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 Un peu de verdure, un brin d'espoir | Mite

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MessageSujet: Un peu de verdure, un brin d'espoir | Mite   Mar 5 Juil - 2:58



Un peu de verdure, un brin

d'espoir


La tranquillité est bien difficile à trouver par les temps qui courent - et passé un certain âge. Dès le petit matin, le monde venait le trouver, l’empêchait de prendre réellement un peu de bon temps et de se distancer. D’abord, du courrier. Rien de grave, juste un simple relevé de compte de la part de la banque. Il n’était pas dans le rouge, bien entendu. Le politicien ne l’était jamais. En revanche, comme tous les mois, le chiffre qui s’étalait était bien trop long à son goût. Il gagnait de l’argent, certes, mais il n’avait que faire d’autant. Et pourtant, sans même prendre le temps de l’écouter ou de lui demander son avis, on le payait avec une main leste, très leste. Et, comme tous les mois, il allait acheter des livres. Pleins de livres, même si la place chez lui était déjà restreinte - plus par choix que par nécessité - du fait du nombre important d’ouvrages que l’on y trouvait, de nombreux jonchant le sol. Lire ne suffisait pas, ça ne suffisait jamais. Alors, il ferait des dons, pour les tas d’œuvres caritatives qui en ont besoin, pour aider ceux qui sont démunis et n’ont pas la chance d’avoir les moyens suffisants pour assurer leur confort. Des frais d’hôpitaux trop élevés pour un enfant, des familles sinistrées qui avaient besoin qu’on leur apporte un coup de pouce. Ou bien, et cela l’énervait à chaque fois qu’il y pensait, des gens non-méritants qui se complaisaient dans leur situation et ne faisaient rien pour en sortir, se prendre en main, et transformer le monde autour d’eux en se changeant eux-même pour y être adapté.



Tout ça, c’était humain. Rien de plus que le psyché d’une personne qui définissait sa manière de vivre et des comportements tels que ceux-ci, mais il ne pouvait s’empêcher de le leur reprocher. Ce n’est pas parce qu’un tel phénomène peut être intriguant à ses yeux que les gens sont pardonnés. De fait, ils sont condamnés sans avoir rien demandés. C’est injuste, mais la société est pleine de préjugés et d’injustice. Comme envers les étoiles. Leur existence n’est que peu reconnue - après tout, on lui avait rit au nez, quelques fois, lorsqu’il disait qu’il les étudiait - mais, lorsqu’elle l’est, elle est sujette à la discrimination. C’est tellement plus simple avec une étoile qu’un autre être humain. Parce qu’il est différent. Il n’est pas né pareil. Il possède un pouvoir, est effrayant. C’est une donnée inconnue qui fait mal aux cœurs et qui poussent les hommes à la traîtrise, à succomber à la peur de ce qu’ils n’arrivent pas à envisager et rationaliser. Là encore, c’était stupide mais c’était l’homme. Et ça n’allait pas disparaître du jour au lendemain, surtout étant donné que le gouvernement conservateur ne faisait rien. Rien du tout. Juste tout nier en bloc. L’existence des étoiles, de leurs pouvoirs, des dangers qu’ils représentaient. Et de l’importance de les prendre en charge, de leur permettre de s’intégrer. C’était ô combien idiot du gouvernement actuel mais également tellement compréhensible que ça en devenait terrifiant. Des expériences sur des êtres conscients, doués de raison et de sentiments, ce n’est pas dramatique en soi. C’est normal, même, si on veut pouvoir comprendre. Pouvoir anticiper une menace et en faire quelque chose. Mais il y avait une différence entre ça et... Et bien, s’en foutre tout simplement. Les mots étaient crus, mais ils représentaient une réalité : les étoiles n’était pas grand chose de plus que quelque chose d’intérêt militaire. Ou, sinon, exploitable. Ou alors, dangereux.



