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 Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]

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Âge — 20 ans.
Sexe — Masculin.
Orientation sexuelle — Homosexuel.

Pouvoir — Octans communique principalement par images. Peu doué pour le maniement des mots, il pose ses paumes sur les joues des personnes et leur envoie mentalement des scènes de sa vie. Ainsi il peut transmettre de véritables petits films. Mais en plus de voir et d'entendre, la personne ressentira ce qui a été ressenti à ce moment là. Octans se nourrit également de récits d'autres personnes, de choses qu'on lui raconte et son imagination crée le reste. Il peut ainsi demander de nombreuses précisions sur une histoire pour pouvoir imaginer et la donner à quelqu'un par la suite.


Carte d'identité
Occupation: Souffleur de verre
Nationalité: Américain
Lié à: Arryn Hill
étoile

MessageSujet: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mar 5 Juil - 18:02




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Nom — Svanes.
Prénom — Octans.
Âge — 20 ans.
Sexe — Masculin.
Race — Etoile.
Nationalité — Américain.
Occupation — Souffleur de verre.
Orientation sexuelle — Homosexuel.




physique

Il a des yeux noir. Mais ce n'est pas un noir juste noir, un noir plus vide encore que le néant. C'est un noir lumineux, magnifique, qui se révèle un peu plus clair lors de journées ensoleillées. Ils peuvent lancer des éclairs ou se montrer très doux, un million de choses passent au travers de ses yeux. Si pour beaucoup ce sont les miroirs de l'âme, c'est encore plus véritable chez lui qui ne s'exprime que trop peu avec les mots. Les cheveux paraissent noirs eux aussi mais ils ne le sont pas tout à fait. C'est un brun très sombre, révélant de tendres touches auburn suivant la luminosité. Ils ne sont pas courts, pas longs non plus. Quelques mèches dépassent parfois, mais ce n'est pas grave, non ?

Il n'est pas non plus très grand. Trop grand devrait-on plutôt dire. 1m80 ce n'est pas énorme. C'est grand mais pas trop. Il reste dans les normes. Ah non, maintenant qu'il vit au Japon c'est moins le cas. Les japonais sont tout petits aussi ! Pour ce qui est de son poids, c'est très impoli de demander. Mais si vous tenez réellement à le connaître alors le voici : 78 kg tout rond ! Il n'est pas gros, non, il est même maigre. Mais il lui faut quelques muscles avec le travail qu'il a. Et c'est en forgeant qu'on devient forgeron non ?

Sa peau est blanche, il faut dire qu'il passe plus de temps près d'un four qu'au soleil. Il l'aime pourtant, il n'a juste personne avec qui sortir, passer un moment au parc par exemple. Il n'est pas tatoué mais envisage d'incruster à sa chair une petite étoile rappelant ses origines. Il n'a pas tellement de blessures. Peut-être une minuscule brûlure au creux d'une hanche, là où un jour une braise lui a bondit dessus comme un démon sortie tout droit des enfers. Quant à ses habits nous pourrions dire qu'il a un style assez... Relâché. Il s'habille de ce qui lui tient sur le corps tout en restant malgré tout harmonieux. Pas de couleurs extravagantes -où très rarement.

Sa démarche est fluide, dansante, presque lancinante. Légère. Il semble si léger qu'il pourrait rejoindre les étoiles, étoiles ses amies. Sa voix, si un jour vous avez assez de patience pour l'entendre, sera peut-être un peu rauque au début. Mais elle se révèle par la suite teintée de notes magnifiquement douces, avec un accent peut-être trop américain roulant sur ses lèvres roses et pulpeuses, plus fines lorsqu'il les étire de sourires comme il le fait si souvent.

Un bel homme, diront nous.


pouvoir


Nom du pouvoir — Film
Description du pouvoir — Octans communique principalement par images. Peu doué pour le maniement des mots, il pose ses paumes sur les joues des personnes et leur envoie mentalement des scènes de sa vie. Ainsi il peut transmettre de véritables petits films. Mais en plus de voir et d'entendre, la personne ressentira ce qui a été ressenti à ce moment là. Octans se nourrit également de récits d'autres personnes, de choses qu'on lui raconte et son imagination crée le reste. Il peut ainsi demander de nombreuses précisions sur une histoire pour pouvoir imaginer et la donner à quelqu'un par la suite.


caractère

Est-il muet ou idiot ? Qui peut nous dire pourquoi il ne parle pas ? Pourquoi il est si calme d'apparence ? Savez-vous ce qui se cache dans sa tête ? Qui pourrait le dire ? Comment décrire un esprit comme le sien ? Peut-être devrions nous commencer par le commencement. Par ce qu'on peut voir de lui à première vue. Quelqu'un d'immensément doux, c'est certain. Mais plus que de la douceur, d'immenses précautions. Il a apprit à manier la tige de fer avec fermeté mais délicatesse, créant de ses mains et de sa bouche de pures merveilles. Il façonne a sa guise, en fonction d'un souvenir ou d'une personne et fait fonctionner son imagination à plein régime. Il a une capacité à se concentrer sûrement au delà de la normale lorsqu'il travaille, pourtant en dehors il se relâche tant qu'il faut parfois lui répéter plusieurs fois les choses. Mais n'ayez crainte il fait de son mieux pour rester attentif malgré tout. Ne vous étonnez simplement pas s'il loupe ce que vous avez dit une fois ou deux.

Il est très curieux. Si vous lui racontez quelque chose, il vous demandera énormément de précisions, que ce soit un conte, une légende ou une histoire personnelle. Pensez vous d'ailleurs que parce qu'il parle peu, il ne peut pas se mettre en colère ? Il le fait juste silencieusement. Mais sortez le de ses gonds, empêchez le de tout garder pour lui et vous risquez de regretter. Il n'est pas obligé d'envoyer de bons films avec ses mains, n'est-ce pas ? Sur ce point cependant je ne peux vous en dire trop, après tout je ne l'ai vu que trop rarement en colère. Il a simplement menacé plusieurs fois son frère lorsqu'ils se battaient.

Si Lucian est violent, Octans a rapidement apprit qu'on n'obtenait pas tout ainsi. Pourtant il n'hésitera pas à l'être pour protéger son humain lorsqu'il le trouvera. Il est très sociable mais peu de personnes l'apprécient. Manque de paroles paraît-il. Alors il se contente de se laisser admirer à travers ses créations. Mais n'hésitez pas, c'est un jeune homme charmant parait-il ! Quoique... Peut-être cache t-il de nombreuses choses sous son masque de sourires ? Je n'en dirais pas plus, venez le découvrir. 


histoire

Quelque part à la Nouvelle Orléans, il y a une rue, une rue avec une maison. C'est une maison comme une autre, petite et pleine de couleurs, avec de jolis rideaux aux fenêtres. C'est une maison ordinaire, à la façade propre, mais si on pousse la porte de bois, on se rend compte qu'elle n'est pas si ordinaire que ça. Quelque part en Nouvelle Orléans, il y a une maison où vit une famille. C'est une famille tant normale qu'originale, composée de personnes qui ne sont pas liées par le sang. Quelque part à la Nouvelle Orléans, il y a une maison au creux de laquelle est cachée un carnet. Un carnet que seule une main curieuse d'enfant pouvait trouver. Ce n'est pas un écrit comme un autre. Il y a tant d'informations précieuses glissées dedans, tant de choses à savoir. Mais l'enfant ne peut se rendre compte. Il est fasciné et ne peut l'expliquer. C'est un lien unique, celui d'un carnet qui trouve un nouveau propriétaire. Cette histoire ne se trouve dans aucun livre, ne peut-être contée par personne sauf par lui. Lui il a un nom. Mais vous le découvrirez un peu plus tard. Laissez-le donc commencer.

Quelque part à la Nouvelle Orléans s'élève la voix d'un garçon.

4 ans.

Je me souviens d'années passées au dessus de tout, peint sur une toile de ténèbres, à briller simplement. A briller pour les rares personnes qui voudraient bien lever les yeux vers nous, nous regarder. Là, tout en bas, une terre. Une terre comme je n'en connaissais pas. Avec des créatures appelées humains, dont la plupart ne se souciaient pas du ciel. C'est dur de vivre ainsi. De trouver chaque nuit la force de continuer à briller. L'espoir d'être observé et aimé s'amenuise et se dessèche, on finit par craindre de disparaître complètement si on ne fait plus attention à nous. Et c'est ce qui a finit par arriver. Je me souviens de la chute et du vide. De la peur qui me faisait hurler alors que je n'avais pas de bouche, qui était bien décidée à me broyer tout entier. Boum ! La rencontre avec ce qu'on appelle Terre est violente et douloureuse. Le petit corps que l'on m'a donné brûle, l'écorce qui le compose s'est fendue sur une matière noire inconnue. Est-ce que ça se mange ? Mais c'est quoi manger ? Il y a quelque chose, un courant invisible, il court en moi et m'arrache quelques plaintes, des suffocations alors que la machine doucement se met en route. On ne m'avait pas dit que ça faisait aussi mal. Pourtant j'ai l'impression de me déchirer. Je sens mon corps fourmiller, mais c'est quoi sentir ? Tout est si nouveau, pourquoi m'a t-on fait quitter le ciel ? Où est la chaleur rassurante des autres astres ? Je lève la tête, laisse la lune éclairer ce visage neuf d'enfant de 4 ans.

Du ciel, on ne sent pas ces courants déplaisants qui nous agressent. Qu'est-ce que c'est ça aussi ? J'aimerai pouvoir les toucher, leur parler, apprendre. C'est intriguant toutes ces choses autour. Mais j'apprendrai demain tout ce qui m'entoure. Pour le moment je n'ai pas la force. Demain, oui, ce sera bien. Le corps se recroqueville, les paupières s'abaissent. Mais mon esprit, lui, il est déjà reparti vers le ciel. Il vogue, tente de comprendre... Demain s'ouvrira le monde. Demain il y aura tant de nouveautés. Ce sera un jour nouveau. Un apprentissage. Pour l'instant il faut que je m'apaise. Que je m'endorme. A demain...

* * * *

C'est un soir comme un autre pour l'homme qui rentre du travail. La nuit est tombée, il roule tranquillement sous les étoiles scintillantes. L'autoradio diffuse des musiques. Quoi de plus banal ? L'homme chante. Il ne le fait jamais pourtant. Sa voix ne suit pas le rythme, dégringole sur les notes, les tord et n'en fait plus qu'une bouillie immonde. Il rit. D'un de ces rires graves et rassurants que l'on ne trouve pas chez tout le monde. Ses doigts pianotent sur le volant, il est tranquille. Bientôt il retrouvera la chaleur de son foyer, passera une main tendre sur les cheveux bruns de sa femme, embrassera les joues rondes de son fils de 5 ans et ira par la suite le mettre au lit. Il est heureux. Il aime sa vie comme elle est et il n'a pas envie pour le moment de changer quoique ce soit. Pourtant sans qu'il ne sache pourquoi, un bulletin d'informations vient troubler son bonheur. Il dresse l'oreille, attentif, fronce le nez et ralentit un peu sa conduite.

"Période de trouble pour nos scientifiques. L'étoile Sigma Octantis située dans la constellation de l'Octant aurait soudainement disparue. N'ayez crainte, nous sommes à sa recherche et parviendrons à élucider cette affaire rapidement !"

