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 Sugar love. [Cassiodore]

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MessageSujet: Sugar love. [Cassiodore]   Lun 16 Mai - 6:16

« Ne me regarde pas avec cet air-là, tu sais très bien que je reviens avant minuit. »

Les poings sur les hanches, Lorelei s’adressait depuis plusieurs minutes d’un ton ferme à son vis-à-vis qui la fixait avec intensité. La conversation était animée et aucun des deux protagonistes ne semblait vouloir lâcher l’affaire.

« En plus je t’ai fait le plein de croquettes, tu n’as vraiment pas de quoi te plaindre. »

Un miaulement de protestation lui répondit et elle haussa les épaules en se détournant pour attraper une veste légère qu’elle enfila d’un geste habitué.  

« Mais non je ne ferai pas de bruit en rentrant, promis. »

L’animal à la fourrure de feu émit un dernier miaulement et quitta la pièce, la queue en panache. La jeune femme avait l’habitude d’avoir des conversations plus ou moins longues avec lui et il ne lui serait jamais venu à l’esprit de remettre en question sa santé mentale. Après tout, son homologue félin savait parfaitement se faire comprendre lorsqu’il le voulait. L’étoile éteignit les lumières dans son appartement en vérifiant qu’elle avait bien laissé la porte de sa chambre ouverte, attrapa son appareil photo soigneusement rangé dans une sacoche prévue à cet effet et claqua la porte d’entrée derrière elle.

Le soleil venait tout juste de se coucher, cependant la fraîcheur était déjà tombée sur la ville. Un courant d’air à une intersection lui fit regretter son écharpe mais elle n’eut pas le courage de faire demi-tour. Au pire, elle rentrerait avec un début de rhume, ce ne serait ni la première ni la dernière fois. Machinalement, elle avança en direction du parc. Ce ne fut qu’une fois devant qu’elle se souvint de l’attentat qui avait eu lieu à peine quelques jours plus tôt et dans lequel le parc avait été incendié. Impossible d’y entrer, tout n’était plus que cendre et misère.  Un soupir contrarié franchit ses fines lèvres et elle reprit sa déambulation. L’Etoile avait toujours été d’un avis plutôt neutre en ce qui concernait les agissements des Crépusculaires. Tant que ça ne la touchait pas personnellement… Elle, tout ce qui l’intéressait était d’obtenir des informations à leur sujet afin de gagner sa croûte, bien qu’elle sût aussi se débrouiller sans. Toutefois, elle désapprouvait totalement cet acte de terrorisme ; le parc était un lieu qu’elle aimait particulièrement fréquenter et voilà que ses chères habitudes étaient chamboulées. La voilà contrainte à chercher d’autres endroits où passer son temps.

La Norvégienne se promena dans les ruelles piétonnes, sans but précis, et trouva quelques nouveaux graffitis à photographier. Cela lui rappela qu’elle n’avait pas mis son site internet à jour depuis un petit moment, les photos commençaient à s’amasser dans un dossier de son ordinateur, attendant qu’elle les trie et les publie, pour certaines. Son errance finit par l’amener devant un bar qu’elle connaissait bien. Il n’était pas encore très tard, elle pouvait bien s’arrêter déguster l’un des délicieux cocktails proposés par l’un des barmen de l’établissement… En espérant qu’il soit bien là ce soir. Dans le cas contraire, elle n’aurait plus qu’à faire demi-tour, rentrer chez elle, dormir peut-être.

Lorelei poussa la porte du bar et s’engouffra dans une cacophonie qui la fit s’arrêter, hésiter. L’ambiance sonore s’opposait au calme inhabituel de la rue – probable répercussion des événements récents, les gens se sentaient plus en sécurité entre des murs que dans la rue – et il lui fallut un petit temps d’adaptation pour ne plus trouver les conversations environnantes assourdissantes. Un rapide coup d’œil à salle lui fit comprendre que les éclats provenaient principalement d’un groupe d’amis installés autour d’une table. Sans ça, le lieu n’était pas particulièrement bondé. Par bonheur, elle aperçut rapidement une tête rose derrière le comptoir et s’avança aussitôt dans cette direction. La rouquine s’installa sur un tabouret pour s’accouder au bar, le menton posé dans une main.

