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 Le soleil de notre avenir [Tala]

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MessageSujet: Le soleil de notre avenir [Tala]   Dim 3 Juil - 21:30



Le soleil de notre avenir.


"Tu ne vois pas que le monde il est jaloux du bonheur que je te donne. Tu connaîtras plus tard le bonheur que tu avais."



Il claque la porte sous le coup de l’énervement. Il n’y paraît pas, il à le visage tel un monument inébranlable, pas même les émotions ni le temps ne saurait s’y frayer un chemin. Impassible. Incompréhensible. Il descend les deux petites marches de devant l’entrée de la boutique. Ce n’était pourtant pas si compliqué, il ne demandait rien d’autre. Sa canne claque sur le sol par de petits à-coups. Simplement remplacer le bout de sa canne par un canon et le haut par une gâchette, pouvoir dissimuler une arme dans une autre. Le vendeur lui avait dit que c’était immoral mais il n’avait pas compris. Il ne savait même pas ce que signifiait ce mot, puis il s’en fichait. Le pire ? Le pire c’est qu’un Homme avait craché sur de l’argent. Le trésor de ce monde. L’argent fait le bonheur quoi qu’ils en disent, l’argent est le sang de la société, il coule dans leurs veines comme une drogue. Ça sent bon, ils caressent l’épiderme à chaque fois qu’on les passe dessus. Il en avait de l’oseille, le Killian. Il en avait assez pour acheter deux ou trois villas bien placées sur une des plus belles îles du monde. Il était capable de céder une grosse partie. Mais dans ce monde, ils ne pensent qu’à l’altruisme. Ils feraient mieux de tous mourir.

Avec le temps, avec l’expérience, Killian a bien compris qu’ils épouvantent plus la nuit et la mort que le fait d’être pauvre. Idiotie. Je ne veux pas mourir. Tout le monde meurt, quelle que ce soit la façon. Alors pourquoi s’effaroucher d’une chose aussi vaine ? La pauvreté n’est qu’une conséquence de l’évolution, la mort ne l’est pas. On l’évite à tout prix, on dit aux enfants qu’elle n’existe pas la nuit, quand ils imaginent des démons sous leur lit. Oui, la nuit. D’ailleurs, elle s’approche, il fait encore jour dans les petites rues du district d’Uwabami, mais les rayons du soleil se cachent déjà derrière les bâtiments, ne laissant que de fins traits sanglants se faufiler au travers. Le crépuscule apporte les ténèbres. Les ténèbres ne sont que des chimères, il faut les apprécier pour les oublier. Il inspire un bon coup et reprend sa marche anodine, exaspérée par ces Hommes devenus néant. Vie ennuyante. Vie de vagabond. Il n’a pas travaillé depuis une semaine au moins, il n’en a pas envie, c’est sans intérêt tant qu’il possède l’or.

— Quel ennui mortel, marmonne-t-il.

Son esprit est vide, dépecer de toute envie de réflexion. Un cadavre ambulant dont la peau pâle se rougit de l’astre majestueux. Ça lui rappelle étonnamment les feux tricolores sous la pluie, teignant la peau des passagers en vert ou en rouge. Doux euphémisme de la vie, doux souvenirs. Où partez-vous ? Une vie bien remplie dont on ne se souvient qu’un fragment. Alors est-ce ça leur condamnation ? Il ne sait pas, il ne comprend pas pourquoi il est différent. Il ne se souvient plus de grand chose, ni même de ses massacres à vrai dire. Il s’avance toujours plus loin et tourne finalement au bout de deux rue. D’ici, on entend les voitures klaxonner et les piétons jacter comme des poules hystériques. Cela lui donne mal à la tête, il veut en finir. Ils l’énervent tous. Il veut leur mort. Oui, c’est exactement cela. Leur mort. Soudaine et inexpliquée, une balle entre les deux yeux, comme une marque de fabrique. Tout paraît à ce moment si léger. Du moins, si cet homme n’était pas assis là-bas, sous un auvent en bois délabré. Ignorance accablante. Il le connaît. Killian le connaît. Cependant, il se trompe mais n’en sait rien. Il ne sait rien de lui non plus. Il pense lui devoir du blé mais ne lui doit rien. Ils ne se sont jamais croisés et pourtant, il suffisait d’un rayon de soleil de trop pour le mener à la folie.

Sa canne rosée toujours dans sa paume droite, il s’avance droit et fier tel un paon en pleine parade, et dès qu’il arrive à la hauteur du type aux cheveux bruns, il la jette et s’empare de son col. Il le mitraille de regards noirs et l’éjecte à l’autre bout, sur la façade opposée. Ses pulsions prennent le dessus, il se sent vivre. Il vit en privant les autres de respirer. Annihiler tout bonheur, faire son bonheur. Le gars tente de se relever mais il le bloque de son bout de bois taillé, à la gorge puis l’assomme de plusieurs coups dans le ventre. Deux, trois. Un coup à la mâchoire. Il est défiguré, il saigne du nez, toutefois Killian n’est pas vainqueur. Son genou lui fait défaut, pourtant il le sait mais l’oublie, il continuer de lui assener des coups sur tous les membres, derrière le mollet jusque sur le flanc. Un punching-ball humain. Il se défoule et se déchaîne tel un carnassier prêt à dévorer sa proie. Il faut le tuer. Il faut l’exterminer. Ce n’est qu’une vermine. Le blond n’a que du sang injecté dans les yeux, il ne voit que la mort et veut la provoquer.

— Je crois que t’as un truc qui m’appartient connard,
crache-t-il comme du venin.

