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 What doesn't kill you makes you wish you were dead. | 100 %

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MessageSujet: What doesn't kill you makes you wish you were dead. | 100 %   Lun 4 Juil - 15:42




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Nom — Todd
Prénom — Babylone, même si toutes tes connaissances te connaissent et te nomment à l'aide de ton diminutif ; Babe.
Âge — Vingt-deux ans, tu es né le 22 février.
Sexe — Masculin.
Race — Humain.
Nationalité — Anglaise. A cup of tea ?
Occupation — Caissier dans un magasin de quartier, comédien de doublage.
Orientation sexuelle — Pansexuel (et demiromantique, si l'on veut être exact...)





physique

couleur des yeux — Un brun chaleureux qui fait le bonheur des inconditionnels du chocolat. ; couleur des cheveux — Ils sont décolorés – et donc blancs – mais tes plus anciens potes se souviennent de tes mèches blondes. L'on peut d'ailleurs sans peine connaître ton ancienne couleur en observant tes poils clairs... Tu te plais à te faire des rastas, à ajouter des plumes colorées, ou même les deux, pour égayer un peu cette masse monochrome. ; taille — Comparé aux standards japonais, tu es grand : il mesure environ 1m79. ; poids — 75 Kg et des poussières. Tu as beau faire attention à ton alimentation et posséder un poids correct, tu as la mauvaise manie de manger lorsque tu ne vas pas bien ou que tu t'ennuies... ; tatouages ou piercings — Pas encore de tatouages malgré ton envie, tu as néanmoins quelques piercings : tes lèvres sont décorées d'un labret vertical et de deux décalés. Un bridge attire l'attention sur tes yeux dont le droit est souligné d'un piercing de surface. Tu ne t'es toutefois pas arrêté là puisque ton oreille gauche est alourdie d'un industriel et d'un plug de huit millimètres, tandis que la droite porte un écarteur en spirale. ; cicatrices — R.A.S. ; style vestimentaire — Tout dépend de ton humeur, à vrai dire. Mais tu ne tournes généralement plus facilement vers un style rock-punk ou vers quelque chose de plus casual, comme des sarouels.

Babe, t'es le mec chaleureux qui ne perd jamais le joli croissant étirant ses lippes. Le genre de sourire qui, en dehors de créer une fossette amusante sur ta joue gauche, appelle indéniablement des retours et met de bonne humeur. Sans être un petit rayon de soleil par nature, tu demeures le genre de gars que l'on aime fréquenter pour sa positivité de surface constante. Celui que l'on aide souvent à s'habiller, parce qu'il est du genre à stresser devant son armoire lorsqu'une grande occasion approche. Celui qui s'écrit sur les bras pour ne pas oublier ses rendez-vous, même s'il arrive encore à ne pas s'en souvenir. Celui qui râle devant le manque de véritables muscles que créent les cochonneries qu'il aime manger. Celui qui possède une démarche un peu traînante, les mains dans les poches, mais dont le dos se redresse immédiatement lorsqu'il croise un proche... Ouais, Babe, t'es ce type là.


caractère



« T'approche pas ! » « Mélange pas ton verre au sien... Tu risques de tomber malade ! » « Il va bientôt mourir... » « C'est contagieux ? Erk ! Je ne veux pas qu'il me touche ! » « Il s'appelle Babylone... Tu sais, le blond dans la classe d'à côté ? » « Quoi... ? Je suis assise à côté d'un mec contagieux... ? » « Tu crois que sa mère était une pute, pour traîner ce genre de maladie... ? » « C'est dégoûtant... »

Tu es habitué maintenant. Désormais plongé dans le monde des adultes, tu ne bouffes plus ce genre paroles, mais les regards se sont alourdis. Bien sûr, « être grand » c'est se montrer relativement responsable. Alors l'on ne vient plus t'agresser verbalement pour te rappeler mille et une fois que ton destin est tout tracé, que tu vas mourir bêtement d'un rhume ou d'une autre maladie pourtant banale. Non, ton entourage préfère plutôt occulter cette dure réalité, la dissimuler puérilement comme si ne plus la voir allait la faire disparaître. Pouf. Plus de maladie, plus de contraintes.