Il soupire et secoue la tête. La voix de l'homme est enjouée, mais tout sonne faux. Comme un vieux piano désaccordé, oublié, qu'on aurait laissé trop longtemps prendre la poussière dans un coin. Ils ont peur. Ils ne disent pas tout. Le lien ? C'est peut-être ça. Pourtant c'est merveilleux ce courant invisible qui lie deux âmes inconnues l'une pour l'autre. Il passe une main dans ses cheveux et accélère à nouveau, son regard émeraude braqué devant lui. Un point au milieu de la route, sur l'asphalte, minuscule et qui grossit pourtant au fur et à mesure qu'il s'approche. Un animal ? Mort sûrement vu sa position. Mais... Il plisse les yeux et alors qu'il est déjà beaucoup trop prêt, appuie de toute ses forces sur le frein. Il y un hurlement, le crissement strident des pneus. De cette scène, seules sont témoins les étoiles brillant au dessus d'eux. La voiture s'arrête à quelques centimètres du corps de l'homme. Car s'en est un. Il sort en courant du véhicule, se précipite, s'écrase à ses côtés. Son souffle est court et son visage peint d'une détresse incompréhensible. Ses mains se saisissent des épaules frêles, il secoue l'enfant de toute ses forces. "Réveille-toi petit !" qu'il lance d'une voix étranglée. C'est dangereux de rester ici, au milieu de cette route.

Le gosse tord sa petite bouche, la frimousse esquisse une grimace. Les paupières, elles, s'éveillent et battent, ailes graciles de papillon, s'ouvrant sur deux orbes sans fond. Un gouffre qui l'attire irrémédiablement et dans lequel il se laisse aller. Il n'a pas peur. Cet enfant est une étoile. Un miracle tombé tout droit du ciel. Il a dû en voir des choses toutes ces décennies. Pourtant il ne semble pas déterminé à partager, pas encore. Quelque chose se crée malgré tout. Le minois s'allume sous un sourire. C'est magnifique et perturbant. Ils ne se connaissent pas mais l'homme sait qu'il ne pourra pas faire comme tant d'autres l'ont fait : Aller le déposer à l'orphelinat et le faire grandir avec d'autres étoiles, non, il ne pourra s'y résoudre. C'était le destin. Il y croit. Il ne peut qu'y croire en voyant le bambin lui sourire ainsi, à lui, un inconnu. Comme le monde est merveilleux... Et comme les enfants sont magiques. Il le soulève en lui murmurant quelques mots et va doucement le déposer sur la banquette arrière de la voiture. Il l'y attache. Le petit ne dit rien, il le fixe juste, continue de sourire. Et la voiture démarre à nouveau. Elle est vieille et plus habituée à ces péripéties, alors elle tousse, crache, puis se remet lentement en route. Mais ni l'un ni l'autre n'y prêtent attention. Ils observent l'avenir. Ce chemin qui s'ouvre doucement.

* * * *

L'endroit dans lequel il m'a emmené s'appelle une "voiture". Mais ce n'est pas là qu'il vit. Il a une "femme" et un "fils". Ils sont ensemble dans une "maison". Il me l'a dit. Il parle beaucoup. Moi je le regarde et je souris. Mes lèvres parfois s'ouvrent dans l'espoir de prononcer quelques mots, mais elles n'y parviennent pas. Une étoile n'a pas de bouche. Elle ne peut pas crier, parler ou chanter. Une étoile n'est pas faite pour ça. Alors je le regarde juste. C'est merveilleux. J'aime bien. Il a une voix lui. C'est grave et c'est rassurant. Je crois qu'on appelle ça la voix d'un papa. Est-ce qu'il m'apprendra à en avoir une comme lui ? J'aimerai bien. Peut-être que je pourrais devenir une étoile à bouche, ce serait rigolo.

Il finit par s'arrêter devant une maison. Elle est petite mais pas minuscule, sa façade est propre et me fait penser aux sapins que je voyais depuis mon ciel. C'est la même couleur, quoique un peu plus clair. Ma main vient se déposer dans la sienne. Nous montons des "marches" et nous arrivons à la "porte". Il l'ouvre avec une "clé". Je ne peux m'empêcher de sourire. Tout est intriguant, mais je ne me sens pas encore assez en forme pour continuer les explorations. Sommes-nous déjà demain ? Comme les nuits passent vite sur Terre... Je baille. Ça aussi c'est nouveau. Je n'avais jamais baillé avant. Mais je devine ce que c'est parce qu'on m'en a parlé. Je me retrouve finalement soulevé, calé contre un torse chaud et fourre le pouce en bouche. C'est comme ça que les petits humains se rassurent non ? Parce que je crois que j'ai un peu peur malgré tout. Puis il fait froid. Ce n'est pas comme là haut, pas le même froid.Pourquoi ce cœur blotti dans ma poitrine me fait si mal ? Est-ce que c'est la peur qui me pétrifie ainsi ? Qui le fait battre si rapidement ? Mon visage se décompose lorsqu'un petit garçon fait irruption dans la pièce. Quelque chose de mouillé, froid, quelque chose dégringole sur mes joues tremblotantes. Je ne sais pas ce que c'est mais on me les essuie. Quelques mots tendres glissés à mon oreille et d'autres bras qui m'entourent, plus doux et fins, pas la même personne.

"Comment tu t'appelles loupiot ?"

Sa voix est pure comme une galaxie, tintée d'un engouement de fée. Mais sa question me trouble. S'appeler ? Qu'est-ce que c'est ? Un souvenir lointain me revient mais je n'arrive pas à remettre la main dessus. Je sais que c'est là, quelque part. Enfoui dans les tréfonds d'une mémoire vacillante. Si je regarde les étoiles, est-ce que je trouverai les réponses ? Je me tortille et on me lâche. Mes pieds se précipitent vers la "fenêtre" et je regarde du mieux que je peux à travers, lâchant un cri d'effroi. Où sont passées mes étoiles, mes sœurs et amies ? Et les constellations, magnifiques, dessinées par quelque volonté pour égayer les vies des mortels ? Je hurle. Ou plutôt je m'entends hurler. On se précipite vers moi. Des bras me serrent. Des lèvres se posent sur ma joue et murmurent, murmurent à m'en faire perdre la tête. Et au fond de la pièce, minuscule et recroquevillé se tient l'autre enfant. L'autre enfant dont le regard devient plus acide, dont le poison vient doucement pourrir le cœur.

5 ans.

L'air est chaud. Le pouce est bon. Il y a un enfant dans un lit trop grand. Un enfant aux cheveux châtains, qui dort profondément. Ses petits bras serrent une peluche, un ours. C'est un ours marron avec de grands yeux doux et un ruban noué autour du cou. Il fait beaucoup de câlins et il tient si peu de place. Moi aussi j'ai voulu un ours. Parce que lors de nuits de cauchemars, je n'avais rien à serrer à part un bout de couverture alors que les sanglots secouaient mon corps trop frêle. J'ai voulu un ours mais j'ai eu une étoile. La plus belle des étoiles. Bleue, toute douce. Et au contraire du doudou de Lucian, elle brille dans le noir. Elle me rappelle mes amies que je ne peux voir d'ici. Papa dit que c'est à cause des lumières de la ville, la pollution lumineuse. Et au début j'ai beaucoup pleuré. Pleuré pour ce que j'ai perdu, pleuré pour ces souffrances. Pleuré pour mes étoiles et mon ancienne vie. Pleuré pour un nom que je n'ai pas retrouvé. Pourtant je suis persuadé qu'il reviendra. Il est là, quelque part et il m'attend.

En attendant ils m'appellent Loupiot. C'est bien Loupiot. C'est affectif et ça me rend toujours heureux. Mais ce soir j'ai beau serrer de toutes mes forces mon étoile, penser à ce surnom, rien n'y fait le sommeil ne vient pas. Alors je me mets debout. Mes petits pieds nus sur le parquet ne font aucun bruit. Je passe devant l'enfant qui dort, le regarde à peine. Je me dirige vers un but précis, étoile sous le bras, ma main libre se saisissant d'une poignée de fer qu'elle abaisse doucement. La porte s'ouvre dans un léger grincement, pourtant je sais que personne n'a entendu. Je n'ai pas besoin de lumière. Mon doudou éclaire assez. Je grimpe les marches, lentement, compte dans ma tête. Une. Pouf, fait mon petit pied sur le bois. Deux. Tac ma main qui se hisse sur la suivante. Trois. Mes yeux sont obstinément lovés sur les ténèbres qui subsistent en haut et ne s'écartent que trop progressivement pour laisser place à ma petite lumière, se refermant après mon passage. C'est nouveau, je n'ai jamais fait ça. Pas en pleine nuit. J'aime à monter ici avec Papa lorsqu'il doit chercher des choses dans les cartons. Il fait bon et l'odeur est apaisante. Poussière et vieux livres. Chaleur. Un grognement passe sur ma gorge, je ferme les yeux une seconde.

Invitation au courage, aspiration des peurs. Inspiration. Expiration. Lentement. L'étoile est abandonnée par terre. Mon attention a été retenue sur un coffre. Depuis combien de temps est-il là ? J'ai l'impression qu'aujourd'hui il m'appelle. Me hurle de l'ouvrir. Et je le fais sans une hésitation. C'est presque naturel, un geste qui ne demande pas d'efforts. Le couvercle se soulève et me dévoile mille trésors. Un tissu blanc et léger, si fin qu'on croirait pouvoir le percer d'un ongle et pourtant résistant. Un bijou enfermé dans un écrin très ancien. Quelques parchemins que je laisse de côté. Mais qu'est-ce que je cherche ? Je ne sais pas. Il y a dans ce coffre quelque chose qui m'attire et m'appelle, murmure, chante des mots inconnus à mes oreilles encore innocentes. Il me supplie. M'arrache des frissons. Et je sens que je me rapproche de lui. Il y a quelque chose dans ce coffre qui s'offre mystérieusement à moi. Ça n'a pas de nom ni d'image, c'est juste là. Je le sais. Pourtant alors que je sors tout ce que contient la malle dans une précipitation peu coutumière, rien ne me convient. Je ne le trouve pas. La frustration m'envahit, je range tout en grognant. Puis soudain il est là. Recroquevillé sur le plancher, composé d'une couverture de cuir ornée de quelques inscriptions élégantes sur le haut et le bas, entouré par trois fois d'une lanière en daim permettant de le maintenir fermé. Oublié là depuis peut-être de nombreuses années. Il semble frémir dans mes mains. Mais ce n'est sûrement que le fruit d'une imagination trop débordante.

Mes yeux trop curieux le dévorent, je sens mon cœur battre plus fort. Mais la contemplation est de trop courte durée. La porte claque derrière moi, m'arrache un cri de peur. Le bruit de pieds dans l'escalier ne laisse aucun doutes. Lucian. Je me précipite sur ma peluche que je récupère, courant vers la porte. Mais je sais qu'il l'a fermé à clé. J'ai entendu le bruit de la serrure. Mes poings tapent et tapent le bois, je crie. Pourquoi personne ne vient ? Des sanglots envahissent ma gorge, je ferme les yeux très fort. Et d'un coup, une voix envahit mon esprit. Quelqu'un que je ne connais pas. Je comprends bien vite qu'il ne s'agit que d'un souvenir. Un souvenir qui me rend beaucoup. Une part immense de moi-même.

