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 PONEY ET PONETTE DANS UN CHAMPS DE TULIPES °{ Nono

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MessageSujet: PONEY ET PONETTE DANS UN CHAMPS DE TULIPES °{ Nono   Dim 3 Jan - 16:55

Poney et Ponette dans un champs de tulipes
  • ft. Noroi C. Moeru
  • 486 mots

Pour une fois elle l'avait fait. Oui. Ai avait sortit son téléphone alors qu'elle était à l'entrée de l'Académie. Elle avait regardé l'heure, commencé à écrire un message pour Mathias dans le but de le prévenir qu'elle devait se rendre à la bibliothèque et qu'ainsi, elle l'attendait pour qu'il l’emmène. Le message était près, le destinataire avait été entré. Sauf que la demoiselle avait tristement oublié d'appuyer sur le bouton « envoyer ». Comme c'était bête.  

Lorsqu'on y pense, c'était assez dommage. Ai allait attendre un très très long moment avant qu'il n'arrive, du moins si jamais le garde du corps comptait arriver. Très rapidement, elle avait haussé les épaules avant de se diriger vers le bâtiment remplit de savoir. Ai savait pertinemment qu'elle n'avait pas envoyé son message, sauf que si jamais elle croissait le grand blond par pur hasard, elle aurait usé la carte de l'oublie. Même si, en soit ça ne lui ressemblait pas réellement. Enfin, le fait de ne pas lui envoyer de message était en quelque sorte une habitude que la demoiselle avait prise, mais aujourd'hui elle avait pensé à tout. En ayant le message sauvegardé.

Oh, ce n'est pas que l'enfant Date n'aimait pas la compagnie de son garde du corps, bien au contraire. C'était toujours mieux que d'être seule. Mais malgré son jeune âge, elle savait qu'il n'y avait rien d'amusant à surveiller une gamine de douze ans. Surtout lorsque ses parents sont des visages importants, alors il faut toujours utiliser des pincettes lorsqu'on lui adresse la parole. Même si en général, ce n'était pas ce que faisait le grand blond.

Ai savait que pour Mathias, c'était chiant de la surveiller. Alors, l’emmener à la bibliothèque… Elle pouvait bien lui retirer cette souffrance. Après tout que pouvait-il lui arriver dans un bibliothèque ? Mis à part ne pas pouvoir attraper les livres trop en hauteur dans les étagères ou bien s'endormir sur un bouquin un peu trop ennuyant. D'ailleurs, pourquoi devait-elle aller à la bibliothèque déjà ? Elle n'avait pas de recherche spécifique à faire, alors il devait sans doute s'agir d'une simple envie de sortir un peu, se rendre dans un lieu calme pour pouvoir se détendre dans un bon livre. Oui, sans doute.

Un fait étrange, lorsque la demoiselle était entourée de nombreux livres, elle n'hésitait jamais. Inconsciemment, elle se dirigeait toujours vers le livre qu'elle voulait lire en ce jour. Il est vrai qu'elle tournait toujours autour des même auteurs, elle avait ses têtes comme tous les autres lecteurs. Son favori était Eiji Yoshikawa, Ai n'avait pas lu beaucoup de ses œuvres cependant elle avait été totalement charmé par le premier tome de La pierre et le sabre. C'est d'ailleurs vers le tome deux de ce roman qu'elle c'était dirigée. Ce n'était pas quelqu'un de difficile, elle avait attrapé le livre sur son étagère avant de s’asseoir à une table pour commencer sa lecture.

Tout simplement.

