Partagez
 

 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Message
L'étoile divine


Messages : 424
Date d'inscription : 06/04/2014
Post-it : « Look up at the stars and not down at your feet. Try to make sense of what you see, and wonder about what makes the universe exist. Be curious. » — Stephen Hawking

Carte d'identité
Occupation: Ennuyer le monde.
Nationalité: Question piège?
Lié à: L'univers.
pnj

14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyDim 14 Fév - 0:12


princess and princess


Aujourd'hui, vous jouez blanche neige au théâtre de l'école. Et toi, Aïn Nicolaus, tu as le rôle de la princesse. Tu es prête, dans une superbe robe, le teint blanc, la peau douce... Et pourtant, alors que vous devez commencer à jouer dans quelques heures, on t'apprends que le garçon devant jouer le Prince Charmant est malade et sera absent ! Quelle déception... Pourtant, quelques heures plus tard, tu aperçois son remplaçant, et tu tombes complètement sous son charme. Son air charismatique, viril, mystérieux... Oui, c'est bien de l'amour, tout ton être tressaille, tu dois sortir avec lui !

Pourtant, avec un peu plus d'observation, tu aurai pu reconnaître que sous ce costume de prince charmant, c'est une certaine Alys Anderson qui se cache !


Ordre de passage;
N. Aïn Nicolaus (Personnage A) — Alys Anderson (Personnage B)




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hoshikami.forumactif.org
Yūka Tsukimori


Messages : 49
Date d'inscription : 05/02/2016
Age : 22
Avatar : oc tae4021

Carte d'identité
Occupation:
Nationalité:
Lié à:
étoile

14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyDim 14 Fév - 7:46

« Vous êtes au courant ? Arata-kun est cloué à son lit ! » les souffles fusent. ils sont chargés de sons hétéroclites. des rires. des lamentations. même quelques râles de sympathie vis-à-vis des autres acteurs floués. tu demeures là, abandonnée à tes songes. du moins, c’est le reflet que tu donnes. en réalité, seule la sombre douleur s’arrime à ton malingre palpitant. il trépigne, entre les côtes. il souffre. « C’est vrai qu’il est malade ? Il ne semblait pas vraiment motivé aux répétitions... » les rumeurs courent. ces dames sournoises s’insinuent dans ton crâne où dégueule la houle. tu es en colère, Aïn ? non. ce n’est pas une chose que tu sais faire. tu ne sais du courroux que les choses que tu remarques sur les visages des autres. les rides qui se creusent. le regard qui luit de rancune. « Sérieusement ? Il s’est juste trouvé une excuse, alors ? » tu hausses nonchalamment les épaules. ce n’est pas à toi que Yamato le demande, tu sais ? c’est à ses amies. tu songes à Lys, dans ces moments-là. tu te questionnes sur le lieu où ton âme sœur est allée se cacher. tu l’envies, à n’être affublée d’aucun rôle. Blanche-Neige... il est de loin ce conte que tu as le moins apprécié. toi, tu voulais être Juliette. tu voulais incarner l’héroïne d’une tragédie. les morts finales semblent davantage te botter que les effusions langoureuses d’un amour arraché aux Disney. « Il n’est pas là pour se défendre, vous savez ? Peut-être qu’il est réellement souffrant. » que tu lâches, sans entrain, aucun. de tes billes mornes, tu scrutes brièvement les environs. aucun Charmant. lèvres serrées, tu retrouves le chemin de ces silhouettes aux commérages incessants. « Lorsque Arata-kun sera de retour, rien ne vous empêche de lui poser la question, n’est-ce pas ? » les autres opinent derechef. tu offres un sourire pâle à Yamato. « Je suis désolée pour toi. Ils vont sûrement annuler la pièce. Tu as vraiment bien appris ton texte, hein ? » et comment. tu t’es démenée comme une diablesse afin de mémoriser toutes les répliques. c’est dommage, Aïn. néanmoins, le cœur fébrile témoigne d’une certaine félicité. tu es contente ? visiblement. c’est vrai que tu n’as jamais aimé ces évènements. tu es timide, même sur les planches. « Ce n’est pas grave. » tu te dépêches de revêtir un doux éclat sur ta trogne angélique. la prunelle animée d’une douceur innommable, tu lèves à nouveau les épaules vers le ciel, dépitée. « Ils trouveront peut-être un remplaçant. Ces problèmes surviennent souvent. »

les heures défilent. la peur s’invite, étrangement. les organisateurs refusent obstinément de mettre un point final à cette aventure. ils refusent catégoriquement que tu demeures au pied de la scène. tu renâcles à l’entente d’un énième « non » chuchoté avec gentillesse. c’est déjà la troisième fois que tu débarques, le cœur terrifié et le souffle court, afin de réclamer une dispense. tu ne veux plus le faire. tu n’as jamais voulu en être, d’ailleurs. tu ressembles à Blanche-Neige, à ce qu’il paraît. ce rôle, c’est à cause de ton teint immaculé, de ces immenses iris gris qui détaillent les décors avec inquiétude et des filaments noirs que les coiffeuses se sont risquées à nouer. « Un Charmant a été trouvé ! » qu’hurle le professeur en charge de la pièce. tu te meures intérieurement. du regard, tu balances ton anxiété sur les élèves présents. les larmes menacent de couler. les goulées d’oxygène ne veulent plus emplir tes poumons. une question ourle soudainement les pensées ; est-il possible de mourir du trac ? sûrement. « J-je ne me suis jamais entraînée avec lui ! Je ne veux pas y aller. » que tu couines entre tes canines. non, tu ne veux pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L'étoile divine


Messages : 424
Date d'inscription : 06/04/2014
Post-it : « Look up at the stars and not down at your feet. Try to make sense of what you see, and wonder about what makes the universe exist. Be curious. » — Stephen Hawking

Carte d'identité
Occupation: Ennuyer le monde.
Nationalité: Question piège?
Lié à: L'univers.
pnj

14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyDim 14 Fév - 7:46

Le membre 'N. Aïn Nicolaus' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Love Industry' :
14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus 808d
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hoshikami.forumactif.org
Invité
Anonymous



14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyDim 14 Fév - 14:27

Que je suis horrible. Une immonde créature qui devait en ce moment faire du mal à sa femme. Je noue le nœuds de mes mains froides et fines. Bon, J'ai du enfiler cette perruque d'un noir ténébreux. C'est pas si mal. J'ai renforcé un peu mes épaule avec des mouchoirs, et j'ai bandé ma poitrine avec l'aide de bandages. Bah oui, j'ai du faire avec ce que j'avais sous la main!