« Bonsoir, Cassiodore. »

Elle aimait bien son prénom, elle prenait toujours un malin plaisir à l’articuler entièrement. Plaisir qu’elle ne montra nullement puisque, fidèlement à son habitude, aucun sourire ne vint étirer les coins de sa bouche.

« Je te laisse me surprendre ce soir ? Sers-moi quelque chose de nouveau, s’il-te-plaît. »

C’était ainsi qu’elle fonctionnait. Elle commandait d’abord, ensuite seulement elle lui demandait poliment comment il se portait. Parfois, enfin, ils poursuivaient la conversation sur d’autres banalités ou sujets plus intéressants.

Changeons les habitudes.



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MessageSujet: Re: Sugar love. [Cassiodore]   Mer 18 Mai - 17:14

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Un monaco.

Il faudra que quelqu’un se donne la peine d’expliquer un jour à Cassiodore l’intérêt d’aller au bar pour commander un monaco.

La demoiselle le remercie avec un peu trop de gêne lorsqu’il la sert, il en déduit donc, abusivement peut-être, qu’elle n’a pas l’habitude de faire le tour des comptoirs –voire de sortir tout court. Elle est probablement venue juste parce que son pote l’a trainée jusqu’ici (lui a commandé un mojito).

Ils se sont peut-être perdus de vue un moment et ils profitent qu’il soit de passage sur Hoshikami pour boire un coup en se racontant leur vie, ce qui a changé depuis « tout ce temps », sans savoir par où commencer ; car il y a tant et si peu à raconter –sans compter qu’il faut briser la glace.

Il n’a rien de mieux à faire alors il les observe du coin de l’œil.

Peut-être qu’il est venu chercher son étoile. Peut-être qu’elle est son étoile.

Le bar est peu fréquenté, en ce moment, si l’on exclue une table bruyante qui ne l’intéresse que modérément ; il suppose qu’avec l’ascension des Crépusculaires, les gens ont peur de sortir. Il peut les comprendre, mais du coup il s’ennuie.

Un soupir.

La nuit semble prête à s’installer, il rentrerait bien chez lui pour s’accouder à la fenêtre et regarder les constellations. Impossible dans l’immédiat, évidemment ; aujourd’hui, il est coincé au bar jusqu’à 1h.

Peut-être qu’en réalité l’un des deux s’en va et c’est une petite réunion d’adieux. C’est une Crépu, elle s’est trop fait remarquer, elle doit disparaître pour un petit moment.  

Finalement, de familiers cheveux roux cassent la monotonie et lorsque Cassiodore s’approche, son sourire commercial se transforme en sourire amical.

Salut, nymphette.

Il songe vaguement que ça doit être à cause de ce genre de phrases que ses collègues cherchent, via des sous-entendus tout sauf subtils, à le caser avec Lorelei.

Ils ne le comprennent vraiment pas. Ils ne connaissent sans doute même pas assez le folklore allemand pour saisir la référence.

Je suppose qu’on part sur du sucré ? Si je me souviens bien, ton palais délicat ne supporte pas l’amertume de l’alcool.

Une petite mimique goguenarde accompagne cette raillerie dont elle doit commencer à avoir l’habitude.
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MessageSujet: Re: Sugar love. [Cassiodore]   Jeu 19 Mai - 17:57

Lorelei avait été surprise la première fois qu’il l’avait appelée ainsi, étonnée qu’il connaisse cette mythologie qu’elle-même avait découverte assez tôt, grâce à sa mère. C’était pour des petites choses comme ça qu’elle appréciait le barman. Sa fraîcheur, ses plaisanteries moqueuses qui ne tarissaient pas malgré la froideur apparente de son public, ses cocktails bien sûr, ses racines brunes qui commençaient à poindre sous tout ce rose. Devait-elle lui en faire la remarque ? Probablement, oui, même s’il avait dû s’en rendre compte tout seul devant le miroir. Sauf s’il n’en avait pas. Enfin, sérieusement, qui ne se regardait jamais dans la glace ? Même elle, qui n’accordait pourtant pas bien grande importance à son apparence, jetait toujours un coup d’œil à son reflet à chaque passage dans la salle de bain. C’était quelque chose de difficile à expliquer, cette attirance pour sa propre image… Mais avant de lui rappeler que le naturel tendait à reprendre ses droits, elle devait terminer sa commande. L’Etoile haussa les épaules en répondant avec légèreté.