Ça t'arrangerait bien, Babe. Mais les boîtes de médicaments dissimulées dans ton sac te renvoient inlassablement l'injustice de ta vie comme un bus en pleine gueule. Tu aimerais bien oublier, toi aussi, tu le souhaites ardemment même, mais ces pilules représentent ton oxygène. Elles te permettent de couler des jours heureux, ou presque. Grâce à elles, personne ne se doute de la tare que tu traînes, du poison circulant librement dans ton sang. Alors tu te tais. Tu gobes sagement tes comprimés, à l'insu de tout le monde, et tu scelles tes lippes. La vérité n'en sortira jamais, tu préfères la conserver au fond de ta gorge que de mettre des mots dessus, car c'est plus simple ainsi. Aucun de tes amis n'a à se soucier de ta santé, des tes possibles blessures… Ils se comportent comme n'importe qui. Comme si tu n'étais pas malade. Comme si tu étais… normal.

Ils te charrient souvent sur ton rythme de vie, d'ailleurs. Ils te traitent de lapin ou de coincé, parce que tu ne fais aucun écart. Tu as une hygiène irréprochable, tu représentes même un modèle pour les quelques nanas que tu côtoies. Tu manges sainement, ne bois jamais jusqu'à en rouler sous la table, fais du sport, ne fumes presque jamais… Tu passes souvent pour un saint auprès des potes de tes potes, mais il n'y a rien de plus faux que cette affirmation. Tu es un mec festif. Tu es le premier à organiser des sorties, à aller s'inviter dans des soirées privées sans aucune honte… tu es même celui qui cherches à tirer les autres dans tes magouilles foireuses, pour ne pas finir tout seul. Parce que la solitude n'est assurément pas ton fort. Tu auras toute ton existence post-vitem pour te complaire entre tes quatre planches de bois, en solitaire.

« Viens ! J'te promets que tu vas pas crever… On va juste sauter d'un pont ! »

T'es un mec à la constante recherche d'adrénaline, l'aventurier qui n'a pas froid aux yeux et qui glace le sang de ses amis. Tu aimes par dessus tout la sensation de se sentir vivant électriser ta peau, se mélangeant avec la peur des conséquences. Tu peux d'ailleurs affirmer que le saut à l'élastique est une chose flippante, même si tu n'avoueras pas avoir hurlé comme une fillette de cinq ans.

« Non. C'était pas drôle. »

Susceptible, le petit. Et rancunier. Tu es également le premier à te complaire dans le négatif pour ne pas te faire de faux et douloureux espoirs, ce qui t'amène bien heureusement à quelques surprises lorsque les choses tournent bien pour toi. Néanmoins, tes proches pensent tout le contraire de toi puisque tu es le premier à les épauler et à leur assurer que tout se passera bien pour eux. Tu caches bien ton jeu. Capricieux, tu n'aimes pas être contrarié et n'hésites pas à user de tes charmes pour avoir ce que tu désires plus rapidement. Ainsi, il ne vaut mieux pas taquiner ta patience, celle-ci étant bien réduite. Heureusement pour ton entourage –aussi restreint soit-il–, tu n'es pas détenteur d'une fierté aussi étendue que ton phallus et sais donc reconnaître lorsque tu as tort. Même si le tort tue. (Excusez-moi pour cette blague douteuse, merci.)

« Pourquoi laisser de si jolies fesses collées à une chaise… ? Viens danser ! »

Tu es un bien piètre dragueur, Babe. Pas dans le sens que tu ne sais pas le faire, même plutôt le contraire. Mais plutôt parce que tout ce qui sort de tes lèvres se révèle être faux. Tu ne séduis pas dans le but de finir entre les draps d'un(e) quelconque inconnu(e), mais plutôt dans l'optique de paraître normal. Tes amis te sifflent avec amusement en avisant une énième conquête à tes côtés et ils s'imaginent certainement que tu passes ensuite la nuit avec elle, mais il n'y a rien de plus faux. Tu as peur. La crainte d'être anormal grouille sous ton épiderme et te forces à agir en véritable goujat quand, au milieu de la soirée, tu abandonnes salement ta « conquête » pour repartir chez toi. Il s'agit d'un automatisme depuis que la maladie a été dépistée, parce que tu es terrifié des relations sexuelles. Tu crains si fort de contaminer une autre personne que tu t'empêches toutes relations autre qu'amicale, car c'est plus simple comme ça

