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 Danse si tu le veux, mais surtout vis. ~ [Terminé ♥ ]

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Tombé le 28 Mars 1996 à Paris, dans la Seine. Pas de souvenirs du ciel pour le moment.

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MessageSujet: Danse si tu le veux, mais surtout vis. ~ [Terminé ♥ ]   Ven 29 Juil - 18:56




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Nom — Siriah.
Prénom — Gwenn.
Âge — 25 ans.
Sexe — Masculin.
Race — Etoile.
Nationalité — Français.
Occupation — Accordeur de piano.
Orientation sexuelle — Bisexuel mais vacciné des femmes pour le moment.




Caractère

Cher Aedan,

Je t'écris aujourd'hui et je me rends compte que ça fait bien longtemps que je ne l'ai pas fait. Je m'excuse, j'ai eu quelques soucis ces derniers temps. Te souviens-tu de mon frère, Gwenn ? Il n'est plus le petit garçon que tu as connu lorsque nous habitions encore à Paris. Tu dois certainement te souvenir d'un gamin taciturne et dérangé qui parle tout seul alors que nous sommes tous autour de lui, non ? Mon frère était l'une de ces personnes difficilement supportable parce qu'anormal. Toujours cet air furibond ou cette manière de fondre en larme sans raison, ces égratignures apparaissant sur son visage, ses bras, ou autres parties de son corps alors qu'il prétextait ne pas les avoir faites. On les lui avait faites. Ah ça, il n'a jamais voulu nous dire qui étaient ces personnes, même à toi, toi qu'il aimait tant. Et s'il y a bien un point sur lequel il n'a pas changé, c'est celui ci. Toujours à se borner pour un rien. Et il ne cédera pas, il est comme ça.

Cependant, j'ignore si tu es au courant, tu as réussi une prouesse avec lui. En lui apprenant le piano, tu lui as appris le calme. Comme si la musique était une sorte de canalisateur, un monde dans lequel il parvient à être bien. Grâce à toi, mon frère a commencé à devenir moins bizarre, bien que ce ne soit que quelques changements tellement progressifs que nous ne remarquions rien la plupart du temps. Alors que moi je rendais fou mes parents à cause du déménagement, lui continuait de jouer de la musique, alternant entre son violon et le piano, parvenant à produire de ces deux instruments des miracles. Je n'avais jamais vu quelqu'un jouer aussi bien je crois, surtout quelqu'un de son âge. Puis un jour il a cessé le violon. Nous n'avons jamais pu lui faire dire pourquoi. Il est très secret sur certains points. Tandis que sur d'autres il peut tout dire sans flancher.

Et quand l'infection a broyé ses yeux, il a aussi cessé le piano. Et a partir de ce moment là, je crois qu'il est devenu pire que dans notre enfance. Il a commencé à s'isoler, à craindre les autres. Plusieurs fois au lycée il a été battu pour son handicap, parce que les gens préfèrent s'en prendre à lui qu'à quelqu'un en pleine possession de ses moyens. Du coup il a tendance à fuir dès qu'il sent qu'on l'approche, il angoisse très facilement, mais il garde tout en lui. Et un beau jour ça explose. Je l'ai déjà vu s'enfuir en courant alors qu'il ne pouvait voir où il aller. Manquer étrangler quelqu'un tellement la fureur était grande. Hurler, hurler à s'en décrocher les cordes vocales. Je l'ai vu tellement mal qu'il aurait pu s'arracher les yeux pour soulager sa peine. Il n'est plus stable, il ne sait plus comment gérer ses émotions. La musique l'y aidait. Jouer lui permettait de se défouler. Mais aujourd'hui les seuls sons qu'il produit sont ceux lorsqu'il accorde les pianos. Et ça me fait mal à moi aussi de le voir ainsi.



Physique

Gwenn n'a pas changé seulement mentalement. De petit garçon un peu bourru, il est devenu poupée délicate, un corps trop grand hébergeant une âme fragile. Aux dernières nouvelles, il mesurait 1m86 pour à peu près 73kg. D'aucun dirait qu'il est trop maigre, moi je le trouve parfait ainsi. Sa peau est très pâle, on pourrait le croire en porcelaine. Mais il n'est pas comme l'un de ces jouets condamné à subir les traitements d'enfants ingrats, lui s'anime par sa propre force, sa propre volonté, semble capable de s'envoler alors que ses pas légers font à peine frémir le sol. Encore maintenant il est recouvert de plaies en tout genre, tombe sans raison. On voit ses grandes jambes le lâcher alors qu'on marche tranquillement, ses mains aux longs doigts le rattraper tant bien que mal, mais déjà son visage doux rencontre le sol et le sang éclot sur la peau opaline. C'est d'ailleurs impressionnant de voir ce sang si rouge courir sur lui alors que son teint est presque cadavérique.

