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 Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]

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Pouvoir — Octans communique principalement par images. Peu doué pour le maniement des mots, il pose ses paumes sur les joues des personnes et leur envoie mentalement des scènes de sa vie. Ainsi il peut transmettre de véritables petits films. Mais en plus de voir et d'entendre, la personne ressentira ce qui a été ressenti à ce moment là. Octans se nourrit également de récits d'autres personnes, de choses qu'on lui raconte et son imagination crée le reste. Il peut ainsi demander de nombreuses précisions sur une histoire pour pouvoir imaginer et la donner à quelqu'un par la suite.


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MessageSujet: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Ven 15 Juil - 16:25

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. #FreyrOn m'a dit que je suis tombé du ciel aussi soudainement que l'amour s'abat sur quelqu'un. Que personne n'a rien vu venir. Mais j'étais une étoile si insignifiante sur le tapis céleste que, de toute façon, personne n'a parlé de ma disparition. Ma vie a mal commencé. La première chose que j'ai vu de la terre était effrayante, froide et transparente, qui m'empêchait de respirer. Lorsqu'une main m'a attrapé, j'ai compris que c'était de l'eau. L'eau d'une rivière qui s'écoule paisiblement sous le reflet capricieux des cerisiers recouverts de magnifiques fleurs roses. Le destin ne nous est pas toujours favorable. Pourtant, c'est ce jour là, au beau milieu d'un désarroi total, d'une peine immense et de larmes de peur que j'ai compris que je ne voudrais jamais être ailleurs que dans ce pays. Le Japon. Parce qu'il m'a choisi moi, petite étoile, pour devenir le fils d'un vieux pêcheur malade de solitude.

Mes doigts ferment délicatement le carnet, rattachent la courroie de cuir avant de le déposer sur la table de nuit en bois. Je me lève, descends de l'estrade, pensées embrouillées, visage encore ensommeillé. Les nuits sont parfois douloureuses, pleines de cauchemars. Et lorsque vient le matin, le courage d'aller travailler peine à venir. Aujourd'hui est l'une de ces matinées où je rechigne à me lever, où je voudrais que le soleil se lève à l'Ouest et se couche à l'Est, que les morts sortent des tombes et redeviennent de chair et de sang. Que tout cesse de tourner rond, que je retombe lentement en enfance avant de retourner dans le ciel si magnifique, rejoindre ma vie si longue qu'on n'en voit pas le bout. Parfois je souhaiterais, rien que pour une journée, redevenir l'étoile que j'étais, ne pas connaître les hommes et la terre. Mais il est impossible de refaire le monde avec des si. Impossible de revenir en arrière et de changer les choses. Il n'y a plus de dieu du temps, les hommes l'ont détruit en cessant d'y croire. C'est pourquoi aujourd'hui la vie est si triste. Parce que l'Homme explose les anciennes croyances et en cherche de nouvelles, trop commerciales. Fausses. Que la vie est triste. Merdique. Je donnerai tout pour une journée dans les cieux, un retour en arrière. Mais je ne peux pas. C'est ainsi.

La tasse aux trois quarts vide seulement est déposée dans l'évier, je n'ai pas le temps. Je n'ai que trop traîné. Une chemise blanche, un jean noir, coup de brosse dans les cheveux, lavage de dents express et coup d'eau sur le visage dans l'espoir de faire disparaître les cernes, je descends les marches qui mènent à la rue et inspire rapidement l'air frais du matin, avalant les saveurs de l'été qui se répandent dans l'air. Le parfum des fleurs, la légère brise apportant quelques effluves de nourriture d'une rue voisine. Je soulève la grille du magasin, entre et cale la porte en sifflotant. Allumer le four, préparer le matériel. L'assistant ne devrait pas tarder à arriver. J'ai longuement réfléchit à en prendre un mais il s'est avéré que ce garçon aime bien tenir le comptoir, me permettant de travailler sans être constamment dérangé, ce qui n'est pas plus mal. La sonnerie de la porte retentit, je relève la tête, esquisse un sourire qu'il me rend, fou de joie. Et je me mets au travail. Il ne me faut que quelques secondes pour décider de ce que je vais faire et je lui annonce qu'il peut utiliser le four s'il le souhaite. Ma pièce est trop petite pour cette méthode. Alors je prends ce qu'il faut pour me protéger, allume le chalumeau et commence le travail d'une main sûre. Je n'ai jamais fait ce modèle encore. Mon imagination est là pour m'aider à trouver mes idées, lorsque j'en ai une j'essaie. Si ça ne va pas on recommence, c'est tout.

C'est un peu délicat mais je fini par obtenir ce que je souhaite. Une jolie fleur en verre que j'ai agrémenté d'un superbe rouge sur un pétale. Je m'essuie les mains rapidement, me dirige vers un client qui souhaite prendre une commande, le visage peint d'un sourire bien trop chaleureux. On s'arrange, je dessine ce qu'il veut, et une fois satisfait, il repart en m'annonçant qu'il reviendra le lendemain. Très bien, ça me laisse assez de temps. Puis un nouveau client entre et je me détends. Il n'a pas l'air comme l'autre. Pas un putain de gosse de riche qui veut faire plaisir à sa fiancé pleine de fric elle aussi. Je ne parle pas, mais mon visage est accueillant, mon sourire un peu timide, mais sympathique. Son visage à lui me plaît bien.
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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Dim 17 Juil - 23:25


Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire


et ta curiosité guide tes pas non-chalants

feat Octans Svanes

Encore enroulé dans ta couette, juste deux orbes qui s'ouvraient petit à petit, dérangés par la lueur du soleil qui passait au travers des vieux rideaux de ton studio. Tu bougeais, t'enroulais encore plus, te recroquevillant sur toi comme un sale gosse que l'on venait tirer du lit sans son accord et doucement tu te faisais à l'idée que la journée devrait bien commencer un jour. Comme souvent lorsque les contraintes de tes cours ne te forçaient pas à faire le pas, tu restais pendant des minutes, voir parfois des heures à fixer le plafond, puis le sol et enfin cette fenêtre qui avait causé ton réveil. Ignorant l'heure qu'il était et sans pour autant quitter le doux cocon qui entourait la partie supérieure de ton corps, tu posais tout juste un pied sur le sol et tu étais repris par l'envie de te coucher de nouveau. Mais non, ton ventre te tiraillait bien plus que d'habitude et tu te sentais comme obligé de répondre à ses besoins sous peine de vraiment y passer cette fois-ci. Tu sortais de ton lit, tenant bien fermement la couette qui t'enroulait encore et qui alors traînais désormais par terre, emportant sur son passage une bonne partie du bazar qui gisait au sol.

Arrivé devant ta petite cuisine, fixant les placard presque vides, enfin décidé à lâcher ton cocon sur le sol, tu tendis les bras pour attraper un paquet de biscottes, ton seul et unique repas de la journée. A peine en avais-tu englouti une que tu étais déjà en train de t'habiller d'un débardeur blanc et d'un jean clair, enfilant tes baskets usées par les ans en un clin d'oeil. Un coup d'eau sur le visage, brosse à dents, pas même un coup de peigne et voila, tu étais fin prêt pour sortir. Ton manque de motivation s'était transformé en envie douteuse de te balader par une journée chaude et ensoleillée, tes pires ennemies. En même temps que ta sacoche, tu empoignas ton gilet à capuche, ton gilet de coton tout doux qui servait juste à te protéger un peu plus du soleil et de sa virulence.  

Capuche vissée sur ton crâne, tu commençais déjà a regretter de t'être aventuré aussi loin de ton appartement par un temps pareil, tu ne te sentais pas bien et pourtant, tu laissais toujours ta curiosité guider tes pas nonchalants. Te menant dans une boutique qui t'étais alors inconnue tu regardais en détail ce qui passait sous tes yeux et te voilà à regretter de ne pas avoir trouver cette perle rare bien plus tôt. Poussant finalement la porte de cet atelier, tes deux orbes pâles se posèrent rapidement sur le vendeur qui te souriait timidement sans te décrocher un mot. « Bonjour. »

Une simple salutation alors que tes yeux regardaient déjà ce qui entourait le vendeur, presque comme un enfant tu fixais tout avec une certaine admiration à peine visible. Alors que ton regard se posa finalement de nouveau vers celui qui semblait tenir l'endroit, tu le fixais de haut en bas, l'analysant jusqu'au bout de ses ongles avec cette même expression, ce manque de gêne qui ne change pas.

« C'est vous qui faites tout ça ? » Opter pour le vouvoiement un peu à contre cœur, à vrai dire, tu avais déjà compris qu'il était dans ton âge, qu'il n'était pas énormément plus agé, du moins, tu le supposais. Mais il te restait un minimum de respect.     

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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Lun 18 Juil - 15:46

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. #FreyrMon regard se visse sur la tête blonde qui vient d'entrer alors que mes lèvres restent illuminées d'un sourire. On me tape dans l'épaule, je le sens à peine. Mes lèvres s'entrouvrent, je fronce le nez doucement. Rien ne sort, rien ne vient. Même pas un mot jusqu'à mon esprit. Je me sens plus démuni que jamais, anormal, incapable de prononcer une simple parole de bienvenue. Sa voix me pétrifie et le sourire fane lentement, mes prunelles de jais se tintant d'une lueur d'inquiétude qui n'échappe pas à mon apprenti. Il n'y a que lui pour la voir, lui qui commence à me connaître. Il prend les devants, me ramène dans l'ombre, et il parle. Il parle comme je n'arrive plus à le faire, juste un "Bonjour !" lancé gaiement par sa bouche aux lèvres brillantes. Je penche la tête et pose les yeux sur le pli qu'il a sur sa chemise au niveau de l'omoplate droite, avance ma main et tire sur le vêtement pour tout remettre en place, grinçant brutalement des dents sous un stress trop évident. Contrôle. Je dois garder le contrôle, me calmer, ne pas montrer ce qu'il se passe dans ma tête. Alors je ferme les yeux, une seconde, écoute ce que l'homme dit avant de passer derrière le comptoir, allant arranger un petit cheval de verre qui a été couché par la main d'un enfant trop curieux. Quelques instants pour reprendre une certaine contenance, reprendre un masque aussi parfait que mes créations en verre.

"Effectivement, c'est lui qui fait toutes ces créations. Il ne cause pas beaucoup mais il est très doué. Vous venez pour une commande peut-être ?"