Au fond, tu es un véritable condensé de peur. Tu joues au coureur de jupons sans véritablement l'être, tu joues au mec sûr de lui, tu joues le rôle d'une personne normale, parce que tu es mortifié. Tu crains si fort la mort et, au dessus de ça, de finir tout seul que tu t'escrimes à endosser le rôle d'une personne qui n'est pas toi, t’embarrassant même de liens nocifs qui, outre de blesser davantage, te font te sentir utile.





histoire




« Je suis désolé madame, mais votre fils est bel et bien séropositif.
– ... Quoi !? Mais je pensais que les médicaments...
– Il y avait très peu de chance qu'ils ne fonctionnent pas, en effet. Mais disons que chaque femme enceinte est différente, tout comme le bébé qu'elles portent... Babylone fait partie du petit 5% à tout de même tomber malade malgré la procédure habituelle... Je suis navré. »

Le médecin t'observe dormir comme un loir d'un œil penaud. Il n'aurait jamais envisagé que ta mère te transmette la maladie malgré le long protocole médical qu'elle a suivi durant ses neuf mois de grossesse et, impuissant, il ne peut que se sentir mal pour toi. Comment aurait-il pu se sentir autrement, après avoir suivi et s'être attaché à ta maman durant tout ce temps ? Une mère célibataire qui, outre contracter la même maladie que toi suite à une erreur d'une nuit, se retrouve à partager son fardeau avec son enfant... Il y a de quoi se sentir mal.

« Venez dans mon bureau, Chihiro. Je sais que vous connaissez très bien la maladie... mais je dois vous prévenir des risques et des bons gestes à prendre avec Babylone.
– Oui... Devra-t-il prendre des médicaments... ? Il es tellement jeune...
–Non, pas maintenant. Il commencera son traitement aux alentours de ses dix ans, si ses analyses démontrent un besoin spécifique.
– Il y a encore une chance ?
– Je n'ai pas dit ça... Mais, comme vous devez le savoir, la maladie possède différents degrés qui évoluent au fil du temps. Et... - »

Confortablement lové dans tes petites couvertures vertes, âgé de quelques semaines, tu ne te doutes aucunement de la vie qui sera la tienne.

+ + +

« Babe ! Je t'ai déjà dit de ne pas grimper aux arbres ! Tu risques de te faire mal !
– Mais maman !
– Pas de mais ! Descends de là ! »

Renâclant, tu consens néanmoins à descendre de la branche sur laquelle tu t'es installé. Arrivé en bas, comme à son habitude, ta maman survole la moindre parcelle de ta peau du regard, en quête de la moindre égratignure. Elle semble soulagée lorsque ses belles prunelles noires se soudent aux tiennes et, gratifiant ton front d'un baiser, elle t'entraîne jusqu'à la maison.

« Ne grimpe pas aux arbres, Babe, tu pourrais te blesser.
– ... Oui maman.
– Bien ! Et tu ne m'as toujours pas raconté comment c'était passé ta journée d'école ! Tu as fait un déjeuner en classe, non ?
– C'était pas mal.
– Juste pas mal ?
– Hm hm. »

Plus mal que pas mal, à dire vrai, mais tu préfères contenter ta maman en racontant les points positifs de la journée. Elle s'inquiète déjà beaucoup trop à ton sujet et, du haut de tes dix ans, tu as toi aussi envie de lui faire plaisir.

« – Monsieur James nous a proposé de voir un film mais les garçons de la classe préféraient jouer au football...
– Et tu as joué avec eux ?
– Un peu. »

Ou pas. Ils ne t'ont pas laissé les rejoindre sur le terrain, comme à leur habitude. Ils font ça à chaque cours de sport, surtout lorsqu'ils doivent tirer les équipes. Tu demeures toujours le dernier sur le banc et le groupe en charge de te prendre râle un bon moment avant de, finalement, te laisser assis parce que tu les freines. Parce que tu es trop dangereux aussi. Et les professeurs t'accordent des regards désolés, imaginant assurément la même chose. Il suffisait d'une petite blessure pour faire resurgir le poison qui t'habitait et ils préféraient prévenir que guérir. Alors tu restais assis, regardant tes camarades jouer avec envie, une boule de tristesse coincée au fond de la gorge.

« Et ce petit déjeuner ? Il était bon ?
– Super ! Camilla a même amené du jus de mangue. »

Que tu n'as pas pu boire, bien sûr. Parce que les autres avaient peur que tu ne mélanges ton verre avec les leurs.