Et dans ces cas là il se relève souplement, ses lèvres fines tremblantes, ses yeux gris clairs emplis de larmes qu'on fait semblant de ne pas voir pour ne pas le vexer. Il remet ses cheveux blonds bien trop long en place, tente de reprendre contenance. Mais déjà le mal est fait et dans la rue on se moque de lui, ignorant son handicap et son regard plongé dans un vide trop surprenant pour ne pas le trahir immédiatement. Alors il souffle et son visage se pare d'un masque de sûreté, bien qu'au fond il n'en soit rien. Il s'excuse d'une voix claire et douce du retard occasionné, se remet en marche à grandes foulées que des inconnus lui reprochent, croyant qu'elles sont la cause de ses chutes. Il pousse la poussette de Damyan comme s'il avait fait ça toute sa vie, et je le soupçonne de ne pas être seul dans ces moments là, parce qu'il a bien trop d'aisance vu sa situation.

Il avance et il ne prend pas garde au trou à son jean noir, ni à la poussière qui macule sa chemise blanche. Sa manière de s'habiller reste classique, tu sais ? Mais ça lui sied tellement bien que j'ai parfois l'impression de voir un ange déambuler dans notre - sa - maison.

J'aimerai que tu puisses le voir toi aussi. Mais plus que tout, je t'en conjure, je souhaiterai que tu puisses lui redonner l'envie de jouer de la musique, car c'était sa seule passion, celle qui menait sa vie et lui permettait d'être équilibré et stable.

Je t'embrasse,

Amaury.


pouvoir


Nom du pouvoir —  Vision.
Description du pouvoir — Il fut un temps où elles dansaient devant mes yeux en souriant. Petites créatures décrites dans les livres et les contes, légendaires et mystiques, celles en qui les enfants croient, dont les adultes brisent le mythe. Pour eux, lorsque quelque chose est féerique, c'est juste merveilleux. Ils n'imaginent pas ce que ce mot cache réellement. Moi je pouvais les voir. Certaines sont blondes, d'autres brunes. Certaines ont des ailes bleues, d'autres dorées. J'ai perdu les couleurs. J'ai perdu la vision. Mais elles sont toujours à mes côtés. N'entendez-vous pas ces rires cristallins ? Le son des clochettes lorsque battent leurs ailes ? Et leurs petites voix qui m'aident ou préviennent d'un danger ? Car oui il existe des dangers. Dans ce monde tout n'est pas rose. Mais dans le leur, tout est noir ou blanc. Face à cette pureté, il y a le mal, celui qu'elles combattent activement.

Ils sont de formes diverses et variées. Entourés généralement de cette énergie que je sens dès le moment où ils arrivent près de moi. Je les attire comme les guêpes avec le miel, parce que je suis vulnérable et possède quelque chose qui l'est tout autant. Parce que tous les deux nous sommes incapable de les combattre. Ils sont de plus en plus puissants. De plus en plus nombreux. Ils se nourrissent de chaque acte mauvais comme les fées aiment les actes de bonté. Plus la racaille gangrène le pays et plus les monstres se multiplient. Parfois les fées ne sont plus assez nombreuses. Alors dans ces cas là elles décident de protéger mon fils et de me livrer en pâture à leurs ennemis, et j'approuve ce choix. Je refuse que Damyan paie à ma place. Car oui, ce n'est pas rare que l'on paie physiquement la brutalité de ces monstres. Combien de fois m'ont-il fait tomber dans la rue ? Déposé des plaies sur mon corps ? Ils sont de plus en plus fort, mais vous vous êtes à l'abri. Vous vous ne les voyez pas. Pourtant si vous observez un peu, vous vous rendrez peut-être compte que les fées s'amusent parfois à déplacer des objets pour me les apporter, de bon cœur bien entendu. Il vous suffit juste de regarder un peu. D'écouter. C'est simple. J'y parviens.