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MessageSujet: Re: PONEY ET PONETTE DANS UN CHAMPS DE TULIPES °{ Nono   Jeu 7 Jan - 20:53


Les mots se succèdent sous ses yeux, les lignes noires sur les pages blanches prenant alors sens dans son esprit. Chaque phrase lui apprend, augmente ses connaissances et en même temps le surprend, l'angoisse et le perd. La curiosité l'avait poussé à venir en ses lieux, refermant savoir et distraction. Une bibliothèque, endroit où il n'avait jamais mis les pieds jusqu'à ce jour, poussé par l'indescriptible envie de comprendre ce qui se passe autour de lui et ce qui a bien pu arriver durant ses longues années où il n'a pas été présent. Des guerres, des massacres, partout dans le monde, un monde aussi vaste dont il ne soupçonnait presque pas l’existence. L'histoire même de son pays l'avait quelque peu perturbé, quand bien même il ait contribué à celle-ci à u échelle minime, il n'aurait jamais pu prédire les actions qui avaient suivi sa disparition.

Dans un soupir tremblant mais léger, inaudible, il referma avec douceur le large livre d'histoire duquel il avait parcourut toutes les pages avec une attention particulière, relisant parfois certains passages, pas si sûr que ça d'avoir tout compris tant la surprise l'avait pris. Appuyé contre la table autour de laquelle, seule, il était assis, tête baissée, capuche de sweet cachant son visage bandé et brûlé, il ferma un instant les yeux pour reprendre ses esprits. Il ne pensait pas que ce genre de lecture le mettrait dans cet état. A quoi s'attendait il ? Venant d'un ancien guerrier, il aurait bien du se douter de sa possible réaction. Du bout de ses doigts recouverts, il attrape un second livre, plus gai celui-ci paraît il, moins d'histoire, plus de présent, parlant des nouvelles technologies, parlant d'un sujet qui lui est totalement inconnu. Il se plongea dans sa lecture, tentant de faire abstraction de sa précédente lecture se mêlant à ses propres expériences. Il se devait d'apprendre du présent maintenant, pour mieux construire son avenir, c'est ce qu'avait insinué Genkishi pour le faire sortir, avec moins de soutenance et plus d’irrespect bien entendu.

L'histoire de la télévision avait beau être intéressante et farfelue à ses yeux, c'est l'affolement de son cœur qui l'empêcha de continuer à parcourir son ouvrage. Un tambourinement d'organe qui se répercuta dans son corps, dans sa tête. Un murmure, une envie naissance. Quelque chose de fort, d'indescriptible, qui lui remue les tripes.
Protéger. Destin. Devoir.
Crispant ses poings dans les poche de son sweet, son regard farfouille das la pièce sans même qu'il s'en rende compte à la recherche de quelque chose. Ou plutôt de quelqu'un. Jusqu'à tomber sur l'une des seules personnes étant dans la bibliothèque, une jeune fille à qui il ne donnerait même pas 15 ans. Ses billes rougeoyantes ne cessèrent pas une seule fois de l'observer à partir de là, son corps tentant vainement de l'emmener vers elle alors que son esprit lui panique à la simple idée de se retrouver liée à quelqu'un. Il n'était pas idiot, il se rendait compte de ce qui se passait, de ce qui était entrain d'arriver. Mais il ne voulait pas, non. Non non non. Jamais. Comment pourrait il l'accepter ? À peine venait il de retrouver une vie quelque peu normale bien qu'encore instable et voilà qu'il allait devoir … protéger une petite humaine. Une humaine qui méritait bien mieux que lui comme étoile. Lui l'homme sans pouvoir, sans apparence, sans avenir. S'il avait pu, il aurait utilisé sa capacité maintenant disparut pour revenir rien qu'un jour en arrière et ne pas venir dans cette bibliothèque. Il ne l'aurait pas rencontré et ainsi n'aurait pas eu ce sentiment d'être pris au piège par ce foutu destin, comme ci celui-ci se plaisait à lui rendre la vie impossible.

