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 « I... I don't wanna forget you. » || Pearl L. Adams.

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MessageSujet: « I... I don't wanna forget you. » || Pearl L. Adams.   Dim 13 Mar - 8:18




Nom — Adams.
Prénoms — Pearl Lucie.
Âge — Quinze ans (sept octobre).
Sexe — Féminin.
Race — Étoile.
Nationalité — Anglaise, Sheffield.
Occupation — Lycéenne.
Orientation sexuelle — Inconnue à ce jour.




physique

couleur des yeux — bleus/verts ; couleur des cheveux — blonds (longs) ; taille — 1m43 ; poids — 36 kilos ; tatouages ou piercings — oreilles percées aux lobes ; cicatrices — aucune ; style vestimentaire — gothic lolita principalement, comprenant presque toujours des teintes rouges et noires, ou bien alors, au parfait opposé, sweet lolita plus bleu et blanc. J'aime les nœuds, les rubans, les froufrous et les robes amples. C'est vraiment joli quand on tourne sur place !


pouvoir


Nom du pouvoir — Altération de la mémoire.
Description du pouvoir — Capacité à, à l'aide d'un contact visuel, altérer la mémoire d'un individus, et d'un seul individus à la fois. En fonction de la durée du contact visuel, l'altération peut aller d'une modification d'un élément à un ajout ou, plus contraignant, la suppression partielle ou totale, momentanée ou définitive d'un souvenir. Plus le contact visuel est long, plus il y a de chance que son pouvoir ne supprime des souvenirs. Elle ne les sélectionne pas, ceci dit, même si ce pouvoir agit généralement sur les souvenirs les plus proches. Ce pouvoir étant difficilement contrôlable en ce qui la concerne, elle perd la mémoire d'une durée indéterminée, variant en fonction de nombreux facteurs (comme la netteté de son image) pratiquement à chaque fois qu'elle croise son propre reflet.



caractère

Je sais que je vais tout oublier. Alors s'il te plais, petit cahier chéri, tu veux bien tout mémoriser pour moi ? Je sais que tu vas le faire, parce que tu es un gentil cahier. Et puis, toi, tu me connais, pas vrai ? Tu sais que je suis gentille moi aussi, et que c'est pour ça qu'on est amis. Je sais que depuis que je suis à Hoshikami, je ne t'écris plus aussi souvent qu'avant mais, tu vois, je me suis fais pleins de nouveaux amis ! Des gens grands, des gens petits, des gens normaux et des gens aussi bizarres que moi ! Papa dit que je suis une bonne fille, qu'il est fier de moi, et si tu pouvais me répondre, tu dirais pareil n'est-ce pas ? Alors s'il te plais, ne sois pas triste. Tu sais bien que je n'aime pas que les gens soient tristes, que je préfère quand ils sourient ! Et puis tu es mon ami, alors je veux que tu sois tout le temps heureux, que tu vives bien. C'est pour ça que je te gardes précieusement, que je te pose toujours bien, que je fais attention à toi. Un jour, si tu n'aimes plus ma table de chevet, tu me le diras. Et moi, je te changerais de place. Je suis comme ça avec tout le monde, mais toi c'est spécial, petit cahier. Toi, tu es toujours là pour moi. Quand je souris, quand je pleure, quand je suis en colère. Et ça arrive souvent, tout ça ! Des fois, tu sais, je peux pas me retenir de pleurer. Mais c'est pareil quand je souris ! Si quelque chose m'amuse, même quand je fais la tête à quelqu'un, je sais que je pourrais pas m'empêcher de sourire. C'est dur dur pour moi, du coup, de faire la tête aux gens...