Mes joues s'empourprent, je jette un regard sombre à mon assistant avant de lui intimer d'une main de se taire. Je hais quand il fait ça. Répondre à ma place, venter mes mérites et aligner mes défauts. Une grimace étire mes traits et je soupire, indique au jeune homme de voir avec lui d'un signe de menton avant de fuir lâchement jusqu'à mon atelier, ouvert au public, commençant la commande de l'homme venu il y a de ça quelques minutes seulement, le cœur battant, les bras tremblants. Mais dès que le verre s'enroule autour de la canne, je cesse de réfléchir, me plonge dans un univers rien qu'à moi, recommence à sourire. Les flammes, la chaleur, je n'ai pas pensé à retirer ma chemise. Pas grave. Je souffle doucement dans la canne, forge l'objet en lui même. Un verre à pied. Un verre à pied des plus classiques jusqu'à ce que j'y rajoute du verre en fusion, faisant surgir des flammes un serpent s'y enroulant. Tout prend forme, peu de temps après le précieux objet est déposé dans le four à refroidissement. Lorsque je relève la tête, je me rends compte que plusieurs personnes m'observent. Un enfant tenant la main de sa mère, quelques hommes, une troupe d'adolescents curieux. Mon nez se fronce à nouveau, je leur adresse un petit signe de main et cherche mon assistant du regard. Il est comme mon traducteur, je lui montre, il comprend. Il m'aide plus que n'importe qui. Certains comprennent et se dirigent déjà vers lui, je me rends moi vers le jeune blond de tout à l'heure, massant ma nuque légèrement endolorie avant de jeter un regard sur la pendule. Une petite vingtaine de minutes s'est écoulée depuis que j'ai fui pour retrouver mon calme. Ce n'est pas si long. Je n'ai pas été long. Alors je me plante devant lui et je prends une longue inspiration, lui jette un regard inquiet avant qu'un souffle ne passe mes lèvres.

"Est-ce que vous avez besoin de quelque chose ?"

Une phrase toute faite que j'ai appris à prononcer sans avoir à paniquer. Sans avoir trop peur. Un exercice qui a été difficile. Surtout avec ma voix complètement brisée d'un trop peu d'utilisation.
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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Mer 27 Juil - 17:37


Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire


et ta curiosité guide tes pas non-chalants

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C'était donc bien lui qui faisait tout ça. Que cela soit son apprenti, son assistant, son second, peu importe qui il était, qui t’adressais la parole, tes yeux, eux, ne cessaient de fixer le créateur  de toute ces merveilles. Un grand timide, semblerait-il, il faisait des gestes gênés en vers la personne qui t’adressais la parole. En un sens, cette scène t'amusais, ses réactions t'amusaient tant que tu ne cessais de le fixer sans même sourciller. Ce n'était pas une moquerie, non, ce n'était pas ton genre, mais tu te retrouvais bien vite intéressé par le personnage dans son intégralité, essayant de trouver des tics, des manies, quelque chose qui lui serait unique.

Et malgré cette gêne temporaire qu'il semble avoir ressenti, le voila désormais parti dans son monde, c'était flagrant : il ne prêtait plus attention du tout à son environnement. Vu son comportement, surement aurait-il été mal à l'aise en voyant le peuple qui entrait dans l'atelier, mais là, non, rien de tout ça, il était en train d’exécuter son travail d'une main de maître. Tout ses moindres gestes tu les fixaient, tu les détaillais et n'importe qui aurait pu te parler, danser ou faire n'importe quel geste stupide autour de toi : tu n'aurais rien remarqué du tout tellement tu te retrouvais absorber par tout ça, regardant avec attention le verre prendre une forme élégante et unique. La boutique s'était remplie en un clin d’œil et une fois la prestation finie, l'assistant jugea meilleur de s'occuper du troupeau de nouvel arrivant que de toi : judicieuse décision, il n'y avait pas grand chose à tirer de toi et ça se voyait rien qu'à ta dégaine.


Et là, le voici, planté devant toi, sans que toi tu ne l'aies quitter une seule fois du regard, tu observais de nouveau toutes ses manies. Puis sa voix. Voix peu habituée à être utilisée au vu de son intonation, au vu de sa tonalité plus que faible et tremblante. Oui, c'était bel et bien un grand timide et peu éloigné du cas muet. Il avait quelque chose d'agréable malgré ça et tu n'ignorais pas cette petite chose au contraire, tu la cherchais. Tu voulais trouver cette chose pour te l'accaparer, l'absorber pour mieux la retranscrire.    

« Pas spécialement, je suis juste...curieux.»

Oui, curieux était le mot. Dans un geste qui n'était absolument pas brusque, qui se voulait doux, tout sauf brutal, tu vint le prendre par le poignet, observant méticuleusement ses mains de travailleur acharné sans aucune gêne apparente. Tes doigts tâchés par l'encre se retrouvaient à parcourir le creux de sa paume tout en douceur. Ton contact n'avait rien de désagréable, certes, mais cela pouvait être gênant.

« Depuis combien de temps tu fais ça ? »

Et voila, adieu le vouvoiement. Cela ne dure jamais bien longtemps avec toi, les formules de politesse.    

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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Mer 27 Juil - 18:40

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire.#FrayrUn frisson secoue mon corps. Cet inconnu devant moi me paraît unique, comme chacun de ces objets que j'ai crée. C'est parfois le même modèle, mais jamais rien ne se ressemble parfaitement. Aucun double. Comme les êtres humains, car même les jumeaux ne pourront être parfaitement identiques. Alors je souris. Je souris avec un bonheur non feint, un éclat que peu de monde fait naître en moi. Je souris parce que je suis heureux, parce qu'il s'intéresse à mon travail. Et parce que cet inconnu aujourd'hui est entré dans mon atelier et dans ma bulle. Il aurait pu s'enfuir et ne pas répondre à ma question, ne pas comprendre les efforts que je fais en parlant. Il aurait pu mais au lieu de ça, il semble m'inviter à plus. A lui faire découvrir un art que j'ai toujours perçu comme mien. Sûrement qu'en temps normal j'aurais paniqué, pas aujourd'hui. Pas avec cette tête blonde qui est presque là pour moi. Sa main vient d'ailleurs envelopper mon poignet de sa chaleur et je frissonne à nouveau, étend doucement les doigts pour lui permettre de faire ce dont il a envie. Elles ne sont pas rugueuses, entretenues par les crèmes que j'utilise, les doigts sont longs et la paume marquée par les trois lignes principales. Je le laisse découvrir. La brûlure sur ma nuque me laisse comprendre que l'on nous observe, je n'en ai strictement rien à faire. Mon sourire se perd à nouveau tandis que je promène mon regard sur son visage.

Indéniablement il est beau. En fait je crois que je n'ai jamais vu d'homme de sa trempe. Je tends mes doigts libre vers lui et comme un enfant trop curieux, pose leur bout sur sa joue, l'effleure. C'est doux et chaud, envoûtant, et je retrace avec lenteur le contour de sa mâchoire, monte jusqu'à son oreille derrière laquelle je coince une mèche de cheveux blancs. Mes yeux se lovent dans les siens, je caresse une seconde ses cheveux, viens ensuite m'occuper de la gorge délicate sous laquelle je sens battre son cœur. Je pourrais rester là des heures, à le toucher, le découvrir, tout comme lui le fait avec ma main. Mais d'un coup je rompt le contact avec son cou et recule d'un pas, la tête baissée comme le ferait un enfant pris en faute, les lèvres entrouvertes et le palpitant battant une chamade sans pareille. Mon autre main est toujours contre la sienne, je la lui confie. Mais je sais que je n'aurais pas dû me permettre tant de familiarités. Alors je fuis au lieu d'affronter le problème en lui disant qu'il est beau, qu'il m'intrigue, je fuis car encore une fois je n'ai pas les mots nécessaires. Dès que j'ouvre la bouche, ma tête devient vide et refuse de laisser passer autre chose que des phrases toute faites, des mots trop simple. Or il est si irréel que dire qu'il est juste beau serait un blasphème.

"Depuis la 3ème. A l'école.. Je.. J.."

Je m'étrangle. Ce n'était pas prévu. Rien de tout ça n'était prévu. Ni ses doigts contre ma paume ou ma main sur sa joue, quémandant la découverte de ce corps dans laquelle habite son âme, ni le fait que je sois obligé de parler plus que nécessaire. Mes lèvres sortent une bouillie de sons, hachés, défigurés, la présence du "Je" est là mais c'est le seul mot audible qu'il pourra comprendre. Je recule. Lui arrache cette main qu'il tenait encore alors que mes pieds s'emmêlent. Mon corps chute, je hoquette, ferme les yeux et me laisse happer par le vide. La rencontre avec le sol est légèrement douloureuse, pourtant je ne prends pas le temps de m'attarder dessus, posant une main sur ma gorge rendue douloureuse par toutes ces paroles depuis quelques jours, par la respiration chaotique et sifflante. Je grimace. Mes yeux implorent du secours, voudraient parcourir la boutique pour trouver mon assistant, mais ne parviennent qu'à se fixer sur lui. Lui ce blond face à moi. Le seul que je parvienne à voir en cet instant. Je voudrais tant m'excuser, mais c'est à peine si je parviens à respirer. Je ne veux plus qu'il me touche, qu'il me pose des questions. J'ai envie qu'il s'en aille, maintenant ! Qu'il quitte la boutique et n'y remette jamais les pieds. Mais tout ce qu'il peut voir c'est les larmes qui emplissent mes yeux sous le manque d'oxygène, et la terreur qui vient les emplir. Parce que d'un coup je sais qu'il n'est pas coupable, et que si je panique c'est encore une fois à cause de moi même.

"Pardon..."

Ma voix est fluette et se tord d'un sanglot douloureux. Est-ce que j'ai le droit de lui tendre les bras ? De demander sa chaleur ? Sûrement pas. Alors je m'agrippe simplement au mur et me redresse maladroitement, ma tête tournant un peu bien malgré moi. Je remarque à peine toutes les têtes tournées vers nous. Ni l'assistant qui m'observe, un demi sourire aux lèvres. Croyant en moi plus que quiconque et persuadé que je peux me relever sans son aide.
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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Mer 27 Juil - 19:10


Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire


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Le contact qu'il a crée, qu'il a amplifié t'avais surpris, tu ne t'y attendais pas. En réalité, tu t'attendais plutôt à ce qu'il te repousse, qu'il se recule en te fixant avec un air gêné, suffisamment mal à l'aise pour te faire comprendre que tu n'aurais pas du faire ça. Mais non, lui, il était venu se plonger dans tes deux orbes pâles et dénuées de vie. Et d'un seul coup, brusquement, il semble réalisé ce qu'il faisait. Chose qui ne t'arriverais jamais, il panique, tu le vois radicalement changer de comportement, il panique, il suffoque. Comme un enfant qui vient de respirer pour la première fois hors du ventre de sa mère, respiration trop soudaine, trop saccadée pour qu'elle lui soit sans douleur et pourtant tu n'arrives pas à compatir ni même à comprendre ce qu'il peut ressentir en cet instant.