« Je suis ravie que tu te plaises dans ton école ! »

Cette exclamation pourtant joyeuse ne te fait pas te sentir bien. Au contraire, ces quelques mots ravivent quelque chose d'étrange au plus profond de tes entrailles, t'obligeant à ravaler difficilement tes larmes.

« Babe ? Ça ne va pas ?
– Juste un truc dans l’œil !
– Hm... J'espère que tu ne me fais pas une espèce d'allergie au pollen... J’appellerai le médecin demain. »

Tu hoches la tête, heureux que le sujet soit écarté. Tu n'aimes pas énormément aller chez le médecin, mais tu sais devoir y aller régulièrement. Tu es peut-être petit, mais ta maman ne t'a pas caché la vérité et tu es au courant de l'importance de ne pas manquer un rendez-vous et de prendre les médicaments que l'on te donne, même s'ils n'ont pas un goût agréable. Et puis, ta maman t'offre régulièrement de petites attentions lorsque son salaire le lui permet ! Alors tu avales sans te plaindre lorsque tu peux obtenir une peluche à la clef...

+ + +

« C'est vrai que tu vas mourir ? »

La petite blonde de ta classe, Camilla, est fermement campée devant toi avec des yeux curieux que tu juges dérangeants. Du haut de ses douze ans, elle se trouve être légèrement plus grande que toi, comme une bonne partie des filles de ta classe. Le médecin dit que c'est normal, que tu vas avoir une poussée de croissance un peu plus tard, alors tu acceptes ce fait comme tous les autres, te contentant de hocher la tête.

« Alors ? C'est vrai ? Papa dit que tu es dangereux... Que tu peux faire mourir quelqu'un avec toi. C'est vrai ? »

Elle est bien la seule à t'approcher pour te poser ce genre de questions, tes autres camarades de classe préférant t'ignorer, te rejeter ou paniquer à ton approche. Tu les comprends, ils ont appris le jour de ton entrée à l'école qu'il ne fallait pas te faire du mal ou ne pas te toucher si tu saignes parce qu'il peut être dangereux de le faire. Il est alors facile pour eux de sauter sur des conclusions hâtives, sûrement aidés par la réserve de leurs parents, ceux-ci craignant assurément pour la santé de leurs mômes. Bah oui, il suffirait de si peu de choses pour que leur engeance attrape la même tare que lui et doive porter un tel poids toute leur existence !
Mieux vaut prévenir que guérir.

« Ouais. J'ai des pouvoirs magiques. Tu vois Harry Potter ? Bah je fais comme lui. Je peux te lancer un avada kedavra dans la tronche !
– Quoi... ? T'es un sorcier... ? Vraiment ? c'est pas une blague ?
– Absolument pas !
– Trop cool... »

Utile de dire que les parents de Camilla ont fait une sale tête en voyant que leur fille s'est liée d'amitié avec un mort en sursis ?

« Mais maman ! Je te dis que Baby est un sorcier ! Même qu'il doit être à serpentard !
– ... Mais oui ma chérie, mais oui... »

+ + +

« – Chéri ? Oh, tu es là ! J'ai une nouvelle à t'annoncer ! »

Les lèvres rouges de ta mère sont étirées en un large sourire lumineux, te dévoilant la teneur de la nouvelle. Il ne peut s'agir que d'une chose bénéfique !

« On va déménager !
– Quoi ? Mais... où ? »

Au final, cette nouvelle n'est pas si bénéfique que cela. L'année n'est même pas terminée qu'elle désire te lancer dans une nouvelle école ? Non, ça ne te plait pas. La simple idée de perdre ta meilleure amie, Camilla, te serre douloureusement le cœur.

« Au Japon pardi ! Je t'ai déjà dit que ma famille habite là-bas et je pense que ce serait bon pour toi... D'avoir un peu plus de famille, tu vois ?
– Mais tu me suffis très bien, maman !
– Désolée, mais j'ai déjà tout prévu. J'ai annoncé à l'école ton départ et je me suis déjà occupée de la paperasse...
– Pourquoi tu ne m'as pas dit ça avant ?
– Et bien... Je pensais que ça te ferait plaisir ? Les professeurs m'ont toujours dit que tu étais un peu seul, en classe, alors...
– Tu me connais mal, maman ! »

Fuyant dans ta chambre, tu te jettes sur ton lit et attrapes ton téléphone avec précipitation. Aussitôt ce dernier débloqué, tu appelles ta meilleure amie en refrénant ton désir ardent de tout casser. La colère t'étreint avec une telle hargne que tu doutes qu'annoncer la nouvelle à Camilla maintenant soit judicieux... mais sitôt as-tu décroché que ta meilleure amie te rappelle, t'obligeant à décrocher.