Toi non plus, je pari, tu ne veux pas que je sois triste. Mais ça aussi, c'est compliqué ! Je sois toute petite ! Et les gens sont tellement grands... Des fois, tu sais, il me font peur. J'ai du mal avec les grandes personnes. Papa, c'est différent aussi ! Il est grand, mais papa il veille sur moi, il me protège ! Papa, tu sais, je l'aime à la folie. Il n'était pas obligé de me prendre avec lui, mais il l'a fait quand même, pour que j'ai une jolie vie. Et quand je pleure, il est là, il me prend dans ses bras en me caressant les cheveux et il me dit que tout ira bien. Et moi, je le crois papa, parce qu'il a toujours raison. Quand il me dit que je suis forte, je le suis vraiment ! J'essaye quand même d'être forte même quand il ne me le dit pas, comme ça je lui fais des surprises. Il a toujours l'air content quand je rentre à la maison et que je lui dis que j'ai été vers quelqu'un, que je m'entends bien avec une nouvelle personne. Je pense qu'il serait très triste, papa, si jamais un jour je rentrais à la maison en pleurant parce que je me suis disputé avec un ami. Alors je fais de mon mieux, je reste courageuse, et j'essaye de pleurer de moins en moins, pour pas inquiéter papa.

Depuis que papa m'a fait le joli cadeau de te rapporter à la maison tout pour moi, on a vécu beaaaaucoup de choses ensemble, pas vrai ? Des bonnes et des mauvaises. Des faciles et des difficiles. Et j'ai grandi ! Pas beaucoup, hein, mais j'ai grandi quand même. En fait, c'est surtout mon caractère qui a changé. Avant, j'étais très très timide, je me souviens que j'avais vraiment du mal à ne pas bégayer. Mais maintenant, si je ne suis pas trop gênée, eh bah j'arrive à faire des phrases comme tout le monde, comme ça les gens ne sont pas fatigués de devoir attendre que j'ai fini de railler mon disque ! Parfois, oui, je me cache encore derrière les gens que je connais, j'ai du mal à m'exprimer clairement et je coupe mes phrases parce que je ne sais pas vraiment quoi dire, mais je vais continuer à avancer, et un jour je pourrais parler de grandes choses avec les autres, et leur montrer que je ne reste pas simplement à ma place à regarder passer le temps ! J'ai envie de grandir vite, de trouver mon humain à protéger, de faire ce que font toutes les autres étoiles ! Je suis petite, et j'ai peur de beaucoup de choses (je sais que c'est pas bien à mon âge d'avoir encore peur du noir et des orages), mais j'espère de tout coeur qu'un jour, je vais devenir plus forte, et que j'arrêterais de causer du soucis à papa, que je pourrais enfin être vraiment utile.

Tu sais, mon cahier chéri, mon pouvoir me fait peur. J'ai toujours peur de regarder les gens dans les yeux et de leur faire du mal, de faire quelque chose de pas bien à leur mémoire, et qu'ils soient malheureux ensuite. Je sais ce que ça fait, de se sentir complètement désorienté, de ne pas savoir où on est, le jour ou même juste l'heure qu'il est. Et je ne souhaite ça à personne ! Non, moi, je veux juste que tout le monde soit heureux, que tout le monde apprenne que les embûches de la vie, on peut les passer tous ensemble si on veut bien accepter la différence des autres. C'est pour ça que je veux sourire tout le temps. Tout le monde a mal, alors je ne leur parlerais pas de mes soucis, je ne vais pas les embêter avec ça, et je vais essayer de ne pas être capricieuse non plus. Après tout, je dois toujours briller le plus fort possible, pour que personne ne se perde dans la nuit. C'est papa qui m'a dit ça, alors c'est forcément vrai. Même si les autres doivent faire attention à moi à cause de mon soucis avec mon reflet, je veux être aussi indépendante que je le peux, pour n'être un poids pour personne. Et le jour où je retournerais au ciel, comme j'en viens, il y aura des gens qui pourront dire que je suis de nouveau une étoile, et que je suis immortelle ! Je serais certainement triste de plus pouvoir leur faire des câlins, mais du moment qu'ils vont bien, moi, je vais bien aussi !