Il s'excuse. De quoi ? Tu n'en sais rien, tu ne comprends pas et lui aussi semble perdu au beau milieu de toute ses réactions soudaines. Il sanglote, on dirait un enfant apeuré, un enfant tout seul qui aurait perdu le contact chaud d'un de ses proches que bien trop tôt. Oui, c'est ça, on dirait un enfant qui réclame la chaleur réconfortante du contact humain rassurant. Tu jettes tout juste un œil à ceux qui observent la scène en tant que bon spectateur et tu te mets soudainement à les mépriser pendant quelques secondes. Des spectateurs de la douleur d'autrui. Au final, ils ne valent pas mieux qu'eux. Tu te mors les lèvres douloureusement comme pour nettoyer ta tête des mauvaises pensées. Tu n'as plus à y penser. C'est fini. Ils sont loin.

Il se relève en ayant mal, il souffrait, c'était flagrant. Il était encore perdu, bouleversé et toi, tu voyais en lui quelque chose qui t'étais familier. Quelque chose que tu ne voulais par perdre, qu'il ne fallait pas perdre. Il ne fallait pas le laisser se perdre, non, il ne devait pas. Alors, comme si ton contact allait changer quelque chose, comme si le fait que tu viennes passer ton bras autour de lui comme pour le soutenir l'aiderai à s'y retrouver, tu l'aidais à rester debout pour l'empêcher de tomber. Le contact d'une personne, même aussi peu vive que toi, était sûrement toujours un meilleur support qu'un mur froid. Tu les sens murmurer en regardant la scène, certains simulent l'inquiétude alors que l'assistant les rassurent et toi, tu les entends. Et tu te bouffes les lèvres jusqu'au sang alors que ta main se sert un peu plus contre le brun.

« L'air frais te fera du bien. »

Peut-être à lui, mais pas à toi. Tu avais oublié le soleil, la chaleur que tu supportais que si peu. Mais peu importe, tu subirais, comme toujours. Tu n'étais bon qu'à ça actuellement : subir sans jamais rien dire. Tu le dirigeais un peu dehors, tu savais qu'un banc était juste en face, sous un arbre, à l'ombre. L'emplacement idéal qu'il vous fallait, à tout les deux. Bien plus à lui qu'à toi, certes, mais toi, tu n'étais à l'aise que dans une pièce froide et sombre. Vous n'étiez pas loin de la boutique, il avait toujours un oeil sur celle-ci, pas de quoi s'inquiéter donc. Il n'avait aucune raison de culpabiliser d'avoir quitter son lieu de travail : il était juste à quelques pas de celui-ci.

« Ca t'arrive souvent, d'angoisser comme ça ? »

Et là, au moment de clôturer ta phrase, sa voix revint au grand galop dans ta tête. Oui, il n'était pas très habitué à parler. Ouvrant ta sacoche pour en sortir ton carnet à gribouilles et un crayon, tu les lui tendis, pensant que ça l'aiderait.   

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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Mer 27 Juil - 19:35

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. #FreyrIl se passe quelque chose. Là, dans cette boutique, quelque chose qui change tout et révolutionne mon monde. Quelqu'un me vient en aide. Quelqu'un entoure ma taille et s'assure que je ne tombe pas. Pourtant ma vie depuis que je suis ici est parsemée d'embûches, de chutes et de blessures. Il y a eu un moment d'apaisement au parc, il y a deux jours, avec ce gars et son skate. D'ailleurs mon nez porte encore l'égratignure que l'essai de la planche a laissé. Mais sinon il n'y a eu que des soucis. Tous sans importance, mais accumulés ça commence à peser sérieusement. Et pourtant, au milieu de cet océan d'incompréhensions dans lequel je nage, quelques rayons de soleil. La Flamme de Verre qui fonctionne plus que je ne l'aurais imaginé, ce blond qui passe son bras autour de ma taille et me mène dehors. Je ne sais pas si j'ai besoin de prendre l'air, je ne le sais pas car à chaque fois que je vais mal je me réfugie dans le travail et j'oublie. Que la douleur soit physique ou à l'intérieur de ma tête. Alors il est comme un tourbillon qui passe en moi, il tente de panser mes plaies, et ça me fait du bien. Mais est-ce que ça lui fait du bien à lui ? Est-ce qu'il ne se force pas ? Je marche à ses côtés et trébuche parfois. Mon cœur bat trop vite, je fais pourtant de mon mieux. Il m'emmène sur le banc d'en face et je songe que ça doit être la première fois depuis deux ans que je suis ici que je m'y assied.

Mes yeux couvent d'abord mon magasin du regard, puis se portent sur ce visage qui m'a un instant envoûté. Comme j'aimerai pouvoir lui dire les choses à ma façon, sauf que je ne le peux pas parce que je n'ai pas le souvenir ou l'histoire adéquat pour répondre à sa question. C'est dans ces moments là que je me rends compte que mon langage personnel est lui aussi trop limité. Mes doigts se saisissent du carnet. Et tracent un mot en lettres rondes et agréables. Parfois. Oui, parfois, lorsque je suis crevé, lorsque quelque chose sort trop de l'ordinaire, lorsque je me pose trop de questions, ou lorsque j'approche quelqu'un plus que je ne le devrais et que je me rends compte que je ne devrais pas, que ce n'est pas professionnel, et qu'il finira par me fuir si jamais on arrive à aller plus loin que du simple client/artisan, parce que je ne passe pas mon temps à causer et que j'en dis très peu sur moi. Mais sinon non, je ne panique pas souvent. Il y a deux jours j'ai bien failli en me rendant compte que Eiko n'avait pas été touché par les sentiments transmis dans la vision, mais j'ai réussi à contrôler. Pas aujourd'hui. Pourquoi ? Il semble me faire perdre mes moyens. Parce qu'il s'intéresse à mon art ? Oui peut-être. Je décide de lui en montrer plus, un tout petit peu plus, sur mes capacités. De m'ouvrir à ma façon.

Je prends une nouvelle page de son carnet et je commence à tracer de manière sûre des traits qui ne veulent rien dire. La courbe d'un doux visage, ses lèvres. Un nez et des yeux. Puis des cheveux. Les lèvres que j'esquisse en un sourire que je n'ai encore jamais vu. Je me demande s'il sait ce que c'est. Ce serait bien, non ? S'il pouvait m'offrir un sourire. Mais comme ce n'est pas la réalité, je l'efface rapidement et replace les lèvres comme elles le sont en vrai. Et lorsque je lui redonne le carnet, son visage est imprimé dessus. Mon regard le surveille, je voudrais pouvoir lui parler, répondre à ses questions, car je suis sûr qu'il en a. Il a commencé dans la boutique, il ne souhaitait pas s'arrêter là. Mais j'ai tout gâché. Tant que je suis calme, il pourrait demander. Dessiner, créer, ça me fait toujours du bien. Je peux relativiser, me plonger dans ma propre bulle et ignorer le monde extérieur. Puisque nous parlons d'art, je me décide ainsi à sortir le carnet fourré dans ma poche. Il est abîmé, un peu négligé. J'hésite puis fini par le lui mettre dans les mains. Il y a certaines de ces créations que l'on peut voir dans la boutique. Les dessins d'Eiko en train de faire du skate, ou encore l'oiseau entourant la lune, la coccinelle sur la feuille. Des projets, des coups de cœur. Est-ce qu'il comprendra ? Je le fixe et j'attends. Sans plus l'ombre d'un sourire, car je crains qu'il ne décide de fuir alors que j'essaie de communiquer comme je le peux.
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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Ven 5 Aoû - 23:28


Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire


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Le coup du carnet avait été une bonne idée, semblerait-il. Ce n'était qu'un mot, certes, mais au moins, tu avais eu une réponse qui ne t'aidais peut-être pas énormément mais ça ne semblait pas être dans la nature du personnage de trop détailler ses soucis. Et ce n'était pas dans la tienne de demander ce genre de détails. Une page du carnet se tournait et tu le regardais tracer des traits. L'envie irrésistible de regarder ce qu'il faisait t'avais pris, tes yeux se détachèrent finalement de son visage que tu fixais depuis le début pour se pencher sur le carnet qu'il avait orné d'un visage que tu semblais reconnaître. Bien évidemment. C'était le tien qu'il avait dessiné avec un détail qui était loin de t’appartenir, un sourire. Depuis combien d'années est-ce que ce genre d'expression n'était pas apparue sur ton faciès aussi blanc que celui d'un spectre. Tu ne comptes plus. A vrai dire, tu ne saurais même pas dire si tu as un jour souris, mais elle, elle devrait le savoir.

Tes pieds posés sur l'assise du banc, tes genoux en guise de repose-tête, tu avais enveloppé tes jambes avec tes bras tout frêles alors que tu le regardais effacer quelque chose, sûrement le sourire factice qui avait orné pendant quelques instants le portrait. Était-ce une sorte d'envie qu'il avait eu, l'envie de te voir sourire ? Même avec tous les efforts les plus bienveillants au monde, ce souhait ne se verrait pas exaucé de si tôt.

« Freyr.» Ton accent islandais revenant au grand galop alors que tu lui donnais un nom, comme ça, sans explications particulière, ton regard pâle revenu sur ses deux orbes sombres. Le carnet t'étais tendu, tu le reprenais et observait avec attention les traits qu'il avait tracé. Tu aimais bien son doigté, pas de doute, il avait cette délicatesse que tu avais toujours aimé voir chez les artistes. Les traits grossiers de certains te déplaisant au plus haut point. Puis c'est au tour de son propre carnet de venir se glisser entre tes doigts, usé à force d'être utilisé tu te mets à parcourir silencieusement les pages, t’arrêtant plusieurs secondes à chaque fois  pour admirer les différents croquis.

Tu pointais certains d'entre eux qui ressemblaient à certaines sculptures de verre que tu avais vu dans la boutique. C'était donc son carnet à trésor, c'est comme ça que tu aimais appeler ce genre de choses qui renfermait toutes les sources d'inspiration des œuvres des artistes. Tu parcourais tout avec un énorme intérêt, si bien que tu avais, pendant quelques instant oublié la présence de son propriétaire à tes côtés. Tu refermes alors le précieux carnet pour le tendre au souffleur de verre avant d'étirer ton dos contre le dossier du banc. Et la symphonie de tes os se remettant en place se fit entendre, rien d'agréable pour n'importe qui de normalement constitué, pour toi, c'était la routine, ton geste habituel qui te faisait terriblement du bien vu que tes os et articulations ne tenant quasiment plus en place d'eux-même. Tu abusais certainement beaucoup trop de tes capacités pour ton pauvre corps qui ne parvenait plus à suivre le mouvement petit à petit.  