« Non, ce n’est même pas le goût qui me gêne avec l’alcool, il y en a même certains que j’aime bien, c’est plutôt l’effet que ça a… »

Il est vrai qu’elle évitait systématiquement les boissons alcoolisées, Cassiodore l’avait rapidement compris. Oh, ce n’était pas une de temps en temps qui allait la tuer, simplement elle se souvenait parfaitement – au moins avait-elle le mérite de s’en souvenir – de la dernière fois où elle avait vraiment bu. C’était il y a quelques temps déjà et, certes, la soirée s’était conclue sur une amitié naissante, cependant la rouquine n’aimait pas particulièrement la désinhibition que ce genre de boisson provoquait chez elle. Ce n’était pas un verre qui allait la faire danser sur le bar, mais cela suffisait généralement à la faire parler bien plus qu’à son habitude.

« Par contre, si tu essais de me faire un de tes trucs lights, je le saurai. »

Elle le fixa d’un air de dire je le saurai, je te retrouverai et… mais la plaisanterie était évidente. Quoique ? On pouvait toujours demander, après tout avec sa fâcheuse manie d’économiser les sourires, certaines conversations pouvaient parfois porter à confusion.

« Tu comptes repasser au brun prochainement ou est-ce que tu as bientôt rendez-vous chez le coiffeur ? »

Voilà. C’était dit. Sur le ton de la conversation. Et la Norvégienne s’était même autorisée un petit sourire en coin, rapidement disparu cependant lorsqu’un client vint s’installer sur le tabouret juste à côté d’elle, bien trop proche à son goût, l’amenant à décaler le sien pour retrouver une certaine distance de sécurité.

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MessageSujet: Re: Sugar love. [Cassiodore]   Lun 23 Mai - 21:24

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Un petit sourire en coin nie le sérieux avec lequel Cassiodore hoche la tête.

Oh, et moi qui croyais que tu étais délicate, mais en fait c’est juste histoire de préserver ta dignité. Je comprends, je comprends.

J’ai vu tellement de gens rouler sur le sol de ce bar que je comprends que tu ne veuilles pas t’ajouter à la liste.

En soi, ce n’est pas un spectacle qu’il a particulièrement envie de voir mais taquiner Lorelei à ce sujet est bien trop aisé pour qu’il se prive de ce plaisir.

Il exagère un frisson terrifié face à son regard insistant, ce regard de tueuse en série qui cherche sa prochaine victime ; il pourrait presque la prendre au sérieux, s’il ne savait pas déjà qu’elle met un point d'honneur à raréfier au maximum ses sourires. Cela l’amuse mais au-delà de ça, il n’a pas vraiment d’avis à ce propos ; il entend parfois des gens dire aux filles qu’elles sont plus belles lorsqu’elles sourient et il a horreur de ce type d’ingérence.

Me regarde pas comme ça, j’ai compris, tu l’auras, ta dose de sucre.

Il réfléchit à ce qu’il va lui sortir, elle qui a déjà testé la plupart des recettes saturées en glucides. Il calcule, pense partir sur du lait, du sucre, de la barbe à papa ? Il ajoutera peut-être un peu de fraise.

Quelque chose de rose pastel.

Comme ses cheveux, tiens. Transition évidente.

Parle pas si fort, enfin… Après les gens sauront que le rose est pas ma couleur naturelle.

Il a l’air réellement embêté –puis il lâche un clin d’œil (c’est notre petit secret hein ?) et un petit rire désinvolte. Bien sûr qu’il a remarqué le retour de ses racines ; ça fait une semaine qu’il les voit dans le miroir de sa salle de bain et qu'il oublie de s’en occuper.
Maintenant qu’il y pense, ça l’aurait surpris si Lorelei ne s’était pas fendue d’une remarque à ce propos. C’est ainsi que la dynamique fonctionne entre eux, après tout.