Des fois, tu sais, tu devrais te plaindre, mon joli cahier d'amour. Je passe mon temps à t'écrire, quand je peux, et quand je ne peux pas, je te dessine dessus ! Mais il n'y a que des belles couleurs, c'est promis ! Comme j'oublie souvent, et que même toi je ne veux pas t'embêter, eh bah je dessine tout le temps, pour ne rien oublier. Papa il regarde mes dessins, quand je rentre à la maison, pour vérifier que je vais bien, pour vérifier que je vois des bonnes personnes, et puis aussi parce qu'il est impressionné par le fait que je dessine très très bien. Je me comporte comme une enfant, parce que j'ai envie de rester joyeuse, mais mes dessins sont très réalistes. Et comme je dessine tout le temps, voilà, j'ai toujours avec moi mon petit sac pour balader partout des feuilles blanches et mes plus jolis crayons de couleurs. Papa, il m'en achète souvent, pour que j'ai le plus de couleurs possibles, et du coup je détaille énormément mes dessins. En plus, j'adore en offrir aux gens ! Je garde toujours le tout premier que je fais, mais si je dessine quelqu'un une deuxième fois, eh bah je lui donnerais le dessin. Un jour, mon beau cahier d'amour, je vais te dessiner. Et je laisserais la page pour te donner le dessin et que tu le gardes pour toujours, que tu saches que je t'aime très fort ! 


histoire

« Chéri, nous ne pouvons pas simplement la garder, ce n'est pas un chat égaré ou abandonné. Cette enfant n'est pas la nôtre, elle doit bien avoir des parents quelque part dans les parages. Et nous ne savons rien d'elle. »
« Mon amour... Elle non plus, elle ne sait rien de nous. Pourras-tu vraiment simplement l'abandonner ici ? La laisser dans le froid, sans savoir qui seront les prochaines personnes à croiser son chemin ? Ici, elle est en danger. Prenons au moins, s'il te plais, la peine de l'emmener en sûreté. »
« John, tes parents nous attendent. Déposons-la à un commissariat ou je ne sais pas trop quoi d'autre et reprenons la route. Cette fois, si nous arrivons en retard, ta mère va nous exécuter sur place. Et je ne suis déjà pas très enchantée à l'idée de la revoir. »

Où est-ce que je suis...? Et pourquoi il fait froid, ici ? Je ne me souviens pas bien. Je sais que je suis tombé de très très haut, je suis tombé du ciel, mais maintenant, je suis où ? Quelqu'un me regarde, avec des yeux pleins de compassion, mais derrière l'autre personne le bouscule, le précipite, lui demande de faire vite. Où est-ce qu'ils m'emmènent, comme ça ? J'observe, sans un mot, me sentant étrangement incapable de dire quoi que ce soit. Le vent est vraiment froid, et j'ai du mal à marcher, à me tenir correctement. Autour de moi, quand je tourne la tête, je ne vois que de l'herbe, des arbres, et, au-dessus de ma tête, une masse d'étoiles. Oh. Je me souviens. J'ai été choisi pour être envoyer sur la Terre, avec les autres gens. Je regarde le ciel, et je sens ce sentiment bizarre qui me donne froid même à l'intérieur. Pourquoi est-ce que je ne suis pas là-haut, avec les autres ? Je retourne la tête vers l'homme qui me prend la main, me couvrant de sa veste en me disant que tout irait bien, qu'on allait retrouver mes parents. Je le fixe, en cherchant à comprendre pourquoi tout me parait tellement différent mais même mes yeux ne voient pas clairement. C'est tout flou... Je tourne encore la tête, cherchant ce qui cloche, mais rien ne me saute vraiment au regard. Je vais suivre le monsieur et la madame, et tout ira bien, j'en suis sûre. J'ai peur, bien sûr, mais je ne peux pas rester là, j'ai froid, j'ai faim, j'ai soif... Et j'ai vraiment vraiment envie de dormir. Tellement... Tellement envie de dormir...

