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 I hope I make it to the day I'm 28 years old || Blanche [END]

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DC Johannes Svensen
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MessageSujet: I hope I make it to the day I'm 28 years old || Blanche [END]   Lun 27 Juin - 15:59




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Nom — Blanche Elyse Bérénice Leroy-Sartre. Et retenez-le bien ! Mais on la connaît sous le nom de Blanche Leroy, Bianca pour les intimes.
Âge — 28 ans. Et même si c’est facile de lui donner plus vu son attitude de cinquantenaire snobinarde qui boit plus de vin que d’eau, il serait très malvenu de le faire !
Sexe — Ugh, pas avec des plébéiens.
Race — Humaine
Nationalité — Honhonhon baguette Eiffel Tower
Groupe — Aurore
Occupation — PDG de Coffee & Despair, marque de cafés reconnue internationalement (aucun mérite, elle en a hérité). Cependant, elle aura revendu des parts de l’entreprise pour se consacrer à des activités… douteuses par le passé, et désormais à la politique, notamment au parti des Aurores dont elle est un contributeur ombrageux mais aussi actif qu’elle le peut.
Orientation sexuelle — Plus intéressée par ton compte en banque que ta belle gueule.




Put me on a pedestal, so I can look taller

Blanche, c’est un peu moins d’un mètre soixante de mépris. Ouais, je pense que la résumer ainsi serait pertinent, même si la réalité est bien plus complexe que cela. Pas très grande, donc, elle est également particulièrement menue, une vraie allumette, mince mais ayant peu de formes. Dans un sens, elle semble assez masculine, son style vestimentaire aidant ; la plupart du temps, ses vêtements (souvent hors de prix et sur-mesure, parce que c’est le minimum pour une femme comme elle !) sont composés de costumes, de pantalons ou shorts sobres, de gilets et de chemises, de cravates – bref, tout est assez masculin et surtout classique chez elle. Parfois, elle revêtira une robe, nouera un nœud autour de son cou, ajoutera quelques couleurs durant ses bons jours – c’est d’ailleurs un bon moyen de savoir si elle va bien ou pas. Elle mettra souvent des talons aussi, moins par coquetterie (et pourtant dieu sait que les apparences sont importantes avec elle !) que parce qu’elle sait que c’est une nabote. Mais le vêtement que vous aurez le plus de chances de remarquer est son énorme manteau de fourrure blanche, sans doute deux fois plus épais qu’elle, qu’elle ne quitte jamais lors des temps froids. Plus indécent et snob tu meurs, mais c’est un peu l’effet recherché. Ou plutôt, c’était, avant.

La jeune femme, relativement pâle de peau et de type Caucasien, prend soin d’elle et ça se voit : elle se maquille peu mais suffisamment pour embellir ses traits (tout un art, la beauté), va directement se faire faire un brushing chez le coiffeur lorsqu’elle doit se laver les cheveux (balancer l’argent par les fenêtres est aussi un art apparemment), pique une crise de drama-queen lorsqu’une minuscule tâche d’eau apparaît sur sa chemise parfaitement repassée. Ce n’est pas une obsession, mais être présentable est une nécessité absolue, c’est des gestes qu’on lui a fait avaler et qu’elle applique tous les jours désormais. Ses gestes reflètent bien sa personnalité également ; la manière dont elle fait mouvoir ses doigts de pianiste parfaitement manucurés, son plissement de nez dégoûté caractéristique et ses haussements de sourcil méprisants, sa façon de bomber le torse et de garder la tête haute comme si elle avait peur qu’une couronne invisible ne chute de sa tête… vous ne voulez sûrement pas faire l’imbécile avec une personne comme elle, et si vous le faites… c’est sûrement à vos risques et périls.

Enfin, son visage – relativement fin, et assez expressif s’il en est. Lorsqu’elle n’affiche pas une expression complètement méprisante, elle est assez souriante, même si ça fait un peu sourire Colgate de politicien bien fake (de toute manière, elle n’essaie pas de mentir de manière convaincante, elle a même horreur de ça). Mais promis, lorsqu’elle vous aime bien, elle le communiquera (sans le vouloir), elle vous prendra dans les bras et vous sourira avec sincérité (et vous utilisera comme bouclier humain à l’occasion). Elle voudrait paraître froide en toutes circonstances, mais c’est pas évident lorsqu’on a le rougissement facile, qu’on déborde littéralement de mépris, ou que ça se lit dans son regard vert pâle. Ah, et gardons le meilleur pour la fin ; sa crinière irisée. Ouais, sa chevelure blonde à l’origine, coupée aux épaules pour rester pratique, a des reflets multicolores. Ne me demandez pas par quel tour de magie obscur c’est possible, ni pourquoi ou comment c’est arrivé, sachant qu’elle déteste qu’on lui fasse remarquer que quelque chose cloque avec sa tignasse. C’est un grand mystère que nul ne saurait résoudre.


I'm headed straight for the castle

Si vous voyiez Blanche pour la première fois, vous pourriez croire à une personne assez affable et ma foi pas si désagréable. La jeune femme a des manières, on les lui a bien inculquées quand elle était gamine et il serait indécent (mot qu’elle affectionne particulièrement) de ne pas les appliquer lorsqu’on est une lady comme elle. Elle est polie, peut-être même trop mesurée, elle fait de grands sourires un peu hypocrites… mais quelque chose semble clocher. Parfois, sa langue fourche (quoi de plus normal pour un serpent comme elle), elle lâche une ou deux phrases haineuses dans un murmure, son ton est méprisant, son nez se fronce dans une expression de mépris. Elle essaie, vraiment ; elle veut être généreuse et gentille, elle veut faire les choses bien, elle est dotée d’une volonté de bien faire impressionnante, mais ça ne suffit pas. Ce n’est pas assez… jamais assez pour refreiner sa nature. Si vous savez comment elle est réellement, elle n’essaiera pas de se cacher, c’est pas ce qu’elle veut, et votre avis de misérable petit être inférieur n’a pas vraiment d’influence sur sa noble personne. Si elle essaie de changer, c’est pour elle et personne d’autre… du moins c’est ce qu’elle dira, mais ce n’est probablement pas faux, lorsqu’on sait combien elle est égoïste.

Blanche, au fond, n’est pas gentille, et si vous dialoguez plus de quelques minutes avec elle, vous le découvrirez vite. La blonde est méprisante. C’est probablement un mot qui apparaîtra souvent dans votre esprit lorsque vous la verrez ; elle transpire le mépris, a presque un terrible goût amer dans la bouche lorsqu’elle parle, vous regarde de haut, vous déteste, vous juge en permanence. Tous les stéréotypes discriminatoires peuvent y passer, elle trouvera toujours quelque chose à vous reprocher de toute façon. C’est instinctif chez elle, d’être toujours si arrogante, certains pourraient dire que ça vient de son éducation mais je pense qu’il y a une grande part d’amertume dans tout ça. Naturellement, Leroy est snob, elle déteste les gens plus pauvres qu’elle (c’est à dire beaucoup de monde), et elle aime bien le montrer. Et si on ne fait pas preuve du plus grand des respects à son égard, elle s’énervera vite. Savez-vous seulement à qui vous parlez, plébéiens ? L’irritation, ça aussi, ça la connaît, et si elle saura généralement se contenir, si vous poussez trop loin, elle se mettra à rugir. Elle est peut-être pas très impressionnante à première vue, la snobinarde, mais elle sait s’imposer ; c’est un patron avant tout et elle sait faire preuve d’autorité. Si parfois c’est excessif, elle est quand même un bon leader ayant la tête sur les épaules et sachant prendre de bonnes décisions. Elle n’est pas stupide, bien au contraire, sans être brillante ; et se remémorer ses nombreuses expériences lui permettent, elle l’espère, de prendre des décisions sages… et surtout de ne pas commettre les mêmes erreurs que par le passé.

Malgré sa froideur apparente, Blanche est constamment à fleur de peau. Hypersensible, probablement. C’est peut-être pour ça qu’elle est si violente par moments, qu’elle utilise des mots aussi forts que possible pour vous faire comprendre très clairement ce qu’elle pense de vous, mais c’est aussi ce qui lui permettra d’affirmer sans mentir qu’elle a quand même un minimum d’empathie et de compassion. Certes, elle sait comment vous écraser ; mais elle le regrettera amèrement. Elle s’excusera, peut-être, si sa fierté démesurée ne l’en empêche pas. Elle paye attention à l’humanité et aux Etoiles, elle ne veut pas que qui que ce soit souffre, que ce soit du Lien ou des actions du Crépusculaire… dans la mesure du possible. Appelez ça pessimisme ou réalisme, mais elle est bien consciente que les sacrifices sont nécessaires si on veut arriver à quelque chose. C’est peut-être un peu ce qu’elle reproche aux Aurores, ce pacifisme inébranlable, mais elle essaie de refreiner ces idées.

Parce que fut un temps, elle n’était pas juste supérieure et mauvaise, c’était bien pire que ça. Son idéalisme l’avait poussée à des extrêmes incroyables qu’elle regrette aujourd’hui. Elle était membre du Crépuscule – un membre influent qui paya très cher pour les aider, une extrémiste capable de se salir les mains parce que ses objectifs, ses idéaux étaient tellement moralement supérieurs de toute façon. Parce qu’elle faisait la bonne chose, non ? Elle ne réalisait pas, et lorsqu’elle a quitté le navire, le prix à payer fut terrible. Regrets, peur limite paranoïaque d’être rattrapée par son ancien groupe qui n’hésiterait pas à la faire payer, crainte de la police qui pourrait lui reprocher plus d’un écart, amertume – parce qu’on ne la félicitait même pas d’avoir une conscience. Tu m’étonnes qu’elle soit devenue si pessimiste… mais elle ne veut pas de votre pitié pour autant, elle peut tenir debout et faire face à ces menaces toute seule, merci bien – du moins, c’est ce qu’elle se répète en permanence. Et c’est pas comme si elle était devenue une si bonne personne non plus, son mépris, sa haine et ses sarcasmes, bien que moins présents aujourd’hui, n’ont pas disparu. Sa folie des grandeurs en aura pris un coup, en revanche, mais lorsqu’on risque la mort, on évite de se donner en spectacle. Elle préfère jouer les maîtres d’échecs cloîtrés dans l’ombre, et utiliser les gens comme des pions – s’attacher, c’est pas son truc, lorsqu’elle le fait elle est excessive, foutue sentimentalité.

Bref, Blanche, c’est une sale boule d’amertume, de mépris, d’émotions conflictuelles et de supériorité qui se placera toute seule sur un piédestal si vous ne lui faites pas cet honneur. C’est la fierté mal placée incarnée. Mais elle fait de son mieux… sans doute.

• Naturellement, elle est droguée au café. C'est cliché vu son métier, je sais.
• Elle joue du piano depuis qu'elle est gamine, du coup elle s'en sort plutôt bien.
• Elle a peu d'humour, mais parvenez à la faire rire et elle s'écroulera pendant un moment en gloussant comme une gamine.
• Elle sait courir en talons, comme les filles qui fuient des zombies ou des tyrannosaures dans les films. Ca, c'est du skill.
• Elle songe actuellement à acheter un siamois appelé Jean-Paul.
• Son manoir accueille pas mal de gens, généralement elle les évite mais depuis qu'elle s'est remise aux relations sociales avec les Aurores, pas le choix.

En résumé:
 


Welcome to the mindfuck

Blanche, c’était probablement l’enfant la plus chanceuse du monde. Tout d’abord, le statut de ses parents aurait pu faire baver n’importe qui ; Elizabeth Sartre et Richard Leroy (noms de riche clichés s’il en est), un couple d’entrepreneurs déjà loin d’être modestes, avaient su fonder une marque de cafés, Coffee & Despair (nom audacieux mais qui ne faisait pas fuir les clients, bizarrement), dont le succès fut si fulgurant qu’elle devint rapidement connue partout dans le monde (ou du moins dans les pays riches). Et tout ceci, ce bénéfice énorme, ces millions seraient, le jour des funérailles de papa-maman, la propriété de Bianca. Et en attendant, il était libre à elle de profiter de leur fortune… et de leur absence, car évidemment, les parents travaillaient beaucoup. Petit déjeuner colossal composé de pâtisseries diverses et variées dont elle ne mangeait pas la moitié, bain moussant tous les soirs, caprices discrètement exigés au personnel en échange de quelques billets (parfois, elle achetait leur silence avec son argent de poche pour cacher le fait qu’elle martyrisait son frère ; ses parents le savaient bien mais fermaient les yeux sur son attitude de petite businesswoman amateur de corruption qui annonçait bien son futur dans la politique). Blanche avait tout et elle le savait très bien.

Elle était l’enfant parfait et bien sûr, la plus privilégiée entre son frère Charles et elle. Ce dernier, assez dissident et jaloux de son statut, faisait office de déception ambulante de service. Bianca ? Elle, elle obéissait bien sagement à ses parents. Elle buvait leurs paroles, leurs idéaux tordus. Ah, on ne peut pas dire que les Leroy soient très ouverts ; très conservateurs, particulièrement méprisants, ils prenaient grand soin à prévenir leur fille des terribles dangers rôdant dehors. Hors de question de côtoyer des enfants pas assez corrects à leurs yeux ; encore moins d’avoir un mari pauvre, écolo, gauchiste ou sorti d’une quelconque école d’art ! (oui, ils avaient la main lourde sur les stéréotypes). D’ailleurs, pour Blanche, ou du moins ce fut ce qu’elle comprit rapidement, les relations sociales, l’amitié, l’amour, ce n’étaient que des obligations professionnelles. Aussi essentiel et intéressant que la paperasse à laquelle elle fit, dès son enfance, face. Ses émotions étaient redirigées vers des caprices d’enfant, sa sensibilité à fleur de peau servait à des colères terribles et égoïstes. On la disait autoritaire, et un bon leader. Mais… il y avait quand même quelques personnes auxquelles elle était attachée. Pas son frère, beurk ! Une saine rivalité régnait entre eux, et la jalousie maladive du cadet envers son aînée ne faisait que renforcer cette animosité. Non, il s’agissait plutôt de ces deux-là…

Comment cela avait-il commencé ? Ah, le déménagement. Elle avait environ neuf ans lorsque la joyeuse petite famille d’élitistes dût déménager pour le Japon, pour les affaires. Quitter Paris, sa ville natale, fut un déchirement pour Blanche (surtout si c’était pour se retrouver dans un pays remplis de chintoks !). Autant dire qu’une fois arrivée, elle eut un mal fou à parler la langue, et garda toujours un accent français absolument dégueulasse. Elle était à l’académie, bien sûr ; et si le système scolaire était bien différent de celui qu’elle connaissait, elle s’y adapta. Elle était bosseuse, et pas si bête, aussi elle devint, malgré ses difficultés initiales, une très bonne élève. Son frère, lui, suivait plus difficilement, même si il apprit à parler parfaitement japonais bien avant elle. Trop dissipé, et persuadé que de toute manière, ça ne servirait à rien si il n’avait pas le destin exceptionnel de sa sœur. Celle-ci ne l’encouragea évidemment pas ; elle l’enfonça et se moqua de lui, détruisant rapidement leur relation. Les deux enfants, comme chien et siamois snob, s’ignoraient royalement lorsqu’ils ne se criaient pas dessus, et rapidement, ils devinrent invisibles l’un à l’autre, bien que vivant dans la même maison.

Mais, comme dit plus tôt, elle s’entendait bien avec deux autres enfants. Elle connut le premier assez tôt, s’attacha très vite à lui pour leurs ressemblances ; le second, ce fut plus tard qu’elle fit sa connaissance, mais elle l’adopta encore plus rapidement. Ils formèrent rapidement un trio soudé, rempli de rêves de grandeur… de grandeur, oui. Ils aspiraient à une condition plus importante que celle qu’ils avaient. Ils voulaient faire de grandes choses pour le monde. Et Blanche était comme eux… elle ne voulait pas se cantonner à un destin prédéfini. Il était hors de question pour elle de suivre une destinée qu’on lui avait assignée à la naissance. Où était l’intérêt ? Que ferait-elle vraiment ? Ce n’était pas en servant des tasses de café qu’elle rendrait ce monde meilleur ! Aussi, vers quatorze ans, elle commença à rejeter l’autorité parentale. Ils étaient grands, puissants, mais ils n’étaient pas assez pour elle. Elle… elle aspirait à bien plus ! Ironie du sort, n’est-ce pas ? Ceux qui l’avaient éduquée de sorte à ce qu’elle soit supérieure à tout le monde se voyaient supplantés par leur progéniture…

Elle se rapprocha plutôt de ses deux chers amis. Jusqu’au jour où l’un d’eux lui révéla quelque chose de terrible. Elle était entrée dans une grande université, plaisante mais épuisante et pour laquelle elle avait relâché ses efforts, puisqu’elle était de toute manière assurée d’avoir un meilleur job que la plupart de ses camarades, et ce sans rien faire. Elle était dans le début de sa vingtaine lorsqu’il lui parla de ça…

« Eh… tu as entendu parler du lien avec les Etoiles ? »

Elle répondit évidemment que non, et… il lui expliqua tout. Le lien de vie et de mort entre un humain et son Etoile. Ca la terrifia. Son destin était donc tracé jusque dans ses relations et la date de sa mort ? Et il en était de même pour tous les autres humains sur cette planète… oh, Blanche méprisait les humains. Elle les détestait, elle les trouvait pourris, corrompus jusqu’à la moelle. Mais son opinion des Etoiles était pire encore. De quel droit… de quel droit les Etoiles, et surtout l’Etoile Divine, osaient-ils décider de l’existence des êtres humains, de son existence ? La réalité la dégoûtait. Le lien la dégoûtait. Lentement, très lentement, elle sombra dans le mépris total de ce monde. Les humains étaient des bons à rien qui suivaient leur destin… et ce depuis toujours. Mais elle ne serait pas de ceux-là. Elle était d’une espèce supérieure à ces minables petits êtres. Elle, elle serait leur sauveur. Elle les libèrerait de cette injustice. Pas pour qu’ils vivent heureux et selon leurs désirs, oh non ! Mais dans l’espoir égoïste qu’ainsi, ces personnages supérieurs, plus élevés d’une manière ou d’une autre, apparaitraient. Libérés de ce lien et de leur médiocrité, ils deviendraient des personnes meilleures… comme elle… comme ses amis. Amis qui jouèrent un grand rôle dans sa transformation, d’ailleurs : ils n’hésitèrent pas une seconde à la convertir à leurs idéaux.

Et puis vint le Crépuscule. Là encore, ce furent ses amis qui lui en parlèrent. Ils se battaient pour la libération du joug terrible de l’Etoile Divine… ils allaient briser le lien, par la force s’il le fallait. Est-ce qu’elle était prête à en venir aux armes pour ce but ? Au point où elle en était…. La gamine candide et gentiment autoritaire était devenue une femme déterminée, une reine prête à tous les coups tordus existants pour que ses idéaux arrivent à terme. Elle était idéaliste, elle était persuadée que tout cela était la solution parfaite. Même si il fallait briser le lien de chaque personne existante, même si il fallait détruire tous les humains et toutes les Etoiles de cette Terre pour les libérer… elle l’aurait fait sans hésiter. Naturellement, elle rejoignit le groupe, non en tant que femme d’action, mais en tant que contributeur financier et d’aide au recrutement de personnes utiles au projet. Combien de billets issus de sa propre poche utilisèrent-ils pour leurs plans déments ? Combien de sang versé inutilement ? Elle n’en savait rien. La sensation de grandeur, la sensation d’être une héroïne lui faisait tourner la tête, lui donnait des ailes…

… de cire.

Elle ne se rendait compte de rien. Ah, comment pouvait-on être si aveugle ? La demoiselle se noyait dans son sentiment d’utilité, d’héroïsme, dans son mépris terrible des personnes qui l’entouraient. Elle se nourrissait de la haine qu’elle vouait aux gens qui l’entouraient. Si un mendiant osait lui demander une pièce dans la rue, elle lui lançait un regard noir et s’éloignait, dégoûtée. Si un enfant lui demandait de ramener son ballon coincé dans une branche, elle ne tournait même pas la tête vers lui. Pourquoi ? Parce qu’elle était une héroïne, voyons ! Pourquoi devrait-elle s’abaisser à des tâches si basses alors qu’elle était au-dessus d’eux ? Alors qu’elle était membre éminent, important, que dis-je, essentiel du Crépusculaire ? Vraiment… c’était ridicule. Les gens ne savaient pas la chance qu’ils avaient de vivre dans l’ignorance de ces problèmes, de vivre sans de telles responsabilités sur les épaules, comme elle.

Parfois elle écrivait des lettres jamais envoyées à son Etoile anonyme. Ce lien… avait quelque chose de tragiquement romanesque, même si elle s’y opposait fermement. Mais elle tenta de se raisonner en se disant que ce n’était que le désir de l’Etoile Divine, qu’elle était trop intelligente pour se plier à l’idée toute faite et ridicule qu’on pouvait être heureux ainsi, alors qu’une autre personne liée à soi pouvait risquer deux vies à l’autre bout du monde… parfois, elle écrivait aussi des messages à son frère, mais elle n’osait jamais les envoyer non plus. Charles avait rejoint les yakuzas, il était devenu son ombre totale ; elle était membre éminent de justiciers allant sauver le monde, lui était au même rang dans la pègre, parmi des êtres sales et corrompus que Blanche méprisait et dont elle souhaitait se débarrasser. On le surnommait Kuro, d’ailleurs. Ce qui retranscrivait bien la vision des choses très monochrome de Blanche à l’époque ; noir et blanc. Mal et bien. La plèbe et Leroy.

Mais… un jour, on lui en demanda plus. Elle avait vingt-cinq ans à l’époque ; et le Crépuscule ne saurait se satisfaire des petites rentes qu’elle leur donnait régulièrement. Ils avaient besoin de plus, bien plus pour accomplir leurs plans efficacement. Que sont des scientifiques sans personne pour les financer ? Mais en tant que chômeuse oisive, Blanche ne pouvait les aider… elle n’obtenait toujours que peu d’argent (terme relatif) de sa famille par mois. Tant qu’elle n’hériterait pas de l’entreprise, elle ne pourrait pas donner plus, et même si elle travaillait avec son diplôme récemment obtenu… même si elle avait un excellent job et les compétences pour l’exécuter et gagner un salaire conséquent… ça ne suffirait jamais. Il fallait les millions que valait Coffee & Despair. Mais ses parents, qu’elle avait appris à détester parce qu’ils n’auraient aucun respect pour ses idéaux et qu’ils étaient infiniment inférieurs à elle, ne montraient pas un signe de faiblesse, et puis… et puis si elle leur expliquait la situation, son image de fille parfaite serait brisée. Cependant, renoncer au Crépuscule était inacceptable. Elle ne pouvait simplement pas se permettre de… d’abandonner ce pour quoi elle s’était battue ! Ce serait renier la justice qui devait régner sur ce monde entier ! Ce serait être un renégat… un paria aux yeux de ceux qui détenaient la Vérité et qui allaient gagner. Quelle serait sa vie si elle quittait le Crépuscule ? Ils la chasseraient, la tueraient, parce qu’ils n’étaient pas tendres avec les traîtres. Et surtout, elle… elle était quelqu’un de bien, non ? Devenir le méchant faute d’argent… n’était-ce pas là le pire destin qui puisse lui arriver ? Pire, se conformer à ce que l’Etoile Divine attendait d’elle – mourir avec son Etoile inconnue, sans pouvoir décider de quoi que ce soit ?

« Et si… avait dit un de ses deux chers amis. Et si tu en héritais, justement ? »

Elle ne savait pas trop comment elle avait pu retourner à la maison familiale de manière aussi sereine. Son plan était bien en tête, son revolver chargé entre ses mains, lesquelles ne tremblaient même pas – à moins qu’elle se refusât à le croire ? Papa, maman, vous m’avez manqué… aurait-elle voulu dire avant d’exécuter ses plans, mais c’était hypocrite ; ils ne lui avaient pas manqué. Ces êtres avaient fait d’elle quelqu’un d’horrible et je pense qu’au fond, elle le savait. Ou plutôt qu’elle voulait se convaincre que c’était de leur faute si elle n’était pas parfaite, si elle n’était pas le membre idéal du Crépuscule qu’elle aurait rêvé d’être à l’époque. Je ne sais pas vraiment quels étaient ses sentiments à ce moment, en vérité ; elle tente aujourd’hui d’effacer ce moment de sa mémoire. C’était tellement brusque, tellement violent, tellement rouge, qu’elle avait l’impression d’être dans un rêve éveillé. Ou un cauchemar ? Ses émotions étouffées à cet instant l’empêchèrent de se sentir vraiment bien ou mal lorsqu’elle appuya, à deux reprises, sur la détente. Un de ses amis était là, vint à la rescousse, l’aida à cacher les preuves d’une manière si professionnelle que c’en était presque morbide. Elle ne parvenait pas à réaliser. Aujourd’hui, elle sait très bien qu’elle a du sang sur les mains, mais le regrette-t-elle pour autant ? Ce n’est pas une pacifiste. Ce n’est pas quelqu’un de gentil. Mais elle sait quand même que ces deux personnes, aussi horribles soient-elles, ne méritaient peut-être pas d’être tuées de la main de leur fille, pour de l’argent… pour le Crépuscule, surtout. Elle assume ses crimes, ça la déprime mais elle ne les nie pas à moins d’être paniquée ; parce que c’est le prix de la justice… parce que sa culpabilité va bien plus loin que ça.

Elle hérita de tout ; la fortune, l’entreprise, tout. Sa place dans le Crépuscule devint bien plus importante, d’ailleurs… et elle profita bien de sa fortune pour se noyer dans les caprices plus importants et démesurés encore qu’autrefois. Vin rouge, épices fines, manteaux valant six fois un salaire moyen, elle était la reine, une reine tyrannique et incontestée… une reine qui essayait de ne pas voir ce que le Crépuscule faisait réellement en s’offrant des cadeaux distrayants. Oh, vous voulez ça ? Très bien, prenez mon chèque ! Mais ne me perturbez pas dans ma routine, dans ma petite utopie mentale. N’ayez pas tort. Nettoyez ces taches de sang sur vos mains avant d’entrer chez moi…

Un jour, elle le revit. Son frère, ce salaud. C’était, en théorie, par pur hasard, mais elle était persuadée qu’il l’avait traquée. C’était trop gros pour être le hasard… elle le rencontra alors qu’ils étaient seuls, pendant qu’elle rentrait d’un rendez-vous important avec un partenaire de la marque. Malgré ses extravagances, elle bossait comme une malade et ça se voyait bien ; cernes, tremblements à cause des insomnies et du café, elle était constamment à cran et prête à crier sur le premier venu qui osait l’importuner. Je pense que Blanche était, à ce moment là, au pire d’elle-même. La simple vue de personnes inférieures la dégoûtait. Ca ne lui apportait aucun plaisir ; elle était juste malade de vivre, malade de ce monde qu’elle espérait changer au plus vite. Si on lui avait proposé l’Apocalypse, elle l’aurait déclenchée aussitôt pour aller mieux… à moins que… à moins qu’il ne reste une once de bien chez elle ? Une once de raison, surtout, puisque le bien et elle… eh bien, tu sais, c’est une notion trop relative pour que l’esprit cartésien de Blanche l’apprécie, et trop éloignée d’elle pour qu’elle l’adopte.

C’était particulièrement vrai à cet instant. Charles l’avait abordée, plaquée contre un mur.

« Salope. Je sais ce que tu leur as fait. Tu les as  butés, avoue ! T’as fait tout ça pour avoir ton entreprise ! »

Elle avait répliqué d’un ton acerbe qu’elle était loin d’être aussi obsédée par cette entreprise que lui, mais il lui avait enjoint de ne pas faire la maligne. Ce qu’elle cessa aussitôt de faire lorsqu’il lui parla de ses connaissances sur le Crépuscule et ses activités. Non… non, il ne devait pas savoir. Ni pour le meurtre, ni pour le Crépuscule ! Il était une menace… il était dangereux. Et si… et si il allait la tuer pour récupérer Coffee & Despair ? Il en serait très bien capable ! Il avait toujours rêvé de le faire. D’être le patron… il ne pouvait pas l’arrêter parce que c’était « bien », hein ? Parce que c’était elle, le bien ! Lui était le méchant dans l’histoire ! Lui… il était violent et mauvais, pas vrai ? Corrompu, comme toutes les personnes complices des machinations de l’Etoile Divine ! Elle devait… elle devait… s’en débarrasser. Elle n’avait pas le choix, même si elle souhaitait le contraire !

C’est fou comme son raisonnement était tordu. C’est fou ce que la folie peut vous pousser à faire.

Elle s’en débarrassa. Comme pour le meurtre de ses parents, un bouc émissaire fut choisi pour endosser le poids de cette mort. C’était injuste, en quelque sorte. Même si le bouc émissaire était un déchet, au même titre que son frère… ce n’était pas juste qu’il paie pour ce qu’elle avait fait. Mais elle se dit, à ce moment, que c’était pour le plus grand bien…

Et puis… il y a deux ans… il y eut ce moment. Elle discutait avec un de ses deux collègues de toujours d’un de ses amis, lequel bossait pour la police et commençait à devenir une gêne pour le Crépuscule. Elle lui demanda de lui remettre les idées en place, parce qu’il n’était pas permis d’être ami avec l’ennemi ! Son ami d’enfance et collègue Crépu avait souri, lui promettant qu’il s’en chargerait.

Eh bien… il le fit. Mais en tuant son ami. Blanche, bizarrement, fut secouée par cet événement. Elle avait déjà vu le policier… il avait l’air d’être quelqu’un de bien. Elle ne voulait pas qu’il meure. Juste… que son ami lui fasse comprendre qu’il avait tort, qu’il était du mauvais côté en s’opposant au Crépuscule. Elle le reprocha à son ami d’enfance, disant qu’elle refusait d’être responsable de la mort d’un innocent qui aurait pu venir du bon côté. Mais au lieu d’être coupable, son interlocuteur rit…

… Et il lui expliqua que c’était normal pour le Crépuscule. Que c’était ainsi que les choses fonctionnaient : par la force et pas autrement, innocents ou non. Que c’était le seul moyen d’arriver à leurs objectifs. Et elle, qui était aussi mauvaise et meurtrière qu’eux, pleurait un pauvre innocent qu’elle ne connaissait même pas ? C’était le comble de l’ironie ! C’en était même… complètement ridicule de sa part.

« Oh Blanche. Tu es tellement naïve. »

Tout ça lui donnait sérieusement envie de vomir. Elle avait collaboré avec des assassins tout ce temps. Ils avaient tous infiniment plus de sang et de poussière d’Etoile sur les mains qu’elle… et pourtant, n’avait-elle pas été responsable de la mort de trois… non, six personnes ?! Elle était dans le tort depuis le début ? Pourtant, briser le lien était la seule solution… pourtant, c’était le seul moyen de parvenir à un monde meilleur… Mais sur combien de cadavres ce monde se bâtirait-il ? Elle refusait de participer à tout ça !

« Bianca… tu sais ce qui t’attend si tu trahis le Crépusculaire, n’est-ce pas ? Je n’hésiterai pas à te traquer personnellement. »

Le goût de la trahison fut ce qui l’acheva. Ses amis… ses amis n’étaient en réalité que des monstres. Ils lui avaient caché la vérité, l’avaient manipulée, en avaient fait une parfaite marionnette prête à exécuter tous leurs ordres et à payer pour leur chaos. A tremper ses mains jusqu’aux coudes dans le sang pour des idéaux barbares. Mais qu’est-ce qu’elle avait fait ?! Pourquoi… pourquoi le sort était si cruel avec elle ? Ahah… au fond, elle l’avait bien mérité. Cette trahison qui avait l’effet d’un coup de poignard dans le cœur, qui aujourd’hui encore lui fait mal physiquement et la torture psychologiquement. Ce regret, ce terrible regret, et cette honte qui irait presque jusqu’à briser sa fierté plus solide que le diamant. Elle ressent encore tout ça aujourd’hui, tu sais ?

Elle quitta le Crépuscule sans rien dire, masquant ses traces, malgré les menaces. De toute manière, elle ne vivrait jamais heureuse… et Destin ne demanderait jamais son avis. Alors qu’elle fuie, comme une couarde s’il le fallait… de toute manière, cynique qu’elle était, elle se moquait bien qu’on s’en prenne à elle, qu’on la cherche, qu’on la traque – ou du moins, c’était ce qu’elle prétendait. En réalité, ça l’affectait jusqu’à la conduire à une certaine paranoïa. Elle n’arrivait plus à dormir, se droguant de toute manière au café ; elle était bien moins excessive et vaniteuse qu’autrefois, se laissait dépérir, mourir enfermée dans sa maison désormais complètement vide de monde. Il y avait bien une ou deux personnes de confiance pour l’aider, lui rendre le sourire ; mais pouvait-elle vraiment les croire ? Non, dans sa tête, après la trahison de ses deux amis… Blanche demeurerait seule. Quoique… l’un d’eux – celui qui n’avait pas dévoilé les horreurs du Crépuscule – était hésitant à rester, était peut-être parti. Mais ça n’excusait pas le mal qu’il lui avait fait…

Elle aurait aimé retourner à cette époque dorée où, avec ses deux amis, tout semblait facile et merveilleux. Durant laquelle ils contemplaient le ciel étoilé avec des rêves plein la tête. Mais tout ça c’était fini, tout ça c’était du passé. Elle avait tout ruiné. Eux avaient tout ruiné, ces deux monstre. Et le Crépuscule…

Deux ans passèrent, jusqu’à ce qu’elle entende parler du parti des Aurores. Apparemment opposé au parti conservateur pour les prochaines élections, il cherchait à briser le lien sans violence, contrairement au Crépuscule. Etait-ce vrai, ou bien les deux factions étaient-elles secrètement alliées ? Elle ressentit soudain le besoin de s’en assurer. Si ils étaient sincères, elle pourrait les rejoindre… payer pour ses fautes en travaillant d’arrache pied pour que leur objectif soit accompli, même si à l’époque, elle était bien trop désespérée et cynique pour penser que ça arriverait un jour ou voir une quelconque gravité dans le lien. Elle faisait ça par devoir, en dernier recours… parce qu’il ne restait pas grand chose d’elle et qu’elle avait le besoin terrible, désespéré de supprimer, ne serait-ce que de manière infime, sa culpabilité immense. Elle voulait dormir ne serait-ce qu’une nuit, ne plus se droguer au café. Elle voulait devenir… non pas une snob méprisante et terrible, mais peut-être une personne normale… quelqu’un de bien ? C’était naïf et innocent, autant que ses rêves de rendre le monde meilleur mais plus pitoyable encore, elle n’y croyait pas une seconde, mais… elle espérait, un petit peu, sans l’admettre. Elle espérait devenir meilleure.

Alors elle proposa de financer leur campagne, de les aider, de leur trouver des alliés. Une telle personnalité ne fut pas refusée, bien évidemment ; et, dans l’ombre par crainte que le Crépuscule ne la rattrape, elle tire les ficelles, les aide à accomplir leurs buts. Je ne cache pas qu’elle les surveille, aussi, qu’elle vérifie qu’ils ne sont pas alliés au Crépuscule, mais… elle les apprécie plus ou moins quand même. Elle a de l’espoir pour eux. Un peu.

Elle commence à se sentir mieux, à se rétablir de cet état de mépris constant dans lequel elle était. Ce n’est pas gagné, attention ; et elle ne sera jamais vraiment une bonne personne, c’est trop loin pour elle. Mais elle essaie… elle fait de son mieux, même si son mieux a un sale goût amer. Mais… si ils la rattrapaient, le Crépuscule… ou bien si elle était tentée de retourner chez eux dans un accès de faiblesse… non. Elle ne le fera pas. Elle restera forte… par fierté. Mais même sa fierté a des limites.

Je crois que c’est fini. Si seulement… si seulement je pouvais envoyer cette lettre à toi, Blanche d’autrefois. Stupide et naïve que tu étais, tu avais de beaux rêves… j’aurais tellement aimé te prévenir du désastre que tu causerais. J’aurais tellement aimé voir ce que tu deviendrais… si ces deux-là n’avaient pas été là… non, pas exactement. J’aurais tellement aimé retourner aux jours d’innocence durant lesquels, tous les trois, on regardait le ciel étoilé en rêvant… inoffensifs qu’on était. J’aurais aimé te dire de les conduire dans le droit chemin, parce que je regrette de les avoir laissés devenir comme ça, tous les deux. J’aurais aimé te donner des conseils, mais je suis mal placée pour le faire. J’aurais aimé que tu sois plus blanche que moi, en quelque sorte… même si il fallait mourir de jalousie et de honte pour cela. Même si il fallait que mon existence soit effacée.

Mais tout ça… c’est impossible, n’est-ce pas ? Parce que même la plus puissante des Etoiles, même le meilleur des humains ne peut pas changer le passé… Même moi… Même eux.

Blanche referma l’enveloppe, une grimace amère sur les lèvres. Elle se sentait toujours coupable de ces lettres, qu’elles soient destinées à son Etoile, ses deux anciens amis, sa famille… mais elle-même ? C’était ridicule. Elle était vraiment désespérée, hein ? Comme si ça changerait quelque chose à sa situation de parler à un alter-ego issu d’une époque révolue.

Elle voulut jeter la lettre, mais la rangea plutôt dans un tiroir. Parce que… elle ne savait pas. Peut-être qu’elle tenait un peu à cet écrit. Peut-être que même si elle passait pour une grosse drama-queen dedans, elle en avait besoin. Peut-être que ça la faisait culpabiliser, ouais, mais elle n’en était plus à ça près, n’est-ce pas ?

« Je suis vraiment pitoyable… murmura-t-elle. M’enfin…  comme tous les humains, je présume. Et les étoiles… ne doivent pas être différentes. »

Et elle s’en moquait, parce qu’elle se battrait pour ces êtres minables jusqu’à la mort.




That narcissist again !



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MessageSujet: Re: I hope I make it to the day I'm 28 years old || Blanche [END]   Mar 28 Juin - 14:54

Re coucou toi !
J'adore Blanche... Bien qu'elle ait quand même un côté tsundere, disons xD
Courage pour l'histoire ^^


Larken's theme songe :



Why don't you let me hide from me ?
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MessageSujet: Re: I hope I make it to the day I'm 28 years old || Blanche [END]   Mar 28 Juin - 15:26

Bienvenue !



#cutie
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MessageSujet: Re: I hope I make it to the day I'm 28 years old || Blanche [END]   Mer 29 Juin - 19:29

AAAAAAAAAH
AAAAAAAAAAAAAAAH
SARTRE?
J'AI BIEN LU. SAAAARTREEEE?

ahem désolé.
tain, en plus, une aurore. Y a moyen que je te fasse des câlins, là, tout de suite, maintenant?

En plus, je sais pas pourquoi mais je crois que cet attitude de cinquantaine me plait bien.
Je ne connaissais pas l'avatar mais j'le trouve super beau in fact! C'est super coloré aussi.
LE MUST POUR UNE POLITICIENNE.
Bref. J'ai hâte de voir ce que ce perso' va donner.
Genre srly.
Bienvendu parmi nous sartrette. and have fun!
Bonne chance pour la suite de ta fiche. -winks winks-
ET VIENS FAIRE COUCOU SUR LA CB.




merci avrilchouw www. — meeercii Chlodamore www. — guide du forum www.
merci junjiesweetie www. ; www. — arigatou Charlie pour le gif I guess??? ;w;
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MessageSujet: Re: I hope I make it to the day I'm 28 years old || Blanche [END]   Mer 29 Juin - 20:04

J'ai eu la flemme de lire.
J'ai vu " En résumé ".
J'ai eu de la joie.
J'ai vu que le résumé avait l'air tout aussi long. /meurt
J'ai abandonné.
Mais bienvenue quand même. ♥
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MessageSujet: Re: I hope I make it to the day I'm 28 years old || Blanche [END]   Ven 1 Juil - 11:53

OMG ! Une ex-crépu !
C'est bien, le retour dans le bien :3 !
BIENVENUE !
Caractère de cochon tout aussi réaliste, j'aime o/ !
Pleins de pouti pour toi !



Fay t'es la meilleure
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MessageSujet: Re: I hope I make it to the day I'm 28 years old || Blanche [END]   Ven 1 Juil - 21:23

WOAAAH BIENVENUE SWEETIIIIIIIIE !!!!
UNE FRANçAISE AAAAAAAAAAH ça claque !
Et je trouve son caractère super intéressant genre a fond !!!!
Bon courage pour la fin de ta fichouille du coup ♥
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MessageSujet: Re: I hope I make it to the day I'm 28 years old || Blanche [END]   Sam 2 Juil - 23:24

Larken : C'est une tsundere, totalement x) Contente qu'elle te plaise **

Gen : OUI SARTRE, JE SAIS QUE VOUS AIMEZ SARTRE ** Et cet avatar est fabuleux, je vénère la personne qui me l'a conseillé :'D En espérant qu'elle ne te déçoive pas du coup, ohohoh

Cael : Toi t'es méchant j't'aime pas (jk jk. T'es cool. Keur sur toi.)

Katsu : Retourner dans le bien c'est surtout dangereux :'D Mais merci, eheh~

Ming/Satopidon de mon keur/Arthufab : Rebienvenue ;D Et merci beaucoup pour le cara. Et oui, cocorico vive la France/PAN/

SINON MERCI POUR VOS BIENVENUS ET VOS COMPLIMENTS VOUS ETES DES KEURS
FICHE TERMINEE MON GENERAL
En espérant ne pas m'être plantée même si je l'ai écrit à la va-vite et qu'elle est deux fois plus courte que la précédente
Et qu'on va me buter si j'ai fait des erreurs sur les Crépus.
Bref.
EnjoyPhoenix.

Vu le format, on peut dire que c'est une lettre à... Blanche Elyse, ohohoh
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MessageSujet: Re: I hope I make it to the day I'm 28 years old || Blanche [END]   Dim 3 Juil - 1:27

...

*bute*
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MessageSujet: Re: I hope I make it to the day I'm 28 years old || Blanche [END]   Dim 3 Juil - 3:41

avatarspouvoirsrelationshipsrole playhome

JE SUUUIS TROOOP SAAAAAAAAAAAAAAAD. ;wwww;
Je te hais. Me parle plus. Oust. Du vent.
omg. Je crois que c'est la première fois que je me retiens de pleurer pour une histoire?
En plus. Je veux dire. Soyons honnêtes. C'est une keunasse, Blanche quoi. xD
Mais même ... Enfin. Je me suis demandé depuis le début pourquoi tu écrivais en italique justement. Donc vers la fin, quand ça s'est révélé être une lettre, je me suis dis "sérieusement?" Fais attention, tho, au cas où on la retrouve dans ses affaires.
Je vois pas pourquoi tu dis à la va-vite, sérieux. Je crois que tu expliques tout bien et en détails. (sans trop en donner aussi, pour tuer le plaisir.) Puis, je me suis posé la question, enfin surtout que tu marques qu'elle est aurore au début. Donc quand tu vois qu'elle a été crépu avant ... "HOOOOW?" mais bon. It makes sense! Surtout s'il est limite dans l'ombre.
EN PLUS.
Merci de venir peupler les bleus. Je t'aime. 8D
Enfin bon serious talk. J'adore Blanche. L'atmosphère qu'elle dégage. Son caractère. Ce qu'elle a vécu. (bon faut pas adorer ça mais voilà.) Et c'est avec un grand sourire, que je te valide, cutie!
Bienveeenuuue parmi nous et have fun.
Si tu as des questions, n'hésite pas.
ET PAVANE TOI FIÈREMENT EN BLEU !!




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