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 Stalker, Danger [Killian]

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MessageSujet: Stalker, Danger [Killian]   Mer 24 Aoû - 5:55

Non. Non, non, non. Ce n'est absolument pas ce que les gens pourraient croire. Ce n'est absolument pas ce que toi tu peux te permettre de croire. Tu n'agis absolument, réellement, totalement pas en stalkeur. Tu n'épies personne présentement, tu ne fais que regarder…une porte. Une porte fermement verrouillée. Une porte qui ne s'ouvrira peut-être pas de sitôt. Une porte qui te mènera nulle part. Pourquoi restes-tu ici? Crois-tu sincèrement qu'il apparaîtra comme ça, sans crier gare, grand sourire en disant «Ta-daaaah! Me voilà»? Rien qu'à y penser, tu te donnes toi-même des frissons dans le dos, imagine! Tu déglutis silencieusement pendant que tes doigts tremblotant retiennent la jonction entre les deux murs de brique créant la bâtisse juste à côté du bar que tu observes. Rectification: tu observes la porte de sortie, strictement réservée aux employés, qui est liée au bar où travaille…cet homme.

Cet homme qui n'a toujours pas voulu te dire comment il s'appelait. Cet homme qui a immédiatement compris, tout autant que toi, quel était le lien qui vous unissait. Cet homme qui a semblé fort irrité par le simple fait de t'avoir remarqué. À cette pensée, tu mets une main sur ta poitrine, là où se trouve ton cœur. Tu as eu mal de savoir qu'une autre personne te regardait de haut, mais pas pour les mêmes raisons. Dès que tu as croisé son regard, dès que le sentiment si…étrangement intense…t'a parcouru le corps, dès que tout le petit flafla est tombé, tu as soudainement eu peur. Peur de quoi? Peur de qui? Tu ne le sais toujours pas, toi qui ne bouge pas et qui attend sagement que la porte s'ouvre. Tu sais simplement que lorsque tu as tenté de t'en approcher de façon un peu trop familière à tes yeux, il t'a rejeté. Il t'a effrayé. Son aura est effrayante. Il est effrayant. Tu ne comprends pas encore pourquoi tu as eu l'audace et le courage d'aller le voir de nouveau, de le suivre presque dans ses souliers. Tu te surprends une énième fois à te souvenir du moment où tu lui as dit que tu le retrouverais, même s'il te faisait clairement comprendre qu'il ne pensait pas que cela arriverait. Tu ne te rappelles pas la raison pour laquelle tu es passée par ces ruelles, mais tu te dis, même en ce moment, que c'était le destin qui t'a amené là. Que c'était prévu depuis la nuit des temps. Que tu devais prendre ces chemins pour tenter de retracer la maisonnée d'une camarade de classe qui n'avait pas pu aller en cours cette journée-là et que tu t'étais portée volontaire pour aller lui donner ses cahiers.

Donc non. Tu n'agis pas comme un stalkeur actuellement. Tu agis comme…une personne têtue, entêtée, incapable de changer d'idée…Tu constates que tu te répètes. Tu te tapotes gentiment la tête, histoire de replacer tes idées dans l'ordre. En vain, il faut croire.

Comme tu peux le voir toi-même, tes pensées sont confuses, se mélangent entre elles, tu ne sais plus réfléchir de façon concise. Un millier de phrases, de questions, de commentaires envers toi se bousculent dans ta tête, se frayent un chemin minuscule, s'introduisent sans se présenter, s'amusent à te tourmenter et à te faire oublier ta quête imminente, ton but ultime de t'être rendue jusqu'ici. Comment as-tu su qu'il travaillait là? Parce que tu l'as vu s'y diriger, avant-hier, quand tu flânais un peu dans les mêmes rues où tu l'avais croisé, juste pour voir si tu le recroiserais face à face. Parce que tu as compris qu'il fréquentait cet endroit peut-être un peu plus qu'une seule fois dans sa vie en le revoyant y retourner hier. Parce que tu n'es pas UN STALKEUR, point final. Tu veux…Que veux-tu, au juste? Tu déglutis une autre fois en repensant au regard perçant et imposant de l'homme en question. Veut-il aussi ce que toi tu désires? Tu ne le penses pas. Mais tu es si obstinée que tu te dis qu'au fond, il est peut-être comme toi: il veut te connaître. Il veut savoir qui tu es, d'où tu viens, que fais-tu dans la vie, quelles sont tes passions, quels sont tes hobbys, quels sont…

Tu veux connaître l'homme qui t'est lié. Tu veux connaitre cette Étoile.

Enfin, tu sursautes en entendant la porte de sortie s'ouvrir lentement. Tu retiens ton souffle en un clin d'œil.
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MessageSujet: Re: Stalker, Danger [Killian]   Mer 24 Aoû - 13:57



Stalker, Danger


"Les seuls qui ne méritent pas d'attention, sont ceux qui n'ont pas de reflet."