histoire

Je me suis souvent demandé d'où venaient les bébés. La première fois que j'ai posé cette question, maman m'a répondu qu'ils naissaient dans les choux et les roses que l'on plantait dans le jardin. La seconde, elle a dit que les cigognes les déposaient dans le jardin pour qu'on les trouve au matin. Je n'ai jamais cru à l'une de ces théories poétiques et féeriques. Le jour où ils ont ramené Gwenn de l'orphelinat, ce gamin de 7 ans, j'ai su que ce que je pensais était vrai. Que ni choux, ni cigognes ne créaient les bébés. Je l'ai su parce que Gwenn n'avait rien de féerique avec son regard fou et ses cheveux trop longs, en bataille sur sa tête. Mes parents souriaient, mais je ne voyais en lui que le démon, le vampire que l'on invite et qui n'hésitera pas à nous mordre en pleine nuit. Alors j'ai demandé à maman une troisième fois. Elle a baissé les yeux et a sourit simplement. "Tu comprendras quand tu seras plus grand." Voilà à quoi j'ai été rabaissé ce jour là. L'arrivée d'un diable, d'un enfant de la nuit et ma propre mère se mettant contre moi. Il est entré chez nous. Il a envahi la maison. D'abord ce n'était que de quelques traces subtiles : Sa brosse à dent sur le lavabo, une assiette de plus à table. Puis il y a eu les livres qui traînent sur le canapé et les crises de larmes sans raison qu'il faut calmer. Le sol de la maison en a vu passer plus d'une de pluie de sel. Les bras de maman aussi. Elle le serrait à l'en broyer, et j'ai toujours eu l'impression qu'il profitait de la situation. Et pourquoi tombait-il dans la rue alors qu'il n'y avait aucun obstacle ? Pourquoi se réveillait-il avec des griffures sur le visage et de nouvelles larmes plein ses grands yeux gris ? Maman ne cessait de dire que Gwenn a vécu des choses difficiles. Je n'ai jamais demandé lesquelles. Parce qu'au fond de moi, je savais que la seule chose qu'il avait fait c'était de tomber du ciel avant de finir dans l'orphelinat où mes parents l'ont déniché. Ils n'ont bien sûr jamais voulu me l'avouer, que Gwenn n'était pas humain. Mais je l'ai su à partir du moment où il a franchit la porte, une simple intuition qui n'a été confirmé que par son attitude, son œil hagard, et sa façon de parler tout seul lorsqu'il est dans une pièce. Un jour, j'ai vu un objet s'envoler jusqu'à lui et il l'a prit tellement naturellement que j'ai compris qu'effectivement, mon frère n'était pas normal. J'ai appris peu à peu à le détester, le voyant comme mon plus grand rival. Mais peut-être est-ce destiné à changer, qui sait ? Peut-être qu'un jour il me prouvera qu'il n'est pas seulement venu faire mon malheur.

* * * *

POV Gwenn.

C'est une envolée. Un souffle de vie. Une lumière iridescente dans un monde d'ombres et de peurs. Crescendo somptueux. Quelques sauts dans la clarté, vers un futur magnifique. Sensualité. Des doigts qui épousent de douces courbes blanches, délicates et frémissantes, se pliant à toutes les volontés. Un sourire. Mon corps qui frissonne tendrement sous la mélodie envoûtante. On me pince le bras, les côtes, on rit à mon oreille. Une mauvaise note et soudain un juron. Ma main s'écrase à plat sur les touches. Le piano gémit, grince, comme une plainte funèbre. Je me lève. Mon corps est fin, délicat d'apparence, caché derrière des vêtements trop larges. Comme un enfant, je cache mes formes, fuit le regard des autres, la pression du monde extérieur. Mais peut-être ne suis-je qu'un enfant ? Je suis jeune, oui. 17 ans. Et mes yeux... Mes yeux me font si mal... Ne cessent de pleurer, brûlent, et je ne joue plus correctement. Pourtant j'en ai crée des larmes d'émotions avec mon piano. Je jouais aussi du violon. J'ai cessé. Plus le temps. Plus l'envie. Ça me rappelle toujours ce gosse qui jouait merveilleusement bien, qui est mort trop tôt. Mon corps bute contre un meuble, les rires retentissent à nouveau, je sursaute et jette un regard autour de moi, hagard et perdu. Je ne suis plus le même. J'ai beaucoup changé depuis que mes yeux ont commencé à me faire souffrir. Mais c'est ainsi. Je n'y peux rien. Maman n'a pas le temps de me prendre un rendez vous chez le médecin, elle travaille beaucoup, trop sûrement. Papa, lui... Il s'en fiche un peu de moi. Il y a déjà mon frère. Mon grand frère, Amaury, héritier de son entreprise, qui est le seul à ses yeux. Moi je ne suis qu'un enfant. Une tâche. C'est déjà beaucoup trop non ? D'être une tâche. Je suis visible et il n'aime pas que j'existe. Je ne lui sers à rien, parce que j'ai refusé de l'aider avec l'entreprise, de prendre mes parts. D'apprendre à ses côtés. On est un peu con quand on a 17 ans... Résultat j'ai perdu sa fierté, ses sourires et son amour.