Je lançai un regard haineux et méprisant au garçon qui était allongé, mais surtout cloué au lit avec du cordage.

- Tu n'aurais jamais pu faire un prince digne d'Aïn, Arata-kun.

Que je lâche en m'approchant félinement de lui. Mes mains touchent son menton. Alors que je prends un ton doux et à la fois toujours aussi colérique.

- Quel dommage que tu ne puisses pas assister à la pièce en étant cloué au lit, n'est-ce pas?

Un sourire sadique accompagne mon geste, je longe, de mes doigts, le bleu qui apparaît, petit à petit au niveau de sa joue. Je lui avais assené un coup de poing, alors qu'il refusait catégoriquement de ne pas se joindre à la pièce. Obstinément, il m'avait sous-estimé.

- Je n'aurais pas usé de la force si tu avais simplement accepté ma proposition.

Discrètement, je continue ses caresses. Finalement, je retire mes doigts, brusquement, comme si on avait brulé ces phalanges. Je me retourne, me lève puis m'étire. J'observe mes mains, la droite est un peu gonflée, mais si je mettais du fond de teint on n'y verrait que du feu! Je m'attelai alors rapidement à la tâche alors que l'asticot, derrière, ne cessait de gémir. Mais bon, on ne pouvait pas vraiment l'entendre, du moins à la seule condition de se trouver dans la pièce.

Le texte? Est-ce que je le connaissais? Je l'apprenais depuis que je savais qu'Aïn jouait le rôle de la princesse. Et personne n'avait le droit de jouer son prince à l'exception de moi. Personne ne serait capable d'éprouver tant d'amour envers elle sauf moi. Et puis, personne d'autre que moi ne pouvait la toucher. Enfin, sauf quand elle commencera à avoir un copain. Là, je ne m'immiscerai plus dans sa vie privée, enfin entre eux deux, à condition qu'il ne la fasse aucunement souffrir.

Je l'avais appris à l'insu d'Aïn, évidemment. Après tout, je voulais en quelque sorte lui faire la surprise. Je voulais qu'elle est le meilleur prince charmant qui puisse lui faire ressentir réellement les sentiments de l'amour, durant une pièce au moins. Mais quoi qu'il en soit, il était tant pour moi de me hâter. Car, à force de réfléchir, le temps s'était perdu. Mais bon, rien de mieux que d'arriver à la dernière minute, pour provoquer l'effet de surprise.

Je me levai, m'observant dans le miroir. J'avais l'impression d'avoir réellement l'air d'un garçon. Quand à ma voix, j'avais pu m'entraîner à la rendre plus masculine durant ces derniers mois. Un sourire dévastateur pris alors place sur cette trogne. Finalement je rejoignis la porte, me retournant à doucement vers Arata-kun, sourire moqueur.

- Surtout passe un bon moment, mon doux prince!

Que je pouvais être cruelle parfois! J'ouvris la porte. Mais capricieusement, cette dernière ne semblait pas vouloir s'ouvrir. Je serrai des dents en tirant plus fort avant de me la prendre brutalement contre le front. Je lâchais un hoquet de surprise avant de sortir et de claquer la porte. J'aurais du prendre en compte la remarque que m'avait faite Aïn! Il va vraiment falloir que l'on aille parler avec la directrice, ou je ne sais plus qui, parce qu'à ce rythme là, on va finir avec de ces bosses toutes les deux! Je gagnai les toilettes afin d'arranger ça, et je découvris une belle trace rouge sur le front. Je rouspétais en arrangeant cette frange alors qu'une fille entra dans les toilettes. Je levai un sourcil alors qu'elles me regardaient, les yeux exorbités.

- Bah quoi? Vous n'avez jamais vu de beauté pareille?

Que je lance usant de cette voix masculine. J'étais plutôt fière car les filles semblaient réellement penser que j'étais un garçon. L'une d'elle me fit même des avances. Mais je me glissai rapidement hors des toilettes avec un air dégoûté. Bon, au moins j'étais crédible.

Je marchais rapidement entre les murs du lycée, gagnant ainsi rapidement la salle de spectacle. Je m'avance alors vers la professeur ayant l'air totalement paniqué. Les rumeurs comme quoi le prince ne se présentera pas circule plutôt rapidement. Je gagnai alors la professeur en déclarant d'une traite.

- Je suis le remplaçant, je suis prêt, même.

Elle me regarde, d'abord me dévisageant, puis soudainement, une joie intense illumine son visage. Elle hurle alors, brutalisant mes pauvres oreilles.

- Un Charmant a été trouvé !

Mon sourire dévastateur toujours "ON", je me retourne et croise avec surprise le regard d'autres filles, certaines tombent d'un coup. Je ne comprends pas vraiment ce qu'il se passe, mais je vois au loin ma princesse. Ce sourire que j'ai là s'illumine. Je ne vois plus qu'elle. Elle est vraiment jolie dans cette tenue et coiffée de cette manière! Je préfère cependant la voir avec l'un des tee-shirt qu'elle me pique, ou bien avec ses cheveux lâchés. Heureusement que j'ai tapé l'autre, il n'aurait jamais été digne de l'avoir comme cela.