Son sourire redevient commercial lorsqu’il se tourne vers le nouvel arrivant.

Je suis à vous juste après m’être occupé de mademoiselle. D’ailleurs, vous n’êtes sans doute pas obligé de vous asseoir aussi près d’elle, je pense qu’elle n’aime pas trop ça, alors ça ne vous sera probablement d’aucune utilité.

Grossier personnage.

Il a parlé avec tant de courtoisie que le type met un moment à comprendre le fond du message ; Cassiodore s’est déjà détourné vers son cocktail lorsque l’indignation crispe son visage.

Peut-être hésite-t-il à quitter les lieux mais finalement sa fierté ne lui autorise pas plus qu’un décalage d’une dizaine de centimètres. Tant pis pour Lorelei, elle devra se contenter de ça.
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MessageSujet: Re: Sugar love. [Cassiodore]   Mer 25 Mai - 19:03

Il avait tout compris. Quoique ce n’était peut-être pas tant une question de dignité que de discrétion. Sa philosophie de vie étant plutôt du genre ne dis rien et observe, l’ébriété faisait partie des états à éviter. Si certains plongeaient dans l’alcoolisme, la rouquine préférait une toute autre sorte d’addiction. Oui, à ce niveau-là de consommation, addiction était un terme adapté. Les symptômes de manque ? Une certaine morosité, voire même une mauvaise humeur prononcée. Oh, elle pouvait se passer de sucre, tant que la privation n’était pas externe à sa propre volonté. Et elle aimait trop ça pour vouloir s’en priver. Raison pour laquelle elle avait préféré rappeler au barman qu’il ne devait pas lésiner sur la dose.

Un soupir amusé échappa à l’Etoile en réponse au clin d’œil. Il avait beau dire ça sur le ton de la plaisanterie, Lorelei était persuadée qu’il existait des personnes pour croire naïvement que le rose pouvait être une couleur naturelle, c’était malheureux.

« Oh, excuse-moi, je ne voudrais pas que ta clientèle se sente dupée… »

Autre chose qui était malheureuse également, cette propension qu’avaient les gens à chercher la proximité, pire encore, le contact. Providentiel était alors le Cassiodore qui venait lui porter secours, ou du moins essayer. Il fallut une bonne poignée de secondes au client pour comprendre ce qui lui était reproché et une autre encore pour finalement daigner se décaler en faisant racler son tabouret au sol. Enfin, se décaler, si on pouvait appeler ça comme ça…

La Norvégienne resta muette cependant, préférant ne pas attiser la révolte de l’homme et conserver le peu d’espace intime qu’il lui restait. Tant qu’il ne faisait pas mine de vouloir l’aborder comme ça pouvait parfois arriver, tout irait bien. Après tout, elle était dans un bar, elle devait bien s’attendre à être à proximité d’inconnus.

Elle l’observait préparer le cocktail derrière le bar avec une attention particulière pour essayer de deviner ce qu’il mettait dedans. Elle ne doutait pas un seul instant que la boisson serait délicieuse, comme toujours. Ou presque. Il y avait bien une fois où il avait tenté de lui faire goûter un mélange vraiment bizarre, cependant il s’était ensuite rattrapé en lui servant ce qu’elle voulait. L’expérience avait été… intéressante. Mais pour le moment, elle n’arrivait pas à voir tout ce que le barman faisait, il lui tournait le dos. Plutôt que de se tortiller, elle sortit son appareil photo de sa pochette, pivota sur son tabouret et captura un instant de vie de l’établissement. Elle reprit toutefois sa position initiale dès qu’elle entendit le verre être posé sur le comptoir.

« Alors, voyons voir ça. »

Fidèle à son habitude, elle inspecta le cocktail sous tous ses angles et choisit le meilleur pour prendre une photo. La couleur était comme un clin d’œil à sa remarque sur la couleur de ses cheveux et promettait un goût plaisant. Tout ce qui était rose ne pouvait qu’être bon, cette couleur renvoyait aux bonbons, aux fruits, aux douceurs en général. Lorelei attrapa le verre et ferma les yeux en dégustant la boisson. Lorsqu’elle les rouvrit, les traits de son visage d’ordinaire si sérieux s’adoucirent pour refléter sa sensation de plaisir.