"Gwenn, bouge-toi, tu vas être en retard."

Une voix glaciale, un regard chargé de reproches. Il m'en veut, ça ne cessera jamais. Mais je veux vivre. Vivre pour la musique. Pour les sentiments qu'elle dégage, pour les émotions qu'elle offre. Pas pour être partout dans les journaux, critiqué, victime des ragots, des commérages et des mensonges. Je frissonne et relève la tête. Ne montre rien de ma faiblesse. Être fort et affronter. Ma vie pour une passion. Finirai-je par en mourir ? Ou comme l'un de ces mendiants, un homme qui a raté sa vocation. Peut-être. Je ne peux savoir et je ne le souhaite pas. Si un jour je vis cela, je ne pourrai pas refaire le monde avec des suppositions.

Ceci n'est pas un récit d'exploits extraordinaires. Je n'ai jamais parcouru le monde avec un programme d'aide humanitaire, ni accompli de gestes merveilleux. J'ai toujours été un gamin comme un autre, un gamin aimant vivre dans l'ombre et s'y complaisant particulièrement. Je ne suis pas non plus l'un de ces hommes qui aiment aider les autres et y consacrent leur vie. Pas l'un de ceux qui sauvent constamment des vies. Je ne commets aucun exploit et je m'en porte bien. Mon père étant déjà sous le feu des projecteurs et ce depuis toujours grâce à son entreprise. J'ai appris à fuir cela comme la peste : Les journalistes et tout ceux mêlés au monde de la presse. C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles j'ai refusé les parts d'entreprise que mon père me proposait. Je me fiche que tout revienne à mon frère, qu'il devienne célèbre et pas moi. Ce sera comme depuis des siècles. Qui prêtait attention à Monsieur, frère du roi Louis XIV ? Qui savait qu'il était manipulé par le chevalier de Lorraine dont il était fou amoureux ? Peu de gens. Son frère illuminait, lui vivait sa vie. Je préfère être Monsieur que Louis XIV. Être un astre à ma manière, un astre pour quelqu'un qui s'aura m'aimer aussi fort que si j'étais un roi. Il suffit de parvenir à trouver sa place dans le monde pour se sentir bien. Heureux. Complet. Je n'ai besoin de briller que pour une personne. Et ce sera parfait ainsi. C'est certain.

Les jours défilent et mon monde s'obscurcit un peu plus. J'étouffe, j'ai du mal à comprendre ce qu'il m'arrive. Mais plus le temps défile et plus mes yeux sont douloureux, peinent à capter la lumière. Parfois je sursaute lorsqu'on s'approche de moi. Mes hanches cognent contre les meubles, je ne les vois qu'au dernier moment. Sûrement que je devrais prendre moi même un rendez vous chez le médecin. Mais je suis tellement de fois allé là bas lorsque j'étais petit que ça me pétrifie. Je sais que mon père me criera dessus en prétendant que je simule. Il le fait tout le temps. M'accuse de maux dont je ne suis pas responsable. Il lui faut un coupable et je suis là. Pourtant, au fond de lui, je sais qu'il m'aime. Il ne sait juste pas comment le montrer et ça nous tue tous les deux. Ça me vole la vue. C'est cette peur de le décevoir qui m'a jusque là empêché d'appeler. Mais aujourd'hui, je décide que ma santé est plus importante que toutes les déceptions du monde et finis par le faire. Il me donne rendez vous 3 jours plus tard. Je pensais avoir le temps. Encore un peu de temps. Seulement, lorsque je me réveille le lendemain, tout change.