"N'oublies jamais que nous t'aimons, Octans et que nous serons pour toujours à tes côtés."

Mes yeux s'ouvrent sur de la joie et de la fierté, mais celle ci disparaît bien trop vite, mes peurs reprenant le dessus. Je suis seul avec elles, seul avec le noir et les monstres peuplant les ténèbres. Déjà ils murmurent des choses, ricanent et s'approchent, tendant leurs doigts vers moi pour m'attraper et me griffer, me faire du mal. Je ne crie pas pourtant. Je ferme à nouveau les yeux et de mes lèvres commencent à s'échapper un flot de paroles. De mots. Une chanson. Qui vient de je ne sais où, quelque part qui n'est pas ici. Une chanson de mon cœur que je n'ai jamais entendu dans cette maison. Est-ce qu'elle provient du monde d'en haut ? Peut-être que oui.

Natsuhiboshi
Why are you so red ?
Because I had a sad dream last night
My eyes are red from the tears I shed swolling as I cried.


Natsuhiboshi
Why've you lost you way ?
I'm searching for a child who's gone afar
He cant be found though I search all day,
My sad dreams comes once more.

Et la fin de la chanson m'emporte dans un monde de rêves, une étoile serrée contre le cœur, un carnet précieusement tenu entre mes petits doigts. Je ne me réveille que quelques heures plus tard, lorsqu'une grande main me secoue et qu'une voix un peu brute me demande ce que je fais là. Mes yeux s'ouvrent tout grand, tombent sur ceux de Papa. Je me jette à son cou, hurlant, hurlant de joie et de terreur, de fierté, de bonheur. Tout se mélange. Je ne fais même pas attention au regard de Lucian. A la bouche de Papa qui se tord en une moue fâchée. Non, il y a tous ces sentiments en moi et mon attention qui s'est envolée. Plus l'envie de m'intéresser aux autres. J'ai eu si peur ici, si peur. Mais j'ai aussi rencontré le carnet. C'est d'ailleurs lui que Papa observe en me repoussant doucement. Son visage est fermé, il tend la main et me demande de le lui donner. Je refuse. Mes joues se gonflent, deviennent rouge, je recule d'un minuscule pas en laissant mes craintes de côté, secouant négativement la tête. Non je ne le lui donnerai pas. Il le sait, il comprend même si je ne parle pas. Il s'accroupit devant moi, soupire.

"Loupiot... Ce carnet n'est pas à toi. Il doit rester secret tu comprends ? Il est très précieux..."

Mais je ne veux pas. Ma petite main tape la sienne lorsqu'il l'avance vers moi et je le serre fort entre mes bras. Pourquoi me le voler alors qu'il semblait m'appeler ? C'était au départ une simple intuition. La sensation que quelque chose avait été déposé là pour moi. J'aurais pu me tromper, mais non, ce n'est pas arrivé. Il était bien là. Là à m'attendre. Et je ne compte pas l'abandonner maintenant que je l'ai sorti de ce coffre où il avait été laissé depuis trop longtemps. Mais ça il faut que je l'explique à Papa. Comment faire ? Les mots ne viennent pas, ce n'est pas naturel. Je ne parviens pas à créer cette bouche bavarde que certaines étoiles ont. Au lieu de ça je m'avance vers lui. Et presque brutalement, sans savoir pourquoi, ma menotte vient doucement épouser sa joue. J'ignore ce qu'il se passe à ce moment là. Des images traversent ma tête, chaotiques et sans queue ni tête. Le jour où je suis tombé, la peur qui violentait mon cœur, cette même peur lorsque la porte du grenier s'est refermée à cause de Lucian, que les monstres ont attaqué. Il y a ma rencontre avec le carnet, le moment juste avant que je ne commence à tomber. La Terre qui m'attire, tout autant que le carnet. Ça passe jusqu'à lui. Je sais qu'il voit. Je ne sais pas comment, pourquoi, mais je sais. Et lorsque je retire ma paume, ça le laisse pantelant. Incapable de comprendre lui aussi. Pourtant il acquiesce doucement et soupire.

"D'accord, Octans. Tu peux le garder. Il est à toi."

Il me prend dans ses bras et entreprend de descendre les marches en m'étreignant. Je me sens bien. Il a vu. Mon nom à moi.Ce passé que je ne pouvais expliquer.

6 ans.

Les jours changent et les gens aussi. Les années pourtant défilent sans qu'on n'ai le temps de les voir. J'ai appris à lire. Le bébé est arrivé à la maison. J'ai eu peur, j'ai pleuré, mais Papa m'a rassuré en me disant qu'il m'aimait toujours. Alors tout a continué tranquillement. J'aurais pu ouvrir le carnet, commencer à lire. Mais le secret qu'il renferme m'effraie autant qu'il m'intrigue. J'ai décidé d'attendre encore un peu. Il y a tant de choses à découvrir, tant de progrès à faire. Je veux pouvoir comprendre ce que chacun des mots signifie. Ne pas rester dans l'incompréhension. Pour le moment il dort, caché sous mon matelas. Il m'attend et je souris lorsque je songe à ça. Il m'a attendu déjà si longtemps... Quelques jours de plus ne nous tuerons pas.

L'année scolaire arrive à sa fin. Je suis dans la même école que Lucian. Il s'est d'ailleurs excusé de m'avoir enfermé, et j'ai fini par accepter. Mais c'est dur lorsqu'on est si petit de comprendre la jalousie. C'est aujourd'hui le dernier jour d'école. Mais ce n'est pas un jour comme un autre. Il y a les bonbons, les gâteaux, la fête de l'école. Les danses et les chants. Papa m'a aidé à m'entraîner pour que je sois au point devant tout le monde. Mais je crois que ça fait un peu peur toutes ces personnes réunies là pour nous regarder. Tout le monde est là. La maîtresse nous rassemble au pied du petit escalier qui mène sur la scène, nous répétant une dernière fois les consignes. On fait comme quand on a apprit tous ensemble. Si on a peur, on essaie d'oublier le monde qu'il y a en face de nous. On monte sur scène, on se cache derrière le rideau et on enfile nos masques. J'ai peur. Il y a Papa derrière, qui tient fort la main de Maman parce qu'il a peur que j'oublie la chorégraphie. La musique démarre.

From the day we arrive on the planet,
And blinking, step into the sun,
There's more to see than can ever be seen,
More to do than can ever be done


Les girafes sortent de derrière le rideau et se mettent à danser. Ce n'est pas une danse compliquée, c'est juste pour rendre fiers les parents. Un instant je pense aux miens. Ils ne sont pas vraiment mes parents mais je les aime quand même. Est-ce que tout aurait été différent si j'étais apparu dans le ventre moi aussi ? Non, sûrement pas. Je serais peut-être semblable à Lucian, normal. Pourtant j'aime être une étoile, même si ma bouche n'est pas encore construite.

There's far too much to take in here
More to find than can ever be found
But the sun rolling high
Through the sapphire sky
Keeps great and small on the endless round


Les éléphants, les zèbres et l'oiseau, puis Papa, Maman et bébé lion. Je suis l'oiseau. Et je dois battre des bras, m'incliner, et faire coucou aux gens qui sont devant nous. Lorsque mon regard croise celui de Papa, j'oublie tout. La chorégraphie s'efface de mon esprit et pourtant je continue de danser, mon petit corps bougeant tout seul, mes lèvres étirées en un sourire rayonnant. C'est un peu maladroit, parfois pataud, mais c'est beau je crois. Ils me regardent. Ils sont là pour moi. Et aujourd'hui, j'ai la sensation terrifiante mais plaisante qu'eux aussi m'aiment autant que moi je les aime. De manière illimitée.

It's the circle of life
And it moves us all
Through despair and hope
Through faith and love


Till we find our place
On the path unwinding
In the circle
The circle of life

La musique s'achève sur des applaudissements. Nous sommes tous en rond autour de Simba, bébé prodige. Je ne suis pas jaloux. J'ignore ce que c'est vraiment de toute façon. Je suis heureux parce que les parents sont là et sont fiers. Triste parce que l'année se termine. Et toutes ces sensations sont accompagnées de quelque chose en moi qui se tord. Quelque chose qui m'assure que je ne suis pas réellement à ma place et que je ne pourrais jamais être totalement heureux en restant ici. Mais qu'est-ce que le bonheur..?

* * * *

Quelque part dans la chambre d'une maison à la façade propre et verte il y a un garçon. Un garçon qui se penche sur la première page d'un carnet tout juste ouvert. Ce n'est pas un garçon comme un autre, ce n'est pas non plus un simple carnet. Ils sont tous les deux uniques. Ce garçon c'est moi. J'ignore ce qui m'attend lorsque mes yeux vont commencer à lire ces pages. J'espère qu'il n'y aura rien de grave ou de terrifiant. Je voudrais juste une vie normale, une vie de bonheur. Mais comment connaître le sens de ce mot alors que chaque jour cette ville semble me rappeler que je ne suis pas à ma place ? J'ai effrayé une femme hier. Elle pleurait, recroquevillée sur un banc. Elle pleurait de larmes si chaudes que j'ai cru qu'elle ne se relèverait jamais. Alors comme cette fois au grenier, j'ai avancé vers elle et mes mains se sont posées sur ses joues pâles et baignées de pleurs. Je ne sais pas comment j'ai fait. Plusieurs fois j'ai essayé avec Papa, mais ça ne fonctionnait pas. Il m'a dit que c'était normal. Que je suis une étoile et que chaque étoile a un pouvoir qu'elle apprend peu à peu à contrôler et à découvrir. Que pour l'instant il ne m'obéit pas. Je suis trop faible je crois. Mais un jour, je réussirai. Je le sais. Et hier, mes paumes se sont mises à fourmiller jusqu'à ce que je les pose toutes les deux sur les joues de cette femme. Elle a levé la tête vers moi et a ouvert grand ses yeux bleus. Je lui ai montré des choses que je n'avais vu qu'à la télé. L'envol d'oiseaux colorés et gracieux, la cavalcade de zèbres au milieu des hautes herbes. Le son d'un piano jouant une musique légère et apaisante.

Elle a eu peur. Ses mains m'ont jeté au sol, elle s'est enfuie après un regard terrifié. Je suis resté là à observer son corps disparaître au loin, étalé dans la poussière. Le soleil, chaud sur mon visage, semblait me brûler. Je n'en ai parlé à personne. Je suis rentré à la maison et j'ai prétexté une chute. C'est plus simple. Pourtant Lucian a vu que je n'étais pas bien. Je n'ai pas répondu à ses questions. Restant de marbre, enfoncé dans mon propre mensonge. J'ai cru que ça passerait dans la nuit, que la tristesse allait finir par s'enfuir. Mais ce n'est pas le cas. Je me suis réveillé avec un poids encore plus important lové sur la poitrine, cru qu'on me l'ouvrait pour récupérer mon cœur, me l'arracher.Sous mon matelas il m'appelle, criant de l'ouvrir, me suppliant de le lire. Alors ma main s'en saisit et je détache précieusement la lanière de cuir, le cœur battant la chamade, mes dents mordant mes lèvres. La tristesse ne désemplit pas. J'ouvre la première page.