« T’es sûr que tu ne veux vraiment pas devenir mon fournisseur privé ? Tu serais nourri, logé, blanchi. »

Vraiment, ce garçon était une bénédiction. Et elle trouvait dommage qu’il soit obligé de mettre ce talent de côté pour servir un simple verre d’alcool fort à son voisin.

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MessageSujet: Re: Sugar love. [Cassiodore]   Mar 31 Mai - 15:59

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L’idée que sa clientèle se sente dupée par sa chevelure paraît si absurde à Cassiodore qu’elle lui arrache un gloussement presque naïf. Il répond sans s’arrêter dans sa préparation, ni sans vraiment se retourner –impolitesse qu’il se permet car elle ne lui en tiendra pas rigueur.

Ils sont fragiles, tu sais. Je préfère ne pas leur faire de peine, je ne sais pas s’ils se remettraient du choc.

Il dépose doucement le cocktail devant Lorelei et s’amuse de la façon dont elle cherche immédiatement à le prendre en photo sous son meilleur angle.

Bien sûr, ça le flatte autant que la première fois.

Ca lui laisse également le temps de s’enquérir de la commande de l’autre, qui l’accueille d’une moue renfrognée par le ressentiment avant d’hésiter, lorgnant un court instant sur le verre de sa voisine ; finalement il se ravise (effrayé par la couleur, peut-être ? Le rose est dangereux pour la virilité, c’est vrai.) et commande un whisky coca.

Cassiodore en lèverait presque les yeux au ciel de frustration (c’est « Canadian Club Coke », pas « whisky coca ») ; mais à la place, un furtif pic d’appréhension lui crispe le haut du dos lorsque Lorelei porte sa propre boisson à ses lèvres car il reste un gamin terrifié par le jugement.

Et ça lui fait plaisir, ça lui fait réellement plaisir de voir le visage de mademoiselle se détendre et c’est comme une petite chaleur qui rayonne du creux de son thorax jusqu’à son sourire.  

Jusqu’au moment où elle évoque la possibilité de devenir son fournisseur privé ; oh, il pourrait se contenter de rire à ce qui est de toute évidence une blague, puis secouer la main d’un air modeste comme si ce n’était pas grand-chose. Ce fut d’ailleurs sa première impulsion.
Mais honnêtement, l’intérêt d’une telle manœuvre étant relativement limité, autant se pencher vers Lorelei (mais pas trop, la mettre mal à l’aise n’est pas le but) avec un air de sérieuse conviction.

Franchement, si, ça m’intéresse. Je peux commencer quand ?

Il s’absorbe un instant dans une réflexion factice qui vient égarer son regard au loin, avant de revenir sur la rousse.

Quoique, maintenant que j’y pense, j’ai pas vraiment confiance pour la partie « nourri », la junk food c’est pas vraiment mon truc. J’ai besoin de plus de garanties.

Le type à côté commence à vraiment le regarder de travers.

Je contrecarre sans doute ses plans de drague. Ou peut-être qu’il me trouve lourd. A moins qu’il pense que je ferais mieux de rester à ma place (= de petit serveur mal payé sans éducation).

Cassiodore lui sert son CCC avec un sourire.
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MessageSujet: Re: Sugar love. [Cassiodore]   Mer 8 Juin - 10:11

Lorelei se retint d’ajouter que sa clientèle saurait parfaitement se remettre du choc en s’adonnant à la boisson, le commentaire aurait peut-être été un peu trop déplacé et elle ne voulait pas se montrer plus sarcastique que nécessaire. Dans ce domaine, le barman maniait le verbe avec plus d’habileté qu’elle-même, elle préféra donc se taire plutôt que de paraître plus mauvaise qu’elle ne l’était vraiment. Cacher son mutisme derrière son appareil lui sembla d’ailleurs une très bonne idée.