Le noir est assourdissant, violent. Il se dresse devant moi et ricane de me sentir si faible face à lui. Où suis-je ? Quelle heure est-il ? J'entends quelqu'un crier et c'est moi. C'est ma voix. Ma main cherche la lampe de chevet, cogne dessus, créant une douleur diffuse. Je ne suis pas dans un rêve, n'est-ce pas ? On n'a pas mal lorsqu'on rêve. Je ne comprends pas. Je sens des mains envahir mon visage, grandes et rêches, un souffle devant mes yeux. Et ma panique qui, pour la première fois, atteint mon père. J'entends les pas précipités de mon père s'éloigner dans le couloir, téléphoner au médecin, et  les monstres en profitent, attaquent. Je lâche un nouveau cri de terreur, mêlé à la douleur, enferme mon visage entre mes bras avant de me rouler en boule. Ils agressent mes flancs, mes jambes et mes bras, se jettent sur mon corps pour le dévorer, abattant les défenses des fées, rendant leur combat inutile. Qui pourra me sauver désormais ? Je suis seul face aux ténèbres, incapable de penser, enfermé dans ma propre douleur. Puis d'un coup, me surprenant, une main se pose sur mes cheveux et les caresse tandis qu'une chanson sort de lèvres qui préféraient me cracher des mots acerbes depuis des années. Les monstres capitulent, reculent. Ils savent que ça ne sert plus à rien, que s'ils restent une seconde de plus ils seront détruits. Parce que chaque geste d'amour est synonyme de puissance pour les fées. Mon frère. Mon frère chante pour moi. Pour me rassurer. Pour me calmer. Aujourd'hui je ne suis plus un rival à ses yeux, juste un homme. Un petit frère terrorisé qui ignore quoi faire. Et sûrement qu'en cet instant il apprend doucement à m'aimer. Mais la pitié c'est ce qui vous tue.

Dans les minutes qui suivent on prend soin de moi. De chenille hideuse je passe à papillon aux ailes brisées, recevant une chaleur que je ne connais plus. Les examens dans les jours qui suivent son malheureusement formels : Je ne verrais plus jamais. Je suis condamné au néant et plus rien ne pourra m'y arracher.

Mon histoire n'est celle de personne d'autre. Unique, révélatrice de fragilité ainsi que de la dureté de la vie. Ce n'est pas celle de récits extraordinaires, d'exploits ou de grandes épopées. C'est simplement un bout de ma vie, un fragment, l'endroit où se brise le bonheur. Mais comme dit le proverbe : Après la pluie vient le beau temps, non.. ?

POV Amaury.

Après ça est  venu le temps des conneries, et ce de mon côté comme du sien. Il m'a un jour avoué au milieu d'un petit déjeuner qu'il voyait des choses. Mais pas n'importe quoi, non. Des fées, et à l'opposée, des monstres. J'ai refusé de le croire, il s'est enfui. Au début c'était anodin, il l'avait déjà fait plusieurs fois, appeler un taxi, quitter la maison et se rendre en ville à la moindre contrariété. Généralement c'était pour se rendre à la gare, écouter les gens jouer du piano - car s'il refuse d'en jouer il en écoute toujours et ça parvient à le consoler un peu. Mais nous ne l'avons pas trouvé à la gare ce jour là. Et il n'est réapparu que trois jours après, nous avouant avoir erré plus qu'autre chose dans les rues d'Hoshikami. Mais comme lors de son arrivée, j'ai su que la vérité s'ébranlait sur ses lèvres. Que ce n'était pas la seule chose qu'il avait fait. Papa a fait comme si de rien n'était, j'ai tenté moi aussi de ravaler mon inquiétude, ma colère, parce qu'il n'avait pas à partir comme ça avec son handicap.

Malheureusement j'ai eu beaucoup d'autres occasions de m'inquiéter. Après une batterie de tests à l'hôpital, il nous a été annoncé que Maman était en phase terminale d'un cancer du sein. Elle a décidé de ne pas tenter de traitement, a laissé la mort l'emporter une nuit, en plein milieu d'un ronflement alors qu'elle avait ouvert la bouche pour mieux le laisser s'échapper. L'enterrement a été bouclé bien trop rapidement, Papa a décidé de nous laisser la maison et a prit un petit appartement dans Hoshikami. J'ai alors décidé de faire la même chose et j'ai laissé à Gwenn la maison où nous avons passé près de 15 ans pour qu'il puisse garder ses repères. J'aurais pu ne pas le revoir avant plusieurs mois s'il ne m'avait pas appelé un matin, en pleurs, avec des questions pleins la tête et une panique évidente plantée dans le cœur.