Alors que je ne suis plus qu'à quelques mètre d'elle, je glisse sur...quelque chose. Ou bien peut-être une bourrasque de vent. Mais pourquoi y a t-il du vent ici?! Malencontreusement, je tombe sur quelqu'un. Je me redresse, brutalement. Un miroir est devant moi et je peux voir que ma coiffure n'a pas bougé. Le parfum que j'ai emprunté à Arata-kun embaume la pièce alors que je me rends soudainement compte que je suis sur ma précieuse femme. Je me relève et attrape sa main pour la remettre sur pieds. Un air inquiet prend place sur mon visage alors que je demande.

- Tu vas bien? Rien de casser!?

Ce ton masculin toujours en place. Je tiens tout de même à garder mon identité! Même si cet air inquiet pourrait lui faire totalement deviner qui je suis.
Revenir en haut Aller en bas
L'étoile divine


Messages : 424
Date d'inscription : 06/04/2014
Post-it : « Look up at the stars and not down at your feet. Try to make sense of what you see, and wonder about what makes the universe exist. Be curious. » — Stephen Hawking

Carte d'identité
Occupation: Ennuyer le monde.
Nationalité: Question piège?
Lié à: L'univers.
pnj

14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyDim 14 Fév - 14:27

Le membre 'Alys Anderson' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Love Industry' :
14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus I85i


ceci est une signature
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hoshikami.forumactif.org
Yūka Tsukimori


Messages : 49
Date d'inscription : 05/02/2016
Age : 22
Avatar : oc tae4021

Carte d'identité
Occupation:
Nationalité:
Lié à:
étoile

14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyDim 14 Fév - 16:37

tu éructes, Aïn. tu tousses, vigoureusement. le néant est là. il danse sous tes billes rongées par deux paupières lourdes. tu le sens, ce brasier. il consume les entrailles déjà nouées. il s’amuse à faire virevolter de laids insectes monochromes, au creux de ton âme. tu scrutes avec inquiétude. les alentours se déforment. les murs tanguent. tu succombes à des blessures internes. au trac. à l’angoisse. une sonnerie mélodieuse se répercute douloureusement. une sonnerie que tu ne connais que trop ; la tienne. tu observes l’écran enluminé. un visage s’y dessine. un visage fermé. un visage fatigué, où s’étire vainement un morceau de sourire.
le visage de papa. brièvement, tu déposes ton doigt sur le bouton « décroché » et la voix explose déjà.
« Ma chérie ? Tu vas bien ? Tu es prête ? Je suis arrivé. » un fébrile gémissement s’échappe d’entre tes lippes. « Aïn ? » aucune réponse. tu n’arrives plus à émettre le moindre son. les syllabes se cachent au fond de ta trachée serrée. tu balances un malingre soupir où chevrotent les notes contenues d’un sanglot. « Trésor ? Il y a un souci ? » un autre. les larmes refusent de couler, néanmoins. sans doute à cause de la pudeur. sans doute que, devant les regards curieux des filles, tu veux être courageuse. avec maladresse, certes. mais courageuse, malgré tout. « Lys n’est pas là. Je ne veux pas y aller... » tu cherches des yeux. tu espères rencontrer sa silhouette, un peu désespérément. tu ne trouves rien. rien d’autre que le vide. du moins, un instant. « Aïn ? Ça va aller, ma puce. Ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Une fois sur scène, tu verras que c’est très simple. » il a raison, papa. tu es douée pour la comédie. tu es talentueuse, avec ton sourire chimérique et ton grâce excessive.

un cri malaisé écrase le silence pesant. il résonne sous les hauts plafonds. lentement, tu frappes le sol de ton dos, le souffle arrêté. comment es-tu tombée, Aïn ? tu es maladroite, il est vrai, mais à ce point ? vraiment. ton cœur s’arrête, un moment. quelques secondes, du moins.
« Aïn ? Aïn ? » sa voix hurle dans le combiné. tu lèves deux billes embrumées vers un garçon à la crinière aussi sombre que la nuit. tu lui souris, spontanément. un éclat timide, lorsqu’il effleure le bout de tes phalanges. il est légèrement carré des épaules. il est charmant. tu hausses un sourcil à la vue de sa tenue. tu es tombée sur Charmant, Aïn. le rose s’empare de tes fossettes creuses. « Tu vas bien ? Rien de casser ? » tu frissonnes. sa voix est suave. rien qu’un peu. celle d’un homme. tu opines derechef, douloureusement agitée de tremblements insipides. tu n’oses pas répondre de vive-voix. non, ton accent. toujours ton accent. tu es sûre qu’il risque de rire. toujours vêtue des nuances écarlates sur les joues, tu récupères le téléphone demeurer sur le sol. papa est toujours en ligne. il beugle. « Aïn ? Tout va bien ? Tu es avec qui ? » tu t’écartes légèrement de Charmant, lèvres sèches. « Mh. Je vais devoir monter sur scène, des bisous ! » tu raccroches. il se démène, un peu. il renâcles et injures à son tour. tu dardes deux prunelles curieuses sur ton interlocuteur, en évitant sciemment son regard améthyste. « Je suis désolée... » tu te dandines, d’un pied sur l’autre. « Tu ne t’es pas fait mal en tombant ? » mains plissées sur la belle robe que tu as enfilé à cette occasion, tu froisses le doux satin coloré. « Blanche-Neige, Charmant. Vous êtes attendus sur les planches. » que ronronne l’un des professeurs. tu acquiesces silencieusement, en adressant un œil inquisiteur à ton partenaire de scène.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L'étoile divine