A Orion qui a transformé ma vie et guidé mon destin,
A toi qui me lit en ce moment.

Je n'ai aucun moyen de prouver que ce que vous lisez est vrai. Pourtant c'est mon histoire, la seule que vous pourrez trouver sur moi. Mon nom est Sirius et je suis tombé le 14 Juin 1985 à Kyôtô. J'avais alors 4 ans et on m'a placé dans un orphelinat avec d'autres personnes dans mon genre. Je n'étais pas de ceux qui se font beaucoup d'amis. La solitude était mon quotidien et les rares personnes qui osaient m'aborder me laissaient seul après quelques jours passés en ma compagnie. On ne peut pas dire que mon enfance a été heureuse. Mais au moins j'étais en bonne santé.

J'ai reçu une éducation en bonne et dû forme et tout le monde était sympa avec moi. Mais j'ai toujours soupçonné un mensonge, quelques illusions qu'on tenait à m'offrir pour ne pas que je me doute de quelque chose. Pourtant un jour j'ai compris. Ils avaient peur de moi. J'ignorais pourquoi. Je n'avais jamais agressé personne, ni hurlé ou frappé, je n'étais pas non plus l'un de ces enfants violents qui hantaient les couloirs. La plupart du temps je ne faisais qu'arpenter les jardins, silencieux, ignorant les autres et profitant du soleil dès que je le pouvais. Je ne voyais pas ce qui leur posait problème ni pourquoi je ne recevais que des sourires de façade. On ne m'apporta pas d'explications. Il fallut que je les trouve moi-même.

Je n'avais jamais vraiment fait attention à ces cicatrices ornant mon visage. Elles étaient là, partie intégrante de mon âme. Mais elles effrayaient les autres. Je n'ai jamais été beau et je ne veux pas que tu penses le contraire. Il n'y avait qu'Orion pour parvenir à me le faire croire. Je l'ai rencontré à ma sortie de l'orphelinat. Il m'est tombé dessus, littéralement. Savez-vous à quoi ressemble un ange ? J'ai longtemps cru qu'il en était un. Et lorsque nous nous sommes embrassés pour la première fois, j'ai su qu'il n'était tombé du ciel que pour moi. Ce n'était pas une simple passion, nous l'avons compris très vite. Et rapidement nous avons décidé d'emménager ensemble. Les mois ont passé, tout se passait bien. Mais ils nous ont emmené un soir de Mai sans qu'on ne sache qui ils étaient, ce qu'ils nous voulaient.

Arrivé ici tu dois te dire que ce ne sera que le récit d'un amour brisé et meurtri par d'horribles personnes. Je n'ai pas écrit pour ça. Ne sois pas trop dur envers moi lorsque tu découvriras les pages suivantes s'il te plaît. Et aime Orion comme moi je l'ai aimé. Il en aura besoin où il est désormais.

Ce carnet ne renferme pas une histoire ordinaire. C'est l'amour de deux hommes brisé par un gouvernement désireux de faire des expériences sur des étoiles. Pour ne pas avoir voulu donner le nom de son humain, Sirius a vu l'homme de sa vie torturé jusqu'à la mort devant lui. Il a bercé longuement un sentiment de vengeance après s'être échappé de là. Il a décidé que les mots seraient plus violents encore. Mais l'homme sur qui il comptait, Papa, l'homme a qui il a donné le carnet pour le faire éditer ne l'a jamais fait. Mon père l'a trahi et Sirius est partit. Où est-il désormais ? Mort ? Je n'en sais rien. La lecture de cette histoire à un si jeune âge a marqué longtemps mon esprit. Puis peu à peu j'ai fini par accepter ces horreurs. J'ai compris que ces injustices font malheureusement partie de ce qu'on appelle vie.

Lors de chaque coup dur, je me surprends à relire ces mots composés de lettres petites et serrées, pourtant parfaitement compréhensibles. Elles me font du bien. J'imagine parfois qu'ils sont encore en vie, tous les deux. Que tout ceci n'est que mensonge. Pourtant lorsque je croise le regard de Papa, je sais que ce n'est pas vrai. Que tout ce qui est écrit est réel. Qu'encore peut-être aujourd'hui, certaines personnes subissent de telles horreurs. Au début je préférais ne pas y penser. Mais peu à peu je me suis rendu compte que faire l'autruche est idiot et j'ai fait des recherches. Les gens m'ont parlé de rumeurs. Certains ne croient même pas à l'existence des étoiles. Si je leur dit que je peux leur prouver le contraire, ils s'obstinent à dire qu'ils vont me faire enfermer. Alors je ne pose pas mes mains sur leurs joues comme je l'ai fait plusieurs fois petit, plus fréquemment maintenant que j'ai grandi. Mon pouvoir s'est manifesté de plus en plus avec le temps, j'ai appris à le contrôler. Ce que je montre est précis et ne vient pas forcément de moi. Comme des souvenirs que je recrée à partir de ceux d'autres personnes.

Puis vient le moment du départ. J'ai alors 18 ans, je ne supporte plus ce pays. C'est une situation étrange, quelque chose que je ne comprends pas, mais il y a quelque chose au fond de moi qui m'oblige à quitter cette maison. Cette rue. Ce quartier. Qui m'expulse de la Nouvelle Orléans. Je quitte la maison à la façade de sapin, mais pas tout à fait comme du sapin, plus clair. Papa me laisse partir. Il comprend. Il sait que l'on m'attire autre part. Il m'aide à préparer ma valise, il fait de son mieux pour ne pas pleurer. Mais alors qu'il pose une dernière fois ses grosses pattes sur moi, je les sens trembler. Il a vieillit mon père. Il n'est pas aussi fort qu'il voudrait le faire croire. Mais je l'aime si fort... Je glisse dans sa poche un mot qu'il découvrira plus tard, lorsque Maman mettra son jean à laver sûrement. Ma valise part en soute, je monte dans l'avion. Un sourire naît sur mes lèvres. Je sais que le Japon m'accueillera comme son enfant. Que j'y découvrirais un milliard de choses. Parce que c'est là bas que Sirius y a rencontré Orion. Kyôtô. Pour moi ce sera Hoshikami. Ma tête se dépose contre le hublot, mon corps se laisse bercer par l'air frais qui circule grâce à la clim. Je ferme les yeux. Songe une dernière fois à ce mot laissé.

Ton Loupiot est devenu une étoile. Je suis désolé de ne pas avoir toujours été un bon fils, mais saches que je t'aimerai chaque jour de ma vie. Tu es l'homme qui m'a sauvé. Celui grâce à qui je vis aujourd'hui en être heureux et libre. Merci.

Octans.




Ma cacahuète.



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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mar 5 Juil - 18:04

Uech bonjour toi
Il me semble qu'on se connait
En tout cas je suis contente que tu sois là petit bout
Je te souhaite un bon courage pour la suite de ta fiche !
TU ROX DU PONEYYY YEAAAAH
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mar 5 Juil - 18:22

Coucou mon chou ! ♥

Encore merci pour l'avatar ! Et merci pour ton accueil ♥
Je tiens à dire bonne chance à celui qui lira ma longue histoire !
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mar 5 Juil - 18:41

slt tu bz ?



BIENVENUE


lula la biatch

ou comment avoir la flemme de faire une signa

j'écris en #990000
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mar 5 Juil - 18:51

Wes J. Doe a écrit:
slt tu bz ?



BIENVENUE

xDD Merci ♥️
Dois-je te mettre sous la douche froide dès mon arrivée ?
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mar 5 Juil - 19:36

même ça, ça me calmera pas


lula la biatch

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j'écris en #990000
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mar 5 Juil - 19:39

A ce point ? ~
Fais attention, tu risques d'avoir une érection permanente. ♥
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mar 5 Juil - 20:38

Re°

*Use que les images de Gakupo de Re°*
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mar 5 Juil - 21:31

OCTANS. JE T'AIME.



Bienvenue

EDIT : Wes, dégage de là bb



Merci Fay

MERCI WES BB & LULA:
 

wes t 1 troll:
 
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mar 5 Juil - 23:00

Merci mes chous ♥
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mer 6 Juil - 0:33

Bon alors je sais plus ce qui merdait, mais c'est réglé, t'as plus qu'à copier coller xD
Officiellement bienvenu o/
Code:
<center>
<div style="margin-bottom: -50px;"><div class="imagerond" style="z-index: 0;background:url('https://38.media.tumblr.com/6cb3269470c5bd936cc9997d99fabb67/tumblr_nk3valBwQa1u99m3vo1_500.gif');"></div>
<div class="bloccentral" style="height: 160px; position:relative; z-index:1;margin-top: -90px;"><table><td><div class="iconprez"><img src="http://i.skyrock.net/3135/76433135/pics/3012912531_0_3_SrnMgsEI.png" alt="changerlelienparvotreimage100x100"/></div></td>
<td><div class="bloctexte" style="margin-top: 1px;height: 100px; overflow: auto; width: 300px;padding:0; padding-left: 10px;">[b]Nom[/b] — Svanes.
[b]Prénom[/b] — Octans.
[b]Âge[/b] — 20 ans.
[b]Sexe[/b] — Masculin.
[b]Race[/b] — Etoile.
[b]Nationalité[/b] — Américain.
[b]Occupation[/b] — Souffleur de verre.
[b]Orientation sexuelle[/b] — Homosexuel.</div>
</div></td></table></div></div>
<div class="bloccentral" style="width: 550px; position:relative; z-index:0;margin-bottom: -210px; padding-bottom: 200px;">

<div class="titreprez">physique</div>
<div class="bloctexte" style="margin:0px;">Il a des yeux noir. Mais ce n'est pas un noir juste noir, un noir plus vide encore que le néant. C'est un noir lumineux, magnifique, qui se révèle un peu plus clair lors de journées ensoleillées. Ils peuvent lancer des éclairs ou se montrer très doux, un million de choses passent au travers de ses yeux. Si pour beaucoup ce sont les miroirs de l'âme, c'est encore plus véritable chez lui qui ne s'exprime que trop peu avec les mots. Les cheveux paraissent noirs eux aussi mais ils ne le sont pas tout à fait. C'est un brun très sombre, révélant de tendres touches auburn suivant la luminosité. Ils ne sont pas courts, pas longs non plus. Quelques mèches dépassent parfois, mais ce n'est pas grave, non ?

Il n'est pas non plus très grand. Trop grand devrait-on plutôt dire. 1m80 ce n'est pas énorme. C'est grand mais pas trop. Il reste dans les normes. Ah non, maintenant qu'il vit au Japon c'est moins le cas. Les japonais sont tout petits aussi ! Pour ce qui est de son poids, c'est très impoli de demander. Mais si vous tenez réellement à le connaître alors le voici : 78 kg tout rond ! Il n'est pas gros, non, il est même maigre. Mais il lui faut quelques muscles avec le travail qu'il a. Et c'est en forgeant qu'on devient forgeron non ?