Je fonce jusque chez lui, des brouillons de pensées pleins la tête, incapable de les organiser, de réfléchir correctement. Qu'est ce qu'il se passe pour que Gwenn panique ainsi ? Pourquoi est-ce moi qu'il appelle alors que notre relation, bien qu'un peu plus saine désormais, n'a jamais été au top ? Un connard manque d'emboutir ma caisse, je gueule, ne ralentis pas. Et dans mon esprit la voix de maman retentit : Tu ne devrais pas aller aussi vite. Ouais, ta gueule. Mon cœur bat à un rythme qui n'est pas permis, j'halète presque. Les pneus crissent sur l'allée, la porte s'ouvre automatiquement et me laisse passer après une attente interminable. Je voudrais hurler. Je stoppe trop rapidement le véhicule, en bondit, et envoie promener la porte d'entrée qui me bloque le passage.

"Gwenn !"

J'ai hurlé. Hurlé si fort que je le vois sursauter, hagard sur le canapé, les yeux perdus dans le vague. Il lève la tête vers ma voix et se met debout si rapidement que je le vois qui chancelle. Mais il n'a pas le temps de tomber que je suis là, à le prendre dans mes bras, son visage trouvant naturellement mon épaule contre laquelle il fond en larmes, tremblant de tous ses membres. Je repense immédiatement à cette terrible nuit où ses yeux ont cessé de voir et je m'inquiète de façon déraisonnable, flippe de plus en plus tandis que lui sanglote comme un enfant. J'ignore pourquoi, je n'ose pas lui poser la question. Et putain que le temps passe lentement dans ces cas là, quand on brûle de connaître une vérité qui n'arrive pas. Mes doigts se mêlent à ses cheveux, et soudain je l'entends, sa voix brisée qui m'explique avec précipitation des choses que je ne veux pas entendre, que j'ai toujours redouté.

"J'ai un fils... J'ai un fils Am'.. Et elle n'en veut pas... Mon dieu... Je ne peux pas m'occuper d'un enfant... Je ne veux pas.."

Je ressens sa panique comme si elle était mienne. Ça me broie alors que le soulagement, lui m'agresse, et je ne peux m'empêcher de souffler longuement, posant mon front contre le sien, mes mains s'emparant de ses joues avec tendresse. Mes lèvres posent un baiser sur les siennes, je lui souris. Il ne le voit pas bien sûr, ça fait 8 ans qu'il ne les voit plus. Et jamais avant ça il n'avait eu l'occasion d'en recevoir de ma part. Alors je prends ses mains et je les dépose sur mon visage, le laisse me lire. Il comprend, parvient à étirer un sourire au milieu de larmes brûlantes et douloureuses. Il commence à raconter. A raconter ces 3 jours de disparition qui m'ont fait plus de mal que l'on pourrait le croire, cette fille qui l'a dragué et avec qui il a couché. Et qui lui a ramené il y a quelques minutes un bébé. Son bébé. Et lorsque je le vois, enroulé dans la couverture marron posée habituellement sur le canapé, endormi et magnifique, mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Plus que jamais il ressemble à mon frère, et s'il pouvait le voir, il n'aurait aucun moyen de le rejeter. Je m'approche doucement de lui, le prend dans mes bras et le lui apporte. Il panique. La simple approche de ce bébé, de le sentir si près, ça lui est insupportable. Il lui faudra trouver ses marques, faire de son mieux, et il y arrivera.

"Comment il s'appelle et quel âge a t-il ?"
"Damyan Matvey Adam. Une semaine et demi."

Parce que Gwenny est blanc comme un cul, elle a du croire qu'il était Russe ou un truc dans le genre. Je n'en sais rien. En tout cas ça me fait rire franchement et le môme ouvre les yeux en chouinant. Alors je fais ce que j'ai à faire et je le colle dans les pattes de mon frère qui le récupère avec une maladresse sans nom, balbutiant quelques protestations qui ne m'atteignent pas. C'est son fils après tout. Hors de question qu'il me refile la merde qu'il sème, j'ai bien d'autres choses à gérer. Alors je soupire et je vais fouiller dans le sac laissé par l'agréable maman.