Messages : 424
Date d'inscription : 06/04/2014
Post-it : « Look up at the stars and not down at your feet. Try to make sense of what you see, and wonder about what makes the universe exist. Be curious. » — Stephen Hawking

Carte d'identité
Occupation: Ennuyer le monde.
Nationalité: Question piège?
Lié à: L'univers.
pnj

14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyDim 14 Fév - 16:37

Le membre 'N. Aïn Nicolaus' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Love Industry' :
14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Wp0n
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hoshikami.forumactif.org
Invité
Anonymous



14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyLun 15 Fév - 16:38

Des cris sortent du téléphone qu'avait ma femme. Je peux voir "papa" afficher. C'était donc lui qui se déchaîner, s'inquiétait pour sa fille au point de tuer les pauvres oreilles de ceux qui se trouvaient autour de lui. Pourtant, même avec le brouhaha que l'on entendait de la salle, on ne l'entendait pas. Je l'avais déjà vu, "papa". Un vraiment gentil homme. Je l'appréciai, et d'ailleurs, il avait l'air de m'apprécier tout autant. Après tout je sauvais constamment cette ange qui lui servait de fille. De plus, je passais énormément de temps chez elle durant les vacances ou bien même les week-end. Comme quoi, même à l'extérieur des cours nous étions inséparables.

Je suis ensuite surprise de la façon dont laquelle la jeune fille m'observait. Comme si j'étais un réel garçon. Sa timitidé maladive l'empêcha de parler, apparemment. Et pourtant, je ne pouvais me douter de ce qui se passait en elle. Elle s'empourpre ma princesse. Ca me fait même bizarre. Ca me rappelle notre rencontre. Ca faisait longtemps que je ne l'avais pas vu agir comme tel face à moi, et en quelque sorte ça m'énervait. Je n'aimais pas la voir devenir aussi timide, pas avec moi! J'aurais préféré un sourire. Mais je me rappelais que ce n'était plus réellement moi; Que j'étais sous le costume d'un garçon. Evidemment qu'elle ne pouvait pas me reconnaître. Elle tremble, et j'ai mal pour elle. C'est douloureux. Je m'imagine alors le calvaire qu'elle doit vivre tout les jours. J'ai envie de l'ensserer de mes bras. Mais je dois tenir bon, après tout, elle verra à la fin de la pièce qui j'étais. Uniquement à la fin, pas avant.

Elle finit par récupérer lentement, froissant légèrement la robe de blanche-neige. Je l'observe, continuellement. Peut-être un peu trop fixement, mais je ne m'en lasse pas. Je me rappelle de notre rencontre, mais aussi d'à quel point elle était mignonne avec ces pommettes rosies. Finalement elle lâcha quelques mots à l'égard de "papa", et raccroche. Un sourire s'étend toujours sur mes lèvres alors qu'elle murmure quelques mots qui me font rouler des yeux.

- Je suis désolée...

Je pose ma main sur son bras en lui répondant, presque comme une repproche.

- Mais nan, c'est plutôt à moi de m'excuser. Je suis tombé sur toi comme un imbécile, excuse moi.

J'ai bien fais attention à garder ce ton masculin. Je ne comptais pas être dévoilée aussitôt! Mon sourire se veut rassurant. Je ne voudrais pas qu'elle s'en veuille pour quelque chose d'aussi débile, que d'autant plus, c'est moi qui ai causé. Cet accent. Je l'aime cet accent allemand qui n'appartient qu'à elle. Un bel accent qui la rend si unique. Qui fait qu'Aïn est Aïn. Et évidemment, je ne me moque pas. Jamais je ne me moquerais d'elle. Jamais.

- Tu ne t’es pas fait mal en tombant ?

Mon sourire s'intensifie alors que je la regarde dans les yeux. Elle est trop mignonne à basculer d'un pieds à l'autre. Elle s'inquiète. Elle croit toujours que les choses qui arrivent sont de sa faute, choses qui me désole totalement. Je secoue alors doucement ma tête cessant de trop réfléchir, me mettant alors à lui répondre.

- Ne t'en fais pas, je n'ai rien. Et toi? Tu t'es fais mal? C'est qu'il ne faudrait pas que la princesse se retrouve boitillante sur scènes!

Je sais qu'elle ne s'est pas fait mal. Ou du moins je l'espère. Je m'en voudrais toute ma vie d'avoir blessé ma puce. Un regard réellement inquiet, je cherche son regard de mes yeux améthystes.

- Blanche-Neige, Charmant. Vous êtes attendus sur les planches.

je me sens soudainement tombé. J'avais tout prévu sauf le fait que j'allais REELLEMENT monter sur scène. La panique s'empare considérable de mon corps alors que mon palpitant s'accélère. Je ne me sentais plsu réellement bien, mais ce n'était pas le moment de laisser tomber sur scène. J'étais très bonne acrite, je le savais. Mais, dans la vrai vie. Sur scène je n'y avais jamais pensé. Prise de vertige, je m'accrochai soudaine à la première chose que j'avais en main....l'épaule d'Aïn (avouez vous vous attendiez à autres choses! ewe). Je ne la lâche pas, mes jambes tremble. Je respire de plus en plus vite, la panique prenant rapidement place.

Puis, soudainement, je me calme. Le contact avec Aïn me calme toujours. Heureusement que je l'avais touché, autrement, j'aurais pu usé de mon pouvoir, et ce n'aurait pas été jolie à voir. Je lâchais un soupire de soulagement avant de m'avancer d'un pas assuré sur scène. Je commençai alors ce qu'il fallait faire, faisant mine d'être sur le cheval en plastique qu'on m'avait refilé. Je lâchais un sourire confiant envers Aïn, c'était à son tour d'entrer, normalement.