Sa peau est blanche, il faut dire qu'il passe plus de temps près d'un four qu'au soleil. Il l'aime pourtant, il n'a juste personne avec qui sortir, passer un moment au parc par exemple. Il n'est pas tatoué mais envisage d'incruster à sa chair une petite étoile rappelant ses origines. Il n'a pas tellement de blessures. Peut-être une minuscule brûlure au creux d'une hanche, là où un jour une braise lui a bondit dessus comme un démon sortie tout droit des enfers. Quant à ses habits nous pourrions dire qu'il a un style assez... Relâché. Il s'habille de ce qui lui tient sur le corps tout en restant malgré tout harmonieux. Pas de couleurs extravagantes -où très rarement.

Sa démarche est fluide, dansante, presque lancinante. Légère. Il semble si léger qu'il pourrait rejoindre les étoiles, étoiles ses amies. Sa voix, si un jour vous avez assez de patience pour l'entendre, sera peut-être un peu rauque au début. Mais elle se révèle par la suite teintée de notes magnifiquement douces, avec un accent peut-être trop américain roulant sur ses lèvres roses et pulpeuses, plus fines lorsqu'il les étire de sourires comme il le fait si souvent.

Un bel homme, diront nous.</div>

<div class="titreprez">pouvoir</div>
<div class="bloctexte" style="margin:0px;">
[b]Nom du pouvoir[/b] — Film
[b]Description du pouvoir[/b] — Octans communique principalement par images. Peu doué pour le maniement des mots, il pose ses paumes sur les joues des personnes et leur envoie mentalement des scènes de sa vie. Ainsi il peut transmettre de véritables petits films. Mais en plus de voir et d'entendre, la personne ressentira ce qui a été ressenti à ce moment là. Octans se nourrit également de récits d'autres personnes, de choses qu'on lui raconte et son imagination crée le reste. Il peut ainsi demander de nombreuses précisions sur une histoire pour pouvoir imaginer et la donner à quelqu'un par la suite.</div>

<div class="titreprez">caractère</div>
<div class="bloctexte" style="margin:0px;">Est-il muet ou idiot ? Qui peut nous dire pourquoi il ne parle pas ? Pourquoi il est si calme d'apparence ? Savez-vous ce qui se cache dans sa tête ? Qui pourrait le dire ? Comment décrire un esprit comme le sien ? Peut-être devrions nous commencer par le commencement. Par ce qu'on peut voir de lui à première vue. Quelqu'un d'immensément doux, c'est certain. Mais plus que de la douceur, d'immenses précautions. Il a apprit à manier la tige de fer avec fermeté mais délicatesse, créant de ses mains et de sa bouche de pures merveilles. Il façonne a sa guise, en fonction d'un souvenir ou d'une personne et fait fonctionner son imagination à plein régime. Il a une capacité à se concentrer sûrement au delà de la normale lorsqu'il travaille, pourtant en dehors il se relâche tant qu'il faut parfois lui répéter plusieurs fois les choses. Mais n'ayez crainte il fait de son mieux pour rester attentif malgré tout. Ne vous étonnez simplement pas s'il loupe ce que vous avez dit une fois ou deux.</div>

<div class="titreprez">histoire</div>
<div class="bloctexte" style="margin:0px; height: 250px; overflow: auto;">Quelque part à la Nouvelle Orléans, il y a une rue, une rue avec une maison. C'est une maison comme une autre, petite et pleine de couleurs, avec de jolis rideaux aux fenêtres. C'est une maison ordinaire, à la façade propre, mais si on pousse la porte de bois, on se rend compte qu'elle n'est pas si ordinaire que ça. Quelque part en Nouvelle Orléans, il y a une maison où vit une famille. C'est une famille tant normale qu'originale, composée de personnes qui ne sont pas liées par le sang. Quelque part à la Nouvelle Orléans, il y a une maison au creux de laquelle est cachée un carnet. Un carnet que seule une main curieuse d'enfant pouvait trouver. Ce n'est pas un écrit comme un autre. Il y a tant d'informations précieuses glissées dedans, tant de choses à savoir. Mais l'enfant ne peut se rendre compte. Il est fasciné et ne peut l'expliquer. C'est un lien unique, celui d'un carnet qui trouve un nouveau propriétaire. Cette histoire ne se trouve dans aucun livre, ne peut-être contée par personne sauf par lui. Lui il a un nom. Mais vous le découvrirez un peu plus tard. Laissez-le donc commencer.

Quelque part à la Nouvelle Orléans s'élève la voix d'un garçon.

[i]4 ans.[/i]

Je me souviens d'années passées au dessus de tout, peint sur une toile de ténèbres, à briller simplement. A briller pour les rares personnes qui voudraient bien lever les yeux vers nous, nous regarder. Là, tout en bas, une terre. Une terre comme je n'en connaissais pas. Avec des créatures appelées humains, dont la plupart ne se souciaient pas du ciel. C'est dur de vivre ainsi. De trouver chaque nuit la force de continuer à briller. L'espoir d'être observé et aimé s'amenuise et se dessèche, on finit par craindre de disparaître complètement si on ne fait plus attention à nous. Et c'est ce qui a finit par arriver. Je me souviens de la chute et du vide. De la peur qui me faisait hurler alors que je n'avais pas de bouche, qui était bien décidée à me broyer tout entier. Boum ! La rencontre avec ce qu'on appelle Terre est violente et douloureuse. Le petit corps que l'on m'a donné brûle, l'écorce qui le compose s'est fendue sur une matière noire inconnue. Est-ce que ça se mange ? Mais c'est quoi manger ? Il y a quelque chose, un courant invisible, il court en moi et m'arrache quelques plaintes, des suffocations alors que la machine doucement se met en route. On ne m'avait pas dit que ça faisait aussi mal. Pourtant j'ai l'impression de me déchirer. Je sens mon corps fourmiller, mais c'est quoi sentir ? Tout est si nouveau, pourquoi m'a t-on fait quitter le ciel ? Où est la chaleur rassurante des autres astres ? Je lève la tête, laisse la lune éclairer ce visage neuf d'enfant de 4 ans.

Du ciel, on ne sent pas ces courants déplaisants qui nous agressent. Qu'est-ce que c'est ça aussi ? J'aimerai pouvoir les toucher, leur parler, apprendre. C'est intriguant toutes ces choses autour. Mais j'apprendrai demain tout ce qui m'entoure. Pour le moment je n'ai pas la force. Demain, oui, ce sera bien. Le corps se recroqueville, les paupières s'abaissent. Mais mon esprit, lui, il est déjà reparti vers le ciel. Il vogue, tente de comprendre... Demain s'ouvrira le monde. Demain il y aura tant de nouveautés. Ce sera un jour nouveau. Un apprentissage. Pour l'instant il faut que je m'apaise. Que je m'endorme. A demain...

[center]* * * *[/center]

C'est un soir comme un autre pour l'homme qui rentre du travail. La nuit est tombé, il roule tranquillement sous les étoiles scintillantes. L'autoradio diffuse des musiques. Quoi de plus banal ? L'homme chante. Il ne le fait jamais pourtant. Sa voix ne suit pas le rythme, dégringole sur les notes, les tord et n'en fait plus qu'une bouillie immonde. Il rit. D'un de ces rires graves et rassurants que l'on ne trouve pas chez tout le monde. Ses doigts pianotent sur le volant, il est tranquille. Bientôt il retrouvera la chaleur de son foyer, passera une main tendre sur les cheveux bruns de sa femme, embrassera les joues rondes de son fils de 5 ans et ira par la suite le mettre au lit. Il est heureux. Il aime sa vie comme elle est et il n'a pas envie pour le moment de changer quoique ce soit. Pourtant sans qu'il ne sache pourquoi, un bulletin d'informations vient troubler son bonheur. Il dresse l'oreille, attentif, fronce le nez et ralentit un peu sa conduite.

[b]"Flash de dernière minute. L'étoile Sigma Octantis ou Etoile du Sud située dans la constellation de l'Octant aurait ce soir entreprit son voyage jusque sur notre terre. On ignore où elle est tombée précisément, mais elle pourrait se trouver en Louisiane ou au Texas. Restez vigilants et prenez grand soin d'elle si vous la trouvez !"[/b]

Il soupire et secoue la tête. La voix de l'homme est enjouée, mais tout sonne faux. Comme un vieux piano désaccordé, oublié, qu'on aurait laissé trop longtemps prendre la poussière dans un coin. Ils ont peur. Le lien ? C'est peut-être ça. Pourtant c'est merveilleux ce courant invisible qui lie deux âmes inconnues l'une pour l'autre. Il passe une main dans ses cheveux et accélère à nouveau, son regard émeraude braqué devant lui. Un point au milieu de la route, sur l'asphalte, minuscule et qui grossit pourtant au fur et à mesure qu'il s'approche. Un animal ? Mort sûrement vu sa position. Mais... Il plisse les yeux et alors qu'il est déjà beaucoup trop prêt, appuie de toute ses forces sur le frein. Il y un hurlement, le crissement strident des pneus. De cette scène, seules sont témoins les étoiles brillant au dessus d'eux. La voiture s'arrête à quelques centimètres du corps de l'homme. Car s'en est un. Il sort en courant du véhicule, se précipite, s'écrase à ses côtés. Son souffle est court et son visage peint d'une détresse incompréhensible. Ses mains se saisissent des épaules frêles, il secoue l'enfant de toute ses forces. [b]"Réveille-toi petit !"[/b] qu'il lance d'une voix étranglée. C'est dangereux de rester ici, au milieu de cette route.

Le gosse tord sa petite bouche, la frimousse esquisse une grimace. Les paupières, elles, s'éveillent et battent, ailes graciles de papillon, s'ouvrant sur deux orbes sans fond. Un gouffre qui l'attire irrémédiablement et dans lequel il se laisse aller. Il n'a pas peur. Cet enfant est une étoile. Un miracle tombé tout droit du ciel. Il a dû en voir des choses toutes ces décennies. Pourtant il ne semble pas déterminé à partager, pas encore. Quelque chose se crée malgré tout. Le minois s'allume sous un sourire. C'est magnifique et perturbant. Ils ne se connaissent pas mais l'homme sait qu'il ne pourra pas faire comme tant d'autres l'ont fait : Aller le déposer à l'orphelinat et le faire grandir avec d'autres étoiles, non, il ne pourra s'y résoudre. C'était le destin. Il y croit. Il ne peut qu'y croire en voyant le bambin lui sourire ainsi, à lui, un inconnu. Comme le monde est merveilleux... Et comme les enfants sont magiques. Il le soulève en lui murmurant quelques mots et va doucement le déposer sur la banquette arrière de la voiture. Il l'y attache. Le petit ne dit rien, il le fixe juste, continue de sourire. Et la voiture démarre à nouveau. Elle est vieille et plus habituée à ces péripéties, alors elle tousse, crache, puis se remet lentement en route. Mais ni l'un ni l'autre n'y prêtent attention. Ils observent l'avenir. Ce chemin qui s'ouvre doucement.