Alors qu’il retire violemment la barrière pour le débloquer, alors qu’il allait le laisser filer en bon état, alors que sa main essuyait le sang qu’il lâchait de ses lèvres et que son genou le tiraillait, il sortit le flingue de son étui, de sous sa veste. Cette fois l’art de la photographie attendra, l’appareil étant en réparation. Il pointe le brun avec habilité, il ne tremble pas et le fait d’un geste aussi déterminé et simple qu’on dirait qu’il se sert un verre d’eau. Un monstre qui ne s’en rend même pas compte, il a appris à manier les armes à feu plus vite que les crayons et les voitures, mieux aussi et c’est dire à quel point il excelle dans ce domaine. Incapable de distinguer la réalité de l’irréalité, obnubilé par sa personne et ne comprenant pas qu’il est différent car monsieur se sent seulement plus puissant, doté d’un don divin. Créé pour tous les anéantir. Pour régner. Killian le sent, ils doivent tous payer, surtout ceux qu’il a aidé. Tous, qu’importe leur statue. Tous demanderont un faveur et l’obtiendront, alors ils devront payer en temps et en heure.

Il tire.

L’arme est parfaitement droite, la balle sort du canon et fonce droit vers la cible. Elle se dévie. Se niche dans le mur à sa droite. Il tire de nouveau. C’est le même combat et plus le temps passe, plus les balles reviennent vers leur point d’origine. Il s’énerve, s’empourpre et lance une rafale sur l’homme qui ne reçoit alors même pas une égratignure. Il balance l’arme. Il la jette de toute ses forces et l’use d’un geste brusque. Grognant et se plaignant éternellement, il tourne sur lui-même pour finalement s’arrêter. Il y a quelqu’un, il l’a vu alors il va avoir des ennuis. Il soupire et passe la main dans ses cheveux. C’est une femme, il suffira de la charmer pour qu’elle oublie. De l’argent, du plaisir et ils deviendront les meilleurs amis du monde.

T’es qui ? Tu veux pas me laisser le flinguer en paix ? Si tu te barres pas, c’est toi que je flinguerai la première.

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MessageSujet: Re: Le soleil de notre avenir [Tala]   Dim 3 Juil - 23:28

Le soleil de notre avenir.
Killian Scheigge

Sans que tu n'y comprennes vraiment pourquoi, tes pas t'avais guidé a cette endroit précis. Au début, tu étais juste sortit pour faire quelques courses histoire d'avoir le plein de glace si jamais Yasu décidait de repasser chez toi. Sauf que, rien ne c'était passé comme tu l'avais prévue. Ta journée avait été chamboulé, au début une personne normale aurait pu considérer que ton pouvoir venait à agir contre son propre possesseur. Et pourtant dans ton cas, il était bien plus question d'une chance monstrueuse bien que tu l'ignorais totalement.

Au croisement d'une ruelle, bifurquant dans un des coins des plus sombre de la ville tu l'avais entre aperçue. Enfin c'était évidemment un brin plus compliqué. Tu recherchais Procyon bien que tu ne savais pas son apparence. Tu supposais peut être à tord qu'il ressemblait encore à Ian, bien qu'il devait avoir la trentaine aujourd'hui. C'était d'ailleurs pour cela que tu vieillissais le souvenir de son visage enfantin pour savoir à quoi t'attendre, réagir si un jour tu le rencontrais pas le plus grand des hasard.

Et c'était ce visage que tu avais cru apercevoir. Par exactement celui que tu avais imaginé, mais certains point te semblaient semblable. Évidemment, ton conscient se doutait que tout cela était impossible. Que ça ne pouvait pas être lui. Sauf que tu n'avais strictement rien à perdre à le suivre et à l'interroger.

Du moins, parce que tu n'imaginais pas tomber sur une scène des plus étranges. Le blond qui était entré dans la ruelle était en train de tabasser un haut. Du sang, un défoulement. Ton habitude à toi c'était plutôt d’éviter la violence directe. De faire du mal par le biais de ton pouvoir si cela était vraiment nécessaire. Alors tu avais détourné les yeux. Cachée derrière cette homme à canne.

On aurait pu te croire insensible à ne pas réagir à cela. Comme si cette action ne te faisais ni chaud ni froid. Mais surtout parce que se ne sont pas tes affaires. Les tiennes sont simples, rendre malchanceux les personnes que l'on te demande. Les autres expriment cette malchance par leur propre moyen. Simplement, tu comptais attendre. Attendre que tout cela se termine, sauf que tu n'avais pas imaginé que l'homme suivit allait sortir un flingue qu'il pointerait sur sa victime.

Un grincement de dent, tu sors légèrement de ta cachette. Tant pis. Tu ne savais pas ce que ton pouvoir pouvait engendrer à un tel moment et surtout si la malchance apparaîtrait immédiatement, tu ne pouvais qu'essayer. Cependant une chose était sûr, tu ne pouvais pas assister à un meurtre de sang froid. Et le blond tire. Une fois, deux fois… Il vide son chargeur avant de balancer son arme sur le sol. Aucune balle n'avait réussit à toucher l'homme à terre. Si c'était bien un fait de ton pouvoir, cette malchance était pour le moins étrange. Rater un meurtre, vraiment ?

Et l'agresseur se retourne, se trouve face à ta personne. Il te prête un tant soit peu de considération. Ton regard légèrement désolé se présente immédiatement sur l'homme victime de toute cette démence. D'un simple mouvement de tête tu lui dis de s'enfuir, que rien de bon ne lui arrivera si il reste près de vous. Parce que tu connais cette homme, plusieurs fois à mainte et mainte reprise un client était venu pour lui. Pour le maudire lui, lui apportant une dose de malchance bien plus exagéré. Récemment, tu avais même refuser d'y retourner. Histoire de lui laisser un peu de répit dans toute cette vie malheureuse. Et finalement, vue ce qui venait de lui arriver et ce qu'il venait d'éviter par ta simple présence, tu avais sans doute agit raisonnablement.

Difficilement, l'homme se lève. Il comprend ce geste sans parole, ce dialogue de sourd et commence à s'enfuir pour rejoindre la rue principale.

« Tu penses encore que la chance est de ton côté ? » Un geste provocateur, tu tapotes avec ton index le centre même de ton front. Tout cela ne servait à rien, tu pouvais surtout dire que l'homme avait été chanceux –du moins, si l'on pouvait utiliser ce terme- pour que le blond rate ainsi ses tires. Ta simple présence, cette activation furtive de ton don à l'encontre de ce pseudo-inconnu avec sauvé la vie d'un homme.