L’horloge suspendue au-dessus de la porte d’entrée venait de taper les quinze heures. Killian souffla, posant le verre qu’il venait de laver sur le comptoir; enfin il pouvait se permettre un moment de répit dans ces journées de travail insoutenables. Le blond avait beau passer ses heures dans ce fichu bar, il n’en était pas autant libre : dès l’ouverture, la foule se ruait et alors commençait le dur périple des journées redondantes. Cela ne lui déplaisait pas tant que cela, il pouvait porter des habits prêtés par le gérant, propres et classes, qu’il rapportait chez lui sans autorisation la plupart du temps, mais surtout son plus grand bonheur était de pouvoir reluquer de ses yeux acérés les jeunes femmes rentrant et sortant tout au long de la journée. Que dire, un homme bien ? Il se croyait tel quel, toutefois ce n’était toujours qu’un simple imposteur au sourire charmeur. Trop superflu, trop extravagant, le genre de type qui attirait les proies dans son filet sans même s’en rendre compte. Néanmoins, la partie de plaisir n’était point au rendez-vous dans la période matinale : des hommes venant prendre leur café avant la réunion ou des fêtards ne s’étant pas remis de la veille. Jamais de femmes. Jamais de petits culs et de seins. Frustrant.

L’homme aux yeux dorés encaissait les dernières commandes, à savoir des viennoiseries infâmes et des cafés en grand nombre. La machine capricieuse ne voulait jamais s’ouvrir du premier coup, alors il avait trouvé le moyen infaillible de la faire céder : il tapait un grand coup de son poing et la petite ouvrait sa bouche gourmande. Les pièces tintait sous le métal, une grande partie brillait rien qu’avec les néons livides de la pièce tandis que d’autres se faisaient plus discrètes dans l’ombre des billets. Comme à son habitude, le jeune homme prit une dizaine de billets de cinq cents yens et les fourra dans la poche intérieure de son veston, puis resserra sa cravate avant de fermer, comme si de rien n’était, le tiroir de la machine. Pour lui, ce n’était qu’un dédommagement de son travail, Killian profitait pleinement de son poste de barman quand les gens devenaient plus euphoriques, quand les dix-huit heures étaient passées et les têtes s’en voyaient troublées. L’alcool tournait dans ses mains, les verres passaient et repassaient pour qu’en somme, le tout devienne un bénéfice réciproque.

Les planches du parquet vibraient sous son poids, sous sa démarche lassée et blasée. Il attrapa un verre pour y mettre de l’eau fraîche venant du robinet, puis sort d’une main habile son paquet de ce qu’il appelait « tubes à concert », plus communément nommées cigarettes. D’un coup d’épaule franc, la porte de service s’enfonça et fit rentrer la lumière d’après-midi dans l’antre bordélique. Jamais il ne rentrait chez lui en cette pause du midi, il préférait dire que chez lui c’était ici et que nulle part ailleurs il ne serait le bienvenu. Cependant, autre chose le tracassait : il se sentait observé depuis quelques jours, comme une présence éphémère qui le poursuivait dans le but de lui rappeler ses crimes. Un songe, se disait-il, pourtant chaque jour qui passait devenait de plus en plus pesant, il ne comprenait pas et voulait savoir. Ses rivaux avaient beau défiler dans son esprit, aucun ne semblait encore en vie. Il secoua ses cheveux de façon à les mettre en arrière une dernière fois et claqua derrière lui la porte de service.

Le vent traversait ses cheveux aisément, les faisant paraître à l’égal de fils de lin, légers et robustes. La cigarette fila entre ses lèvres et un feu silencieux vint lui brûler sa tête, créant alors une fumée légère dans l’air. Ses lèvres rosées pinçaient la source du cancer et se retiraient en expirant élégamment ce poison infernal. Le correct n’était qu’un leurre, certains buvaient et blâmaient les fumeurs, mais à qui la faute ? Ils étaient tous égaux, tous dans le vice des tentations. Le verre au fond rempli, c’est-à-dire que sa base n’était pas creuse, se releva au niveau de sa tête tandis qu’il inspectait le niveau d’eau. Le niveau de discrétion.

Un sourire se dessina sur son visage.

Il paraît que l’éducation est la base d’une vie saine.

La petite brune, celle avec qui il partageait ses maux, avec qui il était soi-disant lié, se reflétait dans le bas-fond du verre. Elle n’était pas très visible mais ses prunelles restaient caractéristiques. Reconnaissables entre toutes. La voici, la petite malicieuse qui le poursuivait, il se sentait au final comme soulagé.

Vas-tu rester plantée ici longtemps ? lui lança-t-il en se tournant.

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