« Allô ? Babe ? Tout va bien ? »

Sa voix fait aussitôt descendre ta rage, la faisant se disloquer comme un soufflé sorti trop vite du four. Prenant une profonde inspiration, tu lui expliques la discussion que tu viens d'avoir avec ta mère, grimaçant en entendant le petit cri qu'emet Camilla.

« – Quoi ....!?
– Je suis désolé Cami - ...
– Mais c'est trop génial !
– Hein...?
– Ouais ! Tu vas au pays des mangas et des beaux gosses !
– ... Je suis sérieux Cam'.
– Mais moi aussi ! Oui... je suis triste de ne bientôt plus voir ta tronche d'abruti, mais il y a skype ! On pourra parler tous les jours, si tu veux !
– ... Tu le prends vraiment bien !
– Vois le côté positif des choses et tu le prendras de la meilleure manière qui soit !
– ...Quand tu parles de meilleure manière... tu veux dire par devant ou par derrière ?
– Babe ! Sérieux ! »

Le rire qui s'échappe de tes lippes termine de te détendre. Il n'y a pas une meilleure personne que Camilla pour te détendre et t'arracher des gloussements idiots. Et même lorsqu'elle a appris que tu n'étais pas véritablement un sorcier, elle t'a pardonné sur un ton léger en enchaînant de suite sur autre chose... c'est vraiment la meilleure.

« – J'ai aussi une annonce à te faire !
– Me dis pas que tu as perdu ta virginité avec ce couillon de Marcus.
– Hein ? Non ! Ça n'a rien à voir ! Enfin...
– Ça concerne Marcus....?
– Ouais...
– Je dois m'énerver ?
– Respire un bon coup. Voilà... c'est bon ? Alors... Marcus est mon étoile.
– ...
– Babe ?
– ... Tu blagues ?
– Non ! Je l'ai découvert il y a pas longtemps...
– Mais c'est horrible !
– Bah... faut croire que je suis destinée à me trimballer des cas sociaux ?
– Aha, très drôle. » 

Tu ne sais pas si tu dois être heureux pour elle ou crier un bon coup. Marcus, tu ne l'aimes pas. Le courant ne passe décidément pas entre vous et savoir qu'il possède la vie de ta meilleure amie entre les mains t'emplit de crainte.

« Allez, Babe ! Tout ira bien ! C'est pas un idiot avec un pouvoir sur la pilosité qui va me faire du mal !
– Hein... ? Marcus a... avec la pilosité ?
– Ouais ! Tu te souviens de Maclagan ? C'est à cause de lui si elle s'est retrouvée avec une barbe pendant trois jours !
– ... Je crois que ce mec remonte dans mon estime. »

Maclagan est ta professeur de maths. Une jeune femme favorisant sans honte quelques-uns de ses élèves et qui, en plus de se montrer particulièrement sévère, ne t'apprécie pas. « De la mauvaise graine ! Je suis sûre qu'il finira mal ! » Avec des professeurs comme ça, tu en es persuadé.

« – Et toi ? Toujours pas d'étoile ?
– Nan. Et j'ai pas très hâte, tu vois.
– Mais pourquoi...? C'est pas mal, je trouve ! Enfin... sauf quand tu as Marcus, mais...
– Hm... Je ne peux pas lui faire porter ma maladie, tu vois ?
– Ouais... Je comprends. Désolée d'avoir amené le sujet. »

+ + +

« Chéri ? Je te présente ma mère, Chikage, et mon père, Tenryû.
– Bonjour ! »

Bien un des seuls mots que tu connais en japonais. Bien sûr, avec une fujoshi comme meilleure amie, tu possèdes un panel complet d'insultes à faire rougir une vielle dame, mais étrangement, tu ne penses pas que ce soit le moment propice à ce genre de choses.