[center]* * * *[/center]

L'endroit dans lequel il m'a emmené s'appelle une "voiture". Mais ce n'est pas là qu'il vit. Il a une "femme" et un "fils". Ils sont ensemble dans une "maison". Il me l'a dit. Il parle beaucoup. Moi je le regarde et je souris. Mes lèvres parfois s'ouvrent dans l'espoir de prononcer quelques mots, mais elles n'y parviennent pas. Une étoile n'a pas de bouche. Elle ne peut pas crier, parler ou chanter. Une étoile n'est pas faite pour ça. Alors je le regarde juste. C'est merveilleux. J'aime bien. Il a une voix lui. C'est grave et c'est rassurant. Je crois qu'on appelle ça la voix d'un papa. Est-ce qu'il m'apprendra à en avoir une comme lui ? J'aimerai bien. Peut-être que je pourrais devenir une étoile à bouche, ce serait rigolo.

Il finit par s'arrêter devant une maison. Elle est petite mais pas minuscule, sa façade est propre et me fait penser aux sapins que je voyais depuis mon ciel. C'est la même couleur, quoique un peu plus clair. Ma main vient se déposer dans la sienne. Nous montons des "marches" et nous arrivons à la "porte". Il l'ouvre avec une "clé". Je ne peux m'empêcher de sourire. Tout est intriguant, mais je ne me sens pas encore assez en forme pour continuer les explorations. Sommes-nous déjà demain ? Comme les nuits passent vite sur Terre... Je baille. Ça aussi c'est nouveau. Je n'avais jamais baillé avant. Mais je devine ce que c'est parce qu'on m'en a parlé. Je me retrouve finalement soulevé, calé contre un torse chaud et fourre le pouce en bouche. C'est comme ça que les petits humains se rassurent non ? Parce que je crois que j'ai un peu peur malgré tout. Puis il fait froid. Ce n'est pas comme là haut, pas le même froid.Pourquoi ce cœur blotti dans ma poitrine me fait si mal ? Est-ce que c'est la peur qui me pétrifie ainsi ? Qui le fait battre si rapidement ? Mon visage se décompose lorsqu'un petit garçon fait irruption dans la pièce. Quelque chose de mouillé, froid, quelque chose dégringole sur mes joues tremblotantes. Je ne sais pas ce que c'est mais on me les essuie. Quelques mots tendres glissés à mon oreille et d'autres bras qui m'entourent, plus doux et fins, pas la même personne.

[b]"Comment tu t'appelles loupiot ?"[/b]

Sa voix est pure comme une galaxie, tintée d'un engouement de fée. Mais sa question me trouble. S'appeler ? Qu'est-ce que c'est ? Un souvenir lointain me revient mais je n'arrive pas à remettre la main dessus. Je sais que c'est là, quelque part. Enfoui dans les tréfonds d'une mémoire vacillante. Si je regarde les étoiles, est-ce que je trouverai les réponses ? Je me tortille et on me lâche. Mes pieds se précipitent vers la "fenêtre" et je regarde du mieux que je peux à travers, lâchant un cri d'effroi. Où sont passées mes étoiles, mes sœurs et amies ? Et les constellations, magnifiques, dessinées par quelque volonté pour égayer les vies des mortels ? Je hurle. Ou plutôt je m'entends hurler. On se précipite vers moi. Des bras me serrent. Des lèvres se posent sur ma joue et murmurent, murmurent à m'en faire perdre la tête. Et au fond de la pièce, minuscule et recroquevillé se tient l'autre enfant. L'autre enfant dont le regard devient plus acide, dont le poison vient doucement pourrir le cœur.

[i]5 ans.[/i]

L'air est chaud. Le pouce est bon. Il y a un enfant dans un lit trop grand. Un enfant aux cheveux châtains, qui dort profondément. Ses petits bras serrent une peluche, un ours. C'est un ours marron avec de grands yeux doux et un ruban noué autour du cou. Il fait beaucoup de câlins et il tient si peu de place. Moi aussi j'ai voulu un ours. Parce que lors de nuits de cauchemars, je n'avais rien à serrer à part un bout de couverture alors que les sanglots secouaient mon corps trop frêle. J'ai voulu un ours mais j'ai eu une étoile. La plus belle des étoiles. Bleue, toute douce. Et au contraire du doudou de Lucian, elle brille dans le noir. Elle me rappelle mes amies que je ne peux voir d'ici. Papa dit que c'est à cause des lumières de la ville, la pollution lumineuse. Et au début j'ai beaucoup pleuré. Pleuré pour ce que j'ai perdu, pleuré pour ces souffrances. Pleuré pour mes étoiles et mon ancienne vie. Pleuré pour un nom que je n'ai pas retrouvé. Pourtant je suis persuadé qu'il reviendra. Il est là, quelque part et il m'attend.

En attendant ils m'appellent Loupiot. C'est bien Loupiot. C'est affectif et ça me rend toujours heureux. Mais ce soir j'ai beau serrer de toutes mes forces mon étoile, penser à ce surnom, rien n'y fait le sommeil ne vient pas. Alors je me mets debout. Mes petits pieds nus sur le parquet ne font aucun bruit. Je passe devant l'enfant qui dort, le regarde à peine. Je me dirige vers un but précis, étoile sous le bras, ma main libre se saisissant d'une poignée de fer qu'elle abaisse doucement. La porte s'ouvre dans un léger grincement, pourtant je sais que personne n'a entendu. Je n'ai pas besoin de lumière. Mon doudou éclaire assez. Je grimpe les marches, lentement, compte dans ma tête. Une. Pouf, fait mon petit pied sur le bois. Deux. Tac ma main qui se hisse sur la suivante. Trois. Mes yeux sont obstinément lovés sur les ténèbres qui subsistent en haut et ne s'écartent que trop progressivement pour laisser place à ma petite lumière, se refermant après mon passage. C'est nouveau, je n'ai jamais fait ça. Pas en pleine nuit. J'aime à monter ici avec Papa lorsqu'il doit chercher des choses dans les cartons. Il fait bon et l'odeur est apaisante. Poussière et vieux livres. Chaleur. Un grognement passe sur ma gorge, je ferme les yeux une seconde.

Invitation au courage, aspiration des peurs. Inspiration. Expiration. Lentement. L'étoile est abandonnée par terre. Mon attention a été retenue sur un coffre. Depuis combien de temps est-il là ? J'ai l'impression qu'aujourd'hui il m'appelle. Me hurle de l'ouvrir. Et je le fais sans une hésitation. C'est presque naturel, un geste qui ne demande pas d'efforts. Le couvercle se soulève et me dévoile mille trésors. Un tissu blanc et léger, si fin qu'on croirait pouvoir le percer d'un ongle et pourtant résistant. Un bijou enfermé dans un écrin très ancien. Quelques parchemins que je laisse de côté. Mais qu'est-ce que je cherche ? Je ne sais pas. Il y a dans ce coffre quelque chose qui m'attire et m'appelle, murmure, chante des mots inconnus à mes oreilles encore innocentes. Il me supplie. M'arrache des frissons. Et je sens que je me rapproche de lui. Il y a quelque chose dans ce coffre qui s'offre mystérieusement à moi. Ça n'a pas de nom ni d'image, c'est juste là. Je le sais. Pourtant alors que je sors tout ce que contient la malle dans une précipitation peu coutumière, rien ne me convient. Je ne le trouve pas. La frustration m'envahit, je range tout en grognant. Puis soudain il est là. Recroquevillé sur le plancher, composé d'une couverture de cuir ornée de quelques inscriptions élégantes sur le haut et le bas, entouré par trois fois d'une lanière en daim permettant de le maintenir fermé. Oublié là depuis peut-être de nombreuses années. Il semble frémir dans mes mains. Mais ce n'est sûrement que le fruit d'une imagination trop débordante.

Mes yeux trop curieux le dévorent, je sens mon cœur battre plus fort. Mais la contemplation est de trop courte durée. La porte claque derrière moi, m'arrache un cri de peur. Le bruit de pieds dans l'escalier ne laisse aucun doutes. Lucian. Je me précipite sur ma peluche que je récupère, courant vers la porte. Mais je sais qu'il l'a fermé à clé. J'ai entendu le bruit de la serrure. Mes poings tapent et tapent le bois, je crie. Pourquoi personne ne vient ? Des sanglots envahissent ma gorge, je ferme les yeux très fort. Et d'un coup, une voix envahit mon esprit. Quelqu'un que je ne connais pas. Je comprends bien vite qu'il ne s'agit que d'un souvenir. Un souvenir qui me rend beaucoup. Une part immense de moi-même.

[b]"N'oublies jamais que nous t'aimons, Octans et que nous serons pour toujours à tes côtés."[/b]

Mes yeux s'ouvrent sur de la joie et de la fierté, mais celle ci disparaît bien trop vite, mes peurs reprenant le dessus. Je suis seul avec elles, seul avec le noir et les monstres peuplant les ténèbres. Déjà ils murmurent des choses, ricanent et s'approchent, tendant leurs doigts vers moi pour m'attraper et me griffer, me faire du mal. Je ne crie pas pourtant. Je ferme à nouveau les yeux et de mes lèvres commencent à s'échapper un flot de paroles. De mots. Une chanson. Qui vient de je ne sais où, quelque part qui n'est pas ici. Une chanson de mon cœur que je n'ai jamais entendu dans cette maison. Est-ce qu'elle provient du monde d'en haut ? Peut-être que oui.

[i]Natsuhiboshi
Why are you so red ?
Because I had a sad dream last night
My eyes are red from the tears I shed swolling as I cried.[/i]

[right][i]Natsuhiboshi
Why've you lost you way ?
I'm searching for a child who's gone afar
He cant be found though I search all day,
My sad dreams comes once more.[/i][/right]

Et la fin de la chanson m'emporte dans un monde de rêves, une étoile serrée contre le cœur, un carnet précieusement tenu entre mes petits doigts. Je ne me réveille que quelques heures plus tard, lorsqu'une grande main me secoue et qu'une voix un peu brute me demande ce que je fais là. Mes yeux s'ouvrent tout grand, tombent sur ceux de Papa. Je me jette à son cou, hurlant, hurlant de joie et de terreur, de fierté, de bonheur. Tout se mélange. Je ne fais même pas attention au regard de Lucian. A la bouche de Papa qui se tord en une moue fâchée. Non, il y a tous ces sentiments en moi et mon attention qui s'est envolée. Plus l'envie de m'intéresser aux autres. J'ai eu si peur ici, si peur. Mais j'ai aussi rencontré le carnet. C'est d'ailleurs lui que Papa observe en me repoussant doucement. Son visage est fermé, il tend la main et me demande de le lui donner. Je refuse. Mes joues se gonflent, deviennent rouge, je recule d'un minuscule pas en laissant mes craintes de côté, secouant négativement la tête. Non je ne le lui donnerai pas. Il le sait, il comprend même si je ne parle pas. Il s'accroupit devant moi, soupire.

