de force pour ça, ou alors le cachait très bien, ni même l'envie et la volonté de le faire, enfin le pensait il. Il devait se calmer, la pauvre était déjà dans tout ses états, s'il s'y mettait lui aussi ça n'arrangerais rien. Mentalement Ethan se força à prendre une grande chape de plomb et à la lancer sur sa colère avant d'aller chercher son calme et sa gentillesse qui traînait dans un coin, sans oublié de mettre panneau "Ne pas toucher" devant sa colère.

Tout en se calmant, Ethan s'agenouilla à côté de Ruri et lui posa la main sur l'épaule. La gratifia du meilleur sourire qu'il pouvait fournir sur l'instant.

« Allons, allons, ne t'en fais pas petite Ruri, je ne vais pas te gronder ou te punir. Ce n'est pas toi qui est responsable de ça, je ne me trompe pas ? Bon, bon. Bois un peu déjà, dit il lui tendant le verre frais de menthe.

- Dis moi, sais tu si quelqu'un d'autres que toi es venu ici ? »

Le plus étrange pour lui, était que la pièce ne semblait pas avoir d'autres dégâts. Qui serait donc venu chez lui pour seulement détruire son piano ?

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