Mais le vrai danger, ce n’était pas quelque chose qui est confiné aux laboratoires. C’est les frictions qui naissent de la présence de plus en plus importante - les données sont là - des étoiles dans la société humaine. Les taux actuels étaient historiques et, bien évidemment, ça ne pouvait pas finir bien. A force de tout ignorer et de laisser les discriminations et les problèmes sociaux prendre de l’ampleur, il y allait avoir rébellion. Les gens risquaient de râler. Toujours plus. Et, si les étoiles se sentaient trop oppressées, elles allaient agir. Des êtres dont certains avaient des pouvoirs quasi-divins ne pouvaient pas se réduire à des armes, de vraies unités qui permettraient à un pays d’assurer son auto-défense ou de prendre les devants sur la scène nationale. Parce que, si elles en venaient à vouloir se débarrasser de l’humanité, à vouloir changer leur condition - et ça allait arriver c’était humaine, donc étoile - ce serait eux, les humains, qui seraient bien embarrassés. Et toutes les expériences du monde - à quelques exceptions prêt, mais il ne faut pas en parler, secret professionnel oblige - seraient inutiles pour pallier à la menace. D’ailleurs, ça arrivait déjà. Le Crépuscule et d’autres petits groupes terroristes avaient fleuris ça et là et, pour employer des termes fleuris, justement, ces personnes étaient de véritables enflures. Capables de nuire à tout ce qui les entourait pour attraper l’oreille de l’étoile divine et leur souffler qu’ils étaient mécontents avec la situation. Meurtres. Destructions. Ça dépendait des cas, bien entendu, mais ça témoignait bien d’une chose : le niveau critique avait été atteint, il y a longtemps.



Les dents se crispent pendant que des doigts pianotent sur le clavier d’un ordinateur, cherchant à connaître les nouvelles. Que s’était-il passé pendant le monde lorsqu’il dormait encore ? Il allait bientôt le savoir. Beaucoup d’horreurs, comme d’habitude, mais il fallait lire plus loin, bien plus loin, pour comprendre réellement. Son cerveau voletait déjà, prenant information sur information et créant des pensées, réfléchissant. C’était pour ça qu’il faisait ça, dès le matin. Pour continuer à l’abreuver et profiter de ce moment avant de se détendre - ou de continuer à réfléchir, ça dépendait des jours. Un peu de lecture après un léger exercice cérébral, c’était le mieux. Même si certains pouvaient arguer avec justesse que lire n’était, justement, rien de plus qu’une autre forme d’exercice cérébral. Les nouvelles étaient on ne peu plus déplorables : le parc avait brûlé pendant la nuit. Les forces de police soupçonnaient le Crépuscule mais il n’y avait encore aucune preuve, parce que les enquêtes étaient encore en cours. Mais, dans tous les cas, cet éden de verdure au sein de tous les édifices de béton qu’on pouvait trouver en ville avait été souillé et réduit à néant. Lui, il était tranquille. Sa maison était plus ou moins un parc, mais les autres hoshikamiens sentiraient son absence leur peser. Un véritable acte terroriste, qui s’occupait d’un symbole et que l’on ne pourrait ignorer. Ignoble.



Une petite demi-heure après, le temps de mieux appréhender les articles, l’ordinateur est mis sur pause et une craie attrapée dans le but de griffonner un peu sur l’un des murs, ou le tableau le plus proche. Qu’importe. Un ouvrage est ensuite attrapé, celui du jour. Il ne se limite pas à un livre par jour mais, hier, il a finit le précédent avant de se coucher alors, celui-là, ce sera et le premier de la journée, et un livre commencé à la première page. Il ne travaille pas aujourd’hui. Sauf si, bien sûr, il venait à recevoir un appel sur son téléphone, rangé dans une petite poche à l’intérieur de son kimono d’un vert foncé. Aujourd’hui, ce sont des habits décontractés parce qu’il n’a pas prévu de sortir de chez lui, qu’il n’a besoin de rien, les courses ayant été faites il y a peu. Ouvrir le pavillon sur la nature permet de mettre en évidence un temps qui est propice à la lecture au dehors. Dégagé, sans grand nuages et avec des températures qui, il faut l’avouer, son tout à fait agréables pour la saison. Pas trop chaudes, et pas suffisamment froides pour qu’il soit frileux. Il sort donc, se chaussant de petites sandales qui permettent aux herbes de chatouiller ses pieds et à la rosée matinale de venir humidifier légèrement ceux-ci, sans toutefois occasionner de gêne. Ayant initialement prévu d’aller jusqu’au petit kiosque du jardin, il finit par choisir un autre endroit, un peu plus naturel, où il peut se poser un peu sur une vieille souche.