[b]"Loupiot... Ce carnet n'est pas à toi. Il doit rester secret tu comprends ? Il est très précieux..."[/b]

Mais je ne veux pas. Ma petite main tape la sienne lorsqu'il l'avance vers moi et je le serre fort entre mes bras. Pourquoi me le voler alors qu'il semblait m'appeler ? C'était au départ une simple intuition. La sensation que quelque chose avait été déposé là pour moi. J'aurais pu me tromper, mais non, ce n'est pas arrivé. Il était bien là. Là à m'attendre. Et je ne compte pas l'abandonner maintenant que je l'ai sorti de ce coffre où il avait été laissé depuis trop longtemps. Mais ça il faut que je l'explique à Papa. Comment faire ? Les mots ne viennent pas, ce n'est pas naturel. Je ne parviens pas à créer cette bouche bavarde que certaines étoiles ont. Au lieu de ça je m'avance vers lui. Et presque brutalement, sans savoir pourquoi, ma menotte vient doucement épouser sa joue. J'ignore ce qu'il se passe à ce moment là. Des images traversent ma tête, chaotiques et sans queue ni tête. Le jour où je suis tombé, la peur qui violentait mon cœur, cette même peur lorsque la porte du grenier s'est refermée à cause de Lucian, que les monstres ont attaqué. Il y a ma rencontre avec le carnet, le moment juste avant que je ne commence à tomber. La Terre qui m'attire, tout autant que le carnet. Ça passe jusqu'à lui. Je sais qu'il voit. Je ne sais pas comment, pourquoi, mais je sais. Et lorsque je retire ma paume, ça le laisse pantelant. Incapable de comprendre lui aussi. Pourtant il acquiesce doucement et soupire.

[b]"D'accord, Octans. Tu peux le garder. Il est à toi."[/b]

Il me prend dans ses bras et entreprend de descendre les marches en m'étreignant. Je me sens bien. Il a vu. Mon nom à moi.Ce passé que je ne pouvais expliquer.

[i]6 ans.[/i]

Les jours changent et les gens aussi. Les années pourtant défilent sans qu'on n'ai le temps de les voir. J'ai appris à lire. Le bébé est arrivé à la maison. J'ai eu peur, j'ai pleuré, mais Papa m'a rassuré en me disant qu'il m'aimait toujours. Alors tout a continué tranquillement. J'aurais pu ouvrir le carnet, commencer à lire. Mais le secret qu'il renferme m'effraie autant qu'il m'intrigue. J'ai décidé d'attendre encore un peu. Il y a tant de choses à découvrir, tant de progrès à faire. Je veux pouvoir comprendre ce que chacun des mots signifie. Ne pas rester dans l'incompréhension. Pour le moment il dort, caché sous mon matelas. Il m'attend et je souris lorsque je songe à ça. Il m'a attendu déjà si longtemps... Quelques jours de plus ne nous tuerons pas.

L'année scolaire arrive à sa fin. Je suis dans la même école que Lucian. Il s'est d'ailleurs excusé de m'avoir enfermé, et j'ai fini par accepter. Mais c'est dur lorsqu'on est si petit de comprendre la jalousie. C'est aujourd'hui le dernier jour d'école. Mais ce n'est pas un jour comme un autre. Il y a les bonbons, les gâteaux, la fête de l'école. Les danses et les chants. Papa m'a aidé à m'entraîner pour que je sois au point devant tout le monde. Mais je crois que ça fait un peu peur toutes ces personnes réunies là pour nous regarder. Tout le monde est là. La maîtresse nous rassemble au pied du petit escalier qui mène sur la scène, nous répétant une dernière fois les consignes. On fait comme quand on a apprit tous ensemble. Si on a peur, on essaie d'oublier le monde qu'il y a en face de nous. On monte sur scène, on se cache derrière le rideau et on enfile nos masques. J'ai peur. Il y a Papa derrière, qui tient fort la main de Maman parce qu'il a peur que j'oublie la chorégraphie. La musique démarre.

[i]From the day we arrive on the planet,
And blinking, step into the sun,
There's more to see than can ever be seen,
More to do than can ever be done[/i]

Les girafes sortent de derrière le rideau et se mettent à danser. Ce n'est pas une danse compliquée, c'est juste pour rendre fiers les parents. Un instant je pense aux miens. Ils ne sont pas vraiment mes parents mais je les aime quand même. Est-ce que tout aurait été différent si j'étais apparu dans le ventre moi aussi ? Non, sûrement pas. Je serais peut-être semblable à Lucian, normal. Pourtant j'aime être une étoile, même si ma bouche n'est pas encore construite.

[i]There's far too much to take in here
More to find than can ever be found
But the sun rolling high
Through the sapphire sky
Keeps great and small on the endless round[/i]

Les éléphants, les zèbres et l'oiseau, puis Papa, Maman et bébé lion. Je suis l'oiseau. Et je dois battre des bras, m'incliner, et faire coucou aux gens qui sont devant nous. Lorsque mon regard croise celui de Papa, j'oublie tout. La chorégraphie s'efface de mon esprit et pourtant je continue de danser, mon petit corps bougeant tout seul, mes lèvres étirées en un sourire rayonnant. C'est un peu maladroit, parfois pataud, mais c'est beau je crois. Ils me regardent. Ils sont là pour moi. Et aujourd'hui, j'ai la sensation terrifiante mais plaisante qu'eux aussi m'aiment autant que moi je les aime. De manière illimitée.

[i]It's the circle of life
And it moves us all
Through despair and hope
Through faith and love[/i]

[right][i]Till we find our place
On the path unwinding
In the circle
The circle of life[/i][/right]

La musique s'achève sur des applaudissements. Nous sommes tous en rond autour de Simba, bébé prodige. Je ne suis pas jaloux. J'ignore ce que c'est vraiment de toute façon. Je suis heureux parce que les parents sont là et sont fiers. Triste parce que l'année se termine. Et toutes ces sensations sont accompagnées de quelque chose en moi qui se tord. Quelque chose qui m'assure que je ne suis pas réellement à ma place et que je ne pourrais jamais être totalement heureux en restant ici. Mais qu'est-ce que le bonheur..?

[center]* * * *[/center]

Quelque part dans la chambre d'une maison à la façade propre et verte il y a un garçon. Un garçon qui se penche sur la première page d'un carnet tout juste ouvert. Ce n'est pas un garçon comme un autre, ce n'est pas non plus un simple carnet. Ils sont tous les deux uniques. Ce garçon c'est moi. J'ignore ce qui m'attend lorsque mes yeux vont commencer à lire ces pages. J'espère qu'il n'y aura rien de grave ou de terrifiant. Je voudrais juste une vie normale, une vie de bonheur. Mais comment connaître le sens de ce mot alors que chaque jour cette ville semble me rappeler que je ne suis pas à ma place ? J'ai effrayé une femme hier. Elle pleurait, recroquevillée sur un banc. Elle pleurait de larmes si chaudes que j'ai cru qu'elle ne se relèverait jamais. Alors comme cette fois au grenier, j'ai avancé vers elle et mes mains se sont posées sur ses joues pâles et baignées de pleurs. Je ne sais pas comment j'ai fait. Plusieurs fois j'ai essayé avec Papa, mais ça ne fonctionnait pas. Il m'a dit que c'était normal. Que je suis une étoile et que chaque étoile a un pouvoir qu'elle apprend peu à peu à contrôler et à découvrir. Que pour l'instant il ne m'obéit pas. Je suis trop faible je crois. Mais un jour, je réussirai. Je le sais. Et hier, mes paumes se sont mises à fourmiller jusqu'à ce que je les pose toutes les deux sur les joues de cette femme. Elle a levé la tête vers moi et a ouvert grand ses yeux bleus. Je lui ai montré des choses que je n'avais vu qu'à la télé. L'envol d'oiseaux colorés et gracieux, la cavalcade de zèbres au milieu des hautes herbes. Le son d'un piano jouant une musique légère et apaisante.

Elle a eu peur. Ses mains m'ont jeté au sol, elle s'est enfuie après un regard terrifié. Je suis resté là à observer son corps disparaître au loin, étalé dans la poussière. Le soleil, chaud sur mon visage, semblait me brûler. Je n'en ai parlé à personne. Je suis rentré à la maison et j'ai prétexté une chute. C'est plus simple. Pourtant Lucian a vu que je n'étais pas bien. Je n'ai pas répondu à ses questions. Restant de marbre, enfoncé dans mon propre mensonge. J'ai cru que ça passerait dans la nuit, que la tristesse allait finir par s'enfuir. Mais ce n'est pas le cas. Je me suis réveillé avec un poids encore plus important lové sur la poitrine, cru qu'on me l'ouvrait pour récupérer mon cœur, me l'arracher.Sous mon matelas il m'appelle, criant de l'ouvrir, me suppliant de le lire. Alors ma main s'en saisit et je détache précieusement la lanière de cuir, le cœur battant la chamade, mes dents mordant mes lèvres. La tristesse ne désemplit pas. J'ouvre la première page.

<blockquote>[i]A Orion qui a transformé ma vie et guidé mon destin,
A toi qui me lit en ce moment.

Je n'ai aucun moyen de prouver que ce que vous lisez est vrai. Pourtant c'est mon histoire, la seule que vous pourrez trouver sur moi. Mon nom est Sirius et je suis tombé le 14 Juin 1985 à Kyôtô. J'avais alors 4 ans et on m'a placé dans un orphelinat avec d'autres personnes dans mon genre. Je n'étais pas de ceux qui se font beaucoup d'amis. La solitude était mon quotidien et les rares personnes qui osaient m'aborder me laissaient seul après quelques jours passés en ma compagnie. On ne peut pas dire que mon enfance a été heureuse. Mais au moins j'étais en bonne santé.

J'ai reçu une éducation en bonne et dû forme et tout le monde était sympa avec moi. Mais j'ai toujours soupçonné un mensonge, quelques illusions qu'on tenait à m'offrir pour ne pas que je me doute de quelque chose. Pourtant un jour j'ai compris. Ils avaient peur de moi. J'ignorais pourquoi. Je n'avais jamais agressé personne, ni hurlé ou frappé, je n'étais pas non plus l'un de ces enfants violents qui hantaient les couloirs. La plupart du temps je ne faisais qu'arpenter les jardins, silencieux, ignorant les autres et profitant du soleil dès que je le pouvais. Je ne voyais pas ce qui leur posait problème ni pourquoi je ne recevais que des sourires de façade. On ne m'apporta pas d'explications. Il fallut que je les trouve moi-même.

Je n'avais jamais vraiment fait attention à ces cicatrices ornant mon visage. Elles étaient là, partie intégrante de mon âme. Mais elles effrayaient les autres. Je n'ai jamais été beau et je ne veux pas que tu penses le contraire. Il n'y avait qu'Orion pour parvenir à me le faire croire. Je l'ai rencontré à ma sortie de l'orphelinat. Il m'est tombé dessus, littéralement. Savez-vous à quoi ressemble un ange ? J'ai longtemps cru qu'il en était un. Et lorsque nous nous sommes embrassés pour la première fois, j'ai su qu'il n'était tombé du ciel que pour moi. Ce n'était pas une simple passion, nous l'avons compris très vite. Et rapidement nous avons décidé d'emménager ensemble. Les mois ont passé, tout se passait bien. Mais ils nous ont emmené un soir de Mai sans qu'on ne sache qui ils étaient, ce qu'ils nous voulaient.