Brillants et sombres, ses yeux reflètent une angoisse sans nom alors qu'il se lève malgré lui de sa chaise, aussi silencieux qu'une ombre, avançant d'un pas lent vers la jeune fille. À quoi le destin pouvait il bien penser ? Comment pouvait il croire qu'une gamine pourrait apprécier d'avoir quelqu'un comme lui sur qui compter ? Comment une fille si jeune pourrait ne pas être effrayée devant son apparence monstrueuse ? Il s'arrêta alors, brusquement, refusant de faire un pas de plus alors que l'image de la jeune fille ne quittait pas son esprit, le petit être étant à quelques mètres à peine de lui. Elle pourrait aisément le ressentir, elle aussi devait savoir, elle aussi devait s'être rendu compte de ce qui se passait.

Un pas de plus, un arrêt de plus, une main qui se tend, un poing qui se ferme, le geste à peine fait qu'il abandonne. La honte l'anime, le pessimisme règne sur ses actions et ses pensées, un souffle se fait entendre, bas, légèrement rauque, crispé, éraillé.

- Il faut … Non … Je devrais … Je ne peux pas …

Ce ne sont que des murmures, d'un homme qui se demande quoi faire, pensant que le malheur cogne à sa porte une fois de plus là où certains y voient un miracle.
Continuant son avancée, il finit par arriver à coté de la table qu'utilise l'enfant et, toujours debout, il pose une main à coté du livre de celle-ci, la surprenant alors que lui détourne le regard, cachant comme il le peut son visage bandé et effrayant dans sa capuche sombre.  Comment expliquer, comment faire comprendre ? L'homme prend alors une grand inspiration, se donnant un semblant de courage pour affronter la gamine. Gamine dont les yeux sombres et grands l'observent depuis quelques secondes, sûrement empreint de surprise et d'horreur.

- Je suis terriblement navré et je suis persuadé que jamais tu ne croiras à ce que je vais te dire, moi même ayant beaucoup de mal à me l'avouer. Mais … Toi et moi … Nous sommes liés par les étoiles.

Noroi parle alors doucement, avec sa manière soutenue et légère qui lui est propre, même si une lourdeur pèse sur son cœur, même s'il se doute qu'elle le renverra voir ailleurs, même s'il comprendrait qu'elle fuit. Il déglutit, difficilement tellement sa gorge est sèche d'angoisse. Ses doigts se crispent sur la table et toujours, il fuit son regard innocent. Lâchant alors de derniers mots, aussi bas qu'un murmure mais pourtant audible pour la jeune fille, il se décolle de la table dans le but de fuir. De quitter les lieux, de quitter l'ébauche d'une histoire écrite par le destin.

- Pardonne moi.

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MessageSujet: Re: PONEY ET PONETTE DANS UN CHAMPS DE TULIPES °{ Nono   Mar 12 Jan - 19:55

Poney et Ponette dans un champs de tulipes
  • ft. Noroi C. Moeru
  • 712 mots

« Il se remémorait le péristyle du Shippoji, et comment, souvent assise là durant une demi-journée ou d'avantage, ses yeux limpides et rêveurs contemplaient silencieusement le vide comme si dans les nuages elle avait distingué sa mère, son père, ses frères et ses sœurs. Il se rapprocha et, avec autant de crainte que s'il eut cherché parmi des épines un bouton de rose blanche, murmura : »

Ai laissa échapper un court soupir, tournant le lire afin de le déposer sur la table pour y garder sa page elle s'étira tel un chat. Voilà un bon moment qu'elle c'était plongée dans son roman, elle ne pouvait pas dire depuis combien de temps exactement elle était là, dans cette bibliothèque. Mais cette série de roman était quelque que chose de très intéressant. Indirectement, la lecture de ces œuvres lui faisait apprendre dès choses et c'était un principe qu'elle appréciait. Lire pour apprendre. Au moins, personne ne la dérangeait, alors elle n'avait pas besoin de faire d'effort de communication. Du moins, en principe.