J'ai fais dodo ?! Je rouvre les yeux, lentement, parce que les choses foncées devant ont du mal à me laisser voir. Mais où est-ce je suis encore ? Je tourne la tête à droite, à gauche, et puis finalement un monsieur vient me voir me demandant le nom de mes parents. Mais je ne le connais pas, moi. Qui se sont, mes parents ? Et d'ailleurs, c'est quoi, des parents ? Je me sens encore un peu perdue, et je me mets à pleurer. J'aimerais rentrer à la maison, ici tout est effrayant... Et je suis toujours fatiguée, alors j'ai du mal à répondre. Et pourtant, je sais parler. Je ne sais pas d'où ça me vient, mais je sais parler. Et je pense. Peut-être que je pense, ou alors que je parle juste dans ma tête ? Il y a vraiment une différence ? Je me penche sur ma chaise, coinçant ma tête entre mes mains. Ça fait mal... Et je n'arrive plus à me souvenir. Qu'est-ce que...? Le monsieur me prend par la main, après un long moment. Et il me demande de le suivre. Quand je lève les yeux vers lui, il s'arrête de marcher. Il regarde derrière lui, devant lui, puis suit sa main qui tient la mienne comme s'il cherchait quoi faire. Il me confie à un ami à lui, qui a la même tenue un peu bleue, en disant qu'il ne sait plus ce qu'il doit faire avec moi, ni même pourquoi je suis là. Je ferme les yeux. Je veux juste dormir, dormir pour toujours, revenir à la maison avec les autres et leur dire, qu'en bas, tout est bizarre, et que ça me fais vraiment peur. Mais même si je pleure, je n'arrive pas à revenir à la maison.

Une dame vient. Je ne sais pas combien de temps après, mais dehors il y a de la lumière, beaucoup de lumière, et elle me rapporte d'autres vêtements. Elle m'aide à m'habiller, et s'assoie près de moi pour me dire qu'elle va m'emmener à l'orphelinat, où je finirais par trouver une famille pour s'occuper de moi. C'est où, ça, l'orphelinat, c'est loin ? C'est la maison ? Je la suit, on prend la voiture, et ça dure longtemps. Finalement, on arrive à l'orphelinat, et je rencontre pleins d'autres enfants. Ils veulent bien jouer avec moi alors je dis merci et au revoir à la madame, et je file pour aller jouer avec les autres ! Les jours passent. Mais pour moi, il n'y a pas vraiment de différence. Je ne comprends absolument rien au fait que la lumière se lève et puis tombe, qu'on doive aller dormir quand il fait noir et qu'on puisse apprendre et jouer quand il fait jour. Petit à petit, je le sais, j'oublie. Mais je fini par oublier même ça. De plus en plus de choses glissent de ma tête. Je ne sais pas pourquoi on dit que je suis une vilaine fille, que je fais du mal à mes amis. On ne fait que jouer ensemble ! Mais, parfois, sans que je sache pourquoi, ils me regardent étrangement, et puis ils vont jouer plus loin, dans leur coin. Et au final, ils finissent tous par partir de l'orphelinat. Et moi, je reste là. La madame revient, en me disant que j'aurais déjà dû être adoptée depuis les quatre années que j'ai passé ici. Mais je ne fais que la regarder. C'est à moi qu'elle parle ? Et moi, qui je suis, qui j'étais ? Elle m'appelle Lucie, une fois. Et puis une deuxième. Elle les comptent, mais pour moi c'est toujours nouveau. Quelque chose ne va pas pas chez moi, je suis étrange, je suis bizarre. Tout le monde sait quoi faire, mais pas moi. Je suis toujours là, à attendre, sans même savoir ce que j'attends. Je pleure, souvent, en me frappant la tête contre les murs de ma chambre. Quelque chose ne va pas, quelque chose ne va pas... Je n'arrive pas à me souvenir. Mais je sais que j'ai oublié quelque chose. Je sais qu'hier, j'étais déjà ici. Mais qu'est-ce que j'ai fais, hier..? Et tous les autres jours..? 