Avec le chant des oiseaux et une brise légère comme accompagnement, il laisse son esprit aller à la lecture et, bien vite, en vient à oublier tous les petits soucis du quotidien, plongé dans l’histoire qui se déroule sous ses yeux. Cette fois, c’est sur un roman qu’il a jeté son dévolu plutôt qu’un quelconque livre scientifique ou une publication. Sa copie est la numéro 6 742. Ce n’est pas grand chose et ça ne présente pas vraiment d’intérêt en soi mais il n’a put s’empêcher de vérifier, de regarder. Il aime les nombres.


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MessageSujet: Re: Un peu de verdure, un brin d'espoir | Mite   Sam 13 Aoû - 6:40


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«..Ehhh ? J'suis où là ??»

Ouais. Ça, c'est moi. Abi le GPS.. qui en fait n'est pas un GPS. J'essayais seulement d'aller chercher de nouveaux pots de thés pour Maman au centre-ville... et me voilà en pleine forêt, seule au monde. WTF ?? Et comme de raison, j'ai encore oublié de prendre mon portable avant de partir. Bravo, Abi. Bravo.

Je me lançai donc dans une aventure dangereuse et extrême qu'est de traverser une forêt sans Internet. J'déconne. La seule créature que j'ai rencontrée c'est un gentil petit écureuil qui m'a léché la main. Mais même si l'aventure s'annonçait plutôt facile et agréable, j'avais faim et j'étais partie si vite le matin que j'avais oublié de prendre mon déjeuner. Quand j'ai passé devant un lièvre quelques minutes plus tôt, je me suis surprise en train de baver. Pauvre petit. Enfin bref, je fouillai dans mes poches à la recherche de  quelque chose à ma- AHAH ! Bon, une sucette, c'est bon mais ça me rassasiera pas. Ah, des graines, parfait ! Je cherchai donc parmi les graines pour trouver une quelconque graine fruitière et- La chance, une pastèque ! Et elles sont super juteuses ces temps-si ! À ce stand près de la maison, ils en vendent des super mûres sur des bâtons, c'est si bon ! J'ai presque supplié Papa à genoux de me laisser en vendre au salon, sans grand succès. Mais un jour !

Après avoir quasiment engloutit mon déjeuner de fortune, je me remis en route en espérant tomber sur le moindre signe de vie.. Et si je ne réussissais jamais à regagner la civilité ? Je resterais coincée dans cette damnée forêt, je me transformerais en Abi sauvage et mangerais des noix comme déjeuner ! AHHH- Non ! Ce n'est pas le moment de paniquer, je devrais essayer de prendre un peu de hauteur pour mieux voir les environs. Je sortis donc les autres graines et les planta toutes. En les faisant pousser, je m'accrochai à celle qui me sembla pousser le plus haut... pour me retrouver en haut d'un séquoia ! Après m'être stabilisée sur une branche, je regardai les environs et.. Bingo ! Je vois la ville d'ici- Ah zut, je suis à court de graines. Bon, va falloir miser sur le hasard cette fois, et vite, je commence à avoir le vertige.

Je me créai donc un escalier avec toutes sortes de plantes ( ah tiens, coucou petra !) pour atterrir... où ? Il y a quelqu'un qui habite ici, c'est certain. Le gazon est fraîchement coupé, ils y a deux petites bâtisses - une typiquement japonaise et l'autre un peu plus moderne - une mare, un kiosque.. Oh, il y a même un jardin zen ! La personne qui vit ici a un sacré grand terrain, et au lieu de se bâtir une maison de rêve, elle l'a consacré à la nature. J'aime déjà cette personne ! Je pourrais peut-être lui laisser un petit cadeau..

Et hop, une nouvelle plante dans son jardin ! J'espère qu'elle l'appréciera. Maintenant, cherchons la dite personne ! Direction la moderne d'abord ! Petite, mais très pratique et jolie. À mon avis, elle sert d'endroit pour recevoir quelqu'un pour la nuit, ou au moins se changer de décor. Elle a beau être équipée pour y faire vivre une personne, toujours pas de signe de vie. La traditionnelle maintenant ! Elle aussi est petite, mais j'adore son style japonais ! C'est comme dans mes livres d'école, c'est trop génial ! Petite comme un appartement, avec beaucoup et beaucoup de livres, tellement qu'ils débordent de leurs étagères ! La personne qui vit ici doit être une mordue de lecture, ou bien cherche un message secret oublié à travers toutes ses lignes. Un lit douillet dans un coin et un bureau installé en plein milieu de la pièce. Ce n'est pas bien de fouiller dans la vie privée des autres, et surtout de rentrer dans le maison librement, mais je ne pu m'en empêcher. J'ouvrai vite l'ordinateur de trouvant sur celui-ci pour tomber sur un site porno de nouvelles d'aujourd'hui. Pas rien de très nouveau... Eh ?? Ils ont mis le feu au parc ?? Et moi qui voulait y faire promener le chien de la voisine en rentrant.. Bon, assez traînassé ! Le propriétaire pourrait revenir d'un instant à l'autre. Je sortis donc de la maison et aperçut au loin... Ah ! Enfin quelqu'un ! Le propriétaire de ce terrain, j'espère..