« Lui par contre, niveau chance. Ça serait plutôt de gentillement se faire bousculer par une voiture pour oublier ce que tu as voulu lui faire. »

Évidemment tu savais qu'il t'entendait. Que tout cela pouvait être considéré comme une malédiction par ton don et c'était un peu ce que tu recherchais. Après tout, si tu ne t'étais pas trompée tu ne souhaitais pas que cette homme soit arrêté. Ce n'était qu'un brin d'espoir auquel tu voulais te raccrocher et si ce n'était pas qu'une supposition, tu ne voulais pas être séparer encore une fois, si rapidement. A peine l'homme avait-il quitté la ruelle qu'un bruit sec de freinage avait retentit dans ce lieu qui vous abritait tout les deux. Tu hausses des épaules, comme pour montrer à cette homme que tu ne pouvais pas te tromper.

« Et maintenant, ta chance est sans doute revenue. » Alors tu n'avais pas envie de jouer avec lui, parce que tout cela était risqué pour ta propre personne. Piégée par ton propre jeu finalement. Tu le savais.  Je suis Tala ou Gomeïsa. Es-ce-que c'est bien toi, Pro… Tu roules tes billes brunes, à chaque fois tu te fais avoir par tes sentiments. Ian ? Es-ce-que tu Ian ? » 

Ta voix est bordée d'espoir, bien qu'évidemment tout cela serait bien trop simple.
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MessageSujet: Re: Le soleil de notre avenir [Tala]   Lun 4 Juil - 12:29



Le soleil de notre avenir.


"J'ai fini par ne plus m'ennuyer du tout à partir de l'instant où j'ai appris à me souvenir."



La silhouette féminine s’approche, encore quelques pas vers l’enveloppe charnelle qui entoure Killian. Ce mensonge vieux de dix-neuf ans. Au-fur-et-à-mesure, l’ombre qu’elle porte autour d’elle se dissipe et se rougit aux rayons perçant du Soleil. Elle est singulière, elle est jolie même. La demoiselle n’ouvre pas la bouche, ne daigne même pas mouvoir ses lèvres et d’un signe de tête adressé à ta cible, lui dit de s’en aller. De fuir ta personne. Monstre. C’est elle, pas lui, se dit-il. Néanmoins, il n’a pas la force de le retenir et de le garder éternellement ensanglanté ici, prisonnier de ces murs de pierre. L’once de désespoir ne lui traverse même pas l’esprit, il reste comme à son habitude d’un calme époustouflant. Quelques mots lui arrivent à l’oreille. Chance. Il n’y prête pas attention car il pourra au moins la tuer elle, mettre fin à ses jours tandis qu’il continuera de se pavaner allègrement dans la rue. Un corps n’est jamais perdu quand il s’agit d’une femme. Toutefois, elle l’énerve, il ne la supporte pas. Sa présence, sa voix. Son allure. Il ne veut pas l’écouter ni même la voir mais s’accorde tout de même à s’approcher d’elle avec une allure digne et fière. Il s’avance, encore et encore, ses yeux devenant des fusils prêts à la mitrailler.

On entend une voiture freiner et percuter quelqu’un.

La cible en fut une autre, il se retient de pouffer de rire. Cependant, cette femme l’effraie, elle est différente des autres. Non pas par son physique quelque peu attrayant mais par sa façon de prédire les choses. Comme une médium d’une nouvelle ère, flippante et écoeurante. Une charlatan de cette société qui prétend posséder des dons pour se faire la main sur un joli petit pactole. Simplement. Alors, si elle se décide à rester ici, il sera obligé de la chasser, Killian ne veut pas voir sa vie future. Killian ne veut pas finir comme l’homme ensanglanté. Il n’est pas un moins-que-rien. Le blond pouffa lorsque la jeune fille évoqua la chance. Chance. Il n’en avait jamais eu, il ne sait même pas ce que vaut ce mot. Pour lui, tout est dû aux gens, chanceux ou non, c’est en le voulant qu’on l’obtient. La chance n’a jamais eu aucun impact là-dessus. Des légendes urbaines.

Faut-il abandonner ? Jamais. Il lâche sa canne rosée à terre et monte les mains en l’air, sur le côté comme pour montrer son pacifisme du jour. Il se promet de ne pas lui faire du mal, il lui promet de son geste. Ses prunelles dorées parcourent son corps, elle est étonnamment différente alors que son physique n’est autre que banal. Il croit la connaître, il croît s’en rappeler vaguement, telle une ombre vagabondant dans son esprit. Il ne la connaît pas. Elle se présente doucement, avec une voix joyeuse et délicate. Formidable, une de plus dans son lit, du moins jusqu’à ce qu’elle dérape. Pro. Prototype. Protégé. Profit. Il n’est rien de tout ça, il s’étonne de son lapsus puis s’inquiète encore plus du reste. Ian. Ce nom résonne dans sa tête comme un tambour, comme un cliquetis incessant qui blesse, qui rappelle l’ancien temps. Il se mord la lèvre incessamment jusqu’à la faire saigner légèrement.

Finalement, son regard se perd dans le sien, il est franc et sans compassion, sans sentiment. Vide. Il soupire assez pour qu’on l’entende puis reprend sa canne clouée au sol, il la fait tourner dans sa main et enroule ses doigts autour du pommeau, puis s’aventure à contrario de la jeune femme, la laissant alors dans l’ignorance. Le crépuscule touche à sa fin, les derniers rayons lumineux et sanglants s’éteignent à l’horizon pour que enfin le manteau noir de la nuit vienne se poser peu à peu au-dessus d’eux. Pour que toutes ses étoiles scintillent de mille feux et que l’air frais se répande sous les couches qu’is portent. Fabuleuse nuit, il lève la tête pour observer toutes ces âmes dans les cieux. Elle est toujours là, derrière lui. Il la sent comme il sent son genou éclaté. Il se méfie toujours des gens, par peur d’être repéré, foutu en prison et privé de sa petite vie minable. Il ne veut pas lui répondre, il refuse, c’est un vagabond. Personne ne se soucie de lui, il ne s’accroche pas et n’aime personne. Il y repense souvent. Gomeïsa. Il connaît ce nom, il l’a déjà entendu quelque part. Il se dit alors que le bar et l’alcool ne l’aideront sûrement pas dans la quête d’un prénom original. Quoi qu’il en soit, il n’a pas de compte à rendre. A personne. Jamais.