Après un moment appréhension, à l'idée de croiser Mathias sur le chemin du retour, Ai n'arrivait pas à savoir si elle devait se dépêcher de retourner à l'Académie ou bien si elle avait le temps de terminer son livre pour partir avec la suite des aventures de Musashi. En général, ce n'était pas vraiment le genre de dilemme dont devait faire face une gamine de douze. Et pourtant. La demoiselle gonfla ses joues tel un chipmunks avant de reprendre son lit et d'observer ce qu'il lui restait. Bon, si elle se dépêchait, elle pouvait le finir sans risque.

Enfin, c'est ce qu'elle pensait. C'est ce qu'Ai supposait jusqu'à ce qu'on son cœur commence lentement à accélérer. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait, surtout que, même en sortant de sport, elle n'avait jamais ressentit de tel battement. Commençait-elle à faire de la tachycardie ? A douze ans ? C'était bien drôle. Mais non merci.

Heureusement pour elle, si l'on pouvait dire que la vrai raison était meilleure à attendre, ce n'était pas de la tachycardie. Il s'agissait simplement d'un résultat lié aux actions passées de l'étoile divine, une action qui allait lier Ai avec cet homme. Avec celui qui venait de poser sa main sur la table que l'enfant utilisait. La demoiselle Date leva la tête, souhaitant observer cet homme qui venait d’interrompre sa lecture cependant, il avait étrangement détourné son regard jusqu'à même cacher son visage avec la capuche de son sweat.

Puis son cœur rata un battement.

Lorsque l'homme évoqua les étoiles, la demoiselle pensa immédiatement à ses cours sur les étoiles. Cette option qu'elle avait prit à l'Académie sans trop savoir où cela la mènerait. Le professeur n'avait-il pas abordé une sorte d'étrange sensation lorsque l'on rencontrait son étoile destinée ? Son cœur reprit ses battements habituel, ce qui, en quelque sorte rassura la jeune fille.

« Vous êtes mon étoile ? Euh et bien…. Je m'appelle Ai Date ? »

Une pointe d'hésitation transformant son identité en vague question. Au fond, Ai n'était pas vraiment assez renseigné pour comprendre de quoi il s'agissait exactement. Elle n'avait pas fait de recherche supplémentaire comme certains de ses camarades. Oui, elle écoutait juste le cours parce qu'elle trouvait ça intéressant sans vraiment être persuadée que cela lui arriverait un jour. Et elle c'était trompée.

« Pourquoi cherchez vous à vous excusez ?  »

Son sombre regard ne quitte pas un seul instant l'homme qui est venu lui troubler sa lecture. Elle essaye de le voir, d’apercevoir son visage, lui qui semblait être son étoile. Alors Ai se lève, perdant la page de son roman. Elle s'approche de l'homme jusqu'à apercevoir son visage. Du moins, ce qu'elle en voyait. Des bandages et la seule chair, si l'on pouvait utiliser ce mot, visible semblait brûlée. Un pas en arrière. Elle recule sans vraiment y penser. Par peur, par dégoût ? Elle ne serait y répondre. Ai reste silencieux, regarde son visage quelque instant, elle le dévisage.

Finalement, elle incline sa tête sur le côté lui faisant perdre cette apparence hautaine.

« Vous allez bien ?  »

Une réelle question. Après tout, que disait son cours déjà ? Ah oui, que ça serait dommage de mourir juste après avoir rencontré son étoile.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: PONEY ET PONETTE DANS UN CHAMPS DE TULIPES °{ Nono   Dim 17 Jan - 2:37