Puis, en le regardant de nouveau, en figeant encore une fois ton regard dans le sien, quelque chose te vint à l'esprit. Toutes ces choses qu'il venait de te montrer étaient terriblement belles, magnifiques mais il avait sûrement son petit trésor parmi tout ça. « Il doit y en avoir une à la quelle tu tiens plus qu'aux autres, non ? » Il ne devait sûrement pas être comme toi, à faire tout sur un coup de tête sans véritablement y mettre des sentiments personnels et profonds. Non, il ne devait vraiment pas être dans ce genre mais plutôt l'exact opposé. Alors une pièce aussi précieuse devait bien exister. Quelque part. Ou peut-être pas encore. Tu aimais bien être curieux, tout voir de ces personnes qui t'attirent tant, qui t’intéressent tant, quitte à les mettre mal à l'aise, à les éloigner de toi. Tu savais que, quoi qu'il arrive, tu tournerais la page rapidement en cas de rejet soudain et brutal. Tu étais habitué.      

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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Sam 6 Aoû - 1:00

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. #FreyrLes pages du carnet tournent entre ses doigts, et je ne peux que trouver ça beau. Son profil, découpé délicatement par l'ombre qui recouvre notre banc mais non assombri grâce à la lumière du soleil tout autour, ses cheveux blonds et brillants, ses yeux gris. Digne d'être dessiné. Freyr... Maintenant cet inconnu a un nom et je me sens presque obligé de lui donner le mien. Alors j'hésite, fronce un peu le nez et regarde les pages de son carnet. Du sien, pas du mien, et c'est perturbant de ne pas avoir le mien sous la main. De le voir en train d'être feuilleté, découvert, meurtri par des yeux gris et non de jais. Pourtant je le lui laisse, ferme les yeux, avant de laisse éclore sur mes lèvres roses ce prénom que m'a donné une étoile, la plus puissante, la plus belle, l'une de celles dont je me souviens, dont la voix, parfois me reviens. Je pourrais le lui montrer, poser mes mains sur ses joues, lui envoyer ces souvenirs où mon prénom est prononcé, mais je sais que je n'ai pas le choix, que je ne peux pas lui faire ça. Pas alors qu'il respecte mes problèmes et ne pose pas plus de questions qu'il n'en faut. D'ailleurs il ne m'a pas demandé mon prénom, mais je tiens réellement à le lui donner, au milieu d'un sourire maladroit et pourtant plus que sincère.

"Octans."

Ma voix n'a peut-être bien jamais été si claire, il faut dire que je parle beaucoup depuis quelques jours. Eiko, Freyr... Qu'y puis-je si je sociabilise un peu trop depuis trois jours ? Mon cœur s'affole un instant et je passe une main dans mes cheveux, ajoutant d'une main délicate son prénom en dessous de l'un des dessins. Freyr. Pour qu'il puisse avoir un minuscule sourire de moi quand son départ viendra, quand il quittera ma compagnie, ce banc devant la soufflerie, au moment où il cessera de s'intéresser à moi et à mon travail. J'aimerai bien avoir un souvenir moi aussi. Alors je recommence à dessiner toujours aussi rapidement sur une nouvelle page vierge, redessinant ce visage, de profil cette fois, comme je le vois maintenant. Ce visage plongé dans la contemplation de toutes mes petites créations, exposées sur ce carnet. Puis je déchire la page, la glisse avec douceur à la fin du mien, me rapprochant de lui à sa question, collant nos bras, penchant la tête pour la coller tout contre son épaule en fronçant le nez. Lequel je préfère ? Je pince un peu les lèvres. Question difficile pour moi. Chaque création a été faite avec mon cœur, comment en choisir une plus que les autres ? Pourtant, au fond de moi, je sais qu'il y en a une. Une plus importante. Plus fragile. Une qui est encore dans le four à refroidir.

"Toutes... Mais... Je..."

Je ne trouve pas les mots. Alors je tourne doucement les pages et lui montre du doigt la petite fleur esquissée sur l'une des pages, non finie, sortie tout droit de ma tête ce matin même. J'aimerai la lui montrer, mais j'ai peur qu'il ne le souhaite pas. Pourtant je prends nos deux carnets d'une main, sa main de l'autre, et je me lève, lui indiquant d'une pression de doigt à me suivre. Je passe rapidement entre les genre, entre dans ma boutique et ignore les regards qui se posent sur nous, tentant d'oublier ma précédente crise qui me ramènerait à trop de mauvais souvenirs. Je passe ensuite du côté de l'atelier, ouvre la petite porte du four et prends toutes les précautions pour en sortir la plaque où repose la charmante fleur avec sa pétale rouge, celle que je porterai sûrement autour du cou dans très peu de temps. Un sourire doux sur mes lèvres, puis un regard qui se pose sur lui tandis que je lui désigne sa propre gorge pour lui faire comprendre ce qu'il en adviendra. C'est cette petite création que j'aime sûrement le plus, parce qu'elle est simple mais délicate, pourtant pleine de caractère. Un peu comme moi.
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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Jeu 18 Aoû - 22:54


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Octans. Il y avait quelque chose qui te semblait familier en ce nom, quelque chose qui semblait vouloir te dire qu'il y a une référence particulière derrière ce simple prénom et pourtant rien ne semblait vouloir sortir de ton esprit. Tu savais que ça t'évoquait quelque chose. Mais quoi ? Finalement, tes sourcils s'étaient légèrement froncés, comme pour insister sur le fait que tu étais pensif quand à son prénom. Tu ne remarques alors même pas qu'il s'est remis à griffonner une portrait de toi, trop perdu à essayer de trouver d'où est-ce que ce sentiment familier venait. Tu lui poserais sûrement la question plus tard. Oui, c'était sûr, tu irais la lui poser. C'était quelque chose qui te tracassait, quelque chose que tu voulais savoir par dessus tout alors il n'était pas question que tu laisses passer ça, que tu laisses éventuellement les choses sans réponses le moment où tu te retrouvera dans l'obligation de quitter sa compagnie.

Et puis il répond finalement à ta question. Il semble mal à l'aise à l'idée d'en choisir une plus que d'autres. Bingo, tu avais raison. Il était ton exact contraire, il était celui qui aimait chaque oeuvre qu'il créait du plus profond de lui-même alors que toi tu semblais faire ça sans véritablement en tenir compte. Du moins, c'est ce que tu semblais penser. Et puis il te montre une fleur, inachevée, sûrement un projet qui lui tenait à coeur et qu'il n'avait sûrement pas encore terminé ou peut-être pas commencé. Qui sait ? Il agrippe alors ta main, te tirant vers le magasin de son propre gré alors que l'agitation y avait légèrement diminué. Posant ta main sur tes yeux pour les cacher du soleil, tu les avais même fermé un court instant en comptant sur ton guide temporaire pour te guider sur le bon chemin. La lumière les faisait souffrir et malheureusement pour toi, ça n'allait pas en s'arrangeant. Début de migraine, tu commençais de moins en moins à te sentir bien dans ton assiette mais tu ne semblais rien vouloir laisser transparaître. Tu jettes à peine un regard aux personnes qui vous dévisageaient tout les deux, en vérité, tu ne leur prêtais pas attention du tout, tu avais même mis un certain temps avant de remarquer qu'ils étaient encore présent, qu'il y avait d'autres personnes autour de vous deux. Il n'y avait que lui qui avait ton attention, lui et sa main délicate qui te montraient alors cette fameuse fleur.

Oeuvre délicate au pétale rouge, la fleur était d'une finesse inouïe et tu regrettais que ta vue sois aussi mauvaise car tu ne pouvais pas en savourer tous les détails comme tu l'aurais voulu. Il avait alors pointé ton cou. Etait-ce destiné à être un collier ? Sûrement. Sinon, il n'aurait pas pointé ton cou de la sorte, comme ça, juste pour la beauté du geste. Cela rendrait sûrement terriblement bien, en effet. « C'est magnifique. » Tu affirmais cela tout en en quittant pas du regard la petite oeuvre avant de venir poser ton regard habituel sur lui, lui qui te souriait, qui semblait heureux de partager ça avec toi. Impossible pour toi de lui rendre un sourire aussi franc, tu n'étais pas du genre à sourire, jamais. « Tu l'as fait pour quelqu'un en particulier ? » La réponse t'intéressait tu voulais tout savoir, savoir ce qui l'avait poussé à faire quelque chose d'aussi fin. Et si cela avait été fait en pensant à quelqu'un, tu voulais tout savoir de ce lien. Tu voulais connaître les détails des choses que toi ne parvenais plus à ressentir de toi-même.

Et puis soudain tu parvins à finalement comprendre d'où venait cette impression de familiarité qui tournait autour de son prénom. « Octans...C'est un nom avec des étoiles...Tu en es ? » Ton accent et ta maîtrise de la langue avaient quelque peu buté. Tu espérais seulement qu'il ai compris ce que tu voulais lui dire malgré une tournure plus que primaire.

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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Ven 19 Aoû - 0:02

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. #FreyrMagnifique. Le mot sonne comme une étincelle à mes oreilles, m'arrache un nouveau sourire que je maîtrise à peine. Mon cœur s'affole. Boum, boum, boum. Si rapide, si brutal. Comme s'il voulait me rappeler quelque chose en me faisant mal. Me dire que ce n'est pas bien. Mais pas bien de quoi ? Je ne fais rien de mal, non ? Je tente juste de sympathiser avec quelqu'un. Il te fera du mal... Une langue humide vient passer sur mes lèvres rendues sèches par toute cette agitation, je déglutis difficilement. C'est peine perdue, je le sais. Je ne suis pas quelqu'un fait pour les relations. Quelles qu'elles soient. Amitié, amour... Rien ne va. Il y a toujours quelque chose pour faire capoter. Quelque chose qui finit par me faire mal. On me repousse, on me jette. On pense que je n'ai pas de sentiments. Et que puis-je faire pour prétendre le contraire ? Ce n'est pas parce que je parle peu, que je ne sais pas m'exprimer, que je ne suis pas capable d'aimer ou d'apprécier. Pas capable de chérir. Je ne montre pas de la même façon que les autres personnes, c'est tout. Mes mots sont dans mes gestes. Les sourires, une rose offerte à quelqu'un, ou l'une de mes créations donnée à une personne en échange de rien, c'est ma façon de dire. Ma façon de montrer sans les images. Si personne ne comprend, est-ce que je dois me remettre en question ? Ou le monde est-il idiot ? C'est tout ce dont j'ai besoin. De compréhension.