L’étoile n’eut pas le loisir de voir l’expression de Cassiodore au moment où elle dégusta la première gorgée du breuvage puisqu’elle s’était laissée aller à fermer les yeux, mais en les rouvrant, le soulagement qu’elle constata dans son sourire l’amusa. Il fallait dire que la rouquine en attendait à chaque fois un peu plus de lui, et à chaque fois ses envies étaient satisfaites. A chaque fois, pourtant, le jeune homme paraissait attendre un verdict incertain.
Voilà une chose qu’elle n’était pas parvenue à cerner chez lui, cette façon qu’il avait de chercher son approbation, cette importance qu’il donnait à sa satisfaction. La rouquine n’était pourtant pas sa seule cliente, et elle ne sentait pas cette tension chez lui à chaque fois qu’il servait quelqu’un. Sans certitude, elle mettait ça sur le compte de ses commandes particulières – après tout, hormis les mineurs, les clients avaient plutôt tendance à vouloir des boissons alcoolisées. Peut-être se mettait-il au défi de la surprendre pour améliorer ses créations qui n’avaient déjà rien à envier aux autres bars de la ville…?

Juste après que sa proposition eut franchi les lèvres de la Norvégienne, elle put voir l’intéressé se rapprocher. Quelques centimètres de plus et elle aurait probablement eut un mouvement de recul involontaire – quoi que ? – pour conserver son espace intime. Heureusement, il avait eu le bon goût de s’arrêter juste avant. Il lui avait fallu un peu de temps pour s’en rendre compte mais Cassiodore commençait à bien la connaître, du moins bien plus qu’elle ne l’aurait voulu au début. Mais elle appréciait discuter avec lui et il était trop tard pour faire machine arrière. Toujours est-il qu’il connaissait déjà certaines limites de Lorelei et cela facilitait leurs rapports.

Evidemment, la question n'était qu'une boutade, ils le savaient tous les deux, mais c’était là où était tout l’intérêt. La jeune femme secoua doucement la tête et une mèche d’un roux éclatant glissa devant ses yeux l’espace d’un instant, celui pour ses doigts de venir la caler derrière son oreille.

« Allons allons, Cassiodore… »

Encore une fois, elle prit plaisir à faire rouler son nom sur sa langue, presque un roucoulement, un jeu qui n’amusait peut-être qu’elle mais auquel elle s’adonnait chaque fois avec autant de délectation.

« Remets-tu vraiment en doute mon talent pour la cuisine ? »

Sa langue claqua trois fois contre son palais en signe de désapprobation alors qu’elle continuait de le fixer d’un air très sérieux.

« Mais cela dit je comprends que tu souhaites avoir un avant-goût de cela… »

C’est le cas de le dire.

« Alors soit, je te préparerai quelque chose à l’occasion. »

Quand ? Elle n’en savait absolument rien. Encore faudrait-il qu’elle s’en souvienne et pense à lui apporter quelque chose. Mais le sous-entendu avait touché son orgueil et elle tenait à lui prouver qu’elle n’était pas juste bonne à manger des bonbons à toute heure de la journée.

Lorsque le barman se détourna pour servir le client à côté d’elle, la jeune femme ignora totalement ce dernier malgré son regard qu’elle sentait insistant sur leur duo. S’il lui voulait quelque chose, il n’aurait qu’à demander. Poliment. En gardant ses distances.

Changeons les habitudes.



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MessageSujet: Re: Sugar love. [Cassiodore]   Jeu 16 Juin - 22:53

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ft.

Rares sont ceux à se donner la peine d’utiliser l’entièreté de son prénom plus de trois ou quatre fois avant de passer au Cassio (ou Cassi) dont il a davantage l’habitude.
Il reste encore à déterminer si Lorelei s’attache à chaque consonne parce qu’elle en apprécie la sonorité ou s’il s’agit simplement de conserver une distance relationnelle, mais Cassiodore apprécie chaque lettre de son prénom alors, en réalité, il se contente de savourer.

Sa mère voulait l’appeler Cassiopée, se souvient-il, mais évidemment son père a refusé un prénom aussi féminin pour son garçon qu’il espérait musclé et conquérant

Et du coin de l’œil, toujours, il jauge la réaction du client voisin à son propre cocktail ; bien sûr, ses traits restent chiffonnés –ces boissons ne détendent le visage de personne. Elles sont là pour donner un air viril ou pour s’oublier, pas pour se détendre, songe-t-il avec ses préjugés habituels.