"Qui c'était ? Une pute ? Merde Gwenny, tu as 25 ans, il va falloir que tu te prennes en main. Je sais que c'est pas facile depuis que tu as perdu la vue, mais tu dois cesser de t'arrêter à ça. Ce môme est peut-être ta chance. En plus les hommes avec des bébés, ça attire toujours les minettes."

Il lève les yeux au ciel, tic qu'il a gardé, et je ne peux m'empêcher de rire. Il sait que j'ai raison, c'est ça qui est génial. Alors je continue, le charrie un peu, et quand je repars il est un peu rassuré, bien que je me doute qu'il soit déjà en train de téléphoner à notre père pour lui dire que de un, il est papy, que de deux, il va lui falloir de l'aide. Et là, je comprends pourquoi Maman n'aurait pas dû mourir. Parce que Gwenny a plus que besoin d'elle dans cette épreuve. Mais je sais qu'il réussira, et lui aussi il le sait. Il a juste besoin d'un temps d'adaptation. Je sais qu'il y parviendra. Alors ce soir je me couche tranquille, et vous laisse avec lui désormais, pour la suite de l'aventure.




Je fixais des vertiges.



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MessageSujet: Re: Danse si tu le veux, mais surtout vis. ~ [Terminé ♥ ]   Ven 29 Juil - 22:20

BIENVENUUUUE KRRKRR

Je veux voir ton Matvey *out*


JTM.
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MessageSujet: Re: Danse si tu le veux, mais surtout vis. ~ [Terminé ♥ ]   Sam 30 Juil - 0:06

Merci ma choupette ♥
Matvey arrive xD
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MessageSujet: Re: Danse si tu le veux, mais surtout vis. ~ [Terminé ♥ ]   Sam 30 Juil - 0:40

Rewelcome ^^


Larken's theme songe :



Why don't you let me hide from me ?
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MessageSujet: Re: Danse si tu le veux, mais surtout vis. ~ [Terminé ♥ ]   Sam 30 Juil - 21:35

Merci Lala ♥

J'ai fini ! xwx
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MessageSujet: Re: Danse si tu le veux, mais surtout vis. ~ [Terminé ♥ ]   Lun 1 Aoû - 20:33

avatarspouvoirsrelationshipsrole playhome

omg. J'adore cette fiche.
Oké, je dis ça souvent mais genre fq lqk,lkfqf. L'histoire m'a laissé sur le cxl.
C'était .. atta. Trop triste, trop mignon, trop magique, trop poétique dans un sens? J'aime beaucoup l'aspect lyrique que ça donne. Remarque, ça va bien au personnage! ça serait génial si Gwenn reprenait le piano. Je crois, tho, que ce qui m'a mis le plus la hype, c'est l'évolution de sa relation
avec son frère. La dernière scène où il pose son front contre le sien, j'ai pu que crier t'sais. ;w;
Et ... SERIEUSEMENT.
Un enfant? MATVEY EN PLUS? gosh, compliqué tout ça. Mais avec les fées, ça doit être plus facile! ... J'espère.
Le pouvoir est vraiment kewl aussi. T'as trouvé une super alternative pour l'autre idée, je trouve! Et autrement euh. Il y a eu des petites fautes par ci par là; genre, une fois tu dis 15 ans et après trois lignes 17? Sauf si j'ai mal lu. Et t'as parlé de Gwenn au féminin vers la fin. (genre j'ai douté tahu. /OUT)
Enfin bref, tout est en ordre, sinon!
Rebienvendu parmi nous, cutie! ET HAVE FUN.
Si tu as des questions, n'hésite pas! Hâte de voir Gwenn en rp.




merci avrilchouw www. — meeercii Chlodamore www. — guide du forum www.
merci junjiesweetie www. ; www. — arigatou Charlie pour le gif I guess??? ;w;
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MessageSujet: Re: Danse si tu le veux, mais surtout vis. ~ [Terminé ♥ ]   Lun 1 Aoû - 20:40

Merci Gen pour cette validation rapide ♥
Ah oui, possible malheureusement pour les petites fautes QQ Je vais éditer tout ça pour que les futurs lecteurs ne se fassent pas avoir xD Pourtant j'avais relu pour une fois, mais la fatigue, la fatigue... QQ

Contente que ça t'ai plu ♥
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MessageSujet: Re: Danse si tu le veux, mais surtout vis. ~ [Terminé ♥ ]   

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Danse si tu le veux, mais surtout vis. ~ [Terminé ♥ ]
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