Qu'on m'apprécie comme on apprécie certaines de mes œuvres. J'aimerai être magnifique comme cette petite fleur encore chaude qui brille et étincelle sur la plaque. Mais je ne suis pas elle. Et comme pour mettre un terme à ces pensées trop noires, je referme la porte du four à refroidir dessus, à nouveau. A la façon d'une page qui se tourne. Mais je n'oublie pas. Je n'oublie aucune de ces pensées qui viennent de me traverser. Comment le pourrais-je ? Ce mot non plus. Magnifique. Lorsqu'on me dédie quelques compliments, juste le terme "beau", je ne peux m'empêcher de me mettre en colère, jaloux de ne pas savoir dire les mêmes choses. Pourtant aujourd'hui, il dit quelque chose de bien plus fort et ça ne me fait rien. J'aimerai même qu'on me désigne ainsi. Parce que cet homme semble comprendre tout ce qui habite dans cette fleur. Toute cette énergie et tout cet amour que j'ai mis à la créer, à la façonner délicatement, ma hargne de faire la plus belle chose qui soit juste dans un minuscule objet. Et s'il comprend la fleur, je crois qu'il peut me comprendre moi. Alors oui, il me donne envie d'être magnifique. Même si nous ne nous connaissons pas, que je ne sais que son prénom, et qu'il a un joli carnet où il expose ses gribouillis, futiles aux yeux de certaines personnes mais pas aux miens.

"Moi... Mais si tu veux... Pour toi."

Si ça pouvait lui arracher un sourire, me montrer à quoi il ressemble, j'en serais ravi. Je changerai peut-être la couleur du pétale. Sûrement, oui. Le rouge est fort, flamboyant. Couleur de la passion, des flammes qui dévorent sans compassion. Le rouge peut faire mal ou au contraire, représenter l'amour. Il est mon combat de chaque jour. Pour lui, une couleur plus discrète. Bleu peut-être. Bleu foncé. Aussi mystérieux que les vagues se brisant sur les flancs des rochers. Aussi sombre. Impénétrable. Avec un nom qui ne dit rien sur lui. Bleu pour la pureté de ses traits, tout comme l'est le ciel. C'est ce qui lui convient le mieux. Ce n'est pas le même type de combat non plus. Le bleu, c'est encore plus compliqué. Pas une affaire de force, mais de patience et de souffrances. Du moins je le vois ainsi. J'ai rapidement appris à trouver des significations dans chaque chose, chaque objet ou élément, chaque couleur ou animal. Il y a plein de merveilles dans le monde et personne pour les analyser. C'est mon travail. Assembler les choses pour les rendre magnifiques, toutes quelles qu'elles soient. Je vérifie rapidement les températures et sourit, satisfait. Rien n'a changé, mais je préfère repasser derrière, une erreur d’inattention est si vite arrivée. C'est bizarre, difficile à croire. De longues minutes auparavant je paniquais, là me revoilà comme un poisson dans l'océan.

Puis sa question me fige, mais surtout de surprise. Avant que le sourire ne reprenne naturellement sa place, comme un leitmotiv souvent répété. Souris. Souris. Souris. Parce que le sourire est universel et ne peut rien gâcher. Parce qu'il rassure et montre les choses telles qu'elles semblent être aux yeux des gens. Les confortent dans leurs bonnes idées. Sourire, toujours. Même quand je n'en ai pas envie. Mais là je le souhaite, parce que la vie dans les cieux, je m'en souviens. Parce que cette vie était splendide et la contemplation de la terre, une grande aventure qui reprenait chaque soir. Jusqu'à ce que je tombe dessus et manque mourir dès le premier soir. Le soir de ma naissance.

"Sigma Octantis. Constellation de l'Octant. L'étoile du Sud. Enchanté. Toi ?"

L'un des seuls sujets dont je peux parler sans chercher mes mots, sans buter et avoir peur. Et d'ailleurs je lui tends la main pour qu'il la serre. Cette révélation étant presque comme un nouveau départ, ou juste un jeu, qu'en sais-je ? Quelque chose qui peut potentiellement nous rapprocher.
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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Ven 19 Aoû - 10:25


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Pour toi. Cette petite merveille pourrait t'être adressée...Pourquoi ferait-il ça pourquoi t'offrirait-il une chose aussi précieuse à ses yeux ? La réponse t'échappait, il y avait quelque chose que tu ne comprenais pas là dedans.Il semblait heureux face à cette éventualité de t'offrir cette merveille alors que vous vous connaissiez à peine. Pourtant l'expression de ton visage avait légèrement changée, toujours pas de sourire mais tu semblais peut-être un peu plus ouvert, moins neutre, plus apaisé. Tu ne comprenais pas et pourtant tu ne pouvais pas faire autrement que de voir, de remarquer sa franchise. C'était sincère, ça se voyait sur son être tout entier.

Et il t'offre un nouveau sourire alors qu'il se présentait sous son nom complet d'étoile avant de te tendre la main en te retournant la question. Tu avais toujours eu du mal pour te souvenir de ton nom en tant qu'étoile. Tu n'en avais jamais tenu compte jusqu'à ce que tu ne t'interesses à ça lorsque tu avais commencé à lire. Tu te souviens du fait que tu étais extrêmement loin de la terre que tu observais de ton perchoir, tu te souviens de la taille si ridicule du soleil aux côté de l'astre autour du quel tu passais tes jours. Rigel. C'était le nom de l'énorme étoile autour de la quelle tu avais gravité pendant bien des années. Par manque d'idées sûrement on t'as juste rajouté une lettre après le nom de cette dernière. Rigel B ou C...tu ne sais même pas la quelle t'as été attribuée au final. Tu crois pourtant te souvenir avoir que par rapport à ton ancienne position, tu devais être la B.

Mais tu avais donc finalement bien misé juste : il était une étoile, tout comme toi. Mais au vu de ton apparence plus qu'atypique, cela ne devait pas vraiment être un secret.

« Rigel...une des deux étoiles qui gravitaient autour d'elle. Constellation d'Orion. »

Et tu viens répondre à sa poignée de main avec ton toucher délicat, tu lui fit une pression assez minime. Non pas par manque de politesse mais tu n'as jamais été véritablement réputé pour avoir de la poigne, tu n'en as jamais eu la véritable envie non plus. Puis, alors que tu mis un terme à cette poignée de main, tu commençais à sentir toute ta colonne vertébrale se raidir, se coincer. Conséquence de l'abus de ton pouvoir qui t'incite ainsi à l'utiliser encore et encore sans relâche pour t'éviter de finir par ramper par terre. Une main le long de ta nuque et le craquement de toute ta colonne vertébrale se fit entendre. Bruit désagréable pour ceux qui, autre que toi l'entendait car souvent synonyme de vives douleurs alors que toi, ça te soulageait, ça te faisait un bien fou.

Ton regard se plongeait dans le sien, tu détaillais une nouvelle fois le brun, tu semblais te plonger dans chacun de ses traits, dans chaque détail que sa peau, son teint, ses yeux et cheveux pouvaient t'offrir. Tu commençais inconsciemment à réfléchir à ce que pouvait être son don. Et remarquant alors une brûlure qui semblait récente, ce qui était lié à la chaleur était à mettre de côté. Peut-être était-ce quelque chose de lié à sa passion, à son métier. Pourtant tu l'avais vu faire et rien d'anormal ne semblait être intervenu dans le processus de création de sa petite oeuvre. Tu te massais toujours la nuque alors que tu réfléchissais silencieusement. Étrangement, tu semblait vouloir tout connaître de lui, chose qui ne t'étais arrivé que trop rarement.

« Et ton...mátt...ton don ? »

Tu avais commencé à parler en islandais, foutu reflex qui revenait au grand galop quand tu ne retrouvais pas tes mots en japonais suffisamment rapidement. Posant la question sans même pensé au fait que lui, ne se doutait absolument pas du tien, que personne au final ne pouvait s'en douter malgré la symphonie que tu leur avait offert juste avant.

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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Ven 19 Aoû - 11:57

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. #FreyrRigel. Il me faut un moment de réflexion, un froncement de nez et un battement de cils. Quelques souvenirs me viennent, mais tout ça est lointain et confus. Et ils ne viennent pas du ciel. Je me souviens de quelques nuits passées à observer les étoiles avec mon père, et peut-être bien que nous avons vu Rigel. Mais en aucun cas il ne m'a montré d'étoiles gravitant autour. Sûrement étaient-elles trop petites ? Je ne sais pas. Papa aimait beaucoup l'astrologie, mais il aimait surtout me montrer mon ancienne place, mes étoiles-sœurs. Alpha Octantis, Nu Octantis, Beta Octantis. Mais aussi les constellations autour de celle de l'Octant. Pour m'apprendre à quel point l'univers est grand et peuplé de million d'êtres comme moi. Comme nous. Mon regard se lève sur Freyr et ses cheveux blonds, constate à quel point nous sommes similaires. Pas que dans notre nature, non. Il est pur dans le bien comme je suis pur dans le mal. Presque céleste avec sa chevelure dorée pâle et ses yeux trop clairs, d'un bleu tirant sur le blanc. Sa main prend la mienne et je nous revois quelques temps plus tôt, en train d'effleurer ma paume et mes doigts, m'arrachant des frissons impossible à contrôler. J'aimerai recommencer, frémir sous son toucher, me laisser emporter. M'abandonner. Je n'ai que de rares occasions de le faire, et j'ai trop de volonté pour me contenter de suivre quelqu'un. Mais lui, j'y arriverai sans problèmes. Nous sommes identiques, réciproques.

Mon sourire fane doucement alors que mes yeux si noirs s'enfoncent dans les siens. Je ramène doucement ma main encore brûlante du contact de la sienne tout contre mon cœur, ressent le moindre de ses frissons durant quelques secondes. Avant de tout simplement la laisser retomber contre mon flanc. Il fait craquer ses os de façon bruyante mais ça ne me dérange pas. Je le regarde, l'écoute. Mon don...? Il a envie de le voir ? Je m'avance d'un pas rapide, ne lui laisse pas le temps de reculer. Mes deux mains viennent épouser ses joues, mon front se dépose contre le sien. Laissant nos lèvres se positionner à quelques millimètres l'une de l'autre, nos souffles se mêler tendrement. Une proximité qui ne me gène pas alors que je le fais plonger au creux de mes films. La naissance d'un bébé, début de la vie, la joie et l'émotion des parents qui me percutent de plein fouet. Il pourra me sentir trembler, trembler pour tout ce qui m'atteint bien plus fort que lui peut ressentir. Je lui donne toutes ces émotions, le chant d'amour d'une mère assise à côté d'un berceau, les pleurs du bébé, puis son enfance semée de quelques troubles causés par une petite étoile aux cheveux bruns introduite dans son monde par les bras de son propre père. La jalousie qui l'habite en le voyant. Tout dérape. Je ne lui offre plus la simple histoire d'un bébé mais celle de mon frère, Lucian. Ma propre histoire par la même occasion.