«Hé ! Excusez-moi ! Êtes-vous...»

Je m'accourais vers la personne en question avant de m'arrêter brusquement, voyant l'expression concentrée de celle-ci. Ça me laissa donc assez de temps pour l'analyser: de longs cheveux roses bonbons, des yeux de la même couleur, des sourcils légèrement froncés, affichant la concentration consacrée au livre devant eux, un visage efféminé et un kimono masculin vert foncé- Attendez. C'était pas une femme ?

«Excusez-moi, Monsieur... ? Vous êtes la personne qui habite ici ? J'me suis perdue, j'voulais aller au centre-ville grâce à la carte que ma mère m'avait donnée, et j'crois que j'l'ai suivie à l'envers puisque j'me suis retrouvée dans cette forêt et puisque mon portable recevait pas de signal, mes plantes m'ont guidées jusqu'ici - magnifique jardin, d'ailleurs - et j'avais dit à Gillian que je la rejoindrais à 11h, elle doit être morte d'inquiétude- Pardon, je sais que c'était pas très clair mais en bref, j'me suis perdue et j'aimerais que vous m'aidiez à retrouver mon chemin vers la ville !»

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MessageSujet: Re: Un peu de verdure, un brin d'espoir | Mite   Mer 18 Jan - 23:36



Un peu de verdure, un brin

d'espoir


Le roman possède une forme de magie qui n’est pas présente dans des documents de nature plus scientifique, et qui conquiert sans effort l’âme de celui qui, se laissant aller à la lecture, autorise les mots couchés sur le papier à le toucher, à faire naître émotions et sentiments. C’est pour cela sans doute que le petit calepin sur lequel on peut lire quelques phrases, couchées là lors d’une inspiration soudaine, est désormais à l’abandon, recouvert d’une feuille venu se loger là une petite heure auparavant, et que le crayon utilisé pour y noter des pensées passagères a roulé jusqu’à cogner gentiment contre les pieds de Zenno sans qu’il ne s’en aperçoive. Sa conscience ne lui appartenait plus et rejetait ce qui l’entourait, trop absorbé qu’il était dans le monde qui s’offrait à lui grâce à l’exercice de sa lecture et qui, titillant son imagination, le faisait vivre nombres de scènes qui n’ont jamais existé et qui, pourtant, semblent bien vivantes à travers ce frêle vecteur que sont les lettres regroupées dans un livre, faisant de celui-ci l’objet d’une prouesse qui dépasse la présence matérielle peu prononcées du livre et de ses phrases et rend cette présence plus importante que le monde matériel l’espace de quelques instants.



C’est pourtant ce monde matériel qui l’arrache finalement à la lecture, et non la fin de l’histoire comme on aurait pu s’y attendre. Tout d’abord, un son inhabituel dont il ne parvient pas à saisir les spécificités mais rompt le calme qui régnait jusqu’alors et ramène petit à petit sa conscience vers cette inconnue qui s’est aventurée dans son jardin, jusqu’à ce retrouver près de lui. Une jeune fille qu’il n’a jamais vu, dont il ne se souvient plus en tout cas. Peut-être l’a-t-il rencontrée avant que ses cheveux ne prennent pour couleur un vert délicat qui s’accorde bien avec ce qui les environne ? Mais elle est tellement jeune que cela lui semble bien improbable. N’ayant plus le choix puisque sa concentration est rompue, il referme doucement son livre non sans y glisser un marque-page pour en continuer la lecture une fois l’intrusion terminée, et écoute ce qu’on lui dit - et donc les explications qui lui permettent de comprendre ce que fait cette jeune fille sur sa propriété alors qu’il n’attend personne. Normalement, il aurait tendance à penser d’un intrus dans sa modeste demeure qu’il fût un voleur - même s’il aurait pour cela fallut qu’il y ait quelque chose à lui dérober. Mais cette jeune fille n’a visiblement rien pris d’important - sinon il pourrait le voir aisément - et ne l’aurait probablement pas abordé si elle arborait en son cœur de si sombres desseins - quoi que l’homme peut se révéler être un bien étrange animal parfois. Elle est donc perdue, est la conclusion la plus logique et celle qui correspondait à ce qu’elle lui est en train de lui dire.