Aujourd'hui, il pleut. Alors je ne peux pas aller jouer dehors. Et les autres enfants ne veulent pas me parler. Alors je me pose à une fenêtre, pour écrire. J'ai quelques feuilles, que la madame a bien voulu me laisser quand elle m'a dit d'écrire tout ce qui ne va pas, tout ce que je ressens, pour arrêter de me frapper la tête contre les murs, de crier. Alors j'écris. J'écris le temps qu'il fait, l'heure qu'il est, le jour, l'année, j'écris plus pour ne pas oublier que parce que je me sens mal. A force, je me suis habituée. Je me lève, le matin, et je lis ce que j'ai réussi à écrire la veille, profitant du fait de très bien apprendre pour essayer de donner des détails à ce que je veux garder écrit. Mais au bout d'un moment, il y a toujours cette espèce de vide. Je lis, mais je ne retrouve pas ce que je voulais dire à ce moment-là. Les mots ne sont que des mots, ils n'ont aucune de mes émotions. Je regarde encore par la fenêtre, en posant mon crayon de bois. Madame va bientôt venir, on me l'a dit ce matin. Mes valises sont déjà faîtes à l'étage, dans ma chambre. Je suis prête à partir. Les enfants sont partis par la grande porte, mais moi je sais qu'on va m'emmener par la porte qui va au jardin. De là, au moins, je pourrais dire au revoir à la fenêtre de ma chambre. La madame est là, elle me parle, mais je ne l'écoute presque pas. Je sais que je dois me lever et, fatiguée, je le fais, je suis la dame qui m'explique que je vais être déposée dans un endroit un peu plus adapté à ma condition. Je ne sais pas ce que c'est, ma condition, mais je hoche la tête. Discrètement, je glisse ma "note" dans un plis de ma robe, pour toujours la garder. Dessus, j'ai résumé tout ce dont je me souviens. Et pourtant, la dame se tourne vers moi, me regarde, et secoue la tête de droite à gauche. Oui, c'est vrai. Là-bas, je n'en aurais pas besoin. Je sors le papier, le laisse tomber par-terre, et reprends ma route. Quelques pas plus loin, je m'arrête et tourne la tête. La grosse voiture est là. Je monte dedans, je m'installe, pendant qu'on met mes valises dans le coffre. Et, hypnotisée, je... Regarde la vitre. Mon reflet, à l'infini, m'avale.

Il y a des murs autour de moi, je le sais. Mais je regarde le sol. Je ne peux pas regarder ailleurs. Alors je fixe le sol, en attendant que l'on vienne me chercher, que l'on me donne à manger. Je ne sais pas l'heure qu'il est, je ne sais pas quand la prochaine personne va venir me voir, alors je regarde simplement le sol, en attendant que tout passe, le temps, la douleur, la peine. Ils ont comprit ce qui me rend si étrange, si bizarre, et ils m'ont enfermée là, avec l'arme pointée sur la tempe. Je ne sais plus depuis combien de temps je suis ici, mais mon corps n'est plus le même. J'esquive les miroirs, je fuis ma propre image, je ne sais même pas la couleur de mes yeux. Mais c'est tout ce que je peux, fuir. Si je lève la tête, je vais disparaître à nouveau. Je me couche sur le sol, roulée en boule, plaquant mes mains sur mes oreilles. Mon corps tremble, se secoue. Il y a quelque chose à l'intérieur de moi qui brûle, qui s'enflamme, me faisant crier. J'ai tellement peur, ici. Je veux partir. Je veux partir, mais je ne peux pas. Ils m'observent sans cesse, ils prennent des notes de mes réactions, parfois ils parlent de m'ouvrir la tête pour voir si mon cerveau est différent... Et pour me "consoler", ils m'appellent une "étoile" en me nommant pourtant "sujet 406" entre eux. Non. Je ne peux plus supporter ça. Je préfère encore disparaître que d'attendre encore et encore, que d'avoir peur. Je ne supporte plus les illusions qu'ils essayent de me faire avaler. Je ne serais jamais libre. Ils vont tout me prendre, tout le peu qu'il me reste encore. Les larmes coulent toutes seules, mon corps ne supporte plus ces secousses provoquées par la peur, l'incompréhension, la colère. Je m'efforce de lever la tête, et mes yeux croisent enfin les reflets, mon image. L'espace d'une fraction de secondes, je souris. Ah, alors ils ont cette cou- ... Il y a des murs autour de moi.