Je voudrais m'arracher à lui mais je suis dans un état d'exaltation peu commun, haletant contre les lèvres de l'homme que je ne parviens pas à relâcher, les yeux fermés pour ne pas casser ma concentration, les souvenirs fusant de plus en plus chaotiquement. Des fragments, des bribes au hasard. Quelque chose qui ne m'est plus arrivé depuis longtemps. Je ne contrôle plus et il voit tout. Mon doudou étoile qui brille dans le noir, que je serre fort ce soir là alors que je monte le petit escalier menant au grenier. Mon père en colère contre moi. Un coup de poing mit par mon frère. La douleur que ça provoque sur ma joue, brûlant et ébranlant ma mâchoire. La sensation de ne pas être à ma place à la Nouvelle Orléans. Et d'un coup, la porte du grenier qui se referme. Me laissant seul, ébranlé dans la pièce. Avec pour seule compagnie un carnet et un doudou. Un gémissement de pure douleur franchit ma gorge et je fais un pas brutal en arrière, manque de tomber encore mais me rattrape promptement à son haut. Ma tête tourne alors que les dernières effluves des sentiments ressentis disparaissent. Les miens, ceux de Lucian et de mon père. Trop en même temps. Quelque chose qui n'aurait jamais dû arriver. Pourquoi tout s'est mélangé ? Quand est-ce que j'ai perdu le fil pour plonger dans cet état presque pervers ? On dirait que je prends plaisir à souffrir, alors que ce n'est pas le cas. Ce que j'aime, c'est montrer. Offrir aux gens un moyen de me comprendre. Je n'aurais pas du m'oublier comme ça. Qui sait ce que j'aurais pu lui montrer ? Des choses bien plus horribles.

"Pardon..."

Ma gorge est nouée de sanglots qui ne veulent pas s'échapper, ma tête emplie de larmes qui ne couleront pas. Cette journée est un véritable désastre, ponctuée de quelques touches plus joyeuses, plus réussies. Comme mes premières créations. Aujourd'hui je ne forge pas d'objets, non, je forge un esprit. Un nouveau bout de mon histoire. Je me crée moi.
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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Lun 22 Aoû - 17:24


Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire


et ta curiosité guide tes pas non-chalants

feat Octans Svanes


Il ne t'avais pas laisser le temps de réagir, pas même de comprendre ce qu'il était en train de faire. Ses deux mains englobant tes deux joues peu rebondies, n'ayant que peu de chair pour les former et son front venant se coller au tiens alors qu'il ferme les yeux et te laisse sentir son souffle chaud se déposer contre ton propre visage. Pas le temps de te poser une seule question, non, tu étais déjà pris dans ce qu'il avait entreprit. Et là, pour toi, ce fut la dégringolade, une énorme chute libre, sans rien pour te retenir pendant quelques instants qui, pour la première fois, te donnaient l'impression d'être interminables tant tu ne comprenais pas ce qu'il se passait. Tu ressentais tout, comme si ton côté sociopathe pourtant si omniprésent chez toi s'était soudainement envolé, tu ressentais tout et en un sens ça te faisait mal. Mais pas avec cette douleur que tu connaissais et que tu ne définissait même plus en tant que telle tellement ton corps y était habitué, tellement toi, tu voyais plus ça comme une libération plutôt qu'une véritable peine. Tu ressentais la chaleur d'un amour dont tu avais oublié les effets depuis bien longtemps et puis tu te retrouvais rempli de sentiments négatifs, tu avais l'impression de mépriser cette petite chose qui s'était présentée à toi, une petite chose brune et inconnue. Tu ressentais des choses que toi-même n'aurait jamais ressenti, tu voyais des choses que tu ne connaissais pas, des visages inconnus et parmi eux cette petite bouille brune qui te semblait familière. Tu avais mal, terriblement mal au coeur pendant que tu visionnais tout ça, ta respiration s'accentuait, était plus brutale, douloureuse. Tu ne comprenais pas.

Et puis tu as l'impression d'avoir changé de point de vue, tu avais l'impression que ce n'était plus la même chose qu'avant, la nature de ce que tu ressentais était différente, bien moins négatif qu'avant, non, ce n'était pas ça, c'était plus doux, moins violent, moins brutal. Tu sentais tout comme si il s'agissait de toi alors que rien ne t'appartenait et tout ce que tu pouvais faire, c'était comprendre ce qu'il se passait mais en vain. Tu ressentais tout ce que tu pensais ne plus jamais ressentir, tu avais des sentiments qui étaient puissants, forts et en parallèle tu avais l'impression que ça te déchirait le cœur de ressentir tout ça. Et là, le contact s'était rompu. Soudainement. Tu sens alors ta poitrine comme tu ne l'avais jamais sentie, tu sentais ton cœur comme si il voulait s'arracher de ta cage thoracique.

Tes yeux se posèrent sur le brun qui semblait avoir perdu le contrôle, il était paniqué, il savait qu'il avait perdu le contrôle et toi tu étais là, à calmer ta respiration, ton cœur en le regardant parler avec sa voix mélangée à des sanglots. Il s'excuse alors que toi tu serres le poing là ou se situe ton coeur qui se calmait doucement sans pour autant laisser la douleur s'évanouir. Ta seconde main vint se poser contre l'arrière de ta nuque, tu inspirais et tu commençais alors ton rituel pour te soulager, bougeant tes os dans tous les sens, les déboîtant pour venir les replacer mais cette fois-ci ce n'était pas seulement ta colonne qui bougeait mais la quasi totalité de tes os, tes phalanges, tout sauf tes jambes, tu ne voulais pas tomber sur le sol. Ca te calmait, tu le sentais, parce que tu ne te focalisais plus que sur ça et même si ton coeur était encore bruyant, il était nettement moins douloureux, beaucoup plus supportable.

« Non, c'est bon..tu n'as pas à t'excuser. »


Tu t'approches alors un peu plus de lui et tu vint alors enrouler tes bras autour de lui, passant une main dans ses cheveux et ta tête se posant sur son épaule. Tu faisais ça comme pour le calmer mais aussi pour te rassurer toi, tu avais toujours apprécié le contact humain et celui-ci était le meilleur des remèdes pour toi. Ta voix se fit plus douce alors que tu lui parlais en ayant les yeux fermés, ignorant l'agitation que ça avait recrée.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Tu as perdu tes moyens ? »


Et tu restais comme ça, à caresser ses cheveux tout en restant dans cette position.


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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Lun 22 Aoû - 23:00

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. #FreyrDurant de trop longues secondes, j'ai l'impression de nous avoir brisé. Lui, moi, nos deux esprits, nos deux cœurs. La sensation d'avoir fait la connerie de ma vie, comme si faire une crise de panique n'était pas déjà suffisant, non. Il fallait que j'en fasse plus, que je lui montre. N'aurais-je pas pu me contenter de choses simples ? La naissance d'un chaton, l'éclosion d'un œuf, l'épanouissement d'une jolie fleur ? Pourquoi, alors que je sais ce que mon pouvoir me fait ? Je me sens mal, honteux. Ma tête est baissée et j'écoute les os craquer, relâchant son haut avant de reculer d'un nouveau pas, la poitrine déchirée de douleur et de sanglots que j'empêche de passer. Mon souffle s'accélère à nouveau, j'ai l'impression d'étouffer tandis que ma tête commence à tourner, que mes lèvres se tordent en une grimace. La culpabilité monte de plus en plus et à nouveau je sombre dans la panique, lentement, aussi épaisse que peuvent l'être la haine et la colère. Je m'y embourbe sans voir le cercle vicieux qu'elle est et la laisse monter en moi. A nouveau. Et trop rapidement. Je n'entends même pas sa voix. Rien n'atteint plus mes oreilles, ni les mots, ni les sons quelconques qui peuvent m'entourer. Par contre je sens très bien sa chaleur s'approcher de mon corps, ses bras l'entourer. Et je me souviens de mon père, me serrant contre lui pour me rassurer, faire passer mes peurs et mes craintes, immensément grandes.

Mes mains passent contre ses flancs, tremblantes. Viennent s'égarer doucement dans son dos, et serrent avec force son vêtement. Quelques frissons naissant sur ma colonne vertébrale sous l'action de sa main sur mes cheveux, une tendresse venue de nulle part, qu'il pourrait ne pas vouloir m'apporter. Une tendresse qui m'a été refusée depuis mon arrivée ici. Je fais un pas vers lui, force nos corps à se coller l'un à l'autre, plus étroitement, lâche un gémissement si faible qu'il pourrait être semblable au couinement d'un minuscule animal. Les tremblements qui secouaient mon corps s'accentuent encore d'avantage, je rompt le contact et prend sa main, le tire dans notre petite arrière salle où nous serons tranquille. Là il y a une table, trois chaises, un petit frigo, le strict minimum en cas d'urgence. A l'abris des regards, je me permets de l'enlacer à nouveau. Bien plus fort malgré ma faiblesse apparente, ma main passant sous son haut pour effleurer la peau. Comprendre ce que c'est, tous ces craquements que j'ai entendu, que j'ai provoqué. Lorsque je touche, je n'ai pas l'impression que ce soit anormal ou quoique ce soit, alors pourquoi ? Pourquoi tout son corps semble s'être disloqué, à peine quelques minutes plus tôt ? Je finis par remonter mon visage à auteur du sien. Me redresse encore et lui dépose un baiser sur le front dans une délicatesse infinie.

"Tu n'aurais pas dû... voir..."

Je soupire, frotte simplement mon nez au sien. Puis je m'écarte, attrape doucement le premier bouton de sa chemise entre mes doigts et le défait doucement. Le second suit le même chemin, puis le troisième, le quatrième, jusqu'à ce qu'ils soient tous défaits. Je ne rougis pas en posant mes yeux sur sa peau diaphane. Peut-être que je me sens un peu gêné, mais ça s'arrête là. Sûrement. La première chose que je fais est de poser ma paume contre sa poitrine, pour sentir son cœur battre juste sous mes doigts. Puis je souris. Et viens effleurer ses côtes du bout de mon index, cherchant la réponse à mes questions muettes, traçant ses os qui n'ont plus l'air de remuer dans tous les sens comme ils l'ont fait. Je descends jusqu'à ses hanches, appuyant dessus, le visage levé vers lui, mes lèvres ouvertes sur des mots qui ne sortiront peut-être jamais. Mon souffle est bas, à peine audible, comme si j'avais cessé de respirer pour l'admirer, m'autorisant là encore des gestes que je ne devrais pas avoir, que ce soit envers lui ou envers un autre. Mon cœur bat fort. Je quitte la hanche et suis doucement la ligne de son pantalon, passe sur son ventre, jusqu'à arriver au milieu. Remonte alors, retraçant lentement le chemin jusqu'à son nombril, le franchissant pour venir épouser doucement le creux de son sternum.