Noroi voulait partir, il voulait fuir mais non. Son subconscient en avait décidé autrement, son esprit d'étoile aussi, tout était contre lui. Sa nature elle même protestait contre ses envies de disparaître. Le destin semblait vouloir lui mener la vie dure à ne jamais lui offrir ce qu'il désirait. Il resta alors ainsi, posté à coté de la table, comme attendant une réponse, qu'importe celle-ci, venant de la jeune fille qu'il a soudainement abordé et dont il fuit à présent le regard à défaut de fuir sa présence.
La voix fluette de l'humaine le fait frisonner, un frisson d'angoisse, fort et dévastateur qui lui fait avoir des sueurs froides. Toute cette tension dans son corps … Il ne sait pas s'il saura la supporter. Il se trouvait pitoyable de réagir ainsi devant une enfant. Mais ce n'était pas l'enfant en lui même qui l'effrayait, c'était la perceptive d'une vie qu'il ne voulait pas. Le destin lui jouait un mauvais tour, un très mauvais tour. Il allait devoir al protéger, tel était le rôle d'une étoile, avec ou sans pouvoir. C'était ironique pensa t-il. Lui qui n'a même pas pu protéger la femme qu'il aimait. On lui demandait de protéger deux vie à la fois, car si l'un d'eux meurt, l'autre trépasse aussi, envoyant aux oubliettes sa propre envie de mettre fin à ses jours. Il était peut être habitué à la mort mais il n'avait aucune envie de faire payer cette pauvre petites pour ses déboires. Elle n'avait pas mérité ça. Elle était la plus à plaindre.

Il ne pouvait pas lui dire pourquoi il s'excusait. Il ne pouvait pas lui avouer ses travers, ses péchés ni dans quel pétrin celle-ci se trouvait à être liée à un ronin dans son genre, perdu dans un temps qui n'est pas le sien. Noroi n'avait rien dit à personne de sa situation, et déjà que le poids sur ses épaules lui paraissait lourds, aujourd'hui et face à elle il le trouvait presque insupportablement douloureux.
Le mouvement de la dite Ai le fait doucement sursauter, baissant un peu plus son visage, n'ayant même pas tiqué à son nom de famille trop occupé par ses pensées et sa volonté de se camoufler à sa vue. Elle cherchait à comprendre. Elle cherchait à le voir, à l'observer, à savoir qui il était, à quoi il ressemblait. Elle cherchait tout simplement à découvrir son étoile. Et tandis qu'elle s'approche, il tente de reculer, lentement, pesant ses pas, pour ne pas se louper, pour ne pas bêtement trébucher et se faire remarquer. Il ne voulait. Non. Non non. Non. Il ne fallait pas qu'elle le voit. Il pressentait sa réaction. Elle serai choquée et dégoûtée, elle allait s'enfuir, comme tout enfant censé devant un tel monstre de foire.

Ses efforts fut vains. Elle découvrit. Son apparence, ses blessures, son regard rougeoyant et perdu, sa bouche malmenée par des dents blanches à l'idée même de se faire rejeter. Le plus vieux vit alors son mouvement de recul. Ce pas en arrière, provoqué par la surprise et le dégoût qu'il peut aisément apercevoir dans son regard sombre et innocent. Elle ne comprend pas. Et c'est normal. Le silence l’assomme presque. Il aurait préféré avoir une réaction verbale, en adéquation avec son geste, il aurait voulu qu'elle parle, qu'elle dise quelque chose, qu'elle brise ce silence oppressant, cette tension bien trop présente. Et comme si elle l'avait entendu, c'est ce qu'elle fit, elle parla, doucement, presque tendrement, laissant de côté cet air presque fier qu'elle abordait depuis le début pour laisser place à une réelle inquiétude. Enfin, il semblerait. Les mots reste bloqués dans sa gorge. Il déglutit, il observe le sol, enfonce ses mains bandées dans les poches de son sweet, cachant les preuves de sa faiblesses. Seul un « Hum » se fait alors entendre, un hum légèrement éraillé appuyé par un hochement de tête. Il dit oui, son corps dit oui, mais son cœur et son esprit disent non. Mais il ne pouvait pas être sincère. Il ne pouvait pas dire la vérité. Noroi devait se montrer fort, il devait se reprendre, paraître mois faible et plus fier, cette gamine méritait mieux qu'une loque. Mais il ne savait pas comment faire. Il ne pouvait pas être méchant avec elle, ni sarcastique. Elle ne pourrait pas comprendre l'homme s'il n'était pas lui même. Mais … S'il restait lui même, jamais il ne pourrait être une étoile digne de ce nom. Il n'avait jamais été quoi que ce soit digne de ce nom de toute manière pas vrai ? Alors à quoi bon.