Je le regarde, cet homme en face de moi. Il est entré dans ma petite pièce, il a fait décrocher les miroirs et il m'a demandé de le regarder. Alors je le regarde. Je garde mes yeux dans les siens, prête à tout lui faire oublier s'il me menace. Je sais que je suis une sorte de monstre, une bête de foire, mais je ne peux pas me laisser mourir comme ça. Je n'en ai pas la force. Il me parle, me demande comment je me sens et, baissant la tête vers mes mains, vers mes jambes, vers ma poitrine, je l'interroge. Quel âge ai-je ? Qui suis-je ? Ai-je un nom ? Une famille ? Ils m'apprennent encore des choses, pour les effacer, voir quels souvenirs sont les premiers touchés, s'il est possible de les cibler, de les sélectionner. Il me l'avoue, en hochant douloureusement de la tête. Et je reprends de le regarder. Pourquoi a t-il l'air aussi triste ? Il lève une main, la pose sur ma tête, et me caresse les cheveux. Et je vois qu'il est sur le point de pleurer. Il se retint de justesse, en se levant, et, discrètement, me glisse un appareil qu'il m'explique capable d'enregistrer ce que je dis. Il ne peut pas me laisser de crayon et de feuille, mais il souhaite essayer de m'aider à me souvenir. En partant, il raccroche un miroir, me précisant qu'il est obligé, mais laisse les autres au sol, et me sourit encore. « Ne le regarde pas. Bientôt, je reviendrais te chercher. D'ici là, enregistre tout. » Je le regarde, je lui souris. J'enregistrais déjà.

Les sirènes retentissent. Il y a des lumières qui clignotent, des cris, j'entends même, au loin, des coups de feu. Et je cours. Je ne peux pas m'arrêter de courir. Il me tire par la main, il la tient fort. Je le regarde, pour ne pas regarder derrière moi, me laissant emmener en serrant de ma main de libre l'enregistreur qu'il m'a offert. Il avait disparu pendant plusieurs jours. Mais aujourd'hui, il me libère malgré tout. J'observe son grand dos, ses cheveux qui dépassent de sa longue blouse blanche. Un mur nous fait face et il tourne, serrant ma main plus fort encore, me faisant mal. Pourtant, je ne fais que grimacer. Je veux sortir d'ici. Et je sais qu'il m'emmène à l'extérieur. Et même si ce n'est pas le cas, si je suis touchée par une balle, tout finira. Je ferme les yeux, avec insistance, mais je les rouvre bien vite, parce que sinon je ne vois pas où je vais. On court depuis tellement longtemps... Mon souffle brûle dans ma gorge, il roule furieusement, m'arrachant ma respiration. Je ne vais plus pouvoir courir très longtemps. Il le remarque certainement, dans mes pas qui ralentissent, et tire d'un coup sec sur ma main pour m'attraper et me porter. Et, tout proche, j'entends sa respiration, je sens son coeur qui bat à toute vitesse. Lui non plus, il n'en peut plus. Et les lumières qui nous agressent le regard. Et les cris qui nous perforent les tympans. Des portes. Toujours des portes. De lourdes portes. Il grimpe des escaliers, à bout de souffle, certainement dans un dernier élan de courage et, enfin, je sens le vent sur mes joues. Je suis... dehors..?