"Pourquoi ? Tout a craqué... fort... Pas.. Je... Ton don..?"

Parce que ce n'est pas humain. Pas normal. Comme moi. Encore un petit point en commun de plus malgré toutes nos différences.
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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Mar 23 Aoû - 4:04

DISLOCATED

« La tendresse de ses mains qui détaillaient ton corps te donnait un frisson qui te parcourait l'échine... »ft. Octans Svanes

Ton étreinte soudaine semblait l'avoir calmé, l'avoir apaisé légèrement. Il y réponds alors avant de briser celle-ci pour finalement te traîner ailleurs, dans une pièce bien plus tranquille où il reprit finalement l'étreinte de sa propre volonté. Il y glissa même une main sous ton haut, geste qui te laissa quelques secondes surprit avant que tu ne le sentes tâter avec douceur tes os. Oui, c'était bien ça, il cherchait à comprendre ce que tu avais pu te faire, ce qui pouvait clocher chez toi après tout ce boucan glauque que tu lui avais offert. Il semble chercher désespérément avant de venir déposer un doux et chaleureux baiser sur ton front. Geste qui gênerait plus d'une personne en sachant que ta rencontre avec lui ne datait seulement d'aujourd'hui mais toi, ça ne te dérangeait pas. Tout comme lui n'avait pas été gêné de l'étreinte que tu t'étais permis de lui offrir.

« Tu n'aurais pas dû voir. » Voilà ce qu'il finit par te dire après cet instant silencieux qui n'était pourtant pas gênant, ni embarrassant pour vous deux. Tu savais bien, qu'il t'avait montré des choses que tu n'étais pas supposé voir ou sûrement ne pensait-il pas avoir une réaction aussi déboussolée en guise de réponse. Et ce petit frottement de nez qui te fit penser à une dérive du baiser d'esquimau, peut-être à tort. Et puis il se mettait à déboutonner ta chemise sous ton regard légèrement surpris, un sourcil haussé avant que tu ne te contentes juste de le regarder, savoir ce qu'il ferait. Curieux de savoir ce qu'il voulait. Il n'était pas hésitant, ne semblait pas plus gêné que ça et toi, tu ne l'étais absolument pas. Tu étais redevenu cette brindille stoïque et dénuée de toute expression véritablement notable, visible.  

Il commençait alors son but et la tendresse de ses mains qui détaillaient ton corps te donnait un frisson qui te parcourait l'échine. Tu sais alors qu'il cherche toujours à comprendre ce que tu as pu faire, sûrement ne remarque t'il pas alors que tu as légèrement plus de côtes qu'un Homme normal, ce n'était pas flagrant. Il semblait observer avec la plus grande attention ton corps faible, aussi blanc et cassant que la porcelaine et qui, par chance, ne portait aucune trace bleutée aujourd'hui, pas de marque apparente d'un te des vaisseaux sanguin qui aurait rendu l'âme, non, rien de tout ça. Aujourd'hui, tu étais d'un blanc immaculé et quasi parfait. Cela ne saurait durer, tu savais que ta cacophonie précédente te coûterait bien quelques marques et des douleurs à venir, des nuits passées à sentir tes articulations te tirer comme si elles souhaitaient s'arracher à ton corps sans que tu ne leur en ait donner l'ordre. Et il te pose finalement la question qui le démangeait depuis déjà quelques minutes.

Tu vint alors lui prendre la main et entrelacer vos doigts, le forçant ainsi à sentir les os de ces dernières. Tu commençais ainsi à bouger les os qu'il touchait puis plus rien avant de lui faire sentir ceux qui ne devraient pas être là en temps normal, ceux qui ne devraient même pas exister.

« Je peux les bouger à ma guise, je fais ce que je veux avec eux, je les déboîtes, les emboîtes sans que ça ne me gêne. Je peux même leur faire changer de forme, mais ça j'évite de le faire.  »

Sans que ça te gêne était certainement exagéré, en vérité, ça te pourrissait ta santé plus qu'autre chose. Et les changer de formes, tu ne l'as fait qu'une fois ou deux mais tu ne le fais jamais, tu n'étais pas encore habitué à cette douleur et tu maîtrisais particulièrement mal cette facette de ton don. Et tu étais parfaitement conscient du fait que c'était terriblement dangereux. Les seules fois où tu avais usé de cela, tu étais encore à l’hôpital, sous le regard curieux de ces médecins sadiques qui te traitaient comme un cobaye quelconque.  

« Il m'arrive souvent de faire ça à n'importe quel moment, c'est pas toi qui m'y a poussé. C'est devenu une habitude, une sorte de rituel. J'évacue avec ça. »

Tu gardais sa main dans la tienne, tu continuais alors à jouer avec vos doigts à donner une petite pression contre le dessus de sa main, caresser du bout de ton pouce le creux de cette dernière tout en regardant cette danse s’exécuter. Tu semblais quelque peu pensif, perdu. Tu repensais à ce qu'il t'avais fait voir. Tu avais bien cerné une partie de son don et pourtant, il y avait quelque chose qui t'échappait. Quelque chose que tu ne comprenais pas, un élément qui manquait pour que finalement, tu puisses comprendre la totalité de ce qui t'a été offert, même si c'était par inadvertance.

 « Le garçon que j'ai vu...c'était toi, n'est-ce pas ? C'est une partie de ton enfance que j'ai vu, non ? »  

Tu le regardes alors droit dans les yeux et tu cesses alors cette petite chorégraphie improvisée avec vos doigts, les laissant en suspens.

« Ne réponds pas si tu n'en as pas envie. »

En aucun cas tu ne voulais le forcer, tu avais sûrement déjà joué un rôle important dans le fait qu'il ait perdu le contrôle et tu n'avais pas envie qu'il soit prit dans une autre crise de panique malgré le fait que tu sois toujours là pour l'en tirer. Mais tu n'étais certainement pas la meilleure personne pour faire ce genre de chose, pour rassurer quelqu'un. Non, tu n'as jamais été véritablement prédisposé pour apporter un véritable réconfort autre que par la chaleur de ton corps et la douceur de tes actions. Ta voix, aussi douce pouvait-elle être, ne contenait aucune réelle émotion, rien de rassurant, rien de menaçant pour autant. C'était juste des paroles sans émotion prononcées comme si elles étaient lues sans aucune passion pour les animer. Oui...tu n'as jamais été quelqu'un de prédisposé à rassurer autrement que par tes gestes.

Finalement, tu quittes son regard, relâche sa main pour venir passer la tienne dans ta tignasse sans couleur pour qu'elle retrouve finalement ta nuque : son emplacement fétiche. Un geste devenu inconscient, presque involontaire. Un geste qui au début menait à une autre action mais qui au fil du temps, à force d'avoir tant exécuté cette dernière, s'est transformé en un de tes nombreux tics.

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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Mar 23 Aoû - 12:26

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. #FreyrTout aurait pu se terminer là. Il aurait pu me repousser, rattacher les boutons de sa chemise, me planter sur place pour s'en aller. Peut-être que ça aurait mieux valu. Mais il ne le fait pas. Préfère lier nos doigts, doucement, pour me faire sentir ses os. Un frisson court sur ma peau tandis que mes yeux s'écarquillent de surprise en les sentant remuer. Comme je ne pourrais jamais le faire avec les miens. Encore une fois il n'y a aucune trace de dégoût sur mon visage ou dans mes yeux, juste une surprise immensément grande qui se reflète par tous mes pores. Je serre sa main avec douceur et tente de l'empêcher d'utiliser son don, parce que même s'il dit ne pas avoir mal, je suis sûr que c'est faux. Que pour un don comme ça, il y a forcément des contraintes, bien plus que pour le mien, ou d'un autre genre du moins. Je ne sais pas s'il comprend, s'il arrive à cerner que je refuse qu'il se fasse du mal pour me montrer, alors mon regard devient implorant presque empli de désespoir, comme si je voulais l'obliger à plonger au plus profond de mon esprit afin d'y lire ce que je ressens. Est-ce que ce serait possible ? Si seulement... Malheureusement il n'est pas capable de lire au creux de mes pensées, de voir sans que moi je ne lui montre, et vu ce qu'il s'est passé avant, je ne crois pas être prêt à lui montrer à nouveau. Il devra se passer de mon don et comprendre comme il le peut ce que je veux lui dire.

Ses caresses sur ma main me font frémir, je m'autorise lentement à fermer les yeux. En totale confiance. Quelque chose que je m'efforce de ne plus accorder depuis certains rejets plus violents les uns que les autres. Ses paroles me crispent un peu mais je fais de mon mieux pour ne pas m'affoler, repense à ce que je lui ai montré, avant de soupirer. Ce serait plus simple de lui dire d'oublier et de ne plus jamais y repense, mais lorsqu'on interdit quelque chose à une personne on est forcément plus tenté de le faire. Alors je ne dois pas mentir. Après tout, sur la totalité de ma vie il n'en a vu qu'un bout minuscule, un bout qui, pour lui, n'a aucun sens particulier. Juste la vie d'un gamin haï par son frère d'adoption. Je rouvre les yeux, affronte son regard un instant, puis secoue doucement la tête pour lui montrer que ça ne me dérange pas. Pourtant lorsqu'il lâche ma main pour la blottir contre sa nuque, je m'écarte légèrement, pas assez pour que sa chaleur ne me parvienne plus, mais il ne peut plus sentir ma peau si proche de la sienne, brûlante et douce, en admirer la blancheur, presque semblable à la sienne. Comme deux jumeaux, séparés à la naissance. Un brun, un blond. Deux parties d'une même âme, séparées et destinées à ne jamais se rencontrer pour ne pas mener à des circonstances désastreuses.

"Le bébé... c'est Lucian. Mon frère. Il était.. hm.. jaloux ? Et moi... Je ne comprenais pas. Je... Je ne savais pas les sentiments. Les émotions. Maintenant je comprends... je crois... mais je ne sais pas les dire. Mon don me permets de les montrer."