- … Je vais bien.

Finit il par dire, d'une voix basse, d'un simple chuchotis. Il espérait qu'elle n’essaierait pas de chercher plus loin. Il n'avait aucun espoir qu'elle puisse un jour l'apaiser. Il n'avait plus ce genre d'espoir futile et impossible. Alors vaut mieux pour elle qu'elle ne tente rien.
Finalement, il redresse doucement la tête. À quoi bon se caché de quelqu'un qui vous a démasqué ? Toujours encapuchonné, il n'en reste pas moins visible et son regard de feu balaie la salle, comme mal à l'aise, comme encerclé par des ennemis, aussi inconnus qu'inoffensifs avant d'atterrir une nouvelle fois sur la petit Ai. Pourquoi l'étoile les avait lié ? Qu'avaient ils à s'offrir. Ils étaient si différent, de part leur monde respectif, de par leur temps, de par leur âge, de par leur situation.

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MessageSujet: Re: PONEY ET PONETTE DANS UN CHAMPS DE TULIPES °{ Nono   Jeu 4 Fév - 18:59

Poney et Ponette dans un champs de tulipes
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  • 613 mots

Si ses parents avaient été présents aujourd'hui dans cette bibliothèque, ils n'auraient jamais laissé leur petit Ai parler avec cet homme. Déjà parce qu'il s'agissait d'un inconnu, qu'il n'était pas des plus charmants mais surtout parce qu'ils n'avaient jamais cru en l'existence des étoiles. Peut-être qu'à ce moment, la jeune fille les aurait regardé pour la première fois de sa vie avec son air hautain habituel. Montrant qu'ils avaient tord, pour une fois. Du moins, parce qu'ils n'avaient pas eu cette étrange impression à la vue de l'arrivant. Pourtant, Ai n'aurait pas pu discuté avec l'homme pour autant, elle n'aurait pas pu essayé de savoir qui il était. Ses parents l'auraient rapidement attrapé par le bras pour lui faire comprendre qu'elle devait partir. Les suivre. Ne rien décider.

C'était assez étrange, pour elle. Cette gamine de douze ans qui ne croyait pas au destin, ou même à toutes ces choses improbables qui était en quelque sorte liées au hasard. Toute cette imagination d'enfant, inexistante. Elle avait cette habitude de se retrouver face à une réalité claire, dictée dans sa totalité par ses géniteurs.  

Ce changement, cette prise en main était plaisante, attirante. Quoique fortement troublante. Depuis qu'elle était rentrée au collège, Ai avait gagné sa liberté. Par moment, elle l'utilisait entreprenant le strict opposé de ce qu'elle aurait fait en temps normal. Mais d'autre jour, elle ne pouvait pas. Elle n'arrivait pas à se décider et pensait comme le feraient ses parents. L'enfant Date observait toujours son étoile dans un silence alors qu'il lui répondait. Puis, un sourire s'afficha sur son visage enfantin alors qu'elle acquiesçait très légèrement.

« Tant mieux alors. »

Elle l'observe, cet être qui s'avère être son étoile, son protecteur. Ai éprouve tout de même un certain mal à le regarder, c'était étrange. Ce n'était pas le genre d'apparence que l'on voyait tout les jours, c'étaient le genre de chose que les personnes de sont monde essayait d'ignorer sauf pour faire bonne impression dans la presse. Mais ce n'était pas vraiment cela, Ai était… Troublée. Mais surtout, la demoiselle ne savait pas comment traduire l'étrange présence dont faisait preuve l'homme depuis qu'il était venu interférer sa lecture.