Les claquements de langue désapprobateurs de Lorelei lui rappelleraient presque des souvenirs déplaisants ; il lève les mains dans un geste d’apaisement dérisoire.

Te vexe pas, mais je ne crois que ce que je vois.

Correction : ce que je goute, plutôt, dans le cas présent.

Lorelei lui propose d’ailleurs un « avant-gout », et il glousse brièvement au jeu de mot ; puis décide, arbitrairement peut-être, que la blague s’arrête ici pour laisser la place à une proposition sérieuse.

Ooooh, vraiment ?

De ravissement, il bat deux fois des mains ; il ne remarque pas vraiment la moue vaguement dégoutée qui déforme brièvement les traits de leur spectateur, mais il replace brutalement les mains bien à plat le long de ses cuisses dès qu’il se rend compte de ce qu’il vient de faire.

« Infantile. Déplacé. Ridicule. Gênant. Enfin voyons, un peu de dignité, mon garçon. » martèle une voix sourde et sévère sous son crâne.

Cassiodore toussote et ses yeux cherchent une distraction.

Le couple de tout à l’heure a quitté les lieux, remarque-t-il donc. Peut-être quand il préparait le cocktail de Lorelei, peut-être plus tard ; il n’a rien entendu de particulier, pas d’éclats de voix ni d’embrassades.

Peut-être se sont-ils décidés à finir la soirée ailleurs –chez lui, chez elle, dans un autre bar, en boîte, au cinéma ?

Il prend leurs verres, les pose au fond de l’évier et jette les pailles avant de revenir sur Lorelei avec un sourire.

N’oublie pas, hein, parce que maintenant c’est noté -il tapote doucement sa tempe de l’index.

Il a une mémoire bien plus impressionnante que sa nonchalance affectée et sa manie de garder beaucoup de mots au fond de sa gorge ne pourraient le laisser soupçonner, parait-il.

J’espère que cette… occasion n’arrivera pas dans trop longtemps !

Son visage porte le ravissement d’un enfant –cette fois, il l’assume.
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MessageSujet: Re: Sugar love. [Cassiodore]   Mar 28 Juin - 15:25

La défense de Cassiodore était parfaitement valable. Après tout, elle-même faisait plus confiance à ses propres sens qu’à tout ce qu’on pouvait lui raconter, même si elle devait parfois s’en contenter selon l’information apportée.
Lorelei sourit intérieurement en assistant à la réaction du barman après qu’elle ait annoncé lui faire goûter quelque chose de son cru. La principale qualité de ce garçon était sans aucun doute la fraicheur qu’il pouvait manifester. La gêne sembla pourtant le gagner l’instant d’après et la jeune femme eut la délicatesse de ne faire aucune remarque sur son élan d’enthousiasme, se contentant d’acquiescer silencieusement à sa question ravie.

L’étoile continua de siroter son cocktail – elle arrivait bientôt à la fin – en attendant qu’il en ait terminé avec la vaisselle sale. Dès qu’il revint vers elle pour s’assurer qu’elle tiendrait parole elle leva les yeux au ciel pour mimer un faux désespoir.

« Je suis certaine que tu sauras me le rappeler si ça venait à trop tarder. »

Elle joua quelques secondes avec sa paille en essayant d’imaginer ce qu’elle pourrait lui concocter, avant de relever la tête vers lui.

« Tu as une envie particulière peut-être ? »

Quoi de plus simple que de lui demander directement ? Au moins s’il y avait des choses qu’il voulait vraiment éviter (que ce soit à cause d’une allergie ou d’une réelle aversion) il le lui préciserait sûrement.

Un mouvement ample sur sa droite détourna son attention et elle posa son regard sur son voisin de comptoir. Il s’était tourné vers elle, le coude posé sur le bar, la main supportant sa tête qui affichait un sourire qu’elle répertoria comme tout sauf engageant.