Mes phrases sont hésitantes et je dois réfléchir à toute vitesse sur la façon de les formuler. Mais je m'en sors bien, ou plutôt pas trop mal. C'est plus que je peux faire habituellement et je me sens presque fier d'avoir réussi cet exercice. Un léger éclat s'ancre dans mes yeux et il peut très certainement le voir, l'admirer, ce sentiment qui m'envahit grâce à lui, parce que j'ai réussi à parler plus que d'habitude. Mais je ne lui laisse pas le temps de profiter, me rapproche de lui et pose mes mains sur ses hanches, l'oblige à s'approcher de moi. Sûrement que cette attitude sera tendancieuse ou je ne sais quoi, mais ce n'est certainement pas le cas. Ou peut-être que si. Je m'en fous à vrai dire. Mes doigts reviennent caresser ses os, je secoue la tête, trop proche de la sienne, nos lèvres quasiment collées, nos souffles se mêlant délicieusement. Mes yeux se lovent dans les siens. Le noir contre le bleu. L'obscurité face à la lumière. Et ce contraste me plaît, m'éblouit, me fait du bien. Il me rappelle qu'il n'y a pas que moi qui semble si pur malgré toutes les blessures que la vie peut nous faire subir.

"Ne le fais plus... Craquer... Si ça fait mal, il ne faut pas le faire."

Mon sourire revient sur mes lèvres jusqu'alors glacées par la surprise, la curiosité, la tristesse. Je passe une main sur sa joue, laisse mes paupières s'abaisser à nouveau pour rompre lentement le contact visuel, signe de détente et de bien être plus que d'autres choses. Si seulement je pouvais rester ainsi toute ma vie... Mais bientôt on viendra me chercher pour que je retourne au travail, c'est certain..
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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Ven 2 Sep - 18:43

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« La tendresse de ses mains qui détaillaient ton corps te donnait un frisson qui te parcourait l'échine... »ft. Octans Svanes

Tu avais dût voir tout selon son frère, tout selon ce dit Lucian, ressentant tout ce qu'il avait pu ressentir à l'époque et te laissant toi, te faire envahir par des sentiments que tu ne connaissais plus et dont tu n'avais jamais véritablement expérimenté les effets. Quoi que. En y réfléchissant bien, il y avait bien une personne dans ton entourage qui aurait pu correspondre au profil de la personne jalouse voulant détruire ce qui avait fait naître ce sentiment si négatif.

De nouveau perdu dans tes pensées, tu ressassais un peu trop le passé à ton goût. Tu laissais son visage et sa voix te revenir en tête bien trop facilement et tu détestais ça. Il fallait que tu arrête d'y penser, tu n'avais d'ailleurs aucune raison de penser à lui, là où il est en ce moment les chances de le voir venir te faire du mal de nouveau étaient minimes et tu le sais parfaitement bien.

C'est la douceur de la voix du brun et la tendresse de son geste qui te font revenir vers lui, tu avais presque sursauté lorsque sa main était entrée en contact avec ta joue. Sentir sa chaleur, sa douceur contre toi te faisait du bien, non, son être tout entier te faisait du bien, te soulageait. Il venait combler le manque que tu n'avais jamais réussi à oublier. Te demandant de ne plus utiliser ton don, de ne plus te faire mal. Une demande bien ironique quand on te connaissait, une demande que tu ne saurais jamais exécuter. Tu ne savais quoi y répondre alors tu te contentais de le regarder encore et encore, sans jamais t'en lasser. Et finalement tu retombes dans tes envies inexpliquées. Finalement tu recommences à être celui sans réelle gêne qui n'a que faire de ce qui pourrait se passer à cause de tes gestes soudains, bien trop intimes pour le peu de temps que tu avais passé avec lui. Mais tu en avais envie.

L'étreinte que vous aviez brisée un peu plus tôt fût reprise mais d'un manière différente, ce n'était pas un contact rassurant que tu cherchais c'était un peu plus que ça, tu recherchais quelque chose de plus chaleureux qu'un simple réconfort. Tes lèvres vinrent finalement se déposer dans le creux de l’épaule du brun, l'embrassant tendrement en remontant progressivement jusqu'à son
visage où tu restais quelques instants à laisser ton souffle chaud se faire sentir contre sa peau. Tu hésitais à poursuivre pendant quelques secondes pour finalement venir prendre le visage du brun entre tes deux mains squelettiques, regardant ses yeux un bref instant avant de finalement faire le pas. Avant de finalement poser tes lèvres contre les siennes sans espérer quoi que ce soit en retour. Intérieurement, tu savais que tu étais sûrement aller trop loin. Et en un sens, tu maudissais ton côté beaucoup trop instinctif, ta manie de te laisser aller sans prendre en compte les autres : tu savais que ça foutrait tout en l'air.
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Âge — 20 ans.
Sexe — Masculin.
Orientation sexuelle — Homosexuel.

Pouvoir — Octans communique principalement par images. Peu doué pour le maniement des mots, il pose ses paumes sur les joues des personnes et leur envoie mentalement des scènes de sa vie. Ainsi il peut transmettre de véritables petits films. Mais en plus de voir et d'entendre, la personne ressentira ce qui a été ressenti à ce moment là. Octans se nourrit également de récits d'autres personnes, de choses qu'on lui raconte et son imagination crée le reste. Il peut ainsi demander de nombreuses précisions sur une histoire pour pouvoir imaginer et la donner à quelqu'un par la suite.


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MessageSujet: Re: Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]   Ven 2 Sep - 19:23

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. #FreyrUn frisson sur ma peau pâle. Mon souffle qui se crispe au contact de lèvres fraîches déposées au creux de mon épaule. Je n'ouvre pas les yeux, me baigne dans la confiance muette que je lui accorde en cet instant. Confiance déplacée, qui n'a rien à faire là. Qui l'est pourtant. Et ces quelques mots qui se répètent en moi, comme une litanie incessante qui finira par me faire sombrer définitivement. Ne fais confiance à PERSONNE. Pourtant c'est là. Peut-être à cause du moment, de cette impression d'avoir face à moi mon jumeau, un compagnon de galère. Peut-être parce qu'il m'attire avec sa peau blanche et ses yeux trop bleus, avec le blond de ses magnifiques cheveux. Instinctivement je glisse une main sur sa gorge, l'effleure du bout des doigts, me perdant dans ma contemplation. Instinctivement j’exécute ses mouvements qui n'ont rien à faire entre deux inconnus, qui ne devraient être réservé qu'aux amours ou à l'intimité. Quelques mouvements circulaires sur la clavicule, comme pour y laisser un sillon. Ma respiration basse et rauque, se rapprochant d'un rythme montrant fièvre et désir. Et son souffle à lui sur mon visage, qui m'arrache un rire clair et beau, dans l'espoir peut-être qu'il s'y accroche. Qu'il comprenne que c'est facile, si facile de se laisser aller aux sentiments lorsqu'on est avec quelqu'un qui ne vous veut pas de mal. Mais qu'est-ce que j'en sais après tout ? Peut-être que ce n'est qu'un criminel attendant le moment propice pour me sauter à la gorge et me voler mon sang.

Deux mains se posent sur mon visage et je rouvre les yeux, les pose sur ces deux morceaux découpés au creux d'un ciel pâle d'hiver qui ornent ses yeux. Inspiration. Lente et calme, toutefois frémissante d'une appréhension n'ayant rien à voir avec la peur. Expirat... Deux lèvres chaudes qui se blottissent contre les miennes, me surprenant à peine. Ou peut-être que si. Je ne sais pas. Sur le coup je refuse de penser, abaisse à nouveau mes paupières, savoure ces quelques instants qui s'arrêteront bientôt. S'arrêter ? Pardon ? Suis-je fou ? Je pourrais bien sûr me laisser guider, le laisser faire ce qu'il veut de moi. Mais je ne suis pas sûr de le désirer. Et mes bras passent autour de sa taille avec plus de puissance que je ne le voudrais, mes lèvres s'entrouvrent contre les siennes. Une gorgée d'air avalée, puis le grand saut. J'ai l'impression de m'envoler, si haut, si haut, que je ne peux ignorer que la chute n'en sera que plus rude. Pourtant je le fais, mordille d'abord sa lèvre inférieure avant de passer un bout de langue dessus, repoussant la hargne et la colère qui s'emparent de moi, retenant mes mains de l'amener plus fort contre moi, ce besoin oppressant de le sentir me serrer violemment. Ce ne sera peut-être qu'un homme parmi tant d'autres, mais il est celui avec lequel je saute le pas. Ou plutôt le fossé. Nombreuses choses me séparaient des autres homosexuels, j'en avais conscience. Mais aujourd'hui j'embrasse mon premier mec, mon premier humain tout court. Une étoile.

Ma langue court bientôt chercher la sienne et j'oublie tout. Nos différences et nos similitudes. Cette froideur figeant ses traits, la rudesse qui émane de lui. J'oublie et je me complais dans sa chaleur, découvrant la saveur d'un baiser, ces frissons qui font battre mon corps et mon cœur, tourner mon esprit et ma tête. Je ne le laisse pas faire, enfin je ne sais pas. J'ignore qui embrasse l'autre, qui prend les initiatives. Je ne suis guidé que par des réflexes débiles et j'ignore si je fais bien les choses. Mais d'un coup la brûlure sourde du manque d'oxygène se plante dans ma poitrine, je me vois contraint de le relâcher, mes paupières toujours closes, séparant à peine nos visages en me contentant de poser mon front contre le sien. Pourquoi ? Je ne suis sûrement qu'un souffle dans sa vie, à peine un frisson, quelqu'un de trop facile. Pourtant aujourd'hui j'ai eu envie de me perdre avec lui, de découvrir ces choses en sa présence, de me laisser aller à un semblant de bonheur. Demain je serais seul. Je le sais. Demain, il n'y aura personne dans cette arrière salle pour m'embrasser et me serrer. Personne pour regarder mes yeux avec cette intensité qui me fait vibrer. Pas de tête blonde foutant en l'air le peu de motivation que j'avais pour m'extraire de cette chose appelé sociabilité. Pour un mec comme lui, je serais presque prêt à faire des efforts. A me battre, à me prendre des baffes. A tomber, à me relever. A ramper. Je pourrais tout faire pour quelques minutes passées à ses côtés, à sentir son souffre claquer contre le mien, son cœur battre au creux de sa poitrine.

"Ne me laisses plus te faire ça."

Lui faire quoi ? Pourquoi j'en prends la responsabilité ? Je ne devrais pas. Mais c'est moi qui ai continué, moi qui ai répondu à ce semblant de baiser, moi qui ai voulu savoir ce que ça fait. Moi, moi, moi... Tant de raisons pour lui de me haïr. Si j'avais un peu de bon sens, je m'écarterais de ces bras, je lui dirais de s'en aller. Pourtant je laisse mon torse reposer contre le sien, ma peau échouée contre sa peau. Ça fait du bien. C'est comme un nouveau départ, une page qui s'écrit. Et quoiqu'il s'y passe, je n'ai pas envie de tout rayer dès maintenant.
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Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. [Freyr Holm]
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