« Ça n'a pas l'air de vraiment vous arranger. Je me trompe ? »

Son excuse, sa présence reculée, son peu de parole face à l'humaine qu'il devait protéger… C'était la seule déduction qu'avait été capable de faire la jeune enfant. Il était bien sûr tout aussi possible qu'il ne souhaitait pas effrayer la demoiselle, qu'il se cachait pour cette raison. Oui, mais dans ce cas là, Ai devait considérer qu'elle avait mal agit à cause de la curiosité de savoir qui il était. Elle se gratta la tête, ou alors, si ça se trouvait son étoile n'était juste pas intéressé par son travail de protéger un humain.

« Mais bon, ne vous inquiétez pas, je sais très bien veiller sur moi ! »

Une pointe de tristesse était clairement présente dans la voix de la demoiselle, le fait d'avoir son étoile était quelque chose qui l’intéressait. Il est vrai qu'elle n'en savait pas grand-chose, mais cela lui donnerait plus envie de suivre le cours que lui proposait l'Académie. Ai n'était pas intéressé par la protection que pouvait lui apporter son étoile, non. C'était plutôt le principe de savoir le pourquoi du comment. Comprendre ce que pouvait apporter une étoile à son humain, et vis versa. Pourquoi était-ce-c'est deux là qui était lié et pas avec quelqu'un d'autre ?

Voir comment pouvait s'entendre deux personnes, qui n'avait rien en commun. Et qui ne se serait sûrement jamais rencontré autrement que part ce lien stellaire.

« J'espère qu'on s'entendra bien quand même. »

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MessageSujet: Re: PONEY ET PONETTE DANS UN CHAMPS DE TULIPES °{ Nono   Mer 11 Mai - 12:51



L’arranger ? En être ravi ? Ça n’avait pas grande importance étant donné la situation et la vie qu’il menait. Quoi qu’il fasse ou ce qu’on pourrait lui dire, il n’est pas sûr de pouvoir être un jour à nouveau content. Puis s’il avait bien appris une chose après les derniers événements, c’est que le destin se foutait bien de ce qui arrangeais les Hommes et il se fichait grandement de savoir si ça les rendait heureux ou non. Il imaginait sans mal le destin personnifié contrôlant les Hommes comme de vulgaires pantins. Entre eux deux, entre cette enfant et lui, celui qui était le moins paniqué et le plus lucide était sans aucun doute Ai, pas bien grande ni très âgée mais aux airs matures et totalement sereine., allant même rejeter son aide en le voyant si dépité devant la nouvelle de leur lien. Seulement, il ne pouvait pas la croire, jamais un enfant ne pouvait se débrouiller seul. Lui-même à vingt-cinq ans s’y arrivait pas, il suffisait de voir dans quel état il était à présent.

Pourquoi cette réaction alors ? Pourquoi ne pouvait-il pas se sentir uniquement soulagé et débarrasser d’une tâche pesante. Serait-ce une sorte d’instinct ? Un instinct dont il a entendu parler maintes fois à son époque où contes et légendes ne tarissaient pas de cette histoire de lien et de destin, où tout était écrit comme une histoire pleine de devoir, de sacrifice mais aussi de bonheur et de joie. Etant jeune, il n’avait jamais vraiment compris comment quelqu’un pouvait se sentir obligé, ou tout du moins sentir en lui-même qu’il devait à tout prix protéger une personne au péril de sa vie jusqu’à la fin de celle-ci. Car dans son temps c’était bien de ça qu’il s’agissait, alors que la guerre faisait rage, alors que les conflits étaient violents et dévastateurs, l’étoile devait tout faire pour protéger l’humain qui lui était lié. C’était à la fois beau et noble, mais aussi terrifiant et pesant.