Il s’immobilise soudainement et tape deux fois sa canne au sol pavé.

Je ne sais pas qui est Ian, pardonnez-moi. Si vous le cherchez, pensez d’abord à le rechercher. Ne faites pas perdre votre temps aux gens. Ne leur faites pas perdre leurs cibles. Je ne suis pas ce Ian. Je ne m’appelle pas Ian, vous faites donc erreur. Mais l’erreur est humaine, c’est évident. Dans tous les cas, mademoiselle, lança-t-il amusé, je pense que vous vous êtes égarée.
La dernière lueur lumineuse s’évapore et enfin la nuit englobe la ville.
— Vous savez ici, la nuit est encore plus dangereuse que les bombes. Vous feriez mieux de retrouver votre chemin avant que je ne recroise le vôtre.

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MessageSujet: Re: Le soleil de notre avenir [Tala]   Lun 4 Juil - 16:03

Le soleil de notre avenir.
Killian Scheigge

Toute cette supposition qui te froissait les muscles disparaît en un instant. Tes épaules tombent et tu manques d'en faire de même. Tu savais bien que c'était une mauvaise chose d’espérer avec des détails aussi insignifiant. Évidemment que ça ne pouvait pas être Procyon, après tout que pouvait-il faire dans cette ville ? Même toi tu ne le savais pas, pourquoi Peter t'avait-il emmené ici. « Tu comprendras » mais que pouvais-tu comprendre ? A l'évidence, rien.

Vos regards se croisent et tu ne le lâches pas une seconde. Tandis que tes oreilles buvaient ses paroles, tes pupilles brunes l'observaient droit dans les yeux comme si tu pouvais y lire son âme. C'était étrange. Déjà parce que physiquement, son visage s'en rapprochait tellement, certes ce genre de science n'était pas exacte mais s'en était beaucoup trop ressemblant. Et puis, il y avait cette présence, cette façon d'avoir voulu abattre l'homme qui allait très bientôt être envoyé à l’hôpital le plus proche. Une coïncidence ? Le destin qui se joue de toi ? Non. Car finalement, chaque phénomène a plus de chance de se produire mais rien n'influence cette probabilité, du moins tant que tu n'entres pas en jeu. Et après vingt ans, tu sais que ton pouvoir ne peux pas fonctionner sur ta propre personne, sinon tu ne serais déjà plus de ce monde. C'était aussi la première fois que tu rencontrais cet homme en face à face. Il n'y avait donc aucune raison.

Alors tu croises simplement tes bras sur ton torse comme si c'était une défense suffisante à sa menace dissimulée.

« Parce que tu crois que je ne le cherche pas ? Une recherche engendre toujours une perte de temps pour les autres. »

Une perte de temps qui se défini d'une manière différente pour chaque être vivant sur terre. Qu'ils soient de nature humaine, lunaire ou bien même animale. Certains n'y perdront que quelques secondes, d'autre des années tandis que les moins chanceux y donneront l'ensemble de leur vécu. Et ton problème était là, tu ne voulais pas perdre l'ensemble de ton existence humaine à rechercher quelqu'un que tu ne pourrais jamais trouver. Alors, tu le recherchais à ta manière, sans vraiment voyager partout comme le ferait quelqu'un qui ne peut pas abandonner.

« Et je ne peux pas faire appel à la police ou la recherche à grande échelle. »

Parce que c'était ça la véritable solution. Distribuer son apparence synthétiser, exprimer la recherche de cette homme dans l'ensemble du globe. Avec internet, tout cela était possible et pourtant tu n'avais jamais décidé de choisir cette solution.

« Imagine que tu aurais tué cet homme, que ta balle l'aurait touché en plein visage. Est-ce-que tu penses que la police, si ils te retrouvent, te rendraient à la personne qui te cherche désespérément ? » 

C'était là le véritable problème. Tu n'avais suit que les cinq premières années de Procyon, tu ne savais pas se qu'il avait fait, se qu'il avait décidé et se qu'il était devenu. Tu ne cherchais pas Ian, parce que Ian était mort. Procyon l'avait tué. Et peux être que cette réalité avait déjà été dévoilé.

« Bien sûr que non. Et c'est un peu le soucis que j'ai avec Ian. » 

Pourquoi lui en parlais-tu si facilement ? Il n'y avait pas de réelle raison. Simplement parce que ce blond te donnait l'impression de déjà vue. Avant Procyon n'aurait sans doute jamais cru qu'il tuerait un si jeune enfant en descendant sur terre. Et cet homme, lui, semblait en avoir l'habitude. Au final, ils n'étaient pas si semblable que cela. Bien que ton conscient savait que l'homme que tu aimais n'était plus Procyon.

« Mais je comprends. » 

Et tu lui présente ton dos. Dangereux, immature, sûrement naïf surtout lorsque l'on voit de quoi il semble être capable. Mais d'après ses propres dires, il ne te ferait rien tant que vos chemins ne se recroissent pas une seconde fois. Alors tu commences à avancer pour sortir de cette ruelle, retourner au centre même de la ville pour acheter tes glaces. Sauf que tu t'arrêtes une dernière fois.

« Oh et évite d'aller à l’hôpital pour voir si l'homme ne portera pas plainte contre toi ou bien même pour l'achever. Avec un peu de malchance, il se souviendra de toi à ce moment là. » 

Et ce n'était pas une médisance. Ce n'était sans doute pas la réalité. Peut-être qu'il ne se passera strictement rien, ou alors peut être qu'il marchera simplement dans une merde de chien en sortant de la ruelle. Tu n'en savais rien, parce qu'au fond tu ne fais que maudire les gens, tu ne leurs dis pas le malheur qui leur arrivera bien que tu peux te permettre d'y supposer.
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MessageSujet: Re: Le soleil de notre avenir [Tala]   Mar 5 Juil - 0:10



Le soleil de notre avenir.


"Il n'y a des vérités qui ne peuvent être révélées qu'à la condition d'être découvertes."



Il y a ces perles, ces êtres dotés d’un pouvoir hors du commun qui ne révèle pas de la magie blanche voire noire. Ils sont eux-mêmes. Plein de mystère et d’un caractère fort singulier. Ce sont les diamants de la société, ils scintillent de leur présence, ils sortent du lot. Il y a des femmes de ce genre-là, comme celle qui se tient face à lui actuellement. Une petite brunette qui, malgré son physique peu avantageux s’il la prenait au corps-à-corps, ne veut en aucun cas céder. Qui reste ancrée dans le sol et le fusille de ses orbes. Killian sourit et machinalement, joue de ses doigts sur son pommeau. C’est embarrassant, d’une part car il ne peut revenir sur ses mots et d’une autre car il ne veut pas non plus se défiler. C’est une façon si puérile d’éviter l’affrontement qu’il se cantonne à sa place, toujours de dos à la jeune fille. Mais il perçoit tous ses gestes, il les sent, le moindre regard porté sur lui fait comme une décharge dans son échine. Douce chanson d’une suite prévisible.

La brune, quel que soit son nom, à du cran. En redemanderait-elle ? Il s’en voit ravi, le combat sera d’autant plus loyal s’il n’y a pas d’arme. Un combat porté simplement sur les arguments des gens, sur leur mentalité et leur capacité à résister. Il se retourne et lui fait face, replaçant rapidement sa cravate et replaçant une mèche blonde. Il doit l’écouter, s’il ne le fait pas l’échec est assuré. Alors il tend l’oreille et la laisse finir tel le gentleman qu’il n’est pas. Il l’écoute patiemment. Et elle n’est pas mauvaise. Plus le combat s’avance dans le temps, plus une sensation étrange s’empare de son corps. Une chaleur indescriptible, un vertige soudain et comme une explosion dans son subconscient. Une douleur qui frappe par moment, dès qu’elle parle. Dès qu’elle vise juste. Les battements de coeur se font irréguliers et il peine même à respirer.

Il sait qu’il ne peut plus gagner.

Ça le terrorise de n’être plus rien, de comprendre qu’il ne peux plus obtenir la victoire par un simple coup. Il comprend que son adversaire est bien plus puissant, qu’avec le temps plus rien n’est à gagner. C’est autre chose, un combat crypté dans lequel il faut comprendre le message de l’autre et non pas le vaincre. Se tromper, ce n’est pas dans sa nature, toutefois il assume toujours les conséquences de ses actes, alors la défaite n’est rien tant qu’il s’en sort vivant. Tant qu’elle ne lui veut rien. Parce qu’au fond, toujours cette pensée invincible des agents de la terre entière qui se battent pour retrouver un dénommé X7XX. Il pousse son arme dans son veston et inspire, lentement pour reprendre son souffle. La nuit ne l’effraie pas. Elle n’effraie pas non plus la jeune demoiselle. Elle est familière, il est persuadé de la connaître et en même temps d’être face à une parfaite inconnue. Il ne connaît pas de brune de ce genre. Il ne connait pas de Tala. Pas de Gomeïsa si ce n’est l’étoile de la constellation, ou encore des femmes prête à se confronter à lui autre que dans un lit.

Un sourire apparaît sur ses lèvres roses. Je comprends. Il voudrait lui répondre un truc dans le genre du ah, vraiment ? mais refuse de s’exécuter, il est plus obnubilé par l’impertinence de la gamine. Personne ne comprend. Personne ne peut le comprendre tant qu’il n’a pas vécu ce que Killian a vécu. Tant qu’ils n’ont pas goûté au goût de la vie des monstres. Des tueurs. Assassins. Terroristes. Criminels. Des héros, des salauds, tous les mêmes en fin de compte. Tala se tourne, montre son échine avec grâce et naïveté. Elle est si candide que s’en est à se demander si elle ne le fait pas exprès. Killian conclut alors que le combat entre leurs deux âmes s’achève sur un match nul, la demoiselle s’hasardant vers une intersection. Alors c’est tout ? C’est comme cela que nous allons nous quitter Tala ?

C’est hors de question.

Le corps du blond se met en marche de lui-même. Peut-être à cause de la relance d’une pique. Instinctif, toute sa masse se déplace comme un automate et s’abandonne à un self-control proche du néant. Lorsqu’il atteint son niveau, son bras s’enroule autour du sien et la traîne avec force, la canne claquant à chaque pas, dans une rue adjacente. Il court presque, oubliant qu’il la détient. Il est ferme et semble énervé, mais non il veut simplement l’effrayer, lui montrer qu’il reste sur ses gardes bien qu’au fond, il se sent protégé. Plus loin, alors qu’une porte se présente, il la plaque contre celle-ci et lui caresse doucement la gorge de ses doigts, prêt à se défendre.

— Alors dis-moi… Tala, il l’examine et fouille ses poches, qui es-tu ? Ou plutôt, que cherches-tu ? Qu’attends-tu de moi ?

Il se tait un instant, laissant le vent emporter ses mots dans les ténèbres et affiche un sourire désolé.

— Qu’attends-tu de Killian ?

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MessageSujet: Re: Le soleil de notre avenir [Tala]   Mar 5 Juil - 2:56

Le soleil de notre avenir.
Killian Scheigge

Qu'importe ce que tu lui avais révélé, qu'importe qui était cet homme tu n'aurais sans doute pas du lui parler aussi longtemps. Tu t'étais dis qu'il ne t'arriverais rien, que simplement tu retournerais à ta vie comme si de rien était. Espérant simplement tomber sur Procyon un autre jour au croisement d'une autre rue. Parce que même si tu t'y étais faite, tu ne pouvais pas abandonner l'idée que Procyon pouvait être sur Hoshikami lui aussi. Après tout, peut-être que les mots de Peter était véridique, que cette idée de comprendre en temps et en heure serait de retrouver ton être aimé. Ou peut être que cela n'avait strictement rien à voir avec cette relation, que ses propos étaient bien plus profond.

Rentrer chez toi, juste oublier ce que tu avais vue dans cette ruelle, comme le blond te l'avait demandé. Ce n'était pas de ton habitude de faire se que les gens te demandaient, surtout lorsqu'il n'y avait aucune somme d'argent en jeu et pourtant, ta conscience savait pertinemment qu'oublier serait sans aucun doute la meilleure chose à faire pour recontinuer ta vie comme si de rien était. Non pas que l'enveloppe charnelle que tu possédais pouvait éprouver un moindre choque face à un meurtre de sang froid, mais tout cela n'était juste pas tes affaires. Et tu t'y connaissais en affaires, parce qu'après tout ton travail principal était bien de ruiner celui des autres ; d'apporter d'espoir et malheur aux personnes qui dérangeaient des êtres plus riches et plus tourmentés. Tourmentés au point qu'ils n'avait pas mauvaise conscience de t’appeler pour provoquer des faits allant parfois jusqu'à l'immoralité.

Tes mains se faufilent alors comme des serpents dans les poches de ton pantalon. Si l'humeur en avait décidé ainsi, tu te serais sûrement mise à siffloter. Retourner au magasin pour acheter ces fichus glaces. Vraiment, si c'était comme ça à chaque fois, la prochaine fois Yasu irait les chercher lui même, au moins l'enfant n'aurait pas eu cette instant, cette guidance qui l'aurait conduit sans raison aucune dans cette étroite ruelle. Et tes pas ce font lent, comme si le centre même de ton existence te disait de ne pas partir, comme si il y avait quelque chose que tu manquerais en partant.

Pourtant il n'y avait rien de bon derrière toi.

Que l'homme soit en réalité une connaissance, un inconnu ou bien même ce Procyon tant recherché.

Il n'y avait rien de bon.

Sans doute qu'après ton départ vous ne vous reverrez jamais. Ou peut-être que malchance souhaite que votre route se recroise une nouvelle fois. Mais la question qu'il faudra se poser à ce moment-ci serait, à qui malchance s'adresse-t-elle ? Ses mots, sa promesse. Tous porteraient à croire qu'une nouvelle rencontre serait une signification de ta perte et pourtant, malchance ne discute pas avec toi directement. Tu vis une malchance comme celle des gens ordinaires qui ne te rencontrerais jamais comme élément de probabilité. Quel est le pourcentage d’assassiné par arme à feu en plein milieu d'Hoshikami ? Sans doute trop peu pour se faire une réelle affirmation.

Et il te suivait, sans que tu  le remarque le fait de lui avoir tourné le dos n'avait été qu'une passable erreur. Tu avais entendu ses pas, mais tu supposais juste que chacun de vous retournerez à ses activités. Sauf que ce n'était pas le cas. Il ne le voulait pas. Alors le blond te plaque contre une porte de la ruelle, ses doigts sur ton coup découvert.

« Tu sais, je ne suis qu'une sorcière qui habite dans l'une des villas de Yanari district. Et je n'attends rien de toi, comme je te l'ai dis je t'ai confondu avec l'homme que je recherchais. »

L'homme.

Ou plutôt l'astre.

L'astre auquel tu étais séparé depuis plus de vingt-cinq ans. Cinq années que tu avais du supporter en restant dans les cieux tandis qu'il aurait eu besoin de ton aide sur terre. Et vingt ans à vivre ta vie, à le chercher. Bien que tu savais que ça n'arriverais jamais.

« Ça serait une mode de parler Anglais dans la moitié de sa phrase ? Et c'est assez marrant finalement, que tu es compris si rapidement que la personne que je cherches ait tué Ian. »

Une tentative d'humour ? Bien sûr que non. Tu comprenais très bien que tu étais en mauvaise posture, que si il décidait de te tuer, ta malchance ne le ferait pas rater une nouvelle fois comme avec l'homme précédent. Tu avais d'ailleurs rétracté ton pouvoir au minimum, parce que tu ne le connaissais même. Et même si il avait voulu du mal à cet homme, même si il semblait véritablement dangereux à tes yeux immatures, tu ne pouvais pas te résoudre à le rendre malchanceux de plus belle par ce contact physique qu'il venait d'accomplir.

« Mais si ce qui t’inquiètes est ce que je veux de lui. Bien que je ne vois pas en quoi cela peut te concerner. Je ne lui veux rien. Enfin, du moins je n'y ai pas vraiment réfléchis. Juste le retrouver parmi les sept milliards d'être humain et des potentiels sept milliards qui les accompagnent seraient déjà une bonne étape n'est-ce-pas ? » 

Si tu n'étais pas en situation défavorable, tu aurais sûrement cacher ta bouche en plein milieu de ta phrase. Ce n'était pas dans tes habitudes de laisser transparaître l'existence même des étoiles, surtout à l'époque actuelle. Tu ne savais pas non plus si les sept milliards considérés vivants sur Terre englobaient véritablement les êtres astrales que vous étiez. Peter t'en avait pourtant déjà parlé et tu l'avais si bien compris. En vrai, tu ne savais pas comment le monde fonctionnait parce que tu n'y vivais pas depuis très longtemps. Mais évidemment que ta recherche était d'autant plus compliqué que cela signifiait retrouver une étoile à l'apparence humaine dans un monde peuplé d'être charnel.

« Et ne t'inquiète pas, tu peux me laisser partir. Je ne vends pas d'informations ou quoi que ce soit, personne ne sera au courant de toi et de ce que tu as voulu faire à cet homme. » 

Et tu le regardais droit dans les yeux.

Une sorcière est censée faire peur aux gens non ? Même si ce n'était pas vraiment ce que tu souhaitais. Si il se sentait menacé, cela pouvait très vite dégénérer. Alors une légère grimace s'affiche sur ton visage.
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MessageSujet: Re: Le soleil de notre avenir [Tala]   Mer 6 Juil - 0:29



Le soleil de notre avenir.


"L'invisible n'est que la part du visible que l'on refuse de percevoir."



Killian c’est le gars rationnel.

C’est le gars qui a passé sa vie à suivre à la lettre les théories, il applique tout à la lettre et une moindre faille le choque. Il suffit que l’angle ne soit pas droit pour qu’il râle. Il suffit que le rouge que l’on désigne soit pourpre et il vous frappera. Rationnel. Ordinaire et théorique. Alors forcément, il s’applique à la prendre en chasse, à la dévorer du regard d’une manière torturante et frôle de la pulpe de ses doigts, la clavicule de la demoiselle. Elle le recherchais, alors cela signifie qu’elle l’a trouvé, n’est-il pas ? Pourtant, elle ne l’avait pas trouvé. Elle le cherchait. Passé. Le mal de crâne lui reprend, quelque chose ne tourne pas rond. Depuis le début, depuis sa présence féminine derrière lui alors qu’il s’apprêtait à commettre le pire. Comme si elle n’était là que pour le bouleverser, pour tout remettre en cause de sa personne et le faire douter. Le mettre en péril, car les seuls qui sont capables de l’anéantir, sont ceux qui comprennent. Et elle l’avait fait. Kill Ian.

Et pourtant elle ne sait pas.

Et c’est tout aussi angoissant, de savoir qu’elle en est consciente sans totalement l’être. Les paradoxes l’étonneront éternellement. Combien d’Ian existait-il sur cette Terre ? Au moins une centaine si ce n’est plus. Combien en reste-t-il ? Tout autant qu’avant, en enlevant les décédés de maladie, d’accidents et celui assassiné. Enfin, combien de personne savent pour celui-ci ? Pas même une. L’incident n’a jamais été révélé. Personne, sinon il ne serait plus là. Killian n’appelle pas ça un meurtre mais un remplacement. Au fond, le corps de Ian vie toujours à travers lui. Il est toujours là sans pour autant persister dans ce monde. Disparu. Remplacé. Assimilé à une personne qui n’est pas lui, jamais il ne s’est rendu compte de l’ampleur. C’était normal. Il panique mais ne le montre pas, il a toujours ce bénéfice du doute qui fait que tout ne serait que pure coïncidence. Mais l’est-ce ? Peu de chance. Personne n’a tué Ian. Personne. Il s’est mutilé de lui-même. Ce n’est pas moi. Le blond se perd, seul et isolé, dans ses pensées les plus tortueuses, celles qui le maintiennent à l’homme qu’il est actuellement.

Un sourire s’échappe d’entre ses lippes, de la pure moquerie comme il a l’habitude. Son visage est plongé dans l’obscurité, un halo lumineux entourant sa silhouette venant du réverbère pâle derrière. Elle l’amuse, elle cherche sans but. Elle erre dans les rues et dans les villes à la recherche d’un homme qu’elle connaît, qu’elle pense connaître. Mais elle n’attend rien de lui. La brune maudit les gens, elle parle toujours de la chance comme une personne, un peu comme Killian parle du temps. La chance serait l’ennemi de sa personne, ou alors une partie mais qu’importe, cela revient comme une vieille ritournelle. La miss semble en connaître un paquet sur un certain sosie de Killian, elle s’efforce de le trouver. Pourquoi jouer avec le temps en sachant qu’il gagnera toujours ? Illogique. Perturbant. En fait, elle ment. Soit elle n’y connaît rien, soit elle en connaît trop, toutefois elle joue actuellement à un jeu fort déplaisant. Le blond tâte son veston, vérifiant que son flingue est toujours rangé. Il y songe, il pourrait le braquer sur elle puis retire sa main. A quoi bon la tuer ? Elle à l’air trop résistance, cela ne servirait à rien.

Ses promesses, ses paroles, il les boit comme on boirait un litre de whisky. Il n’a confiance en personne, même pas en lui même, il sait que sa conscience peut lui faire défaut. Que son don peut le tromper. Pourtant il veut la comprendre, il veut comprendre tous ces altruistes qui donnent une chance aux personnes. Pour une fois il veut laisser quelqu’un vivre, lui montrer tout ce qu’on ressent quand on est proche de la mort. Lui montrer qu’elle peut encore vivre longtemps mais c’est encore pire, peut-être plus égoïste. Se défiler pour revenir, est-ce moral ? Vivra-t-elle dans la peur ? Ce n’est pas tellement son problème. Elle est venue et elle n’aurait pas dû. L’homme aux yeux d’or est fasciné bien qu’anxieux quant à la jeune fille.

C’est sûrement mieux ainsi.

Il lui agrippe le poignet avec rage et ses doigts passent d’une caresse à une griffure sauvage mais sans pour autant couper sa peau. Il aime sentir les gens, souvent parce que cela représente l’odeur de la mort. Mais pas chez elle, vu qu’il ne compte pas la tuer, cette délicieuse créature. Finalement, les caresses reprennent mais sur son cou, il remonte doucement tout en la fixant. Il sourit malicieusement, attrapant sa mâchoire de sa main majestueuse. Elle peut se débattre autant qu’elle veut, il ne la laissera pas filer, il maintient son poignet contre la paroi froide derrière elle. Il décide que le temps s’arrête maintenant, qu’un silence règnera jusqu’à ce qu’elle se calme. Il ne sait pas si cela aboutira, mais qui ne tente rien n’a rien. N’ai crainte ma petite, il ne te fera aucun mal. Tant qu’il ne dégaine pas son arme. Apprend de lui. Apprend-lui. Montre-lui qui tu es réellement et peut-être que la vérité jaillira d’elle-même. Il en faut souvent trop peu pour faire craquer quelqu’un mais on cherche trop loin.

Il ne faut pas l’épouvanter, Killian est un homme comme les autres. Avide de pouvoir et avare. Il se rapproche lentement, maîtrisant tous ses gestes, sa main se replaçant vers le bas et son visage tout proche de celle de la miss. La tension monte, ou du moins cette atmosphère qui doit lui sembler pesante alors qu’elle n’est que frivole. Ses lèvres seulement à quelques centimètres de la bouche pulpeuse de la brunette. Fuis. Il est trop tard malheureusement. Elle est prise au piège, cette douce biche. Prise dans les griffes du tueur, du chasseur et de l’ours. Le dos de sa main effleure tout en douceur la joue de Tala, il sourit une nouvelle fois et d’un coup…

Il dégaine une carte tel un magicien.

Elle apparaît sans prévenir, venue tout droit de sa manche. Elle est simple, blanche et on y voit marqué en lettre capitale, faites à la main, un magnifique Killian Scheigge. Il la lui montre et lui glisse dans la bretelle de son soutien-gorge, sans gêne puis se recule.

— Si tu veux me retrouver, tu sais comment faire maintenant, il lui désigne ledit endroit.

Cependant, tu comprendras bien vite, ma chère Tala, que cette carte ne représente rien qu’un nom. Un simple nom sur un bout de papier chiffonné.

— J’espère que tu le retrouveras.

Il repart à travers la brume épaisse de la nuit, faisant éternellement claqué sa canne sur les pavés abîmés d’Hoshikami.

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MessageSujet: Re: Le soleil de notre avenir [Tala]   Sam 9 Juil - 22:10

Le soleil de notre avenir.
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Tu n'avais vraiment pas de chance de tomber sur une telle personne. Tu étais bloquée, tu ne savais que faire. Le regarder ? Oui. Le fixer de tes yeux bruns. Ce n'était certainement pas la chose la plus logique à faire, peut-être pouvait-il mal le prendre, mais tu ne pouvais réfléchir à rien d'autre. Ces ressemblances, cette prestance. Pourquoi ?

Alors tu essayais de paraître calme, courageuse. Lui montrer qu'il avait beau paraître effrayant tu ne te plierais pas. Ce n'était une fois encore, sans doute pas la meilleure des décisions mais c'était bien la première fois que tu rencontrais une personne de ce genre. Tu avait vécu la plus grande majorité de ton enfance dans la froideur d'une île reculé, sans grande présence à tes côtés. Une fois aux États-Unis tu n'y avais fais que vaguement le tour pour trouver des informations sur Procyon mais surtout pour étudier. Et ici, au Japon. Tu étais tombée sur lui. A croire que la vie terrestre te montrais l'ensemble des possibilités qu'ils étaient possible de rencontrer sur cette planète.

Et il t'agrippe le poignet avec force, sauf que tout cela te fait afficher une faible grimace lorsque ses semblants de caresse se transforment en légère griffure. Tu ne penses à rien d'autre, mit à part espérer qu'il ressentirait un simple ennuie de ta présence, qu'il préférerait retourner à ses affaires que tu avais dérangé. Qu'est-ce-qui te maintient debout exactement ? La peur ? L'ignorance ? Tes pensées d'étoile te font supposer que l'homme ne reviendrait pas sur ses propres paroles. Il allait te laisser partir, simplement menacé pour un prochain croisement, mais finalement le blond ne t'autorise pas à partir. Et ton pouvoir n'y ferait rien.

Boum Boum.

Ton cœur bat de plus belle. Rapidement. Surpris. Paniqué. Tu ne l'avais pas pourtant quitté une seule seconde du regard, mais tu ne t'y attendais pas. Il était si proche, si proche de toi que tes yeux auraient commencés à loucher si tu ne n'avais pas vaguement abandonné ta fixation. Et ton souffle te trahis, montre que tu es dépassée par tout cela, que tu ne sais pas comment réagir. Que tu es troublée. Finalement tu ne peux même pas t'empêcher de tressaillir lorsqu'il te frôle la joue. A quoi t'attendais-tu ? La peur.

Tu la ressentais.

Sans aucun doute. Et son sourire ne te rassurait pas non plus. Tu ne sais pas quoi penser. Pourquoi les humains étaient-ils si étranges ? Même lors de tes longues années à les observer, tu n'étais jamais tombée sur ce genre d'être. Ou du moins, les évitais-tu inconsciemment. Pourtant, il avait été à tes côtés pendant tous ces millénaires. Un soupir inaudible, un soulagement inconnu lorsque la pression ce relâche. Lorsqu'il te dépose ce morceau de papier dans ton soutien-gorge.

Étrangement, tu te surprends même à fermer les yeux pour y retrouver ton souffle d'ordinaire calme lorsque l'homme tourne les talons. Qui pouvait avoir envie de revoir un homme qui donnait une telle intensité lors d'une première rencontre ? Personne. A moins d'être légèrement dérangé dans son esprit.

Et c'était peut être ton cas.

Mais la seule chose que tu savais actuellement, était qu'il te faudrait bien plus qu'un bon bain pour retrouver ton calme pour pouvoir te coucher ce soir. Ta vue toujours obturée, tu entends le son de sa canne qui s'éloigne. Enfin. Peut-être. Tu ne sais pas. Cependant, tu finis par rouvrir tes yeux bruns et d'attraper cette carte qu'il t'avait donné sans le moindre gêne.

Killian Scheigge.

Kill ian Scheigge.

Un simple rire d'une seule tonalité, d'une seule seconde sort de tes lèvres comme une expiration plus forte que l'habituelle. Il ne t'avait pas parlé anglais. Il ne c'était pas essayé au moindre humour. Tu avais été tellement perturbée que ton analyse avait été faussée. Tu étais totalement hors de course. Et tu avais révélé des choses qui ne le concernait pas.
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