Et puis, elle a l’air désorientée. Cela s’entend aisément. La manière dont elle vient de s’exprimer laisse à désirer, surtout cette mention comme quoi les plantes l’avaient guidés ici qui était, somme toute, assez inintelligibles à moins que l’on ne décide de considérer qu’elle s’était embêtée à chercher de la mousse sur les arbres pour l’orienter - mais elle n’aurait probablement pas été perdue dans ce cas. Il se relève en soupirant et, ce faisant, ramasse les quelques affaires qui étaient tombés au sol tout en époussetant son kimono pour être un peu plus présentable. Il n’avait ni prévu de rencontrer qui que ce soit ni de s’aventurer plus loin que son jardin de la journée mais il n’allait certainement pas laisser une fille qui avait l’air d’être mineure retrouver son chemin seule. Surtout quelqu’un qui réussissait à venir se perdre dans le quartier des villas en bordure de la ville en essayant de rejoindre le centre ville - qui l’avait laissée sortir si son sens de l’orientation était aussi mauvais au juste ? Elle a bien mentionné une carte mais... Ah et puis un rendez-vous aussi. L’inconnue était supposée rencontrer une personne dont il n’avait pas retenu le nom aux alentours de onze heures si ça mémoire ne lui faisait pas défaut, ce qui le conduit à jeter un coup d’œil sur sa montre pour vérifier l’état de la situation et lui arrache un nouveau soupir. Il n’a vraiment plus le choix - moralement, en tout cas - et lui adresse calmement la parole pour lui faire part du fait qu’il va l’aider.



«- Je ne sais pas comment tu as fait pour te retrouver ici alors que tu avais une carte, mais il est déjà onze heures et demi. Je te propose de téléphoner chez moi pour prévenir cette personne, quelle qu’elle soit, puis de te raccompagner. Comme cela, tu ne te perdras plus.»



Zenno n’est ni quelqu’un de méchant ni du genre à laisser son prochain dans la détresse s’il peut lui apporter son aide sans cela ne lui coûte un bras - quoique, s’il s’agit d’expériences peut-être que... - mais son front se plisse légèrement en s’apercevant de ce qu’il vient de dire et de ce que cela sous-entendait. C’était ennuyant, vraiment très ennuyant. En particulier parce qu’elle est si jeune qu’elle se doit de la ramener mais que, ce faisant, il risquait de finir par être l’objet d’une de ces ridicules rumeurs qui naissent parfois au sujet des hommes engagés en politique juste pour le profit personnel de celui qui la rependait. Être adulte et avoir ses propres idées complique toujours tout - surtout qu’il n’est pas possible d’ignorer la manière dont réagissent les masses lorsqu’on leur offre une information croustillante à se mettre sous la dent. Balayant toutes ces pensées d’un revers de la main, il se dirige vers sa maison en entraînant la jeune inconnue avec lui puis se décide enfin à poser la question qui le taraude depuis qu’il l’a vue, ses traits se relâchant un peu.



«- Et donc, tu es ?»


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MessageSujet: Re: Un peu de verdure, un brin d'espoir | Mite   Dim 22 Jan - 1:30


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«Je ne sais pas comment tu as fait pour te retrouver ici alors que tu avais une carte, mais il est déjà onze heures et demi. Je te propose de téléphoner chez moi pour prévenir cette personne, quelle qu’elle soit, puis de te raccompagner. Comme cela, tu ne te perdras plus.»

...

WHAT ?!
Onze heures et demi ?!

«C'est pas sérieux ?! Rahhhh ! La poisse ! Gilly doit être carrément morte d'inquiétude, elle va tellement me massacrer ! Bordel, et les pots de thés de Maman ! Je crois que je devrais commencer à creuser ma tombe..»

Reprenant un peu mon calme, je levai la tête face à mon ''sauveur'', une moue
ennuyée imprimée sur son visage. Réalisant le vent que je venais de lui foutre en plein visage, je m'exclamai rapidement:

«Ah, désolée ! J'apprécierais beaucoup que vous me laissiez utiliser votre téléphone, merci..»