Alors lui, un homme brisé et sans pouvoir, protéger cette petite du danger ? Il aurait ri si jamais il en avait la force car la situation était risible. Mais voir cette gamine si sérieuse, cette gamine qui laisse entendre sans le vouloir une pointe de tristesse dans ses mots lui passait l’envie de rire. Il n’avait pas envie de la décevoir mais ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle doit déjà être déçu. Et il s’en voulait. Peu à peu, la culpabilité qui le guette depuis déjà tant de temps monte en lui et agrippe ses tripes avec violence et sans pitié. Et si. Et si cette gamine finissait comme Shana ? Et si jamais sa présence lui causait plus de problèmes qu’autre chose ? Et si jamais il échouait ?

Noroi passa une main sur son visage, cachant sa vue et s’enfermant pour quelques secondes dans un monde sombre et reposant où plus aucune image de venait agresser sa rétine devenue sensible ni son esprit. Il fallait qu’il se reprenne, qu’il réagisse. Ce n’était pas cette petite qui devait lui venir en aide, mais l’inverse. C’est lui qui devait l’encourager dans chacune de ses épreuves, la sauver dans chaque danger, l’emmener sur le chemin qui sera le mieux pour elle et surveiller que rien ni personne ne la détruise. C’était ainsi. Les choses étaient décidées, écrites, comme il était écrit à l’avance que Shana devait mourir, qu’il se retrouverai ici et que plus rien ne serai comme avant. Une fatalité qui lui brûler le cœur et la gorge, une fatalité qui lui donnait des envies de rébellion mais lorsqu’il y pensait, il se souvient sans cesse de ce que cette rébellion lui a apporter dans le passé et cela suffit à calmer ses ardeurs.
Laissant sa main retomber le long de son corps, son regard rougeoyant se posa de nouveau de la petite. Il n’avait pas changé d’avis sur la question. Il n’en était pas moins paniqué, ni moins triste pour elle. Il n’avait pas soudainement pris conscience de quoi que ce soit. Non … Il avait juste décidé de surpasser cette emprise morbide qu’avait sa dépression et ses souvenirs sur lui. Quand bien même il n’y arrive pas complétement, quand bien même se soit difficile et éreintant, il se devait de le faire. C’était son rôle, son devoir et en ce monde, c’était la première chose à laquelle finalement il pouvait s’accrocher, la seule chose de sûr, la seule chose qu’il savait. Alors, observant la table quelques instants avant de revenir sur Ai, il décida de s’asseoir sur la chaise à côté de la sienne, l’invitant d’un regard et d’un signe de main à le rejoindre, à reprendre sa place. Ils avaient attiré l’attention à être ainsi debout l’un en face de l’autre, à discuter comme si personne d’autres n’existaient et Noroi n’en ressentait qu’un certain malaise.

- Noroi. Mon nom, c’est Noroi.

Commence-t-il alors simplement, un premier pas vers l’acceptation de la situation. Tout n’était pas gagner, mais ce chuchotement, comme une confidence, était le premier pas vers un futur sûrement plus glorieux que celui auquel il se prédestinait depuis son arrivée dans ce qu’il appelle le futur.

- Je ne sais pas si je te serais très utile … Je ne sais pas si j’arriverais à être à la hauteur. Mais … Je suppose que si je n’essaie pas nous ne saurons pas. Alors j’espère que l’on s’entendra bien de même.

Il s’appuie de ses coudes sur la table, observant d’un air embarrassé le regarde de la bibliothèque alors qu’il appuie sa joue contre sa main, la capuche glissant légèrement pour laisser voir un peu plus son visage bandé. Son corps est tendu vers l'avant, le dos raide, les épaules voûtées et les lèvres se faisant mordillées sans pitié par des dents agressive, réflexe qu'il ne remarque pas sous le stresse.
Un premier pas à été fait. Difficile, douloureux et qui lui semblait inimaginable. Rien ne dit qu’il ne retourna pas en arrière, rien ne dit qu’il continuera ainsi. Aussi mystérieux et curieux puisse-t-il être, il n’en reste pas moins instable et imprévisible.

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