« Et voici mon frère, Seinosuke et sa femme, Aiichiro.
– Bonjour ! »

Tu t'es souvent répété ce jour-là, lorsque ta mère s'est mise en tête de te faire rencontrer sa longue famille en une journée. Vous avez finalement posé vos valises à Hoshikami, après quelques heures de route.

« – Ne t'en fais pas, tu apprendras vite le japonais ! Bon nombre d'entre eux bredouillent l'anglais, alors tout ira bien !
– ... Ils ont l'air gentils.
– Je t'assure qu'ils le sont ! Une famille en or, je te promets.
– Alors pourquoi être partie...?
– Hm... Disons que les moeurs japonaises m'étouffaient, lorsque j'avais ton âge. J'ai décidé de faire mes études en Angleterre et d’approfondir mon anglais... J'y suis restée de longues années avant de rencontrer ton père ! Ça n'a pas duré et... même s'il a complètement bouleversé ma vie et ma vision de moi-même... il m'a laissé un cadeau inestimable. Je t'ai toi, maintenant !
– Maman...
– Tu n'as pas besoin de répondre, d'être désolé ou quoi que ce soit, Babe. Continue juste d'être toi et d'aimer ta pauvre mère !
– Je t'aime, maman. »

Tu te sens coupable en voyant les larmes perler aux yeux de ta mère et s'accrocher à ses cils, mais son sourire lumineux efface bien vite ta culpabilité. La prenant dans tes bras d'adolescent, tu fermes les yeux et la berce gentiment contre toi, échangeant un instant les rôles. Pour une fois, ce n'est pas elle qui te comble d'attention et te soulage de ta douleur, mais c'est toi qui t'en charges.

« ... Oh, Babe.
– Oui ?
– C'est la dernière fois que tu postes une vidéo sur Facebook de toi sautant dans le vide. J'ai cru avoir une attaque avant de voir ton parachute s'ouvrir.
– Mais...
– Pas de mais.
– ... Ouais. »

Elle ne saura visiblement jamais que la coupable se révèle être Camilla qui, pour tes seize ans, t'as offert un fameux « baptême de l'air ».

+ + +

Au fur et à mesure des mois, ta mère commençait doucement à mettre des mots japonais dans ses phrases jusqu'à ne plus te parler que dans sa langue natale, te forçant à faire des progrès. Elle a eu de nombreux fous rires lorsque, ne construisant pas correctement tes phrases, tu lui racontais des choses sans queue ni tête. Tu l'as boudé, longtemps, mais une petite glace lui suffit afin de se racheter.

À côté de cela, toujours à l'école, tu as longuement cherché à entrer dans le monde du spectacle. Depuis petit, le métier de cascadeur te fait rêver et ce n'est pas parce que tu as changé de métier entre temps que tu ne vas pas essayer d'y entrer. Tu as donc pu assister à un tournage grâce à une connaissance de ta mère et, même si tu n'y as pas participé, voir l'envers du décor t'a démontré que tu étais sur la bonne voie, que ça te plaisait véritablement.

Pourtant, à chaque demande de ta part afin de recevoir une formation, l'on t'a toujours regardé avec ces mêmes yeux navrés luisant de pitié. Évidemment, ta maladie bloquait. « Je suis désolée, mais je ne peux pas. Le métier est déjà dangereux en lui-même, alors... » alors avoir un mort en sursis occasionnait des soucis supplémentaires. Tu n'avais même pas besoin d'entendre la suite de leurs excuses pour connaître la raison de leur refus.
Mieux vaut prévenir que guérir. Encore et toujours.

Tu ne lâches néanmoins pas l'affaire, envoies de nombreuses lettres, te présentes aux studios plusieurs fois et essuies de nombreux refus avant que l'on ne te propose enfin quelque chose.

« Je ne peux pas te proposer une place de cascadeur, mais il nous manque quelqu'un afin de doubler une ambiance.
– Une ambiance... ?
– Oui ! C'est à dire une discussion anodine, dans un film. Par exemple une scène de foule, de concert... des personnes discutant dans la rue.
– Un espèce de rôle secondaire, mais pour la voix ?
– Tout à fait. Qu'en dis-tu ?
– ... Pourquoi pas. Mais je n'ai pas de spécialisations...
– Ce n'est pas un problème.
– Et ça concerne quel film ?
– Oh ! Pas un film, c'est pour un anime. Un personnage anglais discutant au téléphone, dans un aéroport. L'on peut dire que tu tombes bien ! »

Camilla allait être verte de jalousie en apprenant ça.