« J’peux te donner des idées si tu veux ma jolie. Si j’te raccompagne jusque chez toi tu m’feras bien goûter un de tes p’tits plats ? »

Etait-ce l’alcool qui avait enhardi le client, ou bien attendait-il simplement le bon moment pour s’incruster dans la conversation, lassé de boire tout seul son triste verre ?
Pour une fois, la rouquine ne trouva rien à répliquer, trop stupéfiée par le culot de cet homme. Elle le regarda de ses grands yeux où pouvait se lire, pour une fois, un certain dégout puis elle se détourna pour terminer sa boisson en silence. La proposition ne méritait même pas qu’elle se donne la peine d’y répondre.

Laisser un homme tel que lui la raccompagner ? Et puis quoi encore ? Elle allait cependant devoir faire attention à ce qu’il ne la suive pas lorsqu’elle rentrerait. Pour le moment, elle prévoyait d’attendre qu’il parte avant elle pour quitter son tabouret. Avec un peu de chance, Cassiodore le ferait décamper avant qu’il ne soit trop soul s’il commandait plusieurs autres verres. Sinon… tant pis, il lui faudrait être sur ses gardes. Quoi qu’il en soit, la réflexion du client confirmait sa vision des choses. Elle aurait l’air aussi ridicule que lui si elle se mettait à boire et, ça, elle ne l’assumait absolument pas.

J'suis un peu lente en ce moment, sorry. ♥



Merci Fay

MERCI WES BB & LULA:
 

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MessageSujet: Re: Sugar love. [Cassiodore]   Lun 4 Juil - 17:36

No patience for bullshit.

ft.

Cassiodore s’apprêtait à répondre lorsque l’autre lui vola sans vergogne son temps de parole, prouvant d’un sourire torve qu’il vient de passer aux choses sérieuses. Lorelei laisse couler mais c’est bien au-dessus des maigres forces du barman ; déjà, un sifflement dédaigneux s’est échappé de ses lèvres.

Wahou, vous avez attendu tout ce temps pour… ça ? Vous savez, ça fait un moment que je travaille ici mais j’crois que --ouais, vous entrez directement dans mon top 5 des approches scabreuses les plus répugnantes.

L’idée d’acheter un carnet dans lequel consigner les perles qu’il entend au cours de ses journées de travail lui tiraillait l’esprit depuis quelques semaines déjà et c’est finalement ce gros naze qui pourrait le pousser à la concrétiser.

J’ai vraiment du mal à croire qu’on puisse être aussi désespéré sexuel--

Il entend le « mais ta gueule, connard » rageur et le crissement du tabouret rejeté d’un geste brusque avant de voir le poing fuser.

Trop lent. Imprécis. Bien loin du niveau des cadets avec lesquels Cassiodore a pu s’entraîner, évidemment.

D’un geste souple, il dévie le poignet de son adversaire avant de lui écraser le crâne sur le comptoir –avec un peu plus de brutalité que nécessaire, il faut bien l’avouer.
Ceux qui ne les fixaient pas déjà d’un œil méfiant après l’éclat de voix ont sursauté au bruit de l’impact.

S’il était le héros badass d’un film d’action à gros budget, il ricanerait peut-être avec un air suffisant, mais il n’est que Cassiodore, barman aux sourcils affreusement froncés par la colère.

Bon, c’était bien mignon tout ça, mais va falloir nous laisser, maintenant. J’vous offre le verre et vous sortez gentiment, ok ?

Il est obligé d’accentuer la pression avant que l’autre ne daigne acquiescer fébrilement.

Cassiodore le regarde quitter les lieux sans faire d’histoire supplémentaire (découragé par son humiliation peut-être ?) tandis que l’attention des autres clients revient doucement vers leur propre table.

Imaginer la tête de son boss lorsqu’il entendra parler de cet incident lui arrache une grimace tandis qu’il se recoiffe. Il ignore totalement comment il va se justifier, il n’a rien de mieux à dire que j’essaie, j’essaie à fond de rester calme et sympa et cool et avenant et professionnel MAIS certains jouent vraiment avec mes nerfs, patron, c’est pas ma faute, pas entièrement.

Il se passe la main sur le visage avec un soupir las avant de ramener son regard vers Lorelei.

Désolé pour ça, nymphette.
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Sugar love. [Cassiodore]
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