PS : Je ne jouerais pas les paroles de la pièce par contre! XD Je ne sais absolument pas comment faire! :')
Revenir en haut Aller en bas
L'étoile divine


Messages : 424
Date d'inscription : 06/04/2014
Post-it : « Look up at the stars and not down at your feet. Try to make sense of what you see, and wonder about what makes the universe exist. Be curious. » — Stephen Hawking

Carte d'identité
Occupation: Ennuyer le monde.
Nationalité: Question piège?
Lié à: L'univers.
pnj

14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyLun 15 Fév - 16:38

Le membre 'Alys Anderson' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Love Industry' :
14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Ebn8


ceci est une signature
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hoshikami.forumactif.org
Yūka Tsukimori


Messages : 49
Date d'inscription : 05/02/2016
Age : 22
Avatar : oc tae4021

Carte d'identité
Occupation:
Nationalité:
Lié à:
étoile

14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyLun 15 Fév - 17:18

le cœur s’arrête. ses palpitations régulières se stoppent net. les dernières se répercutent silencieusement, échos aux bribes musicales que hurlent les enceintes suspendues aux murs immaculés. le cœur s’arrête. troublé de ces billes améthystes, arrimées à ton corps malingre. malmené par la débandade de sentiments. un curieux manège, tu songes. de violentes montagnes russes. un saut dans le vide. un saut sans élastique. silencieusement, tu opines derechef. les cheveux noués en une tresse compliquée dansent sur tes épaules, à mesure que tu ondules des hanches. tu es prête, tu crois ? non. c’est uniquement parce qu’il est là. parce qu’il semble plus gêné que toi, encore. tu lui adresses un regard, à ton Charmant fagoté comme dans les contes. vêtu comme les princes des rêves enfantins. sa main s’engouffre dans les derniers filaments sauvages de ta crinière. ses doigts enserrent ton épaule, si brusquement que tu sembles te briser en morceaux. si soudainement que tu chancèles. son touché est doux. et, étrangement, son étreinte impatiente t’évoque de nombreux souvenirs. tu ne penses pas l’avoir déjà aperçu, néanmoins. des souvenirs agréables. des souvenirs qu’inconsciemment, tu chéries plus que ta propre vie.

« Nous devrions y aller... » que tu susurres, du bout des lèvres. toutefois, sa prise s’affirme. sa prise se referme sur ton étroite stature, et froisses la robe. il est malade ? tu ne sais pas. sûrement. c’est ce qu’il semble, en tout cas. tu t’apprêtes à héler maladroitement un professeur, sans succès. ils se préparent pour ton entrée. pour celle de Charmant. ce Charmant visiblement souffrant. avec maintes précautions, tu coules tes phalanges dans sa crinière sombres et y déposes de tendres caresses. si tendres que c’est à peine si tu l’effleures. aussi furtivement que son mal est arrivé, il s’en retourne à ses origines. Charmant - dont tu ne connais toujours pas le nom - s’éloigne dans un soupir malaisé. tu le suis, à mesure qu’il s’avance vers la scène. tu ne manques pas de rire avec légèreté, non plus ; affublé de son cheval de bois, il est ridicule.

il récite ses répliques avec une étonnante facilité. un naturel déconcertant, comme s’il était réellement Charmant. comme s’il cherchait véritablement sa colombe arraché aux cieux, à la peau aussi blanche que les flocons de neige. bientôt, c’est à toi. tu entres avec un sourire carmin sur la trogne, et trouves place aux côtés de ton compagnon de scène. tu le sens fébrile, avec ses mains sur les tiennes. il tremble. sa voix, si sûre jusqu’à présent, chevrote délicatement. ton cœur brûle entre les côtes. il cherche à s’enfuir. il tambourine méchamment contre les os. tu tâches de demeurer souriante, affublée de beau regard où scintille toutes les nuances de l’amour adolescent. un amour innommable. celui qui consiste à succomber sous les assauts d’un regard. ses paroles incertaines et le trouble affiché n’en sont que plus doux à tes oreilles. que plus réalistes, aussi. il dévoile un Charmant déconcerté de la superbe de sa mie. un Charmant humain, où l’assurance précède le visage d’un égaré qui rencontre son destin en la personne d’une nymphe. un homme déstabilisé, seulement. tu effleures sa joue droite, armée d'un énième sourire lumineux. le trac s'en est allé. les minutes défilent avec nonchalance. tu rêves de rester là, au creux de ce songe éveillé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L'étoile divine


Messages : 424
Date d'inscription : 06/04/2014
Post-it : « Look up at the stars and not down at your feet. Try to make sense of what you see, and wonder about what makes the universe exist. Be curious. » — Stephen Hawking

Carte d'identité
Occupation: Ennuyer le monde.
Nationalité: Question piège?
Lié à: L'univers.
pnj

14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyLun 15 Fév - 17:18

Le membre 'N. Aïn Nicolaus' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Love Industry' :
14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Pihf
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hoshikami.forumactif.org
Invité
Anonymous



14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyMer 17 Fév - 8:16

Ridicule. Je suis juste simplement ridicule sur cette chose qui est censée ressembler à un cheval. Je me demande ce qu'ils ont fait avec, car il était fissuré de partout, mais, heureusement, cela ne pouvait aucunement se voir en dehors de la scène. C'était petit après tout. Mais je pouvais très bien imaginer que ce pauvre cheval en avait parcouru du chemin. Il était tout rafistolé.

Je parlais avec aisance alors que j'entendais ma princesse rire avec légèreté dans les loges. Je croisais son regard de temps à autre. Un regard probablement encourageant, de là où j'étais j'avais du mal à lire dans les yeux. D'ailleurs, les miens sont éblouis par les lumières trop puissantes illuminant la scène. Je me contiens intérieurement pour ne pas plisser les yeux ou bien engueuler les techniciens bien trop stressés, et finalement je me tais.