Je regarde ce drap. Dans ce tout petit appartement, je ne sais pas trop où, cet homme a décidé que nous allions nous cacher avant de fuir le pays. Il compte m'emmener loin, où je pourrais vivre et non plus survivre. Mais je ne peux pas fuir ma nature. Je suis une étoile, comme tant d'autres, avec une capacité dangereuse. Je dois le faire... Je glisse mes doigts sur le tissu, pour le faire tomber. Je souffrirais certainement pour des semaines, je hurlerais certainement, mais il n'y a plus que cela à faire pour que lui et moi soyons heureux loin de tout ce que nous voulons laisser derrière nous. Mes yeux plantés dans mon reflet, je serre la mâchoire. Si la vérité était trop difficile, j'allais tout modifier, mentir, me mentir. J'allais oublier. J'allais tout détruire, faire disparaître les souffrances. Je lui ai laissé, en arrivant dans cette pièce, l'enregistreur qu'il m'a offert. Il sait ce que je vais faire, ce que je fais. Mais c'est pour son bien aussi. Je lui dois ma liberté, ma vie, je lui dois de ne plus être un simple sujet de test. Celle qui hurle, qui pleure... Va disparaître.

Papa me regarde. Comme tout les jours, il me dispute parce que j'ai oublié de brosser mes cheveux avant de descendre au petit-déjeuner. Mais je lui souris, en riant, et lui donne la brosse que j'ai descendu avec moi. Papa veille sur moi, il me protège. Il a toujours été là pour moi. Et je lui dois d'être vivante. Depuis ma naissance, papa est celui qui fait attention à moi. Il m'a apprit à grandir avec cette capacité étrange que j'ai, il m'a apprit à la contrôler. Même si je ne suis pas une humaine normale, il m'aime pour ce que je suis. En me brossant les cheveux, il me regarde, me sourit, me tranquillise de sa simple présence. Et même quand je me sens triste, quand j'ai l'impression de ne pas être à ma place, il m'enlace et me murmure que tout ira bien à l'avenir. Il me regarde toujours avec des yeux tristes, un regard peiné, douloureux, mais me sourit avec délicatesse, tendresse, amour, comme s'il portait pour moi le poids de mon existence. Nous avons déménagé plusieurs fois, pour trouver l'endroit dans lequel je serais en sécurité, avant de finalement parvenir ici, à Hoshikami. Aujourd'hui encore, après m'avoir coiffé, il regarde ce drôle d'appareil, qu'il garde dans son bureau avec un dossier beige, et, en remarquant que je l'observe, il vient m'embrasser le front. Je sais qu'il me cache quelque chose. Je sais pratiquement tout, je peux lire dans sa bienveillance. Mais je ne le trahirais jamais. S'il me ment, je le croirais aveuglément. Alors, papa, quoi que tu craignes... Je t'en protégerais. Je n'oublierais plus jamais. J'esquiverais mon reflet. Tu sais me voir, c'est tout ce dont j'ai besoin. Je ne te demande que ça : s'il te plais, ne pleures plus. D'accord ?




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MessageSujet: Re: « I... I don't wanna forget you. » || Pearl L. Adams.   Dim 13 Mar - 10:45

Bienvenue petit être adorable ! ♥

Le perso que tu as prit comme avatar est déjà prit par Nayaki Watanabe, je croit que tu vas devoir le changer ;;;;; C'est triste, ça aurait fait deux cuties rouges sur le forum. Surtout que ton vava déchire, je trouve /poutre

Sinon, ton pouvoir est trop coooooool aaaaaaaah. C'est triste pour la pauvre Pearl de pas pouvoir ce regarder dans un miroir trop longtemps a cause de ça

J'ai hâte de voir le reste de ta fiche, sweety ♥ J'espère que tu t'amuseras bien parmi nous et si t'as une question hésite pas a la poser sur la cb quand y'as des gens ( aka tout le temps ) ou a notre gentil staff
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MessageSujet: Re: « I... I don't wanna forget you. » || Pearl L. Adams.   Dim 13 Mar - 14:29

Little star, bienvenue ! Je tacherais de te câliner autant que possible !


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MessageSujet: Re: « I... I don't wanna forget you. » || Pearl L. Adams.   Dim 13 Mar - 17:02

WAAAAAAAO CUTIE POWAAAA
On va avoir toute la communoté de dogs ici, manque plus que Badou et le prètre pedo /PAN

Bref! J'aime bien ton perso! Son caractère est super sympa et j'ai hâte d'en savoir plus!
Amour sur toi et surtout BIENVENUE


Merciiii pour les vava! J'vous aimes tellement damn ♥:
 
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MessageSujet: Re: « I... I don't wanna forget you. » || Pearl L. Adams.   Dim 13 Mar - 19:47

Bienvenue Peaaaaarl.
J'aime beaucoup ton personnage. Toute cutie et tout, mignonnetéééé. *Q*
J'espère que tu te plairas ici.
On pourra avoir un lien ?


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: « I... I don't wanna forget you. » || Pearl L. Adams.   Dim 13 Mar - 21:53

Yataaaaaaaaaaaaa !
J'ai enfin tout fini ! Merci beaucoup à vous tous pour vos gentils mots, j'ai déjà hâte de rp avec vous ! >W<
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MessageSujet: Re: « I... I don't wanna forget you. » || Pearl L. Adams.   Dim 13 Mar - 22:01

Bienvenue à toi

Tu rejoins le clan des cuties
Le pouvoir est plutôt, badass.
Tout comme le reste en fait

Enjoy ton arrivée à Hoshikami, poupée. Et pense au Crépu. *wink wink*
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MessageSujet: Re: « I... I don't wanna forget you. » || Pearl L. Adams.   Lun 14 Mar - 14:12

Bienvenue, sweetheart !

Wouah une cutie-lolita, tu élèves le niveau de mignonnitude ! J'aime beaucoup ton pouvoir, notamment le fait d'ajouter ou retirer un élément à un souvenir, c'est lourd de conséquence... J'ai vraiment hâte de voir ce que tu comptes en faire en RP A très vite sur la CB, new-kitty ♥


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MessageSujet: Re: « I... I don't wanna forget you. » || Pearl L. Adams.   Lun 14 Mar - 16:03

HUHUHU !!
DU CUTIE ♥
J'adore le prénom sérieux, j'aime beaucoup Pearl ! Et puis, le vava aussi est cool, genre coloré et tout, mais c'est trop bien !! -fin l'un d'eux, y'en a plusieurs, mais l'autre que j'ai vu est cool aussi /PAN-
Son pouvoir est sympa aussi !
BIENVENUE PARMI NOUS EN TOUT CAS !!
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MessageSujet: Re: « I... I don't wanna forget you. » || Pearl L. Adams.   Lun 14 Mar - 16:44

Merci beaucoup beaucoup vous trois ! ^//W//^
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pnj

MessageSujet: Re: « I... I don't wanna forget you. » || Pearl L. Adams.   Lun 14 Mar - 19:04

avatarspouvoirsrelationshipsrole playhome

Bienvenue sur le forum

J'adore ton prénom, et la façon que tu as d'écrire qui est très candide et qui correspond bien à ton personnage.
J'espère que tu te plairas sur le forum ! N'oublie pas de cliquer sur les liens plus haut pour recenser ton avatar et ton pouvoir ;)

Tu es validée !
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MessageSujet: Re: « I... I don't wanna forget you. » || Pearl L. Adams.   

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« I... I don't wanna forget you. » || Pearl L. Adams.
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