Satisfait de cette réponse, il m'invita à le suivre vers le-dit téléphone. Une chance qu'il possède un téléphone, je ne sais pas comment j'aurais été capable de pouvoir rejoindre Gilly ou maman dans cette jungle amazonienne. En fait, une chance que je sois tombée sur cette habitation, celle-ci précisément, et non celle d'un kidnappeur ou d'un pervers. Mais, attendez- Je ne connais rien de cet étranger ! Il me veut peut-être du mal ! Et dire qu'on nous enseigne depuis que nous sommes jeune de ne jamais parler ou faire confiance à des étrangers.. Mais, bizarrement, ce monsieur n'a pas l'air très méchant, ou détraqué au point de me vouloir du mal, au moins. Juste un peu.. Déconnecté ? Du style, on dirait que ça fait un bail qu'il n'a pas posé un pied dans la société, genre aller manger avec des potes au resto, ou aller jouer au bowling en double date. L'une de seules connexions avec la société doit être cet ordinateur que j'ai vu tout à l'heure. Si ma prédiction est bonne, il n'a pas eu de vrai contact ou de relation avec quelqu'un depuis un bail. Et pourtant, il m'a l'air complètement indifférent à ce propos. Il doit être quelqu'un assez solitaire..

Alors que nous sommes à mi-chemin vers la maison traditionnelle où j'avais précédemment fouiné sans permission, il me posa une petite et toute simple, mais cruciale question:

«Et donc, tu es ?»

«Eh ?»

Je relevai la tête d'un coup sec, surprise, et manquai de près de me cogner le front sur son menton. Je reculai la tête par réflexe, mais malheureusement pour mon ego, je manquai d'équilibre et tombai par l'arrière uniquement pour me ramasser sur le derrière. Eh oui, en plus de n'avoir aucun sens de l'orientation, j'ai un très mauvais sens de l'équilibre dans des situations comme celles-là. Quand il est question de patiner ou de se promener sur une poutre, ça va, mais prise par surprise, on dirait que ce sont mes instincts primitifs qui ressortent et prennent le dessus sur mon corps. Je me relevai maladroitement, le visage brûlant de honte. En plus ça devant m'arriver devant un inconnu ! Devant mes potes, c'est moins embarrassant puisqu'ils y sont déjà habitués. Ça se termine donc en rires et en blagues, mais les étrangers ne le savent pas, ça. J'eus quand même le courage de croiser le regard surpris de cet inconnu aux cheveux bonbons. Embarrassée, je repris rapidement mes sens et répondit rapidement à sa question.

«Désolée pour ça, j'ai aussi un très mauvais sens de l'équilibre quand il est question de surprise. Ahem. Bref, moi c'est Abigaïl Ishida, ma-.. euh monsieur ! Je suis une étudiante à l'académie d'Hoshikami, et j'habite dans un salon de thé dirigé par mes parents. Oh évidemment, ils ne sont pas mes vrais parents, puisque je suis une étoile, mais ils m'ont recueillit depuis que je suis petite, donc ils sont comme ma vraie famille... Ah, d'ailleurs ! Je suis vraiment désolée de vous avoir dérangée durant votre lecture, je vous assure que ce n'en était pas du tout mon intention. Vous êtes vraiment mon sauveur, monsieur.. ?»

Heureusement que ces petites crises de honte ne durent jamais très longtemps, sinon je serais déjà morte depuis longtemps.. Il n'avait pas l'air de vouloir rire de moi, il me semblait plutôt surpris. Mais qui sait, peut-être qu'il est un excellent acteur. Je n'ai jamais été douée pour savoir ce que les gens pensent, de toute façon. Il y en a qu'ils possèdent ça comme si c'était leur sixième sens. Moi le mien, c'est plutôt de détecter leurs sentiments, comment ils se sentent à l'intérieur d'eux-même, ce qui est légèrement plus vague et difficile à déchiffrer, si je ne pas veux me vanter. Mais cette personne, étrangement, je ne détecte rien. Peut-être un brin de bonheur provenant d'un vieux souvenir profondément enfouis dans sa mémoire, mais surtout beaucoup de curiosité pour tout ce qu'il l'entoure. Voilà, c'est ça. Il est curieux de la situation se présentant devant ses yeux. Mais je le comprends, moi aussi je me demanderais ce qu'il se passerait dans une situation comme celle-ci si j'étais à sa place.

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