Et elle rentre à son tour, me rejoignant sur la scène. On parle, récite, joue. Lorsque nos mains viennent à se frôler, se toucher, s'entrelacer, mes mot, mes phrases se font confuses. Je tente de cacher, de faire croire au public que c'est fait exprès, il me semble même que j'y parviens. Je joue comme je l'avais promis, je lui accorde des gestes mignons, je tente de lui faire ressentir ces sentiments que moi-même je ne ressentirais jamais avec ce manque de sociabilité. Elle pose alors sa main contre ma joue. Une délicatesse et une douceur déconcertante en découle. Elle est mignonne, semble avoir oublié le monde entier, il ne reste plus que nous deux sur scène alors que l'on s'abandonne à nos paroles. Le temps passe vite, la fin de la pièce arrive. Les autres nous rejoignent, contre mon gré. Un gamin jouant l'un des nains attrapent l'une de mes mains alors que l'on me sépare subitement de ma belle. Je lâche une râle comme une enfant à qui l'on aurait enlevé son doudou. J'ai l'impression de la perdre, alors que pourtant l'on se reverrait bien plus tard. Je lui dirais que j'étais dans la foule, qu'elle a miraculeusement bien jouer, qu'elle était magnifique. Je ne la complimenterai pas, non, c'était juste la stricte vérité.

La vague de présentation s'effectue, et je me retrouve comme une imbécile, mais je fais mine de m'étouffer afin de sortir plus tôt. En vérité, je m'étouffai réellement. Le trac remontant d'un coup avant de retombé aussitôt. Je me calme, ferme mes yeux avant de voir toute la troupe revenir. Un sourire cristallin s'empare de mes lèvres alors que je rejoins Aïn.

- Pour fêter ta magnifique prestation, je t'invite à aller manger un casse-croute dehors! Personnellement j'ai plutôt faim, jouer m'a ouvert l'appétit!

Je continue d'utiliser ce ton masculinisé, je lui dirais uniquement ce soir que Charmant, c'était bien moi. Je vais dans les loges et enfile un sweet noir ainsi qu'un pantalon jean tout aussi noir masculin. Je me regarde dans la glace, me recoiffe. Je remets du déodorant, il ne faudrait pas non plus que l'odeur de mon gel douche se fasse sentir!

Finalement, je le rejoignis à un peu plus loin avant de l'accompagner dehors. Entre temps, elle a du parler à "papa". Je lui souris et me montre galante, je lui ouvre la porte par exemple. Une fois dehors, je lance un juron en sentant des gouttes de pluie se précipiter contre nos habits, nos cheveux aussi. Je lance un regard à Aïn, je sors un parapluie de je ne sais où et l'on s'abrite tout les deux en dessous. Aïn étant plus petite, je le monte un peu plus haut pour nous abriter correctement. Mais aussi, pour gagner de l'espace en dessous, je passe naturellement ma main gauche autour de sa taille, l'attirant vers moi. J'accélère alors le pas cherchant du regard l'endroit où nous allions manger.

Une fois l'endroit tout choisis, un fast-food, j'accélère le pas, vaut mieux pour notre santé, éviter de rester sous la pluie. Je la garde contre moi la tirant, un peu, je préfèrerai qu'elle avance à mon rythme plutôt qu'elle finisse par se retrouver sous la pluie par ma marche trop rapide.

Je secouais doucement ma tête, envoyant les légères gouttelettes d'eau, qui s'étaient glissés dans mes cheveux, tout autour de moi. Je mouillai probablement au passage Aïn, mais mon sourire charmeur, mais surtout désolé, devait lui faire vite oublié cet erreur. Je trouvais rapidement une place libre pour nous deux avant de lui lancer, un énorme sourire plaqué sur le visage.

- Tu veux quoi? Personnellement je pense que je vais opter pour un hamburger, ça fait un petit moment que je n'en ai pas mangé.

Menteuse. Je lui mentais, sourire toujours là. Je pouvais très bien m'amuser un peu, même si je savais très bien que j'allais finir par me faire engueuler, pour manger ce que l'on avait déjà mangé la veille.  
Revenir en haut Aller en bas
L'étoile divine


Messages : 424
Date d'inscription : 06/04/2014
Post-it : « Look up at the stars and not down at your feet. Try to make sense of what you see, and wonder about what makes the universe exist. Be curious. » — Stephen Hawking

Carte d'identité
Occupation: Ennuyer le monde.
Nationalité: Question piège?
Lié à: L'univers.
pnj

14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyMer 17 Fév - 8:16

Le membre 'Alys Anderson' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Love Industry' :
14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Cdk6


ceci est une signature
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hoshikami.forumactif.org
Yūka Tsukimori