Arrivé ici tu dois te dire que ce ne sera que le récit d'un amour brisé et meurtri par d'horribles personnes. Je n'ai pas écrit pour ça. Ne sois pas trop dur envers moi lorsque tu découvriras les pages suivantes s'il te plaît. Et aime Orion comme moi je l'ai aimé. Il en aura besoin où il est désormais.[/i]</blockquote>

Ce carnet ne renferme pas une histoire ordinaire. C'est l'amour de deux hommes brisé par un gouvernement désireux de faire des expériences sur des étoiles. Pour ne pas avoir voulu donner le nom de son humain, Sirius a vu l'homme de sa vie torturé jusqu'à la mort devant lui. Il a bercé longuement un sentiment de vengeance après s'être échappé de là. Il a décidé que les mots seraient plus violents encore. Mais l'homme sur qui il comptait, Papa, l'homme a qui il a donné le carnet pour le faire éditer ne l'a jamais fait. Mon père l'a trahi et Sirius est partit. Où est-il désormais ? Mort ? Je n'en sais rien. La lecture de cette histoire à un si jeune âge a marqué longtemps mon esprit. Puis peu à peu j'ai fini par accepter ces horreurs. J'ai compris que ces injustices font malheureusement partie de ce qu'on appelle vie.

Lors de chaque coup dur, je me surprends à relire ces mots composés de lettres petites et serrées, pourtant parfaitement compréhensibles. Elles me font du bien. J'imagine parfois qu'ils sont encore en vie, tous les deux. Que tout ceci n'est que mensonge. Pourtant lorsque je croise le regard de Papa, je sais que ce n'est pas vrai. Que tout ce qui est écrit est réel. Qu'encore peut-être aujourd'hui, certaines personnes subissent de telles horreurs. Au début je préférais ne pas y penser. Mais peu à peu je me suis rendu compte que faire l'autruche est idiot et j'ai fait des recherches. Les gens m'ont parlé de rumeurs. Certains ne croient même pas à l'existence des étoiles. Si je leur dit que je peux leur prouver le contraire, ils s'obstinent à dire qu'ils vont me faire enfermer. Alors je ne pose pas mes mains sur leurs joues comme je l'ai fait plusieurs fois petit, plus fréquemment maintenant que j'ai grandi. Mon pouvoir s'est manifesté de plus en plus avec le temps, j'ai appris à le contrôler. Ce que je montre est précis et ne vient pas forcément de moi. Comme des souvenirs que je recrée à partir de ceux d'autres personnes.

Puis vient le moment du départ. J'ai alors 18 ans, je ne supporte plus ce pays. C'est une situation étrange, quelque chose que je ne comprends pas, mais il y a quelque chose au fond de moi qui m'oblige à quitter cette maison. Cette rue. Ce quartier. Qui m'expulse de la Nouvelle Orléans. Je quitte la maison à la façade de sapin, mais pas tout à fait comme du sapin, plus clair. Papa me laisse partir. Il comprend. Il sait que l'on m'attire autre part. Il m'aide à préparer ma valise, il fait de son mieux pour ne pas pleurer. Mais alors qu'il pose une dernière fois ses grosses pattes sur moi, je les sens trembler. Il a vieillit mon père. Il n'est pas aussi fort qu'il voudrait le faire croire. Mais je l'aime si fort... Je glisse dans sa poche un mot qu'il découvrira plus tard, lorsque Maman mettra son jean à laver sûrement. Ma valise part en soute, je monte dans l'avion. Un sourire naît sur mes lèvres. Je sais que le Japon m'accueillera comme son enfant. Que j'y découvrirais un milliard de choses. Parce que c'est là bas que Sirius y a rencontré Orion. Kyôtô. Pour moi ce sera Hoshikami. Ma tête se dépose contre le hublot, mon corps se laisse bercer par l'air frais qui circule grâce à la clim. Je ferme les yeux. Songe une dernière fois à ce mot laissé.

[i]Ton Loupiot est devenu une étoile. Je suis désolé de ne pas avoir toujours été un bon fils, mais saches que je t'aimerai chaque jour de ma vie. Tu es l'homme qui m'a sauvé. Celui grâce à qui je vis aujourd'hui en être heureux et libre. Merci.

Octans.[/i]</div>
</div>

<div class="trucrond2" style="width: 280px; height: 280px; border-radius: 150px; position: relative; z-index: 2;border-top: 20px #414148 solid; border-right: 10px; #414148 solid;">
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[b]Vous; en cinq mots[/b] — Blonde.
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[b]Présence ( 7/7)[/b] — Pour le moment, en espérant que la fac ne me réduise pas trop e0e.
[b]Pedobear ou bisounours[/b] — Un mélange des deux mais avec penchant... non un mélange des deux.</div></td>
<td><div class="iconprez"><img src="http://i.skyrock.net/3135/76433135/pics/3018002637_0_3_7LoDm4vO.png" alt="changerlelienparvotreimage100x100" /></div></td></table>
</div><a style="color:#414148;" href="HTTP://HOSHIKAMI.FORUMACTIF.ORG"><span style="letter-spacing: 3px; font-size: 8px; text-transform: uppercase;">http://hoshikami.forumactif.org</a></span></center><br/><br/><br/><br/>
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mer 6 Juil - 0:45


Mon humain est parfait. /out
*oui je flood sur ta fiche. *
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Pouvoir — Octans communique principalement par images. Peu doué pour le maniement des mots, il pose ses paumes sur les joues des personnes et leur envoie mentalement des scènes de sa vie. Ainsi il peut transmettre de véritables petits films. Mais en plus de voir et d'entendre, la personne ressentira ce qui a été ressenti à ce moment là. Octans se nourrit également de récits d'autres personnes, de choses qu'on lui raconte et son imagination crée le reste. Il peut ainsi demander de nombreuses précisions sur une histoire pour pouvoir imaginer et la donner à quelqu'un par la suite.


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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mer 6 Juil - 8:53

Double merci Radley ! ♥

Hécate j'ai mis du temps à comprendre de qui tu parlais QQ Flood donc, tu sais bien que tout t'es permis, je me venge dans deux jours s'il faut 8D *Sort*
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mer 6 Juil - 10:14

Il parle d'un humain parfait, de qui veux-tu qu'il parle ? *fliphair* //SNCFDANSLAYEULE//
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mer 6 Juil - 10:27

Il était tôt D: J'ai donc une excuse !

Fiche terminée du coup ♥
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mer 6 Juil - 11:21

Welcome ! ^^


Larken's theme songe :



Why don't you let me hide from me ?
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mer 6 Juil - 11:42

Thank you ♥
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mer 6 Juil - 13:33

Bienvenue
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mer 6 Juil - 15:37

Merciii ♥
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mer 6 Juil - 17:12

BIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUE.
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mer 6 Juil - 17:44

J'viens de penser qu'il y a plus d'américain que de japonais, ici


lula la biatch

ou comment avoir la flemme de faire une signa

j'écris en #990000
:
 

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Mer 6 Juil - 18:06

Merci à vous deux ! ♥
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Jeu 7 Juil - 3:43

COMME UN HOOOMME. Plus fort que les ouuuraangans.
Comme un hoooooomeee. PLUS RA- /PAN
Non en vrai, je peux même pas le faire, je connais pas la chanson. Mais ton titre m'a fait rire, parce que je l'ai eu en tête. Enfin ahem. Bref, désolé, humour pourri. ;;
Ceci dit.
Et après lecture (de cette histoire qui me fait juste me rouler partout mais ça je le dirais plus en détails lors de la validation qmlkmlqmfqf) il y a juste un petit truc qui me trouble!
Vu que l'existence des étoiles n'est pas encore confirmé, je vois mal le fait qu'on en parle à la radio en fait. ;w; (Surtout que toi-même cite le fait plus tard dans l'histoire.)
Sinon, juste une question. Par Sirius... Est-ce que ça a un lien avec le troisième frère de nos amis, Benjamin et Arthur? 8D Si oui, je risque rapidement de faire une crise.
Bref, il faut juste que tu corriges cette partie;

cutieloupiot a écrit:
"Flash de dernière minute. L'étoile Sigma Octantis ou Etoile du Sud située dans la constellation de l'Octant aurait ce soir entreprit son voyage jusque sur notre terre. On ignore où elle est tombée précisément, mais elle pourrait se trouver en Louisiane ou au Texas. Restez vigilants et prenez grand soin d'elle si vous la trouvez !"

et tout sera en ordre!
ps inutile. J'adore ton avatar.
ps utile. BIEEEENVEEENDUUU PARMI NOUS. LOVE YOU.




merci avrilchouw www. — meeercii Chlodamore www. — guide du forum www.
merci junjiesweetie www. ; www. — arigatou Charlie pour le gif I guess??? ;w;
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Jeu 7 Juil - 8:49

Coucou, merci d'avoir prit le temps de me lire !

J'ai modifié ce passage par : "Période de trouble pour nos scientifiques. L'étoile Sigma Octantis située dans la constellation de l'Octant aurait soudainement disparue. N'ayez crainte, nous sommes à sa recherche et parviendrons à élucider cette affaire rapidement !"

Pour le flash radio j'avais écrit ça comme ça mais après réflexion c'était effectivement délicat. J'espère que ceci conviendra mieux !  

Pour Sirius... Non je ne crois pas. XD Il y a un Benjamin et un Arthur ? Je ne le savais pas oxo C'est simplement son prénom, j'ai tapé dans les prénoms en rapport avec le ciel.

Octans est donc située dans la constellation de l'Octant actuellement, Lucian = vient du latin lux, « lumière », quant à Sirius il vient bien du ciel également, mais celui de l'étoile n'a pas de rapport avec oxo.

Voilà, en espérant que ça conviendra ! Et merci pour tous ces compliments - quoique pour l'histoire je ne sais pas comment le prendre DD: ça me fait un peu peur.

Et non je n'ai pas prit Mulan en référence..D: C'est le roi lion dans l'histoire ;^;
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MessageSujet: Re: Tu deviendras un homme, Loupiot. [Terminée]   Jeu 7 Juil - 21:31

avatarspouvoirsrelationshipsrole playhome

Ok. Toi et moi, on doit parler.
Paske cette histoire, elle est juste priceless.
Je t'explique la situation. Hier ; 4h du mat'. Je suis fatigué, j'ai passé la soirée dehors et je rentre. Je file sur le forum, Freyr me sort qu'il y a le brun de Re°. Du coup, comme toute personne normalement constitué, je pique une crise, je me roule par terre et je go voir qui est l'heureux élu du kokoro de notre Freyr. Je lis le pouvoir. OK. ça pète la classe. Début d'histoire. Et inconsciemment, je lis ça avec une voix OFF signé Roger. Celle que tu trouves dans tous les débuts de comédie romantique. Et devine quoi? ça va parfaitement.
Je sais pas si tu l'as fait exprès, mais l'ambiance qu'il y a toute autour du personnage, elle va parfaitement avec le pouvoir, sa nature d'étoile. Les chansons que t'as incluse. (coucou OST time.) Et now, les petits détails que j'avais pas saisi! Notamment le prénom de Lucian.
Bref, c'est juste tellement fun à lire. Et le carnet en soi, peut être un point tellement important de l'intrigue qu'on risque de creuser plus profondément toi et moi.
ahem bref. Perv jokes aside.
Bienvenue parmi nous². Et thanks de nous offrir un personnage aussi coloré que mystérieux qklqdqd. Le petit loupiot deviendra un homme. 8D D'ici là, j'attends Lucian en prédéfini moi.
Si tu as des questions, n'hésite pas! kokoro sur toi. What a Face




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