+ + +

De fil en aiguille, tu es parvenu à te faire une petite place dans le domaine fermé du doublage. Certes, il ne s'agissait principalement que d'animes ou de films pour un public particulièrement jeune –et tu n'étais même pas souvent appelé–, mais tu t'amusais énormément. Si bien que tu t'es fait à l'idée de ne pas pouvoir devenir cascadeur et as continué tes études en littérature en parallèle.

Ton métier de doubleur te rapportant un peu d'argent, tu réussis, à l'aide de ta mère, à te payer un petit appartement une fois âgé de vingt-et-un an et quittes le domicile familial. Bien sûr, elle t'appelle quotidiennement afin de s'assurer que tout se passe bien pour toi et que tu prends bien ton traitement, en bonne maman poule qu'elle est, mais cela ne te dérange pas. Au contraire même, son attitude te met du baume au cœur, même si elle n'a pas toujours agi ainsi. À vrai dire, elle est devenue davantage protectrice le jour où tu as contracté une grippe. Tu devais avoir neuf ans, pas plus, lorsque tu es tombé malade et que tu as dû être envoyé d'urgence à l'hôpital. Ta mère s'est rongé les ongles jusqu'à en saigner ce jour-là, infiniment inquiète pour ta santé... mais plus de peur que de mal. Le médecin l'a rassurée, lui promettant qu'il était normal pour un enfant, même séropositif, de tomber malade et que tes défenses immunitaires restaient relativement élevées. Alors, aidé de médicaments, d'une bonne alimentation et de la tranquillité de l’hôpital, tu n'as pas mis longtemps à guérir.

Désormais âgé de vingt-deux ans, tu coules une vie relativement tranquille. Tu n'es pas devenu cascadeur mais cassier, au plus grand soulagement de ta mère, et doubles de temps à autre des animes. Tu n'as toujours pas rencontré ton étoile et n'a pas vraiment hâte de le faire, espérant secrètement ne jamais la trouver par crainte de lui être mortel... et tu pratiques toujours des sports extrêmes.

« Babe ! Je t'ai déjà dit mille fois de ne plus poster tes vidéos sur facebook ! Ah... Tu vas avoir ma mort sur la conscience si tu continues... »




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Pseudo — Bagheera, Caögan, Shershou
Vous; en cinq mots — Je. sais. pas. quoi. dire.
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Comment avez-vous découvert le forum — C'est un reboot...
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Pedobear ou bisounours — ... Pedonours ?
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MessageSujet: Re: What doesn't kill you makes you wish you were dead. | 100 %   Lun 4 Juil - 16:50

MON BABE D'AMOUUUUUUUUUUUUUUUUUR ♥♥♥
T'as tout pété le code, choupie :c
Ta fiche déborde dans ta signature. T'as dû oublier une div ou un truc du genre. :c
Mais je t'aime fort de ouf quand même ♥♥
Bon courage pour finir ♥♥


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Post-it : dc ; grim iejima
aka le connard

j'ai juste reboot fay-

ok maybe i'll rp
idk

www. pres'
www. relationships












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Lié à: Charly Blairs
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MessageSujet: Re: What doesn't kill you makes you wish you were dead. | 100 %   Mar 5 Juil - 0:42

avatarspouvoirsrelationshipsrole playhome

Comme pour June, je sais que j'ai pas d'@, mais j'aide Gen

Alors, très honnêtement, j'ai lu ta fiche d'une traite, surtout l'histoire, parce qu'au final, elle était bien construite. Les transitions se font toute seule, on dirait un couteau dans du beurre ! C'était trop bien à lire.

Au niveau du caractère, je te le dis d'office, si Grim ne meurs pas, je veux un lien. Ca peut être marrant de les voir les deux ensemble je pense.

Sur ce, je sais que c'est pas grand chose de dit, mais tu es validé avec les honneurs, sisih. Je sais pas si j'ai le droit de faire ça, mais tu mérites beaucoup pour cette fiche (8

Enjoy ! ♥️



u.c
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MessageSujet: Re: What doesn't kill you makes you wish you were dead. | 100 %   

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What doesn't kill you makes you wish you were dead. | 100 %
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