Messages : 49
Date d'inscription : 05/02/2016
Age : 22
Avatar : oc tae4021

Carte d'identité
Occupation:
Nationalité:
Lié à:
étoile

14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyMer 17 Fév - 11:46

écarlate. les doigts enserrés dans ceux des autres, tu te pares de toutes les nuances rosâtres de la gêne. du désir inavoué. de la passion dissimulée. tu en as honte, Aïn. honte d’être si amoureuse d’un inconnu. honte de s’être entichée d’un garçon que tu nommes Charmant, faute de mieux. les billes grises posées sur le public levé, si bruyant que tu penses en devenir sourde, tu te brises d’un sourire. tu es heureuse, Aïn. vous saluez avec entrain. main dans la main, vous vous pliez en deux. tu remarques sitôt ton aimé qui se sauve in-extremis. une moue se dessine sur tes lippes fendues d’un énième éclat devenu terne. déçue ? sans doute.
les applaudissements perdurent. accrochés à la scène, vous les petits artistes affublés de la joie, vous continuez à apprécier les cris de la foule. vous y demeurez quelques instants, à peine. le silence retombe, peu à peu. un professeur s’agite, au pied des marches. il esquisse de grands gestes saccadés. lentement, en file indienne, vous obtempérez ; le moment de quitter les planches est arrivé. étonnamment, ton cœur se serre. tu n’as qu’un désir : recommencer. sortir à nouveau les répliques douloureuses. retrouver un univers où la fin est bienheureuse. bientôt, ton palpitant s’accélère. à nouveau, en réalité. de délicats fourmillements s’attardent à tes phalanges. celles qui, précédemment, se sont arrêtées sur les fossettes de Charmant. son lumineux sourire te percute violemment, et tu manques d’en tomber à la renverse. foncièrement, tu n’apprécies pas. les premiers émois sont incontrôlables, définitivement.
« Pour fêter ta magnifique prestation, je t’invite à aller manger un casse-croûte dehors ! Personnellement, j’ai plutôt faim, jouer m’a ouvert l’appétit ! » un rire s’échappe d’entre tes lèvres mordues. silencieusement, tu acquiesces. il s’en retourne à sa loge aussi rapidement qu’il s’est dépêché vers toi. son absence abandonne un vide. un abîme qui se creuse. tu t’étonnes d’y être déjà si attachée. déjà si dépendante. la sensation est la même qu’avec Lys. du moins, en pire. en plus accentué.

les minutes s’égrènent, à nouveau. la solitude pèse sur ton cœur, assez lourdement. tu te presses de renoncer à la robe aux nombreuses coutures irritantes et revêts l’éternel uniforme. les collants. la jupe. la chemise. au fond, c’en est devenu une seconde peau. aussi confortable qu’un survêtement ou une robe de chambre en coton blanc. d’un œil vers le miroir, tu considères que le rouge sur le croissant de ton sourire est sympathique. qu’il accentue encore le blanc lunaire de ton teint. tu le conserves, donc.
« Aïn ! C’était super, trésor. Tu vois, il n’y avait aucune raison d’avoir peur. » tu offres un beau regard à papa. deux orbes enjouées. il y répond des siennes, légèrement fatiguées. le pauvre, à s’acharner au-dessus de ses fichiers. « J’ignorais qu’Alys avait un frère. Les étoiles peuvent-elles en avoir ? » tu hausses un sourcil inquisiteur. « Alys a un frère. Mais ils ne se ressemblent pas ! Enfin, un frère adoptif, quoi. » c’est à son tour d’être circonspect, à papa. il fronce ses sourcils blonds. « Je vois... Je suppose que je me suis trompé. » tu t’apprêtes à renchérir, lorsque ses billes se perdent au loin. « Je vais te laisser, Aïn. Ton ami arrive ! Je ne voudrais surtout pas que tu aies honte de ton vieux père. » un gloussement se fraie un chemin à ta trachée. sitôt dit, sitôt fait. papa s’éloigne dans un rire peu audible.

tu t’étonnes de sa galanterie, à Charmant. sans un mot, il se dérobe afin de te guider à travers les allées. ploc. ploc. ploc. les eaux dégueulent des cieux. tu frissonnes douloureusement. la pluie, tu l’aimes. mais rarement si tu es dessous, les cheveux collés à ton malingre squelette. brusquement, ton chevalier-servant montre son arme. il n’a aucune épée, mais un parapluie aux couleurs familières. Charmant est sécuritaire. il est... charmant. tu sursautes maladroitement à son contact, lorsque son bras se faufile à ta taille. tu menaces de protester, un peu. néanmoins, les mots meurent dans ta gorge sans s’être formés. rien ne brise le silence installé, et tu te contentes de faire concurrence aux tomates.
il accélère. ses jambes sont fines et athlétiques. il est sportif ? sans doute. tu te troubles, à cette pensée. tu ne sais rien de lui. tu ne connais rien de ses goûts. vêtue de la déception, tu pénètres dans un fast-food environnant avec une méchante appréhension. comment peux-tu te prétendre amoureuse d’un garçon que tu ne connais ni d’Ève ni d’Adam ? c’est infiniment irrespectueux vis-à-vis de lui ! qui, dans ses contradictions et son caractère, apprécierait de s’entendre dire qu’une môme s’est entichée de lui, seulement après l’avoir croisé ? personne. sûrement pas toi, du moins. tu veux être aimée pour ce que tu représentes. pour tout ce que tu es.

tu lâches quelques sourdes colères lorsqu’il s’ébroue, à l’instar d’un félin nonchalant, et te balance son eau à la trogne. tu ne t’écartes pas pour autant. la mimine dans la sienne, tu lèves un doux visage à son encontre, avant de te couler à sa suite. il dégote une table. à nouveau, tu tiques. la table. votre table. tu ne dis rien, toutefois.
« Tu veux quoi ? Personnellement, je pense que je vais opter pour un hamburger, ça fait un petit moment que je n’en ai pas mangé. » tu hésites, la prunelle morne appuyée sur la carte. « Une frite et un coca. Je n’ai pas particulièrement faim... » tu mens, bien sûr. tu as l’estomac dans les talons. mais... les garçons n’aiment pas particulièrement les filles voraces. surtout, le goût riche du burger de la veille traîne encore sur tes papilles sèches. l’une des serveuses s’approchent, armée de son sourire factice. « Un hamburger, une frite et un coca. Moyenne, la frite, s’il vous plaît. » l’autre opine derechef et se faufile à quelques pas de la tablée. tu reposes tes prunelles sur ton interlocuteur, visiblement en proie à un mal inconnu. tu remarques que ses pupilles sont étrangement formées. plus dilatées que la normale, surtout. « Ça va ? » assez brusquement, tu te lèves de ton siège. tu te presses jusqu’à lui, une main sur son bras. « Hey ? » l’inquiétude se peint sur tes beaux traits. elle les brise indolemment. « Je te guiderai jusque chez toi, si tu en as besoin. Ça ira, ne t’en fais pas. » que tu murmures, d’un ton sûr. tu te veux rassurante. quasiment maternelle, afin qu’il ne balise pas. tu demeures là, debout à ses côtés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L'étoile divine


Messages : 424
Date d'inscription : 06/04/2014
Post-it : « Look up at the stars and not down at your feet. Try to make sense of what you see, and wonder about what makes the universe exist. Be curious. » — Stephen Hawking

Carte d'identité
Occupation: Ennuyer le monde.
Nationalité: Question piège?
Lié à: L'univers.
pnj

14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyMer 17 Fév - 11:46

Le membre 'N. Aïn Nicolaus' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Love Industry' :
14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Pihf
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hoshikami.forumactif.org
Invité
Anonymous



14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyLun 22 Fév - 8:46

La mine qu'elle prend alors que je m'étais secoué était trop marrante, elle faisait souvent ce genre de grimace parfois. Alors qu'elle levait son regard vers moi, illuminé, je ne pouvais m'empêcher de penser que j'avais une extraordinaire meilleure amie. La seule en qui j'avais confiance, mais qui surtout, j'aimais. Je suis à la suite surprise par sa réponse.

- Une frite et un coca. Je n’ai pas particulièrement faim...

Elle devait vraiment me prendre un garçon pour manger aussi peu alors qu'avec moi, on se goinfrait toute les deux d'hamburger jusqu'à nous faire exploser la pence. Et soudain, je ressens de l'amertume envers moi-même. Si ça ce trouve je la laissais espérer en parlant avec elle aussi aisément. Je n'avais pas envie qu'elle m'en veuille, ou encore qu'elle finisse triste lorsqu'elle découvrira que c'était moi. C'est pourquoi je me promis de ne pas lui montrer que c'est moi. Laisser charmant s'envoler aussi vite qu'il était arrivé. Je regardais cependant Aïn suspicieusement. Elle ne devrait pas agir ainsi devant un garçon. Pas ne pas manger. Je lui donnerai probablement une petite leçon à la fin de tout ça.

La serveuse arrive, je lui lance soudainement un regard hautain. Elle m'a coupé en pleine réflexions, et ça, je ne le supportais pas. D'autant plus qu'il s'agissait d'Aïn. Mon regard froid d'apaisa alors qu'Aïn prit commande pour nous deux. Je remerciai cette dernière d'un sourire. Puis elle s'en va. Mais d'un coup, je ne vois plus rien. Je ne sais absolument pas ce qui m'arrive alors qu'Aïn a disparu. Je me mets à respirer de plus en plus vite, j'ai cette sensation d'étouffer. Je paniquai totalement, tâtant la table de mes mains afin de trouver un quelconque repère.

-  Ça va ?

Que j'entends d'une voix inquiète qui me semble si lointaine. Mes mâchoires se serrent alors que je me calme peu à peu, entendant le bruit de la chaise face à moi bouger, puis l'une des mains de mon ange se poser contre mon bras. Je tente de respirer plus lentement, arrive à me calmer un temps soit peu avant d'attraper sa main pour la sentir contre ma paume.

- Hey ?

Elle est toujours aussi inquiète, probablement plus. Mes traits sont probablement hantés par la peur alors que je ferme mes yeux pour ne plus avoir à affaires aux ténèbres, à la lumière que je ne perçois plus.

- Je te guiderai jusque chez toi, si tu en as besoin. Ça ira, ne t’en fais pas.

J'avale ma salive alors que je grommelle quelques mots. Je tiens toujours sa main. Et je ne la lâcherais pas tant que n'aurais pas retrouver dont de la vision. La panique et la peur est toujours présente. J'essaie de garder mon calme mais c'est insupportables de finir d'un coup dans un monde que l'on ne connaissait pas. J'espérai ne pas rester comme ça toute la vie, je n'en survivrais probablement pas. Cette habitude que j'ai d'observer le ciel se colorer le matin me manquerait trop. Ne pas revoir le sourire d'Aïn, ou encore voir ses messages tout doux me seraient insurmontable. J'en mourrai. Une légère larme se glissa sur le coin de mon œil avant de tomber sur ma joue. Je serrai un peu plus fort la mains d'Aïn, me remémorant nos moments passés ainsi que nos sourires partagés. Je ne pourrais pas vivre sans ça. Même si je savais très bien qu'elle serait à mes côté pour toujours, qu'elle m'aidera...
Revenir en haut Aller en bas
L'étoile divine


Messages : 424
Date d'inscription : 06/04/2014
Post-it : « Look up at the stars and not down at your feet. Try to make sense of what you see, and wonder about what makes the universe exist. Be curious. » — Stephen Hawking

Carte d'identité
Occupation: Ennuyer le monde.
Nationalité: Question piège?
Lié à: L'univers.
pnj

14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus EmptyLun 22 Fév - 8:46

Le membre 'Alys Anderson' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Love Industry' :
14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus 4a2k


ceci est une signature
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hoshikami.forumactif.org
Contenu sponsorisé



14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty
MessageSujet: Re: 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus   14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 14# Alys Anderson— N. Aïn Nicolaus
» La complainte du videur (pv Alys)
» Alys Manderly • La petite sirène.
» Alys - Dans le langage des filles ça s’appelle un vent. Fais gaffe tu vas t’enrhumer !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hoshikami RPG :: archives :: Anciens events :: Love Industry-
Sauter vers: